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Marilène Raïola (Traducteur)
EAN : 9782213628400
283 pages
Fayard (01/03/2006)
3.8/5   32 notes
Résumé :
Une bourgade de Sicile en 1935. Alors que les troupes mussoliniennes envahissent l'Éthiopie, le petit Michilino, six ans, perçoit le monde à travers les valeurs catholiques et fascistes qu'on lui inculque en famille, à l'église, à l'école et dans son groupe de Balilla (encadrement fasciste de la jeunesse). Doué de capacités intellectuelles et sexuelles hors du commun, éduqué dans la haine du communisme et le culte du Duce, l'enfant adhère aveuglément à ces préceptes... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
michfred
  18 août 2019
Le petit Tambour de Günther Grass vous a laissé une impression de malaise et de perversion?
Le petit Michelino est la version fasciste, sicilienne et truculente du nabot nazillon inquiétant de Grass, mais une version si outrancière et cocasse que les situations les plus scabreuses -et dieu sait s'il y en a!- ne font guère que vous dilater la rate!
Avec Andrea Camilleri , on est dans la farce, dans la grosse artillerie à dégonfler les baudruches, dans la dérision tous azimuts!
Le petit Michilino a un papa très fasciste, très viril, très macho.
Le petit Michilino a une maman très jolie, très catholique, très empressée auprès du curé du village et très pressée voire compressée par lui.
Le petit Michilino a une cousine très délurée, Marietta, qui adore chauffer son "petit oiseau" quand elle dort en levrette avec lui.
Le petit Michilino a un petit mousqueton de parade à la baïonnette émoussée, mais il en a aussi un autre, dangereusement pointu, caché dans son casier d'école, destiné à pourfendre les ennemis du Duce et ceux du Christ, ces vilains communistes qui se rient de toutes les valeurs de papa et de maman.
Le petit Michilino a un petit uniforme fasciste à sa taille, mais un pantalon taillé comme celui des hommes.
En effet, le petit Michilino est amplement doté par la nature , ce qui lui vaut les attentions gourmandes de sa cousine, on l'a vu, mais aussi celles des veuves en manque, celles des instituteurs fascistes admirateurs de viriles empoignades spartiates, celles des pédophiles de cinéma, et j'en passe.
C'est que son "petit oiseau" , déjà si étonnamment disproportionné au repos, atteint une envergure aquiléenne quand il est chatouillé par la voix virile du Duce!
Tous aux abris!
Tandis que la guerre en Abyssinie et la prise de Makalé suscitent fêtes et commémorations -Marietta y a perdu son amoureux, une aubaine pour le "petit oiseau" de Michilino qui va trouver où se nicher pour la consoler! -, le petit Michilino lui aussi fait sa guerre, contre les communistes, les parjures, les adultères, les fornicateurs de tout poil!
Ça va saigner!
Le petit monstre priapique va faire bien des dégâts..
Avec la bénédiction de la Sainte Eglise et du Duce, ses saints patrons!
On est beaucoup plus mort de rire que de peur!
La satire est virulente et joyeusement iconoclaste.
Comme le satyre, son petit héros ...
Un Camilleri très rabelaisien, très politique et très politiquement incorrect !
Bégueules s'abstenir!
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Dandine
  02 mars 2020
Horreur et damnation!
Dans quel cabinet d'horreurs ce rustre de Camilleri m'a entraine!
Dans quel bain de turpitudes m'a-t-il plonge!
A-t-il voulu accabler mes nuits de cauchemars?
Qu'ai-je fait pour meriter un tel traitement?
C'est comme cela qu'il entend recompenser un lecteur fidele?
Je m'explique: Camilleri se sert dans ce roman d'un gosse de 6 ans, celui qui est normalement considere symbole d'innocence, pour deverser des quantites considerables de sang et de sexe. Et ce n'est pas un polar! Quelle abomination!
Mai qu'est-ce qui m'est arrive? Comment, au lieu d'un rictus vomitif, ma bouche a arbore force sourires en coin? Ah! Ca c'est le secret Camilleri. La touche Camilleri. Il reussit a ourdir d'une longue liste de monstruosites, d'obscenites, une farce espiegle. Une farce au dessein tres serieux, comme toujours dans les farces classiques. Camilleri se sert d'un grotesque exagere (jusque dans l'horrible) pour ridiculiser et pourfendre de vieux fantomes, comme le fascisme mussolinien, et d'autres toujours actuels, comme les manipulateurs de tout poil attisant un fanatisme qui deshumanise tout adversaire, comme les hypocrites aux preches a l'antithese de leurs actions (Camilleri a un faible pour les cures qui trompent leur legitime Jesus avec la femme d'autrui...), comme ceux qui suivent le plus grand nombre simplement parce que c'est le plus grand nombre. Et c'est un cri d'alarme: l'innocence peut devenir un des chemins qui menent a la barbarie.
Et en une phrase: La prise de Makale est une farce "henaurme", atroce, jouissive au plus haut point. A ne pas rater. (Cela fait deux phrases? A cause d'un point? Soit.)
