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ISBN : 2369810653
Éditeur : Rue de Sèvres (29/10/2014)

Note moyenne : 3.34/5 (sur 31 notes)
Résumé :
Ils sont apiculteurs, maraîchers, vignerons, boucher...Ils sont tous fournisseurs d’Yves Camdeborde depuis des années, avec qui ils partagent le goût du bien manger et du bien produire. Une année de rencontres avec les producteurs favoris d’Yves Camdeborde, mise en dessin par Jacques Ferrandez : pour aller à la découverte de chasseurs de truffes, pêcheurs de brochet et vignerons aux quatre coins de la France. Une belle peinture de savoir-faire et de convivialité. BD... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
cuisineetlectures
  18 septembre 2019
Emboité le pas d'Yves Camdeborde dans son périple gourmand à travers l'Hexagone est un régal des yeux grâce aux superbes dessins de Jacques Ferrandez et un long supplice pour l'estomac !
Yves Camdeborde, chef cuisinier à la tête d'un Bistrot renommé, défend des menus abordables, simples mais particulièrement gouteux, cuisinés avec des ingrédients d'une exceptionnelle qualité. Il nous entraine dans des paysages magnifiques à la rencontre d'hommes et des femmes aux itinéraires très variés, animés par la passion de leur travail, ses fournisseurs, des producteurs exigeants et aussi passionnées que lui.
Je partage avec Guy Debord le privilège d'avoir longtemps ignoré qu'il existe de bons et de mauvais produits, durant mon enfance j'ai toujours mangé de bon petits plats « maison » préparés avec des produits frais, de saison. Et si comme moi, la perspective de partager un bon repas avec des proches, mitonné avec amour, vous enchante, alors cette BD va vous plaire énormément.
Impossible de se lasser au fil des pages, les échanges sont très intéressants, très vivants, ne cachant pas les difficultés économiques de modes de production particulièrement chronophages.
Grâce à la mise en scène et aux cadrages variés, aux dialogues où l'humour et l'émotion sont restitués avec justesse, on savoure le plaisir de découvrir des vignerons, des éleveurs, des apiculteurs qui se battent quotidiennement pour mettre dans nos assiettes et nos verres de délicieux produits.
Ces pérégrinations culinaires me rappellent plaisamment les documentaires « A pleines dents » diffusés sur Arte avec Gérard Depardieu et Laurent Audiot, voyageant à travers l'Europe pour découvrir les produits du terroir de chaque pays.
Réjouissez-vous, il y a un tome 2 !
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chriskorchi
  21 décembre 2014
Un coup de coeur pour cette bande dessinée atypique de par son sujet. Des dessins magnifiques, un voyage culinaire et humain à travers la France . J ai adoré et été très surprise de la qualité de cet ouvrage. Une aventure humaine vraie et sincère ( j'ai pu le vérifier lors de la soirée de lancement du livre), des recettes sympas, des lieux et des personnages magnifiques.
Yves Camderborde signe ici le 1er tome (Chouette il devrait y en avoir un deuxième pour la période printemps-été) d'un road trip à travers la France des terroirs et des bons produits de qualité. Il s'agit ici de la période automne – hiver. Cela fait du bien de voir des personnes passionnées par leur métier et par la qualité de ce qu'ils produisent. le cuisinier nous ouvre ici la porte de son restaurant : le comptoir et de son carnet de bonnes adresses. On se rend compte que sa réussite n'est pas un hasard c'est quelqu'un de bien, fidèle en amitié et avec des qualités humaines indéniables.
Une balade gourmande et d'humanité qui m'a vraiment émue et touchée. J'ai pensé très fort à mon grand père qui aurait vraiment aimé ce livre et ces personnes qui aiment leur métier et le respect du travail bien fait.
Les croquis et illustrations de Jacques Ferrandez sont magnifiques et bien en adéquation avec le thème et l'atmosphère de la bande dessinée.
La gourmande et admiratrice des gens qui travaillent la terre que je suis , a adoré ce beau livre. de belles tranches et leçons de vie.
