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Les lionnes de Venise tome 1 sur 2
EAN : 9782845638532
Xo Editions (02/03/2017)
3.66/5   169 notes
Résumé :
Venise, 1627. Lorsque trois hommes masqués enlèvent son père imprimeur, la jeune Lucia, 17 ans, échappe de justesse à un tir de pistolet. Elle cherche alors à découvrir la vérité cachée sous cette attaque, aidée par un vieux maître d'armes et Isabella, une courtisane dont le secret de naissance rejoint le sien.
Critiques, Analyses et Avis (60) Voir plus Ajouter une critique
3,66

sur 169 notes
sarahdu91
  04 juin 2017
Un genre tout à fait original d'avoir choisi d'écrire un roman dont l'intrigue se déroule à Venise au XVIIe siècle.
Un premier tome qui nous laisse deviner que la jeune Lucia doit résoudre l'énigme dans laquelle son père a été fait prisonnier par des hommes armés.
Bien sûr,  c'est un roman de cape et d'épée, bien sûr,  il y aura une suite, mais je n'ai pas trouvé l'intrigue suffisamment mystérieuse ni captivante pour avoir envie de découvrir la suite lorsque Mme Calmel la publiera.
On est loin d' Aliénor d'Aquitaine ou du Lady pirate qui ont pu nous tenir en haleine. Hélas je suis un peu déçue par la qualité d'écriture de ce dernier roman que j'ai trouvée un peu trop légère à mon goût.
Toutefois, je remercie Babelio de m'avoir donné l'occasion de participer à cette masse critique et aux éditions XO pour l'envoi de ce roman.
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Labibliothequedemarjorie
  26 novembre 2017
Venise, 1627.Le père de Lucia de Seva tient une imprimerie familiale au coeur de Venise dans laquelle il travaille avec ardeur. Un jour, une courtisane charge l'imprimeur de reproduire une gravure mystérieuse, un objet qui doit rester secret. Quelques jours plus tard, l'imprimerie prend feu, Giuseppe est enlevé par des hommes armés et Lucia réussit à s'échapper en emportant avec elle la gravure.
S'ensuivra une quête effrénée pour la jeune femme qui va tenter de retrouver son père dans une Venise où la corruption sévit.
[...]
"Les lionnes de Venise", paru cette année, est un ouvrage qui se compose de deux tomes dont le deuxième vient de sortir en librairie et j'ai vraiment hâte de me le procurer au plus vite.
Dans ce premier tome, nous rencontrons Lucia, une jeune vénitienne qui vit avec son père dans la maison familiale où se trouve leur imprimerie. Elle aime s'occuper de la maison en rêvant à l'être aimé qui n'est autre que l'assistant de son père. le soir de l'enlèvement, l'homme qu'elle aime est blessé par balle et décède quelques heures après, tous les rêves de Lucia s'écroulent ce soir-là. Elle est recueillie par un prêtre et est conduite au Couvent de Muran. C'est alors qu'un homme inconnu va venir la voir et la convaincre de lui faire confiance : qui est-il et que veut-il ?
Par la suite, Lucia va devenir courtisane, la séduction et la manipulation des hommes lui seront enseignées. Déterminée et rusée, elle va faire des rencontres et découvrir les bas-fonds de Venise ainsi que les passages secrets, les manipulations et les "guerres" de pouvoir, elle va aussi apprendre à manier l'épée. Son seul objectif : retrouver Giuseppe. Sa quête la mènera à percer le mystère de cette gravure, objet de toutes les convoitises.
J'ai pris plaisir à rencontrer les personnages du roman, ils ont pratiquement tous existé dans l'histoire de Venise...[...]
Il est important ici de souligner l'abondance des recherches effectuées par l'auteure pour reconstituer leur parcours. J'admire vraiment le travail fourni lors de l'écriture de ce roman. Tout y est : les personnages historiques, l'origine de l'étrange gravure, les pratiques vénitiennes en cette période du 17ème siècle (corruption, espionnage,...) et bien évidemment la description de la Venise de l'époque avec ses palais, ses ruelles, son port et Muran (aujourd'hui l'île de Murano). Les tenues, l'éducation des courtisanes et leur rôle sont tout aussi des éléments passionnants à lire. le maniement des armes, les duels, les costumes et les complots donnent de la consistance à la romance.
L'étude des archives de Venise a dû être longue et fastidieuse. de part ses ouvrages, et dans une écriture toujours fluide, Mireille Calmel nous embarque dans de belles romances et nous fait découvrir en même temps l'histoire d'une époque sans que cela ne soit trop lourd pour le lecteur.
J'ai beaucoup aimé découvrir la Venise du 17ème siècle en plein Carnaval, une période aussi chère aux vénitiens, et durant laquelle on se cache derrière un masque (pas forcément pour le plaisir de la fête...).
