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Christiane Thiollier (Autre)
EAN : 9782234008045
321 pages
Éditeur : Stock (30/11/-1)

Note moyenne : 3.87/5 (sur 60 notes)
Résumé :
Trois États de la côte ouest des États-Unis - la Californie, l'Oregon et l'État de Washington - décident de faire sécession et de construire, dans un isolement total, une société écologique radicale baptisée Écotopia. Vingt ans après, l'heure est à la reprise des liaisons diplomatiques entre les deux pays. Pour la première fois, Écotopia ouvre ses frontières à un journaliste américain. Au fil de ses articles envoyés au Times-Post , William Weston décrit tous les asp... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
michemuche
  01 mai 2020
Depuis l'arrivée du covid 19 une phrase revient en boucle « après la pandémie rien ne sera comme avant ».
Quel avenir voulons-nous vraiment ? Quand nos hommes politiques nous servent du réchauffé, par paresse intellectuelle, manque d'audace et surtout peur de déplaire aux lobbies qui font la pluie et le beau temps.
Peut-être avez-vous lu “ l'utopie ” de Thomas More un récit publié en 1516,un rêve d'égalité bien avant le siècle des lumières.
Ecotopia d'Ernest Callenbach est un roman écrit dans les années soixante dix, l'époque du premier choc pétrolier, le fameux slogan “ en France on a pas de pétrole mais on a des idées ”
Eco du grec oikos ( la maison ou le foyer)
Topia du grec topos ( le lieu).
Ce roman raconte comment trois états américains la Californie,l'Oregon et l'état de Washington firent sécessions et créèrent une société nouvelle.
Vingt ans après le journaliste William Weston est envoyé en reportage sur cette “ terra incognita ” .
Ecotopia a tourné le dos aux énergies fossiles, les trains et les transports en commun sont électriques, adieu la voiture polluante et les embouteillages, l'énergie solaire et autre géothermie ont remplacé les chaudières . Une gestion des eaux et forêts intelligente, une agriculture sans pesticides résultat zéro pollution.
Une auto gestion des entreprises, les multinationales et leurs dividendes n'existent plus, le consumérisme est de l'histoire ancienne, la semaine de travail est de vingt heures et les grands centres urbains ont laissé la place à des communautés autonomes...
Voilà un programme qui hérisserait le poil des ultras libéraux et des 1%des plus riches qui dirigent la planète.
J'avoue avoir été séduit par Ecotopia, une société humaniste.
1975 - 2020, plus de quarante ans se sont écoulés et où en sommes-nous ?.
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Warrenbismuth
  23 mars 2019
Arrêtez sur-le-champ tout ce que vous aviez entrepris pour vous isoler avec ce roman, c'est (presque) un ordre ! Pourtant écrit en 1975 (et très récemment réédité en France), il est d'une incroyable clairvoyance sur le monde d'aujourd'hui. Pour ceci, il peut sans conteste être qualifié de roman d'anticipation, même si l'action se déroule en 1999 (soit tout de même 25 ans après son écriture).
Une région états-unienne, l'Écotopia, regroupant une partie de la Californie, l'Oregon et l'État de Washington, a fait sécession avec le reste des U.S.A. William Weston, journaliste au Times-Post de New-York, est envoyé en Écotopia afin d'écrire des articles sur ce nouveau pays. Ce qu'il va y découvrir dépassera l'entendement.
Ce roman est tellement riche et dense qu'il est impossible de souligner tous les aspects développés dans ce pays de cocagne. Mais voici un aperçu sur ses avancées. Tout d'abord les Écotopiens sont humanistes, collectivistes et solidaires. Leur ego ne les intéressent pas, leur nombril ne fait pas partie de leur quotidien. Dans ce petit pays ont déjà été concrétisés nombres de projets pour le bien-être humain, mais surtout et avant tout de la nature : pas d'éclairage la nuit, pas ou peu d'automobiles, transports en commun gratuits (le train est assez répandu), panneaux solaires visibles un peu partout. le plastique existe bel et bien, mais il est issu de plantes qui seront recyclées après détérioration. D'ailleurs, la plupart des biens des Écotopiens sont recyclables, biodégradables, l'humain n'étant pas au centre de la vie. Tout est prévu pour diminuer la pollution, la cupidité et l'étouffement, auto-contrôle des naissances (le fameux déclin démographique), impôts uniquement mis en place pour les entreprises, salaires plafonnés, réglementation stricte tendant vers une écologie « radicale » et une auto-suffisance.
