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EAN : 9782070211937
Éditeur : Gallimard (17/03/1954)

Note moyenne : 4.17/5 (sur 12 notes)
Résumé :
En 1953, on commande à Henri Calet une série de reportages sur des gens de condition modeste vivant à Paris ou sa proche banlieue. Réunie sous le titre Un sur cinq millions, cette galerie de portraits hauts en couleurs paraît dans Le Parisien Libéré de mai à juin 1953. Henri Calet donne notamment la parole à un chauffeur de taxi, à une femme de ménage, un concierge, un ouvrier spécialisé... Cette série de rencontres agit comme une série de petites nouvelles. Elles s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
livresetbonheurs
  01 mars 2017
Les belles éditions suisses Héros-Limite réédite « Les deux bouts » d'Henri Calet et ne manquons surtout pas l'occasion de le découvrir ou redécouvrir !
Pour ma part, c'est une découverte. Tout comme l'auteur en est une.
1953, c'est loin n'est-ce pas ? Et pourtant, en lisant ces portraits d'hommes et de femmes, ces « petites gens » comme on les surnomme, on se rend compte que certaines choses n'ont pas tant changé que cela.
La société a évolué, les conditions de vie ont évolué. Mais la misère reste ce qu'elle est. Et le courage aussi. Cette manière d'affronter le quotidien sans ciller.
L'auteur a fait preuve de pudeur malgré tout, mais sans complaisance. Et sans filtre. La réalité doit être écrite.
On se rapproche de l'enquête sociologique mais ces 18 portraits sont bien plus que cela.
Henri Calet a posé sur eux un regard tellement empli d'humanité que l'ensemble nous touche, inmmanquablement.
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paulotlet
  17 novembre 2017
Chouette réédition chez Héros-Limite d'un bouquin paru en 1954 où Henri Calet part à la rencontre des Parisiens des classes populaires. Esthéticiennes, contre-maîtres, représentants ou vendeuses sont les héros d'une chronique qui était initialement publiée dans le Parisien Libéré. L'auteur décrit assez froidement la journée type de son sujet du jour. Travail, repas, loisirs, budget et espoirs sont présentés de manière assez distancée, un peu à la manière d'un anthropologue décrivant quelque tribu étrange. le résultat est saisissant, il montre un monde de petits salariés qui frisent souvent la pauvreté, essayent de se construire un avenir, perdent leur vie à la gagner. On est frappé par la distance qui nous sépare de ce Paris qui rappelle celui de Léo Malet. Même le vocabulaire nous est étranger. Ce qui m'a le plus touché, c'est l'espoir que ces jeunes et moins jeunes partagent. C'était un temps où les damnés de la terre pouvaient rêver de mieux pour eux ou pour leurs enfants. le progrès social semble toujours en embuscade. C'est la chronique d'un temps révolu.
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critiques presse (1)
Telerama   03 mai 2017
Ce journaliste arpenteur est un magnifique conteur, toujours pudique, toujours à redécouvrir.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
paulotletpaulotlet   21 novembre 2017
Presque tous les hôteliers refusent de loger les musulmans, m'avait dit Ahmed, même s'ils sont bien habillés.
Avoir une chambre au mois, c'est un rêve que fait inlassablement Ahmed. Il a des copains tout près de là, rue Bessières, qui se sont bien arrangés; ils ont obtenus, eux, la chambre au mois contre une "reprise" de 20000 francs. J'apprenais en cette circonstance, que l'on demandait des reprises, même pour des taudis. Ces amis sont quatre, ils se partagent le loyer de 12000 francs ce qui ne fait que 3000 francs chacun. Et par bonheur, deux d'entre eux travaillent le jour, les deux autres la nuit.
- Ce qui fait que le lit n'est jamais froid, avait constaté Ahmed.
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paulotletpaulotlet   21 novembre 2017
Théoriquement donc, elle travaille 45 heures par semaine. En outre, au printemps et l'été, elle est tenue d'assurer une permanence un samedi sur trois. Elle gagne 37000 francs par mois, plus certaines gratifications; elle a quatre semaines de vacances. Son loyer lui coûte 7000 francs par mois, non compris le gaz et l'électricité. Comme on l'a vu, son déjeuner lui revient à 300 francs. Le soir, elle se contente d'un potage et d'une tranche de jambon (le tout: 150 francs environ). Deux fois par mois, elle va chez le coiffeur, coût 700 francs. Sans parler des vêtements, des distractions...
- Il me reste un petit quelque chose quand même pour les vacances.
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marie-cecilegrimaultmarie-cecilegrimault   08 mars 2020
Est-ce qu’elle aimerait être riche ?
- Non. J’aime bien le travail. Quand on s’est s’arranger, on fait avec ce que l’on a.
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Videos de Henri Calet (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Henri Calet

Chronique de Laurence Goullieux : Henri Calet
Laurence Goullieux, directrice de la Bibliothèque Municipale de Liévin, évoque la vie et l'oeuvre de l'écrivain Henri Calet. le site internet de la Bibiothèque Municipale de Liévin :...
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