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ISBN : 2370490128
Éditeur : La Volte (01/10/2015)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Le 9 février 2012, un incendie défigure l'Unité d'Habitation Le Corbusier, à Marseille. Au cours des travaux de réhabilitation, la découverte d'un placard non répertorié va révéler au grand jour un secret gardé depuis l'Antiquité. Archéologue déchue de la direction des fouilles, Colline va poursuivre clandestinement ses recherches, sans se douter que son arrivée va bouleverser l'équilibre d'une fragile utopie et peut-être changer à tout jamais le visage de la radieu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Colette
  03 janvier 2016
Tout d'abord, je tiens à remercier Babelio et les éditions La Volte pour l'envoi de ce roman qui m'a fait voyager au sein d'une des oeuvres phares du grand Le Corbusier: La Cité Radieuse de Marseille.
Ce huis-clos se développe d'après l'incendie qui a eu lieu en 2012 et la découverte d'un placard pendant les travaux dans l'unité d'habitation.
L'auteur nous immerge donc dans une sorte d'uchronie dans laquelle on imagine sans difficulté cette fiction qu'il propose.
Doucement, on fait la connaissance du personnage principal pour le moins atypique et à la recherche de sa propre identité à travers son enquête.
L'histoire avance à un rythme plutôt lent, mais on ne s'ennuie pas car l'auteur jongle entre la fiction, les anecdotes à propos de l'architecte et quelques légendes grecques. On découvre également des personnages attachants: des habitants qui ont vécu l'utopie de ce projet et qui en parlent aujourd'hui avec force et nostalgie. Ce livre n'est qu'un roman mais l'auteur nous fait passer de nombreux messages qui nous font réfléchir.
Même si l'enquête n'est pas extraordinaire, cette lecture vaut vraiment le détour car elle est très instructive.
L'objet livre en lui-même est très agréable pour son format et ses pages épaisses. J'ai également adoré la couverture très colorée illustrant une des natures mortes de le Corbusier.
Une bien belle découverte pour commencer l'année en beauté! Encore merci pour la superbe opération de Masse Critique, sans laquelle je serai passée à côté de ce bel ouvrage.
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araucaria
  28 décembre 2015
Je remercie Masse critique de Babelio et les éditions La Volte, qui m'auront permis de découvrir un roman que je n'aurais sans doute pas eu l'idée de lire dans d'autres conditions. J'ai découvert ici un genre très particulier, un livre presque inclassable (que je rapprocherais de ma découverte de Kafka sur le rivage de Haruki Murakami). Ce roman, Sous la Colline, nous fait découvrir Le Corbusier et son oeuvre architecturale "La cité radieuse" de Marseille. Tout se déroule en huis clos d'ailleurs dans ce bâtiment très particulier, avec des incursions dans la mythologie grecque. Un livre très spécial, mais qui est agréable à lire, d'ailleurs bien écrit. Une agréable découverte qui donne envie aussi d'aller visiter La cité radieuse ou "Maison du Fada".
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Igguk
  20 juin 2016
L'unité d'habitation Le Corbusier (ou Cité Radieuse) à Marseille est un truc assez marrant à visiter, si vous avez l'occasion. J'ai pu y faire le pingouin y'a quelques années, et vu de l'extérieur c'est un gros immeuble de béton old-school assez moche monté sur de gros piliers bien costauds. A l'intérieur c'est une autre paire d'espadrilles : La cité est pensée comme un petit village, ses couloirs sont de larges rues, l'immeuble contient école, commerces, gymnases. Chaque appartement est conçu de manière innovante pour le confort et l'ergonomie optimale. L'architecte a construit au début des années 50 sa vision utopique de la vie citadine, en pensant chaque détail à l'extrême.
En 2012, un incendie a détruit une partie du bâtiment, et c'est à partir de cet évènement que David Calvo va tricoter un roman fantastique vraiment hallucinant : Sous la colline publié chez La Volte. Lors de cet incendie, un placard non référencé est retrouvé, et comme le bousin est classé monument historique, on appelle l'INRAP (Institut National de recherches archéologiques préventives). C'est là qu'entre en scène Colline, archéologue et héroïne de l'histoire, qui va aller farfouiller là-dedans et plonger la tête la première dans les mythes et légendes qui entourent la conception de ce monument et la vie de ses habitants. Son enquête va l'immerger dans le quotidien de la communauté vivant à « la maison du fada ».
Cette manière de vivre ensemble qu'ont encore les habitants de l'unité aujourd'hui, elle se retrouve énormément dans le roman de David Calvo, qui y a vécu quelques temps. Quand Colline « infiltre » l'immeuble et commence à parler à ses habitants, c'est une petite communauté très vivante et idéaliste que nous découvrons. L'immeuble a une histoire forte, ses propres légendes et coutumes, ses ragots et ses originalités. Les personnages sont ainsi marquants et hauts en couleurs. Flo, Mame Nakache, Riri, Fifi, Loulou, Babette… Tous ont beaucoup de caractère, Sous la colline réussit à nous plonger au coeur de cette grande fourmilière et à nous attacher à tout ce petit monde qui tente tant bien que mal de perpétuer l'idéal de vie commune dont ils ont hérité.