Un voyage dans le temps fascinant, une lecture prenante, [CHRONIQUE COMPLETE SUR LE BLOG]
Lien : http://labibliothequedemarjo..
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Bislys
  30 juillet 2019
Mireille Calmel c'est un peu un amour déçu. Je l'ai beaucoup aimé, mais avec le temps j'ai fini par me lasser. Ça fait donc des années que je n'avais pas lu un de ses romans. Et en refermant ce premier tome des Lionnes de Venise, je sais pourquoi. Si niveau intrigue, ça tient à peu près la route, même si tout se résout en quelques pages et qu'il y a d'énormes facilités, niveau style et vocabulaire c'est plus que moyen. Ça ne m'avait pas frappé quand j'étais une jeune lectrice, mais là ça m'a sauté aux yeux. C'est bien simple, on croirait que Mireille Calmel ne connait qu'un seul adjectif qu'elle utilise à toutes les sauces. Chaque description ou passage narratif est forcément "gourmand". Un regard: gourmand! Un mouvement: gourmand! Un incendie, des flammes: gourmand(es)! Alors je veux bien qu'un regard ou un mouvement puisse être gourmand (que quelqu'un me fasse un regard gourmand que je puisse juger), mais un incendie?! Qu'on m'explique comment un incendie peut-être gourmand! Je ne vais pas me lancer dans de la sémantique, mais on ne peux pas appliquer n'importe quel adjectif à n'importe quel mot sous prétexte que ça fait joli dans le texte! J'ai arrêté de compter l'apparition des "gourmand" au bout de 6 fois en 150 pages (ce qui est déjà pas mal sachant que les chapitres sont très courts et le texte très aéré) et j'ai essayé de me détacher du style pour me focaliser sur l'intrigue mais ça a été compliqué. J'enchaine direct avec le deuxième tome en espérant y trouver une intrigue un peu plus consistante et du vocabulaire un peu plus diversifié. Allez, on y croit!
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ladesiderienne
  02 octobre 2022
Venise, an 1627, un modeste imprimeur est enlevé mystérieusement. Quelques jours avant, il s' était vu confier, par une célèbre courtisane, une gravure afin d'en tirer une estampe. Rescapée de l'incendie visant à détruire sa boutique, sa fille Lucia, 17 ans, se lance alors à sa recherche, après avoir escamoté ladite gravure qu'elle suppose liée à un secret de famille. Et voilà notre jeune ingénue, inconnue d'hier, transformée en Messaline d'aujourd'hui, maniant habilement la dague et le poignard et parcourant cachée derrière son masque les palais somptueux où pendant cette période bénie du carnaval vénitien, tous les grands de la Sérénissime se livrent aux plaisirs de la luxure.
Je ne sais pas si mon résumé reflète bien la réalité du scénario. C'est malheureusement ce que j'ai retenu de ce titre de Mireille Calmel. Par le passé, c'est une auteure dont j'ai beaucoup apprécié les ouvrages, notamment "Le bal des Louves", "Le lit d'Aliénor","Lady Pirate", etc. J'ignore si en vieillissant, mes goûts littéraires ont profondément évolué ou si ce titre est une erreur dans la carrière de l'écrivaine, mais ma déception est immense. Vocabulaire plat, intrigue historique nulle (et ce n'est pas la postface au sujet des personnages qui change la donne), contexte géographique réduit au minimum, rien ne m'a séduite. Sans doute est-ce dû à mon manque de concentration, mais les liens entre les différents protagonistes m'ont totalement échappé, je me suis littéralement noyée dans les canaux vénitiens.
Une déception qui se solde par un 7/20. Ne m'avouant pas vaincue, je vais quand même tenter le tome 2, pour le cas où le mystère s'éclaircisse enfin...
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LaChimere
  18 juin 2017
le principal atout du roman est sa documentation très approfondie. Véritable immersion dans la Venise du 17ème siècle, il offre des panoramas de qualité, du vocabulaire adapté à tous les domaines – avec parfois des termes directement en italien – et toujours avec une simplicité qui met le lecteur en confiance. Ici, pas de longs paragraphes explicatifs sur le contexte culturel ou politique de Venise. La compréhension se fait naturellement et presque sans effort. Cette documentation est d'ailleurs beaucoup mise en valeur par la maison d'éditions, et il me semble avoir compris que l'autrice n'en est pas à son coup d'essai concernant les romans historiques. Ça explique son aisance pour introduire son univers au lecteur.
Les lionnes de Venise concilie avec efficacité une intrigue complexe et des scènes d'action dignes d'un récit de cape et d'épée. Tout est dans le dosage. L'intrigue fonctionne essentiellement grâce à sa dimension historique, encore une fois, et même si ses enjeux n'ont rien de très novateur, on se laisse aisément prendre dans ses filets.
