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EAN : 9782845635142
396 pages
Éditeur : Xo Editions (01/09/2011)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 146 notes)
Résumé :
1154. Divorcée de Louis, ce roi de France dévot qui n'avait pas su l'aimer, Aliénor d'Aquitaine fait son entrée dans la cité de Londres au côté de son nouvel époux, Henri Plantagenêt. Les acclamations de joie fusent dans le pays tout entier pour cette reine ensorcelante. Incroyablement belle, raffinée, Aliénor envoûte tous ceux qu'elle croise, hommes comme femmes.

Désormais, c'est une empire à sa mesure qu'elle entent diriger! Et elle possède pour ce... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
boudicca
  27 mars 2012
Suite directe du « Lit d'Aliénor », sans doute le cycle le plus célèbre de la prolifique auteur Mireille Calmel, « Le règne des lions » nous entraine à nouveau sur les traces de la célèbre duchesse d'Aquitaine et de son amie et confidente, Loanna de Grimwald. Ça y est, enfin, Aliénor est parvenue à se libérer de son encombrant premier mari, le roi de France Louis VII, et a épousé en seconde noce son plus grand rival, le jeune et fougueux Henri II. Voilà donc notre duchesse reine d'Angleterre, un statut et un pouvoir dont elle compte bien se servir pour peser politiquement, non seulement à l'échelle du royaume mais aussi de toute l'Europe. le début du roman est malheureusement assez laborieux tant on peine à rentrer dans l'histoire qui se contente presque dans la première partie de relater le quotidien de la cour, les allers et retours à n'en plus finir entre l'Angleterre et la France et les révélations concernant la famille de Loanna qui, au final, n'apportent pas grand chose à l'intrigue générale
.
La seconde partie du roman offre fort heureusement au lecteur un regain d'intérêt et rompt un peu la monotonie initiale du récit : de nouveaux personnages apparaissent ainsi sur le devant de la scène, à commencer par l'ambitieuse et séduisante Rosamund Clifford, tandis que l'histoire comme les relations entre les protagonistes se complexifient (notamment au sein du couple royal). En ce qui concerne le style, s'il est au départ quelque peu difficile de se re-familiariser avec l'écriture de Mireille Calmel et l'abondance de termes propres au vocabulaire médiéval, la lecture se fait encore une fois plus aisée dans la seconde partie de l'ouvrage qui se lit, somme toute, assez rapidement. Un retour très mitigé, donc, en espérant que le second volume saura se montrer plus convainquant. Mireille Calmel est une auteur dont j'ai toujours apprécié les romans, mais ces derniers temps ceux-ci se révèlent hélas en dessous des premiers et ont une fâcheuse tendance à aborder encore et encore les mêmes thèmes.
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Nepenthes
  14 mars 2013
J'ai toujours eu beaucoup de plaisir à retomber dans un roman de Mireille Calmel. Toujours la même magie au coin des pages, le même souffle... Une fois n'est pas coutume, elle nous offre un beau mélange entre les légendes arthuriennes et L Histoire.
On retrouve les personnages du Lit d'Aliénor : la douce Loanna, l'endiablée Aliénor... Ce roman prend la suite de l'histoire qui a fait vraiment connaitre Mireille Calmel. C'était donc avec le même plaisir que j'ai replongé dans l'univers qui m'avait happée il y a plus de 10 ans et qui m'avait fait adorer cette auteur.
Mais cette fois-ci, j'ai eu plus de mal à accrocher au roman. Passés quelques pages, j'ai vite été gagnée par une certaine lassitude. L'impression de ne pas voir où vraiment l'histoire va aller, qu'il s'agit d'une suite du Lit d'Aliénor, certes, mais sans véritable but. Arrivée à la moitié du roman, une trame un peu plus solide s'est dessinée et j'ai raccroché les wagons. Mais avec cependant une impression de "déjà-vu". Rosamund n'est qu'une nouvelle Béatrice de Campan, Aliénor trompe le manque de son époux avec un amant... Rien de très original, au final...
