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Catherine Siné (Traducteur)Serge Quadruppani (Traducteur)
ISBN : 2266150111
Éditeur : Pocket (04/04/2005)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 76 notes)
Résumé :
Comme toujours, Camilleri nous réjouit– en finesse–, dans cette suite de vingt récits inspirés de faits divers. Mosaïque d'atmosphères et de tranches de vie,La Démission de Montalbanoévoque plutôt la chronique de village qu'un classique recueil de nouvelles… une chronique dont chacun des incidents s'inscrit dans une continuité tenace : celle, fictionnelle, des autres enquêtes du commissaire Montalbano, dont on retrouve ici plusieurs personnages au ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
miriam
  04 octobre 2014

Après la rigueur du tribunal de Palerme, Camilleri nous emmène dans le commissariat provincial de la petite ville imaginaire de Vigata. Roman policier, donc, mais atypique : nous suivons de courtes enquêtes, des faits divers ordinaires, sortes de nouvelles dans la Sicile rurale où les vieilles femme assistent à la messe quotidienne plus par ennui que par piété, où les bergers vivent dans des masures mais possèdent des téléphones portables. Ruralité de la Sicile de toujours mais aussi arrivée du modernisme. Un meurtre maquillé en accident de voiture organisé par une femme adepte de l'escalade et de la gymnastique. Crimes passionnels et jalousies bien siciliennes mais pas d'affaire politique, pas de mafia comme on pourrait s'y attendre dans une telle région. En revanche pour la couleur locale, patois sicilien traduit comme le peut le traducteur, puisque l'effet comique est garanti. Montalbano est un commissaire sympathique qui aime lire les polars mais aussi Montaigne. Je ne peux pas m'empêcher de penser à son presque homonyme Montalban, inventeur de Pepe Carvahlo, lui aussi policier lecteur et gourmand. En tout cas la meilleure introduction à la Sicile ordinaire, pas si ordinaire que cela puisqu'elle ne manque pas de saveur.
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Colchik
  25 février 2018
J'ai dégusté ce recueil de nouvelles avec délices. Tout l'art de Camilleri est dans ces courtes histoires, aussi colorées que des petites vignettes d'album, aussi concentrées qu'un jus parfumé, ciselées avec une économie qui touche à la perfection. On voit ses personnages, on marche sur la plage avec Montalbano, on sourit de ses disputes avec Livia, on entend la voix nasillarde du carabinier Catarella. Tout cela sans rien de superflu mais avec un relief saisissant. du grand art qui bannit la boursouflure ou la prétention.
J'ai une tendresse particulière pour la nouvelle qui donne son titre au recueil : La démission de Montalbano. C'est la réponse de l'auteur à ceux qui veulent une littérature formatée et soumise à la dictature de la mode. Il nous fait la démonstration de la facilité, comment avec quelques ficelles on peut appâter le lecteur, le mener par le bout du nez, en lui servant du suspens bon marché pimenté d'horreur. Et on comprend que cette écriture-là est indécente pour Camilleri, parce qu'elle trahit la personnalité de l'écrivain, étouffe toute originalité et tarit la véritable imagination. Il nous en donne une preuve éclatante avec une bonne humeur communicative.
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mireille.lefustec
  30 janvier 2018
Edité en 1999 chez Mondadori, ce premier recueil de vingt ré
cits est paru sur un autre titre.
Ma déception a été le constat qu'il ne s'agit pas d'un roman.
Il faut chaque fois quitter l'histoire et le lieu.
La constante, c'est que Camilleri réussit, avec peu de mots, à cerner les événements et à décrire les personnages.
Ce sont des histoires du quotidien qui parfois frôlent le surréel.
Un autre constante : le soleil brûlant, les plages enchanteresses, les places où on se rassemble pour bavarder.
On les retrouve dans toute l'oeuvre de l'auteur.
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Charybde2
  18 mars 2013
Vingt nouvelles pour mieux s'imprégner de l'ambiance de la Vigata du commissaire Montalbano et mieux apprécier le dessein de Camilleri.
Cinquième "enquête" du commissaire Montalbano, publiée en 1999, "La démission de Montalbano est en fait un recueil de 20 nouvelles, dont quelques-unes avaient été publiées en revue auparavant, mais qui se situent bien dans la même trame chronologique, entre "La voix du violon" et "L'excursion à Tindari" (le recueil immédiatement précédent, "Un mois avec Montalbano" et ses 30 nouvelles, n'a pas été repris dans l'édition Pocket...).
Suivre l'irascible commissaire sicilien en nouvelle plutôt qu'en roman complet procure au début une curieuse sensation, mais très vite, ces petites touches accumulées, pleines d'humour ou de nostalgie, complètent avec bonheur le tableau de Vigata et de ses protagonistes.
La nouvelle finale ("Les arancini de Montalbano"), qui donnait son titre au recueil italien, est un sommet de l' "esprit Camilleri", qui voit son héros déployer bien des acrobaties à l'extrême limite de la légalité pour s'assurer un dîner convenable à la Saint-Sylvestre...
Clin d'oeil de Camilleri à Pirandello, l'une de ses idoles, Montalbano s'entretient même avec son créateur dans la nouvelle qui donne sont titre au recueil, pour le conjurer de ne pas céder aux sirènes du thriller sanglant, et de ne pas changer son style d'enquêtes...
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lehibook
  04 août 2019
20 nouvelles courtes , 20 enquêtes allant du comique au tragique , drames humains et menées souterraines de la Mafia, des politiciens corrompus et de la folie des hommes . face à cela , Montalbano , son humanité (parfois mise à rude épreuve) , son humour et ses collaborateurs ,Fazio ,Augello et Catarella .Toile de fond (et actrice) la Sicile, son histoire sanglante et glorieuse ,sa langue et…sa cuisine.Ma préférée :Pessoa prétend ,une vraie tragédie antique.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
missjohndeedmissjohndeed   02 février 2012
A côté d'une porte cochère, il y avait un type qui pissait, pas contre le mur, mais sur une grosse boîte en carton. Quant il fut à hauteur de l'homme, il s'aperçut que celui-ci était en train de faire ses besoins sur un malheureux qui était dans le carton et qui ne parvenait pas à réagir ni à parler car il était complètemeny soûl.