L'action est omniprésente et génère une tension bienvenue au fil du roman, au rythme des révélations scénaristiques. Les deux dimensions se mêlent régulièrement et offrent un cocktail de qualité ; course-poursuites, combats hauts en couleur, infiltrations dans des lieux à risques…
Les lionnes de Venise maîtrise la majorité des ficelles qui font un bon roman, malheureusement un défaut subsiste, et pas des moindres, qui gâche durablement tout le reste. L'héroïne est à baffer, c'est aussi simple que ça.
Lucia de Seva est l'une des Mary-Sue les plus insupportables que j'ai pu rencontrer au cours de ma vie de lectrice. Mademoiselle se trouve médiocre esthétiquement parlant mais les plus puissants se pâment devant elle. Elle est si cultivée qu'elle connaît tous les grands noms de Venise et sort des références culturelles tout le temps. Elle est une modeste fille d'imprimeur mais réussit à mettre la cour à ses pieds, en trois jours à peine se convertit en une courtisane surdouée, change de caractère comme de partenaire sexuel potentiel et toutes ses erreurs se retournent contre ses ennemis. Il n'y a qu'à voir l'extrait que je vous ai sélectionné plus haut, c'est aberrant tellement le personnage est fantasmé ! C'est une fille d'imprimeur, ton héroïne, pas une noble dame qui s'est entraînée toute sa vie pour faire chavirer les coeurs. Et justifier tous ces travers par sa détermination et l'ardeur de sa vengeance ne suffit pas, au contraire : pour le coup, la ficelle de justification se voit comme le nez au milieu de la figure et empire le cas de Lucia, déjà lourdement chargé. Il lui faut des défauts, à cette petite, et des défauts qui influencent l'intrigue. Pas quelques coups de sang à deux ou trois moments du roman qui sont réglés illico par un intervenant extérieur sans qu'elle ait à assumer les conséquences de ses actes.
Cela gâche tout l'aspect hautement réaliste du reste du roman. L'autrice s'est fait plaisir, certainement, en conjuguant une profonde documentation teintée d'exotisme avec une héroïne parfaite qui règle tout en deux coups de cuiller à pot. Ça donne une intrigue flamboyante, des malheurs à pleurer qui s'abattent sur notre pauvre héroïne ; elle se relève toujours, meurtrie mais plus décidée que jamais à renverser son destin ! La forme est au rendez-vous, mais qu'en est-il du fond ? Il disparaît au profit de la forme pour une lecture superficielle, alors qu'avec une intrigue et un background pareils il y avait matière à créer des personnages beaucoup plus profonds et travaillés. C'est très dommage, je trouve, car à part le traitement des protagonistes qui reste à la surface de leur psychologie, tous les voyants affichaient vert pour ce roman. Seule Isabella Rosselli connaît un meilleur développement, et encore. Il ne reste plus qu'à espérer que le tir se corrigera dans les tomes à venir.
Lien : https://lemondefantasyque.wo..
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critiques presse (1)
LeJournaldeQuebec   11 septembre 2017
Mireille Calmel, la reine du roman historique, s’est immergée dans le faste de Venise au temps de la Renaissance pour imaginer une intrigue digne des meilleurs romans de cape et d’épée, Les Lionnes de Venise.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
ladesiderienne
ladesiderienne  
Depuis qu'ils avaient débouché sur le Grand Canal, au pied du Rialto, tout n'était que magnificence. Il n'était un palais, sur chacune de l'artère fluviale de la cité, qui ne s'offrît au carnaval. Des fenêtres pleuvaient des rires en cascade, des clairs-obscurs chatoyants. Des corps s'assouplissaient aux balustrades, ployés par d'autres en voluptueux ballet. Des Colombines privées de Pierrot bottaient le train d'abbés, quand les véritables hommes d’Église, perruqués et grimés, s’abandonnaient à l'indécence. Tout n'était que musique, jeux, frivolité, autour d'eux, tandis que la couleur explosait dans le miroitement des soies, des tentures, des habillages de gondoles qui allaient et venaient.
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Cielvariable
Cielvariable  
À chaque nouveau pas, Lucia se grisait davantage. Claude de Mesmes ne cessait, lors de leurs face-à-face, de la couver d'un regard de braise. Elle lui en retournait de plus ardents encore, arrondissant sa bouche en une promesse de baisers. Les enchaînements lui permettaient, par intermittence, d'entrevoir Giorgio Cornaro. Il semblait ravi de sa maîtrise de la danse, de son jeu langoureux.