J'ai eu la chance d'être invitée à la soirée de lancement de ce livre (merci Gilles Paris) et j'ai pu discuter avec des gens adorables, passionnés et passionnants , des gens simples, humains et attachants. Alors que je devais rester une heure (j'étais grippée) je suis restée jusque tard dans la nuit . J'ai pu écouter les témoignages de personnes courageuses . J'ai été frappée par la générosité et la sincérité de ces travailleurs de la terre. Point de chichi, pas de barrière sociale, on m'a parlé comme si on me connaissait depuis toujours . J'ai dégusté des mets de qualité . Une superbe soirée riche en émotion ( une agricultrice bio m'a particulièrement touchée avec son histoire) et en rire et partage. Yves Camderborde a été très sympa et loin de l'image qu'on peut avoir de lui à la télévision avec son air bourru. Il a pris le temps de discuter et échanger.
Le fantôme de mon grand-père était avec moi , il aurait aimé cette soirée et ces agriculteurs dont il partageait les convictions et l'amour de la terre. Papi cette chronique elle est pour toi que j'ai tant suivi dans le jardin, que j'ai tant regardé travailler et que j'ai tant admiré . Tu es toujours là dans un coin de ma tête et tu es à jamais dans mon coeur et j'essaie d'être à ta hauteur…
VERDICT
Les gourmets devraient aimer ce livre. le parfait cadeau de noël ou d'anniversaire pour les gourmands, gourmets. Ne passez pas à coté c'est un beau livre.
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Epictete
  06 janvier 2015
Quand j'ai lu que grâce à une opération « Masse critique » j'allais découvrir une B.D. issue d'une collaboration entre Yves Candeborde et Jacques Fernandez, je me suis régalé à l'avance.
J'aime beaucoup Yves Candeborde, sa cuisine bien sûr, ses idées, sa simplicité et aussi ses compétences dans de nombreux domaines. Nous avons ici, à travers quelques unes de ses passions l'occasion de découvrir certains de ses fournisseurs, de ses amis, devrais-je dire.
Cette B.D. est un hymne au terroir, aux passionnés, à la fidélité, aux échanges, à l'écoute.
Un hymne aux relations d'un chef et de ses fournisseurs : Un vigneron, un trufficulteur, un pêcheur, des éleveurs, etc. Mais surtout c'est la relation de moments vrais entre des professionnels amoureux de leur métier, de leur terre et des traditions.
Un bémol cependant à la lecture de cet ouvrage pourtant attendu :
Nous sommes certainement pollués par les émissions télé qui donnent la parole à Yves Candeborde, et nous ne retrouvons pas dans cette lecture l'accent, la convivialité qui caractérisent ses rapports avec les autres.
Le texte en devient un peu artificiel et parfois un peu aride. Il manque la spontanéité du langage.
Le problème de ce projet est peut-être lié au choix du média. Tout passe par le texte et l'image apporte peu. Les dessins sont sympathiques, le texte véhicule de belles idées et on a tendance à se dire que l'on a en main un beau sujet de reportage télé, voire d'essai littéraire. Les deux fonctionneraient parfaitement.
En tout cas, cela reste une belle idée, une belle réalisation et cette B.D. à tendance à nous inciter à suivre les principes édictés par Yves Candeborde, voire à aller vérifier dans ses restaurants comment il les met en oeuvre.
Et je pense que l'on ne sera pas déçu.
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chocoladdict
  20 octobre 2014
Enfonçons une porte ouverte : la bonne cuisine passe par des produits de qualité. En pâtisserie, j'en ai fait maintes fois l'expérience. La qualité du chocolat utilisé (en particulier pour une ganache, une crème ou une mousse) a une conséquence indéniable sur le goût final du dessert. La pâte d'amande à 60% n'a rien à voir en puissance avec celle vendue en grande surface qui contient elle un pourcentage beaucoup plus faible d'amande et beaucoup plus de sucre.
Dans le premier tome de la bande dessinée Frères de Terroirs, il est question de qualité à travers les histoires de ceux et celles qui font les produits qu'on retrouve dans les assiettes du restaurant du chef Yves Camdeborde, le Comptoir. En duo avec Jacques Ferrandez (connu par ses Carnets d'Orient et qui a travaillé plus récemment sur L'étranger de Camus), les deux hommes nous invite à un road trip gourmand à travers la France pour découvrir des producteurs heureux de leur travail, minutieux et respectueux de l'environnement, des hommes auxquels le chef est fidèle depuis de nombreuses années.
Le périple commence dans la Drôme provençale à Gramenon lors d'un week-end autour de la truffe (et une recette de croque monsieur au beurre demi-sel Bordier et truffes dans lequel on croquerait volontiers) et nous emmène à Côte Rôtie, à Saint Malo à la découverte de la maison Bordier (merveilleux souvenir de ses beurres dont celui à la vanille), sur l'île de Chaussey pour une pêche à pied, dans le Beaujolais ou bien encore à la criée de Saint Jean de Luz.