Et tout ceci semble fonctionner à merveille. D'abord dubitatif voire carrément hostile, William Weston finit par se laisser séduire et ses articles évoluent au cours du récit. Voyez-vous donc : le Président est une Présidente ! L'amour est libre et la femme enfin l'égale de l'homme, dans les salaires, les décisions, les tâches et les responsabilités, elle lui est même parfois supérieure : « le contrôle absolu qu'elles ont de leur corps signifie qu'elles disposent ouvertement d'un pouvoir qui, dans d'autres sociétés, est inexistant ou dissimulé : le droit de choisir le père de leur enfant. ‘Aucune Écotopienne ne porte jamais l'enfant d'un homme qu'elle n'aurait pas librement choisi' m'a-t-on solennellement déclaré ». William entreprend une liaison libre avec Marissa, une Écotopienne qui lui apprend que les femmes ont leur jardin secret : « Elle refuse de me dire si elle est dans la période de fécondité, de son cycle ou si elle a encore un stérilet. Elle se contente de me répondre : ‘c'est mon corps' ».
Tout ce peuple semble vivre en totale harmonie dans une sorte d'immense communauté. D'ailleurs, les Écotopiens se sont beaucoup inspirés des tribus indiennes pour leur projet de vie. le mot d'ordre, même s'il n'est pas prononcé (roman écrit en 1975 je le répète) est : décroissance ! En effet, 20 heures de travail hebdomadaire, diminution drastique de l'esprit de compétition, éducation revue et corrigée, mais aussi confection de matériaux solides et aisément réparables (ou l'anti obsolescence programmée), pas de statut spécial pour les professions, notamment celle d'artiste, tout le monde au même niveau. Pour le bien-être collectif, la marijuana est tolérée et même encouragée, malgré le manque à gagner pour les caisses de l'État. Il n'existe pas de « grands projets inutiles », d'ailleurs de nombreuses structures considérées comme obsolètes ou réduisant la liberté des humains et des animaux ont été déconstruites : « le nouveau gouvernement est allé jusqu'à faire dynamiter certains barrages construits sur des fleuves, sous le prétexte fallacieux qu'ils empêchaient la pratique du kayak et interféraient avec la remontée des saumons, laquelle a repris après beaucoup d'efforts et pour la plus grande joie de la population ».
Pourquoi par exemple la semaine de 20 heures de travail ? « L'homme, affirmaient les Écotopiens, n'est pas fait pour la production, contrairement à ce qu'on avait cru au XIXe et au début du XXe. L'homme est fait pour s'insérer modestement dans un réseau continu et stable d'organismes vivants, en modifiant le moins possible les équilibres de ce biotope ».
Dans ce roman est écrit noir sur blanc le terme « Do it yourself » et, même si ce peuple Écotopien n'est ni végétarien ni vegan (1975 hein !), le respect animal et de la nature sont prépondérants. Ce que décrit Ernest CALLENBACH (dont c'est semble-t-il le seul roman) est tout bonnement une sorte de société libertaire idéale débarrassée de ses fléaux et de ses envies destructrices (et ce même s'il y a quelques prisons là-bas). le rendu est impressionnant, parfois technique lorsqu'il tend à expliquer les phases de production d'un matériau (même si le bois est celui qui est le plus naturellement préconisé), mais toujours très précis, documenté et passionné. Sa présentation est la suivante : alternance de deux modèles de chapitres, dans l'un William parle de ce qu'il voit, entend, ressent autour de lui, dans l'autre c'est le journaliste qui livre ses impressions au Times-Post. Après moins de deux mois au coeur de l'Écotopia, il lui faudra prendre une décision définitive sur sa vie future.
Ce roman d'une grande ingéniosité est aussi un récit ô combien visionnaire. La société Écotopienne de 1999 dépeinte ici ressemble farouchement à une communauté parfaite que nous rêverions de rejoindre (et urgemment même !) en 2019, 20 ans plus tard. Ce livre fait un bien fou, donne des pistes pour démontrer qu'il n'est jamais trop tard pour la planète, et surtout certifie que les questions que nous nous posons aujourd'hui sur l'écologie et le vivre ensemble ne sont pas nouvelles puisque très habilement développées dans ce roman qui gardera pour moi une place très spéciale pour longtemps encore. Applaudissements nourris et intensifs. Il est sorti fin 2018 chez Rue de L'Échiquier et pourrait rapidement devenir la référence anticipatrice d'une société utopique comme l'a par exemple été « 1984 » d'Orwell pour la dystopie.
https://deslivresrances.blogspot.fr/
Lien : https://deslivresrances.blog..