Elle avançait à présent droit devant elle, menée par cette main moite qui trahissait le désir de son partenaire.

Et soudain, son attention fut retenue par un homme au costume d'une indécente richesse. Inexplicablement, son cœur s'emballa dans sa poitrine. Elle chercha son regard. N'obtint en retour qu'un éclair chargé d'autant de désarroi que de haine.

Tandis que Claude de Mesmes lui imposait un demi-tour élégant, elle sentit une sueur froide lui glacer l'échine. Remplaçant les couples qui évoluaient sur la piste, des papillons dansèrent devant ses yeux.

Avant même qu'elle ait pu comprendre comment, l'ambassadeur de France la cueillait dans ses bras.
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gabrielleviszs
gabrielleviszs  
Venger la destruction de leur imprimerie, du campo. Lorsque Marco s'arrêta en lisière des dernières habitations, elle fixa le pont menant à l'îlot sur lequel se trouvait deux couvents.

Vengeance. Elle en transpirait.

Ainsi que le nom l'indiquait, deux anges surmontaient les piliers du portail de Santa Maria degli Angeli. Valaresso ayant, comme toujours, laissé quelques hommes devant la porte pour s'assurer de la qualité des visiteurs, Marco avait décidé qu'ils entreraient séparément. Lui tel à son habitude, pour rendre visite à Livia. Elle comme un illustre patricien en quête de plaisirs. Ils se retrouveraient au pied de l'escalier qui menait chez l'abbesse. Marco la saisit par les épaules.

— Sois prudente, mais agis avec hauteur. Ton masque, ton allure, tes armes suffiront à ce qu'aucune question ne te soit posée. Si cela survient malgré tout, n'oublie pas qui tu es censée être. Toise, foudroie du regard jusqu'à ce que ces chiens baissent le leur et te laissent passer, tu as compris ?

— Plus que tu ne l'imagines.
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Cielvariable
Cielvariable  
Venger la destruction de leur imprimerie, du campo. Lorsque Marco s'arrêta en lisière des dernières habitations, elle fixa le pont menant à l'îlot sur lequel se trouvait deux couvents.

Vengeance. Elle en transpirait.

Ainsi que le nom l'indiquait, deux anges surmontaient les piliers du portail de Santa Maria degli Angeli. Valaresso ayant, comme toujours, laissé quelques hommes devant la porte pour s'assurer de la qualité des visiteurs, Marco avait décidé qu'ils entreraient séparément. Lui tel à son habitude, pour rendre visite à Livia. Elle comme un illustre patricien en quête de plaisirs. Ils se retrouveraient au pied de l'escalier qui menait chez l'abbesse. Marco la saisit par les épaules.

— Sois prudente, mais agis avec hauteur. Ton masque, ton allure, tes armes suffiront à ce qu'aucune question ne te soit posée. Si cela survient malgré tout, n'oublie pas qui tu es censée être. Toise, foudroie du regard jusqu'à ce que ces chiens baissent le leur et te laissent passer, tu as compris ?

— Plus que tu ne l'imagines.
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brinvilliers
brinvilliers  
Le souvenir du riche patricien, dont le regard ambigu l'avait percée tandis qu'elle dansait, lui fouetta la mémoire. Serait-ce lui . Pourquoi les avait-il suivis ?
La gravure, lui souffla son instinct. C'est forcément un chasseur de grimoire.
.... Le ravisseur de papa !
Elle prit ses jambes à son cou.
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