Yves Cambedorde rencontre ces producteurs régulièrement et confie qu'il se nourrit de leur passion comme source d'inspiration. Parmi ces hommes, beaucoup sont passées au bio, des viticulteurs qui ont supprimé le souffre de leurs vins au maraîcher Jean Marc Orso qui traite les parasites de manière naturelle.
ducteurs comme sur l'ensemble de son équipe. Chef d'orchestre, sans musicien, il ne pourrait pas jouer sa partition et il revient sur la fierté qu'il ressent vis à vis de ceux à qui il a transmis son savoir, son amour du beau geste et qui, après un passage dans ses cuisines, ont monté leur propre restaurant.
A plusieurs reprises, Yves Camdeborde défend aussi l'idée qu'il faut qu'il y ait le moins d'intermédiaires possibles entre le producteur et le client/consommateur. Dans le cas contraire, les deux sont perdants : le producteur ne vend pas son produit au prix souhaité et le client se retrouve avec un produit trop cher pour lui. Cette absence d'intermédiaires suppose néanmoins que le producteur ait son réseau pour trouver assez d'acheteurs ou que le bouche à oreille fonctionne bien pour que les restaurateurs viennent se fournir chez lui comme c'est le cas pour le boucher Hugo Desnoyer :

Frères de Terroirs est une balade gourmande qui suggère plus qu'elle ne démontre, qu'on peut se nourrir avec des producteurs à proximité même quand on habite en ville. La bande dessinée se prolonge d'ailleurs par une application mobile qui comprend une carte de France interactive avec la possibilité de cliquer sur les producteurs, chers à Yves Camdeborde, pour avoir plus de détails sur chacun d'eux.
Histoire d'émotion, de passion, de transmission, Frères de terroirs ne tenait pas dans un seul volume. Un second tome est prévu pour partir à la rencontre d'autres régions, d'autres terroirs et d'autres hommes.
Lien : http://www.chocoladdict.fr/2..
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yv1
  02 novembre 2014
Jacques Ferrandez est un auteur de BD bien connu, pour ses adaptations de Camus ou ses Carnets d'Orient voire pour les excellents L'outremangeur et le Mécano du vendredi en collaboration avec Fellag ; ça c'est juste la liste de ce que j'ai lu de lui. Il est aussi, d'après la préface de Sébastien Lapaque, un amateur des bonnes choses.
Yves Camdeborde est un cuisinier, un des pionniers de la bistronomie, passé chez des grands chefs, il a voulu mettre à la portée du plus grand nombre son talent et ses idées. Il est aussi connu pour avoir été juré dans l'émission Masterchef, que je ne regarde pas, mais je l'ai vu un midi sur Canal+, venir avec son panier et ses produits et j'avais bien aimé son discours.

Les deux hommes se rencontrent et l'un emmène l'autre voir ses fournisseurs, parfois devenus des amis. Tous sont amoureux de leur métier, qu'ils soient vignerons, charcutiers, éleveurs, fromagers, maraîchers, couteliers, ... Comme le titre l'indique, c'est une BD Terroirs, alors il faut aimer le genre et aimer les propos qui vont avec : préférer manger et boire sain et local, respecter le rythme des saisons, aller sur les marchés ou directement aux producteurs plutôt que de passer par des intermédiaires, favoriser les produits biologiques, les pratiques saines. Moi, tout ça, ça me va, je le pratique autant que possible, même si je n'échappe pas à des passages au supermarché du coin, mais là encore, je privilégie le "petit" Super U (j'espère qu'avec cette pub, ils m'offriront des caddies gratuits) aux très grandes surfaces voisines dans lesquelles je me perds. Et même lorsque mes finances me permettent, je vais à la supérette bio, mais là, ça fait un intermédiaire qui prend de la marge, alors, pour les fruits et légumes, je vais voir les producteurs locaux (marché, ESAT, Centre de réinsertion, maraîcher et producteur de fruits).