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Asmostark
  19 août 2019
🌳 Écotopia - Ernest Callenbach 🌳
Traduction : Brice Matthieussent
@ruedelechiquier
Trois États de la côte ouest des États-Unis - la Californie, l'Oregon et l'État de Washington - décident de faire sécession et de construire, dans un isolement total, une société écologique radicale baptisée Écotopia. Vingt ans après, l'heure est à la reprise des liaisons diplomatiques entre les deux pays. Pour la première fois, Écotopia ouvre ses frontières à un journaliste américain. Au fil de ses articles envoyés au Times-Post, William Weston décrit tous les aspects de la société écotopienne : les femmes au pouvoir, l'autogestion, la décentralisation, les 20 heures de travail hebdomadaire, le recyclage systématique, le rapport à la nature, etc. Quant à son journal intime, il révèle le parcours initiatique qui est le sien : d'abord sceptique, voire cynique, William Weston vit une profonde transformation intérieure.
Ça faisait un petit moment que ce livre me faisait envie et grâce à ma super binôme Christelle j'ai enfin pu le lire 😊.
Ce livre est très intéressant et décrit une société qui se veut en accord avec la nature, qui cherche des moyens d'y vivre en harmonie. C'est par l'intermédiaire de William Weston, journaliste américain que nous découvrons Écotopia, au travers de ses articles et de ses carnets intimes. Tous les thèmes majeurs sont abordés dans ses articles (économie, politique, éducation...) et si il est très intéressant de comprendre comment fonctionne ce pays, les articles qui sont très descriptifs et explicatifs sont parfois lourds et m'ont fait décroché. Heureusement entre chaque article sont insérés des notes de ses carnets, le ton y est plus léger, plus personnel et il y est avant tout question de ses interactions avec les Écotopiens, de son quotidien.
Malgré certains articles un peu trop techniques à mon goût, ce livre a le mérite de nous montrer que le changement est possible, que nous sommes capables de vivre sans abîmer la nature et donne certaines pistes à creuser. Un livre à lire.
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LeCombatOculaire
  04 septembre 2019
William Weston est le premier journaliste à visiter Écotopia, composée de trois États américains (Californie, Oregon et Washington) qui ont fait sécession avec le reste des États-Unis, pour construire un pays nouveau, écologique, autonome, radicalement différent. Depuis vingt ans, les rumeurs vont bon train, et certaines approches militaires ont même eu lieu. Comment fonctionne Écotopia, comment ce nouveau mode de vie est-il viable, y a-t-il du bon à mettre en place ailleurs, qu'est-ce qui a été retiré, fait-il si bon y vivre ? Est-ce un retour à "l'âge de pierre" ou au contraire un grand bon en avant ?
Ernest Callenbach image une "semi-utopie" (selon ses termes), un projet de grande ampleur potentiellement viable et plausible, dans la mesure où il s'agit à la fois d'un futur imaginé et de choses très concrètes. Dans une visée totalement écologique, il repense l'environnement de fond en comble et base son projet sur la décroissance, tant humaine qu'économique, où la consommation n'est plus le but premier. On y retrouve des relents très communistes, avec un retour aux produits presque uniques par exemple, mais aussi dans la façon de gérer la famille, la communauté, le travail, la gratuité de certains services publics, le revenu universel... L'énergie est repensée pour ne plus se servir de pétrole donc presque tout est solaire ou hydrolique ; l'habitat est repensé pour être recyclé et il est soit uniformisé, soit les gens fabriquent leurs cabanes eux-mêmes ; l'école sert à réellement apprendre les basiques de la vie afin que les enfants soient autonomes et sachent construire, assurer leur nourriture, etc... Énormément de sujets sont abordés - trop pour en faire le tour - en passant par l'égalité des sexes, les moeurs, la gestion du travail, le respect de la nature... le tout étant toujours très d'actualité aujourd'hui (sachant que le texte date de 1975), alors que les sonnettes d'alarme sont en branle (toujours plus fort), et bien qu'il y ait peu de chance qu'Écotopia devienne une réalité à grande échelle, elle prône le retour aux petites communautés, aux rapports plus humains, à une échelle plus réduire, et surtout, elle prône le respect général.