On ne peut pas être systématiquement ravis par l'un de ses auteurs fétiches. Cette petite déception ne m'empêchera pas de continuer à suivre cette auteur qui, par ailleurs, garde toujours une plume empreinte de magie et de poésie.
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vany
  15 novembre 2011
Il est des livres qui vous marquent. Ceux qui vous emportent, vous transportent, et vous laisse, la dernière page tournée, hors d'haleine et pleine d'impatience d'en savoir plus.
Dans cette catégorie de livres, une des Reines inconstestées, pour moi, est Mireille Calmel!
Découverte à l'aube de mes vingt années avec le magnifique Lit d'Aliénor, puis confortée par son puissant Bal des Louves, puis La Rivière des Âmes, je n'ai eu aucune hésitation à la retrouver, la re-découvrir quand j'ai découvert cette suite!
On retrouve donc Aliénor, divorcée de Louis, Roi de France, et remarier avec Henri d'Angleterre, dont elle est éprise et à qui elle donne de nombreux héritiers, donc Richard, qui sera plus tard connu comme Richard Coeur de Lion.
Toujours suivie par Loanna, héritière des dons de Merlin et enfant de Brocéliande.
Les deux donzelles ont grandies, et sont toutes deux parvenues à leurs fins : Aliénor comme Reine d'Angleterre et Loanna, d'avoir réussie à porter Henri sur le trône.
Loanna a également donné deux héritiers à son époux. La belle Eloïn, qui a héritée de sa mère ses dons, et le petit Goeffroy.
Mais les choses se compliquent, avec deux caractères aussi fort qu'Aliénor et Henri. Sans compter que, dans l'ombre, rode toujours le Balafré qui, ce jourd'hui, semble s'intéresser de trop près à la jeune Eloïn, portrait craché d'un amour perdu.
Loanna devra faire preuve de courage, de malice et d'abnégation pour permettre à l'Angleterre de perduré tout en protégeant les siens et ceux qu'elle aime
Une fois de plus, j'ai été transportée dans l'univers de Mireille Calmel. Je me suis vue dans la Cour d'Amour, au siège de Toulouse, en Brocéliande, ai frissonné de crainte pour Loanna, de respect devant Aliénor, grande Reine, et Henri, Roi puissant. J'ai été émue aux larmes devant le chagrin d'Aliénor à la perte son enfant.
Je tiens à remercier chaleureusement Mireille Calmel, que je considère comme une grande dame de la littérature française. Elle réussit l'exploit de nous replonger dans le passé, de découvrir l'Histoire avec un grand H, tout en mêlant fantastique et amour et tout cela noué de telle manière qu'on ne peut que croire que c'est ainsi que les choses se sont passées.
Merci de cette écriture fluide et efficace, de l'évidence du temps passé à vous documenter pour nous restituer notre passé au plus près de ce qu'il fut. de rendre cette leçon d'histoire si attrayante et vivante!
Vous l'aurez compris, je suis convaincue. Une convaincue de Mireille Calmel, une convaincue de ce livre, qui est un gros coup de coeur pour moi!
Maintenant, me reste à patienter avant de retrouver Eloïn, Loanna, Aliénor, Richard et découvrir ce qu'il va advenir d'eux (Pitié, Mme Calmel, ne nous faites pas attendre trop longtemps!)
Lien : http://vanytheque.fr/?p=2029
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Maliae
  27 avril 2014