Donc cette BD est faite pour moi ; à chaque fournisseur rencontré, je me disais qu'il fallait que je note l'adresse, notamment pour les viticulteurs bio, j'irai voir un jour où je passerai pas loin de chez eux (ou si l'un ou plusieurs d'entre eux veut me faire parvenir des bouteilles, je m'engage bien sûr, d'abord à les boire entre amis et ensuite à faire une chronique sur le blog -je tente, on ne sait jamais...). C'est une BD qui est à mettre dans la lignée de celle d'Etienne Davodeau, Les ignorants, mais là où lui parlait de la relation entre un viticulteur et un dessinateur de BD, Y. Camdeborde et J. Ferrandez parlent de nombreux producteurs, ce qui, parfois fait un peu décousu, un peu inventaire. Néanmoins, l'ouvrage m'a bien plus, parce qu'on sent tout le professionnalisme des gens qu'on y voit, tout l'amour qu'ils ont pour leur travail, le produit d'icelui et le partage de leur passion. Si l'on ajoute à cela le dessin de Jacques Ferrandez, réaliste, dans lequel il insère parfois des cases de ses carnets de croquis, les explications très simples mais complètes sur la manière de faire du vin, de chercher les truffes, de fabriquer un couteau (la coutellerie Perceval, installée à Thiers, de véritables artistes -je ne suis pas contre non plus, un couteau de poche, pliant, n'importe lequel, je suis très ouvert, contre un article sur le blog) ... et même des recettes de quelques protagonistes, eh bien ça fait un beau livre, mais en plus instructif. Un Tome 1 qui présente la collection Hiver et printemps, le tome 2 pour les saisons restantes suivra. Sincèrement, je pense qu'on peut se sortir de cette léthargie ou de cette crise en se bougeant et en bousculant ce que l'on veut nous imposer, notamment dans le système marchand. Les associations locales, les AMAP, les circuits courts, tout cela est à privilégier, d'abord parce que c'est meilleur, ensuite, parce que c'est bon pour le porte-monnaie : moins d'intermédiaires = moins cher et enfin parce que ça fait vivre des producteurs ou des artisans locaux donc moins d'impact sur la pollution.

Tout cela m'a donné faim et soif et surtout envie d'aller chez Yves Camdeborde qui, dans sa cuisine, résume tout. Bon, ce coup-ci, je ne vais pas faire le coup de tenter une chronique contre un repas, mais Yves Camdeborde, sachez que si l'envie vous prenait d'inviter un autre Yves, je pourrais faire le voyage Nantes-Paris...
Lien : http://lyvres.over-blog.com
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critiques presse (3)
BoDoi   31 décembre 2014
Jacques Ferrandez (Carnets d’Orient, L’Étranger…) fait ce qu’il peut pour illuminer cette balade gourmande, il peine à montrer autre chose que des gens qui discutent, dans des vignes, sur un bateau, dans une cuisine… En termes de narration en bande dessinée, c’est extrêmement ennuyeux. Du coup, on dégustera ce premier tome par petites tranches, de peur de se lasser trop vite de cette enfilade de dialogues, intéressants mais platement illustrés.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDGest   12 novembre 2014
Pour illustrer ce copieux tour de France gastronomique, Jacques Ferrandez (L'étranger, Carnets d'Orient) a privilégié les acteurs ou, plutôt, les multiples artisans croisés le long de ce périple. Ce choix, logique, mais quelque peu forcé par l'avalanche de détails historico-techniques, se fait au détriment des paysages et, paradoxalement, de la terre.
Lire la critique sur le site : BDGest
Auracan   31 octobre 2014
S'il y a une phrase qui résume parfaitement cet opus, c'est bien celle prononcée par Jean-Yves Bordier le maître beurrier-fromager, "mon vrai métier, c'est de faire plaisir !". Voilà de belles tranches de vie, qui sont autant de tranches de bonheurs et qu’il faut consommer sans modération.
Lire la critique sur le site : Auracan
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   08 avril 2017
- L'histoire du vin en France est liée aux voies de communication. Le Beaujolais est un lieu de passage. Les vins du sud arrivaient par la Saône qui, à cet endroit, n’était pas navigable... Le vin était déchargé et transporté par chariots jusqu'à Beaujeu, la capitale historique de la région dont elle tire son nom...
- Beaujeu, Beaujolais. Ah ouais!...
- Et il repartais ensuite pour être acheminé pas la Loire. Tout était gouté et trié... Ce qui avait mal voyagé partait aux vinaigrerie d'Orleans et le reste prenait le canal de Briare qui reliait la Loire à la Seine via le canal du Loing, vers Bercy, pour alimenter Paris en vin.... A cet époque, il n'y avait presque pas de vin, ici...
- Même depuis les Romains ?...