Le personnage principal du livre est d'abord assez antipathique au concept d'Écotopia, l'auteur ayant voulu formuler à la fois une éloge et une critique. Il rédige à la fois des articles pour le journal et une sorte de journal intime, pour relater à la fois d'une façon très technique/objective/pointue le fonctionnement de la ville et de ses habitants, de la politique interne, des progrès, des structures, mais aussi pour raconter ses relations aux personnes qu'il croise et donner son avis personnel, faire un parallèle avec sa propre vie. Au début, ça lui semble être comme une secte, et tout est fait pour que ça y ressemble, jusqu'à des jeux rituels un peu "barbares", mais au bout d'un moment, il envisage de plus en plus les bons côtés, les avancées, les facilités et la profondeur de ce qui découle d'Écotopia, et envisage même, peut-être que ce soit viable.
Ce n'est pas tant un livre qui paraît très militant qu'un livre qui permet de réfléchir à un monde meilleur. Il a ses défauts, certes, mais ça reste un texte qui ne se centre pas sur les problèmes mais plutôt sur leurs résolutions : chaque tare du monde actuel (de 1975, mais encore plus aujourd'hui) trouve un bon équilibre ou une vraie amélioration, qui permet d'être dans une dynamique totalement écologique, où tout se recycle, tout a un but, chaque personne choisit ou non de jouer un rôle, où l'on parle déjà de revenu universel, où l'on envisage que la décroissance ne signifie pas un retour en arrière mais un réel progrès, avec des sacrifices à faire pour, et en tout cas, eh bien, éviter de tout foutre en l'air. À mi-chemin entre fiction hippie et essai pragmatique, ne manquez pas Écotopia si vous voulez continuer à penser un monde meilleur sans vous en prendre plein la tronche, et découvrez par la même occasion une maison d'édition engagée. Écotopia a par ailleurs donné son nom à plusieurs projets aujourd'hui.
Lien : https://lecombatoculaire.blo..
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Missbouquin
  05 février 2019
Trois États de la côte ouest des États-Unis – la Californie, l'Oregon et l'État de Washington – décident de faire sécession et de construire, dans un isolement total, une société écologique radicale baptisée Écotopia. Vingt ans après, l'heure est à la reprise des liaisons diplomatiques entre les deux pays. Pour la première fois, Écotopia ouvre ses frontières à un journaliste américain. Au fil de ses articles envoyés au Times-Post , William Weston décrit tous les aspects de la société écotopienne : les femmes au pouvoir, l'autogestion, la décentralisation, les 22 heures de travail hebdomadaire, le recyclage systématique, le rapport à la nature, etc. Quant à son journal intime, il révèle le parcours initiatique qui est le sien ; d'abord sceptique, voire cynique, William Weston vit une profonde transformation intérieure. Son histoire d'amour intense avec une écotopienne va le placer devant un dilemme crucial : choisir entre deux mondes.
J'étais très curieuse de découvrir ce texte culte, écrit il y a plus de 40 ans, qui a inauguré la vogue des récits écologiques. Mais contrairement à beaucoup d'autres, celui-ci se veut résolument optimiste ! Nul travers, nul défaut à cette société qui vit en harmonie totale avec la nature, respecte à la fois les animaux et les êtres humains, sur tous les plans. Et comment vous dire, en cette ère de pessimisme généralisé, cela fait du bien ! Ernest Callenbach semble nous montrer la voie : même si bien sûr il ne faut pas faire preuve de naïveté, il nous force à réfléchir sur la possibilité d'une société apaisée (dirigée par une femme :D), qui écoute la planète et les besoins de tous. Très documenté, le récit propose des solutions concrètes qui semblent viables, même si bien sûr je ne suis pas spécialiste des énergies ou de l'agriculture …
Ce que je peux regretter c'est que la forme romanesque ne soit qu'un prétexte à l'exposé de nombreuses thèses : il aurait mieux fait d'assumer complètement une sorte d'essai utopique plutôt que de parsemer quelques éléments de romans qui nous laissent finalement sur notre faim. Il reste du coup assez aride à lire, et malgré son intérêt, j'ai décroché à de nombreuses reprises. Cependant c'est un texte qui remonte le moral, redonnant foi en la capacité humaine à pouvoir vivre ensemble, et c'est déjà magnifique !
Lien : https://missbouquinaix.com/2..
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critiques presse (1)
LeJournaldeQuebec   09 janvier 2019
Un grand classique de la littérature écologiste. Un livre à découvrir ou à redécouvrir.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
eterlutisseeterlutisse   02 février 2019
La société écotopienne privilégie l’expérience et l’activité pratique plutôt que les diplômes, les références ou les profils. La possession d’une licence n’a rien de prestigieux et les citoyens de ce pays ne partagent pas notre engouement pour les doctorats. (Autant que je puisse le dire, aucun diplôme n’est absolument indispensable pour décrocher un boulot précis en Écotopia.) On accorde du respect aux gens selon ce qu’ils ont accompli ; la créativité et l’inventivité sont très appréciées, car elles révèlent des qualités personnelles peu communes et bénéficient énormément à la société.