Comme j'avais adoré le lit d'Aliénor, j'avais assez hâte de lire la suite. Voilà qui est fait et mon seul regret c'est de ne pas avoir le tome 2 sous la main. Au début j'ai eu un peu peur car je n'accrochais pas, le démarrage était assez long et je l'avoue je m'ennuyais. Il ne se passait vraiment rien, mais bientôt l'intrigue a vraiment démarré et je dois dire que je n'ai pas été déçue. Quelle femme cette Aliénor, traversée par des malheurs, elle réussit toujours à se relever, elle ne se laisse pas faire et elle a vraiment une grande présence. Son caractère la rend très attachante même quand elle se montre un peu capricieuse. Je l'adore tout simplement. J'ai totalement détesté Henri, à côté d'elle je l'ai trouvé vraiment lamentable, lâche même par moment, stupide le plus souvent. Certes il a de bons agissements, mais il est terriblement égoïste, il m'a vraiment énervé la plupart du temps, et ce qu'il fait à Loanna est tout simplement impardonnable. Après tout ce qu'elle a fait pour lui... D'ailleurs on a aussi le droit à l'histoire de Loanna, c'est un personnage fictif, une femme qui possède la magie et l'amour, et qui adore Aliénor et ferait tout pour l'Angleterre. J'aime beaucoup son histoire d'amour avec Jaufré dans ce tome là. Et sa relation avec ses enfants, j'ai adoré autant sa fille que son fils. J'aime beaucoup Loanna, elle aussi c'est une femme forte et qui fait de son mieux pour aider Aliénor et Henri. Ce tome m'a tiré des larmes je l'avoue et la fin m'a perturbé. Il est composé d'intrigues et d'histoire d'amour également, de guerre et de vengeance. C'était vraiment bien et entraînant même si ça m'a serré le coeur par moment. J'ai très envie de lire la suite, même si je crains que cette histoire ne se termine pas vraiment bien.
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juline
  20 avril 2013
J'ai été assez déçue par cette suite du "Lit d'Aliénor". Je m'attendais à une histoire du même acabit que son prédécesseur. le lecture a été longue, et ennuyante parfois. Mireille Calmel ne nous a pas épargné ces années transitoires entre l'histoire d'Aliénor et celle de ses enfants. Ce livre n'était qu'un entre deux, entre l'histoire de la jeune fille et l'histoire de la vieille dame. Cette histoire n'a plus de but. Elle fini la précédente, et mets en place la suivante. J'hésite beaucoup à lire la suite. Je n'ai pas retrouvé le même élan, pas le même plaisir. A croire que l'auteur s'est forcée à voguer sur le succès du "Lit d'Aliénor". J'aurai préféré qu'elle écrive une nouvelle histoire.
Le seul point positif est de retrouver ce personnage haut en couleur qu'est Aliénor. C'est la seule chose qui n'est pas changé (enfin j'ai trouvé qu'on la retrouvais réellement vers la fin). J'ai adoré l'Aliénor machiavélique, et manipulatrice, qui échafaude tout un plan pour se venger.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
CielvariableCielvariable   24 janvier 2019
De mémoire d'homme, jamais pareille tempête n'avait ébranlé le port de Barfleur. Depuis un mois déjà, poussée par le noroît, elle s'écrasait en une pluie drue sur les toits de schiste, battait à les briser les mâts des vaisseaux entassés dans la rade, fracassant les vagues jusqu'au pied de l'église et du petit castel qui la jouxtait. Les habitations de granit voyaient leurs portes barrées solidement pour empêcher l'écume invasive, et leurs habitants, pourtant coutumiers des caprices de la Manche, n'en finissaient plus d'éponger l'eau infiltrée aux relents de marée. On rapportait même que des poissons frétillaient sur les pavés, au milieu des lichens, branches et immondices que les rouleaux exubérants déposaient. Le vacarme était tel qu'on avait renoncé à parler, le brouillard si dense, qu'on refusait de se déplacer. De sorte que la cité autant que le port se voyaient envahis par une foule de gens et d'animaux de bât, prisonniers involontaires d'éléments en furie, qui attendaient d'embarquer pour l'Angleterre.