L'intrigue a promené le lecteur marseillais ignorant que je suis dans les mythes fondateurs de ma propre ville natale, en y ajoutant quelques trucs custom quand même. On va voyager dans le temps, de la création de la cité phocéenne à nos jours, et découvrir une vaste bouillabaisse ésotérique mélangeant histoire, mythes et croyances. Il n'oublie pas d'assaisonner tout ça d'une petite couche de social et de politique parce que bon, hein, on est à Marseille. L'auteur évoque parfaitement l'atmosphère de la ville et nous fait découvrir la Cité Radieuse de ses côtés les plus concrets aux théories les plus mystiques, en mélangeant tout ni vu ni connu. Mais attention, c'est pas non plus du Da Vinci Code à cigales, on finit par partir dans le fantastique à fond les ballons et là, accrochez-vous mes amis, ça retourne façon tarte tatin apocalyptique. C'est parfois un poil confus et difficile à suivre tant il y a de pistes et de matière à déconstruire, mais c'est un sacré voyage.
La plus grande réussite du roman est sans aucun doute son personnage principal, Colline, une héroïne complexe assez époustouflante. Sa quête personnelle, limite obsessionnelle, va se mêler aux mystères du Corbusier et résonner dans les murs de béton de la cité. Ses doutes et ses certitudes tapent juste. le thème de l'identité (comme celui de la féminité, au final) se retrouve à plusieurs niveaux dans le roman, et tout apparait cohérent quand on regarde le livre dans son ensemble. C'est Colline qui se cherche et se construit, ce sont aussi les habitants de l'immeuble qui luttent pour perpétuer leur idéal de vie envers et contre tout, et c'est aussi le Corbu lui-même qui justifie son existence comme anomalie hallucinée et visionnaire.
Histoire fantastique riche et foisonnante, Sous la colline étonne à chaque page, on ne sait jamais jusqu'où elle va nous mener. Et il va très loin David Calvo, avec son écriture renversante et son univers foufou.
Lien : http://ours-inculte.fr/sous-..
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BlackWolf
  02 janvier 2017
En Résumé : J'ai passé un très bon moment de lecture avec ce roman qui nous propose plus un voyage, une ballade dans ce Marseille étrange et cette mystérieuse cité du Corbusier qu'une simple enquête teintée de fantastique. En effet ce qui fascine c'est cette cité, la vie de ses habitants mis aussi pour moi une découverte de cette cité qui est loin du blocs de bétons qu'elle laisse imaginer, mais dévoilant initialement un idéal social et un véritable travail architectural qui donne envie d'être découvert. L'ambiance de Marseille vient aussi, je trouve, se coller à merveille au récit à la fois étouffante, élégante tout en dévoilant en fond un léger sentiment de danger et de corruption. Limite maintenant je me laisserai bien tenter par une visite de la ville. Les autres points intéressants sont les nombreuses réflexions que soulève l'auteur que ce soit sur la cohésion sociale, l'identité, la reconnaissance et l'acceptation des autres ainsi que le travail mythologique à la fois captivant et soigné. Les personnages ne sont pas non plus en reste proposant une galerie de protagoniste haut en couleurs, bien porté par Colline héroïne complexe, déroutante et efficace. Au final je regretterai simplement que parfois l'auteur s'enfer dans des passages qui lui sont tellement propres qu'on a du mal à y entrer et les comprendre, ce qui m'a parfois donné l'impression de passer à côté de quelque-chose, mais rien de non plus trop bloquant. La plume de l'auteur s'avère efficace, soignée et je lirai sans soucis d'autres de ses écrits.

Retrouvez la chronique complète sur mon blog.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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helhiv
  16 avril 2018
Le risque quand on commence un nouveau livre de Calvo est de se dire que ça pourrait être moins surprenant que le livre précédent. le meilleur Calvo restant pour moi, Délius, une chanson d'été, lu quand j'avais quatorze ou quinze ans, je suis chaque fois déçue que ce ne soit pas mieux, sans pour autant cesser d'être fort agréablement surprise !
Dans Sous la colline, Calvo met en scène une héroïne, volontaire mais fragile, en quête absolue d'une identité de genre et un bâtiment mythique, la Cité radieuse bâtie par La Corbusier à Marseille. Ces deux éléments sont des trouvailles qui montrent tout le talent de Calvo. Pour le premier point il est impossible de l'expliquer sans dévoiler l'aboutissement de l'histoire ; disons simplement que Colline est l'héroïne idéale par les relations qu'elle tisse avec les autres, l'histoire et le bâtiment. le deuxième élément, c'est d'avoir transformé le mythe qu'est la Cité radieuse ou plutôt de l'avoir replacé dans un mythe encore plus grand qui unit les Phocéens, Marie-Madeleine et les moines grecs du Mont Athos, sans pour autant faire de concessions sur la personnalité de le Corbusier lui-même et sur son goût pour les totalitarismes.