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LaurenebLaureneb   08 avril 2019
Les écoles constituent sans doute l'aspect le plus vieillot de la société écotopienne. Notre éducation à domicile et pilotée par ordinateur est ici totalement inconnue. Aujourd'hui encore, les élèves sont rassemblés toute la journée dans une salle de classe afin d'y suivre leurs cours. (L'informatique joue un rôle très minime, car on croit dur comme fer aux vertus pédagogiques de la présence physique des professeurs et des camarades de classe).
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eterlutisseeterlutisse   02 février 2019
« Tu connaîtras la vérité, et la vérité t’accordera la liberté. » Je me souviens du frisson glacé que cette simple phrase suffisait autrefois à me faire éprouver. J’ai ensuite dû déchanter et apprendre que la vérité n’était pas une donnée simple et évidente qu’on pouvait « connaître », mais un ensemble complexe et toujours provisoire de faits, de probabilités, d’équilibres, qu’elle était forcément hypothétique même quand elle semblait tomber sous le sens – comme la science, je suppose. Nous nous en approchons au fil des ans, mais sans jamais vraiment l’atteindre.
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eterlutisseeterlutisse   02 février 2019
une myriade de petites nations de seconde catégorie, chacune arc-boutée sur ses infimes différences culturelles. Au lieu de persévérer dans la longue marche vers un monde unifié par le désir de paix et de liberté, un idéal que l’Amérique a défendu sur les champs de bataille de la Corée, du Viêtnam et du Brésil (sans parler de notre propre guerre de Sécession), les Écotopiens proposent seulement le séparatisme, le quiétisme, une régression vers les principautés minuscules de l’Europe médiévale, voire peut-être le système tribal de la jungle africaine.
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LeCombatOculaireLeCombatOculaire   04 septembre 2019
Les Américains trouveront très inquiétante la politique démographique de l'Écotopia : non seulement la population diminue, mais la famille nucléaire telle que nous la connaissons est en voie de disparition rapide. Les Écotopiens parlent encore de « famille », mais ils désignent par là un groupe incluant cinq à vingt personnes vivant ensemble, certaines reliées biologiquement et d'autres pas. Dans un grand nombre de ces familles, on partage le gîte et le couvert ainsi que l'éducation des enfants, à laquelle hommes et femmes semblent consacrer autant de temps, mais dans un étrange contexte de pouvoir. Car une stupéfiante égalité entre les sexes caractérise tous les secteurs de la vie écotopienne : les femmes exercent des métiers à responsabilités, touchent des salaires égaux à ceux des hommes et sont aussi aux commandes du Parti de la survie. Le contrôle absolu qu'elles ont de leur propre corps signifie qu'elles disposent ouvertement d'un pouvoir qui, dans d'autres sociétés, est inexistant ou dissimulé : le droit de choisir le père de leur enfant.
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Vidéo de Ernest Callenbach
Alors que notre prochain roman va paraître dans un mois (on vous en reparle bientôt), retour aux sources avec « écotopia » ! En moins de deux minutes, le traducteur Brice Matthieussent nous présente le roman visionnaire d'Ernest Callenbach et nous explique pourquoi il faut lire ce livre selon lui.
PRÉSENTATION DU LIVRE
Trois États de la côte ouest des États-Unis ? la Californie, l?Oregon et l?État de Washington ? décident de faire sécession et de construire, dans un isolement total, une société écologique radicale baptisée écotopia. Vingt ans après, l?heure est à la reprise des liaisons diplomatiques entre les deux pays. Pour la première fois, écotopia ouvre ses frontières à un journaliste américain. Au fil de ses articles envoyés au Times-Post, William Weston décrit tous les aspects de la société écotopienne : les femmes au pouvoir, l?autogestion, la décentralisation, les 20 heures de travail hebdomadaire, le recyclage systématique, le rapport à la nature, etc. Quant à son journal intime, il révèle le parcours initiatique qui est le sien : d?abord sceptique, voire cynique, William Weston vit une profonde transformation intérieure. Son histoire d?amour intense avec une Écotopienne va le placer devant un dilemme crucial : choisir entre deux mondes.
Récit utopique publié en 1975, traduit depuis dans le monde entier et vendu à plus d?un million d?exemplaires, écotopia est un récit d?une actualité saisissante qui offre une voie concrète et désirable pour demain, et ce faisant agit comme un antidote au désastre en cours.
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