- Eh bé? fit Montalbano en s'arrêtant.
-Qu'est-ce t'as, putain ? dit l'autre en refermant sa fermeture Eclair.
-Tu crois que ça se fait de pisser sur un Chrétien ?
-Chrétien ? çui-là, un tas de merde c'est. Et si ça te va pas, je te pisse dessus à toi aussi.
-Excusez-moi et bonne nuii, dit le commissaire.

Il lui tourna le dos, fit un demi pas, se retourna et lui flanqua un puissant coup de pied dans les burettes. L'autre s'écroula sur le malheureux dans la boîte, le souffle coupé. Digne conclusion d'une dure journée.
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missjohndeedmissjohndeed   02 février 2012
Le septuagénaire quin dans la nuit romaine, était en train de taper à la machine, se leva brusquement ; il se dirigea vers le téléphone, inquiet. Qui cela pouvait être à cette heure ?

-Allô ? Qui est à l'appareil ?
-Montalbano je suis. Qu'est ce que tu fais ?
-Je suis en train d'écrire la nouvelle dont tu es le héros ? D'où tu téléphones ?
-D'une cabine.
-Pourquoi tu m'as téléphoné ?
- Parce qu'elle me plaît pas, cette nouvelle. Je ne veux pas y être mêlé, c'est pas mon truc. Et puis l'histoire des yeux frits et du ragoût de mollet est complètement ridicule, une véritable connerie, excuse-moi de te le dire.
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caryatidecaryatide   16 janvier 2015
Pour choisir le livre avec lequel il allait passer la nuit et partager son lit et ses dernières pensées, il était bien capable d'y perdre une heure. D'abord, il y avait le choix du genre, le mieux adapté à l'humeur de la soirée. Un essai historique sur les événements du siècle ? Allons-y doucement : avec tous ces révisionnistes à la mode, tu pouvais tomber sur un type qui venait te raconter qu'en réalité Hitler avait été payé par les juifs pour qu'ils deviennent les victimes que le monde entier plaindrait. Alors tu te prenais les nerfs et tu ne fermais plus l'oeil. Un polar ? Oui, mais de quel type ? Peut être qu'un anglais pour l'occasion était indiqué, un de ces romans écrits de préférence par une femme, tout en entrelacs d'états d'âme mais où tu en a déjà marre au bout de trois pages.
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caryatidecaryatide   05 juillet 2014
Une heure et demie plus tôt, il avait été réveillé par la sonnerie du téléphone.
- Allo, dottori ? C'est vous pirsonnellement, en pirsonne ?
-Oui, Catarè.
- Quèsque vous faisiez, vous dormiez ?
- Jusqu'à il y a une minute,oui,Catarè.
- Et maintenant, par contre, vous dormez pus ?
- Non, maintenant, je dors plus, Catarè.
- Ah, tant mieux.
- Tant mieux pourquoi, Catarè ?
- Passque comme ça je vous aréveille pas, dottori.
Soit lui coller une balle dans le crâne à la première occasion,soit faire semblant de rien.
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mireille.lefustecmireille.lefustec   30 janvier 2018
Il s'emmaillotait dans sa fatigue comme quand tu es à l'intérieur d'un vêtement sale, humide de sueur, mais dont tu sais que, sous peu, tu vas pouvoir l'échanger, après la douche, avec un autre, propre et parfumé.
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Interview de Andrea Camilleri.
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature italienne, roumaine et rhéto-romane>Romans, contes, nouvelles (653)
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Andrea Camilleri est né en Sicile en 1925. Il s'est mis au polar sur le tard, avec un très grand succès. C'était en :

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