J'ai retrouvé le sentiment rencontré dans Eliott du néant d'une histoire qui stagne pour mieux nous imprégner, de choses impossibles à expliquer et qu'il vaut mieux renoncer à comprendre pour profiter du voyage et de la destination. L'univers et l'imaginaire de Calvo s'acceptent, ils n'ont pas besoin de démonstration ; il ne s'agit pas d'une enquête policière où tout doit logiquement s'imbriquer à la fin. Calvo met la (sa) magie à la portée de tous ; il faut juste y être assez sensible pour en profiter.
Si l'univers de Calvo m'envoûte toujours, j'ai été plus déçue par la langue, moins fluide, plus basique, moins en phase avec son univers justement. C'est vraiment le seul bémol que je me permet d'émettre. L'ancienne Marseillaise (d'adoption) que je suis a apprécié une nouvel fois ce beau voyage (même si Marseille reste un personnage très secondaire).
Calvo est tellement inclassable que je me désole toujours que ses livres ne soient pas plus lus et commentés par exemple sur Babelio !
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
ColetteColette   21 décembre 2015
Le Gris voulait apprendre à la société à vivre avec moins, avec le nécessaire. Peut-être à saisir l'essence du bonheur, en le domestiquant dans un espace privé. A la fin de sa vie, il habitait seul, dans un cabanon fait sur mesure à Roquebrune, sur un bout de roche. Il était mort en nageant. L'exemple du héros sacrifié, célébré mais incompris. Ses projets utopiques ne sont plus aujourd'hui que des œuvres d'art, vécues de l'intérieur par des peuplades dont il ignorait tout. Sa ville rêvée de Chandargh, bâtie en Inde, est le témoignage d'un monde impossible. Le Gris avait marqué de son empreinte le réel. Mais le réel l'avait fui. Ici, dans cette Unité d'Habitation, subsistait encore l'étincelle. Son étincelle, placée là en attendant qu'il revienne à la vie, à travers ces murs.
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araucariaaraucaria   23 décembre 2015
- Les gens d'ici sont très attachés au lieu. On dit qu'on n'habite pas Le Corbu, mais qu'il vous habite.
- Vous voulez dire que Le Corbu serait hanté?
- Il s'agit plutôt d'une philosophie. Que tout le monde se responsabilise, comme s'il faisait partie d'un tout. C'est une tradition qui se perd.
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araucariaaraucaria   25 décembre 2015
- Il y avait quelqu'un ici. Il est entré, elle ne s'est pas battue. Il l'a pétrifiée. Il a pris quelque chose. Il est reparti.
- Il?
- Ou elle. Et cette personne était accompagnée par un animal. Colline se souvient de l'odeur maintenant. L'odeur qui l'avait frappée en pénétrant dans l'appartement. La même odeur, dans la pièce du sol artificiel, qui l'avait saisie quand elle s'était introduite dans la nécropole avec Toufik.
La couche de paille souillée.
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araucariaaraucaria   25 décembre 2015
Venus de la côte ionienne, les Phocéens avaient débarqué derrière le massif de Marseilleveyre sous le commandement de leurs deux chefs, Protis et Samos. Ils avaient rencontré la tribu des Segobriges - tribu dite "celto-ligure" - et Protis avait épousé Gyptis, la fille du roi Nannus. Parce que c'était son droit, Gyptis avait choisi Protis parmi ses nombreux prétendants, et papa Nannus leur avait légué la calanque du Lacydon, l'actuel Vieux-Port. Les Phocéens avaient fondé leur colonie sur la rive nord de la calanque - l'actuel Panier - et vécu en paix, jusqu'à ce que Nannus meure et que ses fils déclarent la guerre aux Grecs pour récupérer la dot.
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ColetteColette   21 décembre 2015
La mention du Corbu fait chavirer les cœurs. Toujours, cette romance du créateur suprême, celui par qui tout a été possible. Le Gris. Qui peut aujourd'hui prétendre savoir ce qu'il y avait en lui? Une âme torturée, rationnelle jusqu'à la nausée, qui n'avait jamais exclu l'impossible désir de se tromper. Un homme de contradictions. Un homme qui avait passé sa vie au chevet de son œuvre, persuadé de pouvoir changer le monde en le réduisant, lui imposant une norme idéale qu'il avait déduite de ses études, de son instinct. Un visionnaire borgne -amblyope- qui voulait refaire l'humanité à son image. Le Gris avait entrepris tellement de projets, dessinateur, écrivain de talent, une vie ne lui avait pas suffi. Le Gris était un Fada.
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