Moi, Loanna de Grimwald, dernière descendante des grandes prêtresses d'Avalon, dans l'équipage du futur monarque Henri Plantagenêt et de son épouse, Aliénor d'Aquitaine, j'étais de ceux-là.

Aliénor. Ma duchesse. Mon amie. Celle auprès de qui j'avais été placée l'année de nos quinze ans avec une mission : rendre un roi légitime à l'Angleterre. Un roi formé aux enseignements druidiques et dans l'ombre duquel justice, équité et droiture pourraient s'exprimer. Pour le bien et l'unité d'un royaume. Pour la grandeur d'un empire à réinventer.

C'est la mère d'Henri, dame Mathilde, surnommée l'emperesse, qui, à la mort de son père, eût dû régner. Hélas, la prenant de vitesse par d'odieuses concessions aux barons et prélats, son cousin Étienne de Blois avait été couronné. Dès cet instant, une lutte sans merci les avait opposés. Une lutte dans laquelle j'avais pris plus que ma place lorsque ma mère, druidesse et conseillère de l'emperesse, avait compris qu'il faudrait nouer alliance avec l'Aquitaine pour venir à bout de l'usurpateur. Ce jour-là j'étais devenue la dame de compagnie d'Aliénor, décidée à la suivre au couvent jusqu'à ce qu'Henri, qui n'avait alors que quatre ans, soit en âge d'épousailles. C'était compter sans Étienne de Blois. Le père d'Aliénor avait été assassiné, ses dernières volontés détournées, ma duchesse contrainte d'épouser Louis de France. Lors, quatorze années durant, je n'avais reculé devant rien pour détruire ce premier lit et la ramener à l'Angleterre.

Je me souviendrai toujours de son regard vers moi à l'heure de son hyménée avec Henri. Dans ses prunelles d'un vert sombre que j'avais si souvent vu briller, l'étincelle de la victoire avait, un instant, occulté celle de l'amour. Aliénor tenait enfin sa revanche contre ce roi dévot dont elle venait de divorcer. Forte de leur bonheur, j'avais quitté les nouveaux mariés pour rejoindre Jaufré Rudel, mon époux, que, pour mener ma mission, j'avais trop de fois dû sacrifier. Cette liberté, chèrement gagnée, n'allait pourtant pas sans concessions. En le choisissant, lui, j'avais dû abandonner la magie. Des pouvoirs qui étaient miens à ma naissance ne me restait que le don de double vue. Qu'importe ! Un amour sans âge m'habitait. J'avais rallié Blaye, une petite Eloïn à mon sein. Deux années s'étaient ainsi écoulées, nourrissant notre complicité tandis que Jaufré se vouait à sa famille, mais aussi à sa seigneurie avec justice et humilité, faisant ma fierté et grandissant ma flamme. Deux années d'un accord parfait dans lequel mon troubadour à la voix abîmée avait achevé de se guérir d'anciennes blessures. Il y avait eu la naissance de notre Geoffroy, les courriers échangés avec la maison Plantagenêt, le bonheur d'apprendre qu'Aliénor avait accouché d'un petit Guillaume. Et puis la nouvelle nous était parvenue. Malade et vaincu par la bravoure d'Henri sur le terrain, Étienne de Blois l'avait reconnu comme héritier légitime du trône. L'Angleterre était enfin à nous ! J'eusse dû m'en réjouir, mais, à l'instant même où Étienne de Blois s'éteignait, une vision m'avait dressée sur ma couche : Aliénor face à Henri, l'épée au poing, l'œil noir et rancunier. Derrière eux, submergée par une mer sanglante, l'Angleterre disparaissait.

« L'aigle de l'alliance brisée se réjouira en sa troisième nichée. De Richard renaîtra l'espoir oublié. » avait prophétisé une voix jaillie d'outre-tombe dans le silence de la nuit. Celle de mon aïeul, le druide Merlin, le conseiller du légendaire roi Arthur.

J'avais éclaté en sanglots dans les bras de mon troubadour tandis que son timbre rauque, noueux, s'était imposé à son tour :

— Nous serons là, toi et moi, pour empêcher cette déchirure. Et si nous ne le pouvons, alors nous préparerons les êtres que nous aimons à l'affronter. Je n'ai plus peur, Loanna. Plus rien ni personne ne pourra nous séparer. Dès demain, je confierai Blaye à Girard Mestre et, avec nos enfants, nous reprendrons notre place à la cour. Ensemble.

— Ensemble, avais-je répété.

Il serait ma terre, toujours, où que le destin me veuille entraîner.