- Très peu, mais les mecs à force de voir passer les tonneaux, pas cons, ils se sont mis à faire du vin et à produire de plus en plus. Avant la Révolution française, ce sont les moines qui dirigent. On est au croisement de l'abbaye de Cluny, l'église de Lyon, et l’église de Forez.... A cette époque, on ne parle pas en appellation, on parle en paroisse... La paroisse de Moulin-à-vent, la paroisse de Chénas, la paroisse de Fleury, ont le droit de vendre à Paris... Les autres paroisses ont le droit d’écouler leur production vers le bassin de Lyon, St-Etienne et Clermont-Ferrand.... Les moines divisent le marché jusqu’à la Révolution... Après la Révolution, vers 1830, on a la crise de la Pyrale... Un insecte qui bouffe les racines de la vigne, l'ancêtre du Phylloxera...
- Et alors ? ca bouffe tout?...
- Presque... Un jour, un mec qui s'appelle Benoît Raclet balance son eau de vaisselle chaude au pied de sa vigne et remarque qu'elle ne prend pas la maladie...
- L'eau chaude tue les larves !...
- Alors, on décide d’ébouillanter les pieds de vigne avec des échaudeuses... C'est les femmes qui font ça.
- Les échaudeuses?!
- du calme, Yves, c'est le nom de l'appareil ou l'on faisait bouillir l'eau!... Et on a construit ces églises dédiées à la sainte vierge, dans les années 1850...
- Et ça a marché ?
- Plus ou moins pendant quelques années....
- Et dans les années 1870 arrive le phylloxera qui dégomme tout...
- Et là, la sainte vierge, elle nous lâche...
- Ça a été terrible !... Les gens sont morts de faim, ici... Et l’idée d'utiliser des plants américains qui sont auto-immunises sur lesquels on greffe le cépage Gamay... On replante et on se met à produire beaucoup, et bien !...
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missmolko1missmolko1   02 avril 2017
- Depuis Pasteur, on est dans une société hygiénique. La vie de l'aliment encadrée de bout en bout...
- Et jusque-là, on travaillait qu'au lait cru ?
- Oui, mais avant l'eau de javel, on nettoyait le matériel avec des bactéricides naturels comme le jus d'ortie. Quand il sort du pis de la vache, le lait est stérile, mais peu à peu, les germes se développent et au bout de quelques heures, ça devient dangereux, on peut s'empoisonner...
- C'est pour ça qu'on va pasteuriser le lait ?
- Pasteur nous apprend une chose : se laver les mains et faire bouillir l'eau et le lait... Aujourd’hui, on recherche le goût de la ferme, mais pourtant, déjà au XIXe siècle, on essayait de raffiner le goût, et le très bon fermier n'a eu de cesse de fabriquer de bons produits...
- Et eviter de faire du beurre qui sente l'etable...
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missmolko1missmolko1   02 avril 2017
- Moi tout seul, je ne suis rien... Sans ceux qui m'ont formé, ceux avec qui je travaille, sans mes producteurs, mes fournisseurs, sans mon équipe à la cuisine et à la salle... C'est comme dans une équipe de rugby, comme dans un orchestre, je n'existe que parce qu'il y a les autres autour de moi... Ce que j'appelle ma chaîne alimentaire, cuisiniers, artisans des métiers de bouche, éleveurs, paysans, pêcheurs, vignerons, producteurs... Ils travaillent avec le souci du goût, la qualité du produit et le respect des sols, des saisons et de l'environnement, ils font partager leur passion pour leur métier... Ils ont quelque chose à transmettre... Ils sont dans toute la France et ils me fournissent une marchandise que je travaille et qui se retrouve dans l'assiette... Sans bons producteurs, il n'y a pas de bons produits...
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chocoladdictchocoladdict   20 octobre 2014
Un grand chef m’a fait confiance. Dans le milieu de la cuisine, ça s’est vite su, on a commencé à m’appeler. J’ai servi un, deux, trois clients…la plus belle chose que j’ai entendue, c’est Pierre Gagnaire qui me l’a dite « Je tiens à vous remercier. Depuis que je travaille avec vous, le souci de la viande m’est sorti de la tête. »
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MarcellinaMarcellina   29 décembre 2014
Il y a de moins en moins de cuisiniers, il y a des assembleurs géniaux, mais le cuisinier, c'est le mec qui prend le produit et qui le transforme.
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Videos de Yves Camdeborde (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Yves Camdeborde
Yves Camdeborde et Jacques Ferrandez: "Frères de terroirs" - Entrée libre 18/11/2015
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