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EAN : 9782070221523
280 pages
Éditeur : Gallimard (12/09/1980)

Note moyenne : 4.16/5 (sur 45 notes)
Résumé :
C'est l'histoire d'un homme qui regarde sa ville et sa vie du haut de ses quarante ans. Tout au long de cette description de Paris, du Paris de 1900 à celui de 1948, et à chaque évocation de souvenirs, on entend au fond de soi-même les refrains nostalgiques des chansons populaires. Calet raconte le Paris des petits métiers, qui ne s'étonne de rien et s'émeut si facilement.
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Meps
  22 novembre 2018
La question de la postérité en littérature est souvent un mystère. Qu'est-ce qui fait passer un auteur à succès de son époque à la notoriété par delà sa mort, 50 ou 100 ans plus tard ?
Elle se pose pour Henri Calet. Qui pourrait encore citer son nom quand on demande un auteur français du début du XXème siècle ? Et pourtant, Calet eut son petit succès à son époque.
Au delà de ces questions, reste à juger sur pièces. Et je ne peux que recommander sa lecture, en tout cas celle de ce livre, apparemment grandement autobiographique.
Calet a un style à l'économie, mais diablement efficace. Il sait mêler une certaine poésie de la modernité, évoque son Paris de façon admirable et sait nous rendre son époque. Il ne peut se départir d'une certaine désillusion , mais comment pourrait-il en être autrement quand on a vécu deux guerres mondiales alors qu'on a à peine atteint la quarantaine ? Calet sait distiller un humour ironique percutant et des phrases empreints d'une philosophie de la vie fortement influencée par ces épreuves traversées.
Un auteur vraiment à (re)découvrir. La postérité met parfois du temps à se déclarer alors pourquoi pas contribuer à une nouvelle naissance pour cet auteur talentueux.
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topocl
  30 juillet 2018
Henri Calet, la quarantaine, une guerre dans les basques, arpente les rues de Paris où il a toujours vécu, fils de petits escrocs peu à peu assagis, un Paris de bains publics, d'odeur d'eau de Javel, « de femmes de petite vertu » et de cinématographe.
Ca n'a l'air de rien,ou plutôt ça a l'air d'une petit histoire révolue, d'une petite musique obsédante, dans une ville désuète, l'histoire d'un homme qui a écrit des livres - mais n'en parle pas - , qui a perdu sa femme - et ne s'étend pas la dessus - , mais continue d'avancer, de se balader, un homme qui dit :
j'aime ça ( la vie), j'en suis fou
C'est raconté avec une aimable ironie entre joyeuse et douce-amère, qui exclut la mélancolie. C'est l'histoire d'un homme jeune encore mais qui commence à voir le temps passer, qui se ballade dans une ville, qui regarde, s'amuse d'un détail, se remémore, un homme qui a un regard bienveillant, qui ne se prend pas au sérieux, dans un sourire léger qui cache pas mal d'émotions.
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CFONS
  18 novembre 2011
Un très beau livre sur la vie d'Henri CAlet, un vrai parisien et une très belle balade dans Paris. Superbe.
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Campana
  04 décembre 2015
C'est délicieux. La vie n'a pas de sens et c'est bien mieux ainsi. On pourrait s'en retrouver angoissé, mais non, c'est toujours limite, la mélancolie domine quand même mais beaucoup de légèreté papillonne et fait sourire profondément. Ca se passe essentielement à Paris, dans les petites rues des petits quartiers de Paris.
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michelblondeau
  06 janvier 2014
Beau livre de souvenirs sur Paris, où l'auteur a vécu dans la première moitié du 20° siècle. Il y a une jolie musique dans la prose d'Henri Calet.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
PluemchPluemch   23 septembre 2010
Je demeure chez moi autant que je le peux, dans ma soupente, au huitième étage, où il fait très froid l'hiver, trop chaud l'été. Je suis revenu aux mansardes de mon enfance. Ma soupente ressemble par ses dimensions à une cellule, à une cabine de transatlantique, à un belvédère, ou bien, quelquefois, à une dunette... Elle est meublée d'une armoire blanche, d'une table de sapin teinte au brou de noix, sur quoi j'écris, d'une chaise, d'un lit-divan où je dors, où je rêve les yeux ouverts, ou fermés, pendant que le réveil-matin grignote ce qui reste de la nuit.
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MepsMeps   18 novembre 2018
On inaugurait officiellement la ligne numéro I du Métropolitain, de Vincennes à Maillot. Nous prenions un bon départ, dans la direction du progrès, du bien-être, de la science, sous les regards maternels d'une France aux dessous froufroutants et aux mamelles bombantes, l'une étant le labourage, l'autre le pastourage, à moins que ce ne fussent le commerce et l'industrie.
Peu importe, nous entrions décidément dans une ère nouvelle, un autre Grand Siècle. Toujours plus haut, toujours plus loin, toujours plus de lumière. Nous avançâmes ainsi de monts en merveilles durant une dizaine d'années - quatorze exactement. Jusqu'où ne serions-nous point allés de ce pas ?
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MepsMeps   20 novembre 2018
On devrait s'accorder pour déclarer que seul un artiste exceptionnellement doué pût avoir l'idée d'écrire et de créer une telle oeuvre. Faire une planète d'abord pour la donner en jouet à l'homme qui devra la détruire et se détruire lui-même. On voudrait parler de génie - un génie un peu fou comme tous les génies. On voudrait applaudir. Quelle économie rigoureuse où tout, dès le début, concourt au dénouement qui sera un éclatement inouï, le plus extraordinaire que l'on ait vu et entendu jamais, le greatest in the world.
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dechosaldechosal   31 décembre 2018
M. Vialle nous battait les mollets à l'aide d'une longue baguette flexible qui servait aussi à souligner les cours sinueux des rivières sur la grande carte murale de la France. D'où mon manque d'intérêt pour la géographie.
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awalooawaloo   21 juin 2014
A présent, nous sommes devenus bons amis, Rose, son mari et moi. Nous avons tous trois un peu enflé avec l'âge, nous sommes en outre devenus raisonnables, et un peu poussifs aussi pour les sentiments. (Prenez le chagrin d'amour le plus violent, laissez-le mariner, ajoutez-y dix ans, et il n'en restera rien, ou presque, une impression vague de roman aux trois quarts oublié.)
Je repense à tout cela, en buvant un verre à la terrasse de la Closerie des Lilas, à ma naissance, à mes amours, ou à d'autres choses.
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Videos de Henri Calet (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Henri Calet

Chronique de Laurence Goullieux : Henri Calet
Laurence Goullieux, directrice de la Bibliothèque Municipale de Liévin, évoque la vie et l'oeuvre de l'écrivain Henri Calet. le site internet de la Bibiothèque Municipale de Liévin :...
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