Voilà pourquoi, ce 7 décembre de l'an de grâce 1154, j'étais en cette salle du castel de Barfleur, face à lui et à ce plateau d'échecs, à attendre que la tempête se soit calmée pour embarquer.

Ma tâche auprès d'Aliénor et d'Henri n'était pas achevée.
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boudiccaboudicca   26 mars 2012
Les coutumes sont parfois cruelles au coeur d'une mère, mais elles forgent le caractère des dames et je veux parier que vos filles l'ont assez bien trempé pour d'une contrainte faire une destinée.
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brinvilliersbrinvilliers   11 mai 2013
"La magie est toujours tienne, Loanna. Souviens-toi. Rien ne se crée, tout se transforme. Tu voulais n'être qu'une femme aux côtés de Jaufré, tu l'es devenue. Mais en reprenant ta place auprès d'Henri et Aliénor, c'est cette part rejetée de toi que tu as rappelée. J'ai toujours été et resterai toujourrs à ton cöté..."
Merlin.
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NepenthesNepenthes   03 mars 2013
Seuls ceux qui comptent en nos cœurs ont le pouvoir de nous blesser. Souviens-toi, ma fille, que la haine naît autant de jalousie que d'amour contrarié.
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CielvariableCielvariable   24 janvier 2019
Les coutumes sont parfois cruelles au cœur d'une mère, mais elles forgent le caractère des dames et je veux parier que vos filles l'ont assez bien trempé pour d'une contrainte faire une destinée.
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Videos de Mireille Calmel (28) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Mireille Calmel
L'émission intégrale : https://www.web-tv-culture.com/emission/mireille-calmel-la-prisonniere-du-diable-51528.html
Depuis 2002, et « Le lit d?Aliénor », Mireille Calmel est une habituée des succès de librairie. Au fil des ans, dans la veine du roman historique empreint de légende et de fantastique, elle comble ses lecteurs par la diversité de ses intrigues, l?amplitude de son écriture et l?univers qu?elle sait créer en s?appuyant au plus près de la réalité historique. Malmenée par la vie, Mireille Calmel avoue volontiers que l?écriture l?a sauvée. de même, elle n?hésite pas à reconnaître que ce n?est pas elle qui cherche les sujets de ses romans mais ce sont bien des personnages authentiques du passé qui viennent à elle pour qu?elle raconte leur histoire. Ainsi sont nés « Le bal des louves », « Lady Pirate », « La fille des templiers » ou « Les lionnes de Venise ». Autant de titres qui font partie de sa bibliographie traduite en une quinzaine de langues avec plus de trois millions d?ouvrages vendus en France. Pour son 22ème roman, Mireille Calmel nous emmène à Utelle, en Provence. Nous sommes au c?ur du XVème siècle, en juin 1494, et une mystérieuse femme arrivée d?Egypte délivre un message secret à la mère supérieure Hersande, qui veille sur le sanctuaire marial qui domine la vallée. Sur ce message d?un ordre religieux secret, le nom d?un homme ou d?une femme, qui doit être exécuté, car ensorcelé par le diable. Sur qui va s?abattre la volonté divine, si tant est que Dieu soit bien derrière tout cela. Et pourquoi Hersande qui doit accomplir le rituel semble-t-elle si troublée ? Car ici, dans ces montagnes, les rivalités, les mystères et les non-dits sont nombreux depuis que le baron Raphaël règne en despote, anéanti par la disparition de sa femme. Quel jeu joue le séduisant maçon Benoît ? La douce Myriam cachet-elle aussi des secrets ? T le chanoine Grimaldi est-il aussi débonnaire que l?image qu?il donner. Emporté dans un tourbillon de rebondissements, le lecteur se laisse séduire par ce thriller médiéval, cherchant à démêler le vrai du faux et à écarter les fausses pistes. Avec un souci du détail qui nous mène dans ce Moyen-âge qu?elle affectionne, Mireille Calmel nous offre un roman d?aventures efficace, « La prisonnière du diable » de Mireille Calmel est publié chez XO.
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