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moravia
  16 septembre 2016
Sur fond de campagne d'Abyssinie, Andrea Camilleri propose au lecteur une farce qui se joue sur le sol italien. Nous suivons Michellino, un enfant de six ans, s'enthousiasmer pour le fascisme et la religion.
D'ailleurs maman est des plus dévotes et papa est un cadre dans le parti.
Encouragé par son père il deviendra "Fils de Louve" dans un mouvement paramilitaire où il pourra montrer toute sa détermination.
Mais le monde des adultes n'est pas exactement le modèle parfait qu'on lui laissait entrevoir.
Sa mère succombe sur son divan aux charmes d'un prêtre en invoquant Dieu ou la sainte Vierge au plus fort de sa pâmoison.
Sa cousine, dont le fiancé est mort au combat, a tôt fait de sécher ses larmes et de lui montrer les attraits de la levrette, qu'elle va mettre la nuit suivante en pratique avec le père du gamin.
Alors qu'il joue sous la table dans le salon, une veuve qui semble inconsolable, en conversation avec ses parents, ouvre ses cuisses largement pour l'inciter à une exploration manuelle.
Dans cette ambiance d'accommodements, de mensonges et d'hypocrisie Michelino, qui invoque le Christ à tout instant, deviendra lui-même un meurtrier sans aucun repentir.
Lecture divertissante dans laquelle le lecteur observe avec plaisir Andrea Camilleri railler les institutions religieuses et militaires, sans oublier ses concitoyens et leurs faiblesses.
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Herve-Lionel
  27 octobre 2021
N°1600 - Octobre 2021
La prise de MakaléAndrea Camilleri
Traduit de l'italien par Marilène Raiola.
Camilleri (1925-2019) n'est pas seulement le Simenon sicilien comme on s'est plu à le nommer. Il est aussi, comme l'était également l'auteur de Maigret, un remarquable conteur et romancier traditionnel. Il s'intéresse ici au petit Michilino, six ans, très intelligent et doué d'un sexe d'homme adulte qui fait des envieux et des envieuses, qui vit à Vigatà, une bourgade imaginaire de Sicile, en 1935, c'est à dire sous de fascisme. A cette époque l'Italie était en guerre en Abyssinie, ce conflit armé étant l'instrument idéal d'un régime totalitaire. Sa famille, très favorable au pouvoir en place, lui inculque des valeurs catholiques, dans le respect du Duce et de sa politique. C'est un véritable lavage de cerveau à base de fanatisme et de culpabilité judéo-chrétienne, destiné à annihiler tout sens critique chez cet enfant, l'incitant à tuer à la baïonnette, notamment le fils d'un communiste. Cette période correspond pour le petit Michilino à la découverte du monde des adultes, plein de paradoxes, de violence, d'adultères, de vices, de tabous et d'hypocrisies, qui va connaître le viol, le mensonge, la manipulation, la propagande politique et militaire de la part de sa propre famille, des Institutions civiles et religieuses alors qu'il leur fait une confiance aveugle.(Le curé Burruano et du professeur Goergerino sont des personnages révélateurs face à l'innocence et à la crédulité de l'enfant qui peu à peu disparaît au rythme des péchés mortels ou véniels qu'il croit commettre, et la façon très personnelle qu'il a de les conjurer, tant la religion a d'emprise sur lui). le régime politique dont ses parents sont partie prenante est évidemment coupable comme l'est le système éducatif mais aussi l'Église (le Duce est l'homme de la Providence) qui, dans la très catholique Italie s'allie, comme elle l'a toujours fait, à l'autorité, au pouvoir pour conforter son action et sa place dans la société et ce malgré des contradictions qui n'échappent pas à ce petit garçon. C'est d'autant plus inacceptable qu'elle est censée incarner une tutelle morale au nom d'un Évangile dont elle se recommande mais dont elle n'applique pas les préceptes. Cette caractéristique ressort également aujourd'hui et donne à penser que, malgré de grandes figures morales et charitables, incontestables et parfois anonymes qui l'ont honorée, elle reste une un pouvoir social et spirituel de référence mais qui a failli à sa tâche. Différentes expériences sexuelles et l'attitude compromettante des adultes entament un peu son innocence et sa dévotion autant à Mussolini qu'à Jésus mais Michilino reste un parfait petit fasciste, raciste, sanguinaire, intolérant, naïvement respectueux des préceptes religieux. Elles le font entrer de plain-pied dans ce monde inconnu qu'il ne comprend pas bien. Cela se manifeste lors de la célébration de la prise symbolique de la ville abyssine de Makalé où pour lui tout bascule. Non seulement cette mise en scène est ridiculement grotesque mais Michilino s'avère définitivement conquis par le système : il devient lui-même en même temps rebelle et un instrument de la violence, persuadé qu'il agit conformément aux idéaux fascistes et religieux qui lui ont été inculqués. Il finit par prendre conscience du jeu malsain des adultes entre eux (spécialement celui que jouent ensemble sa propre mère et le curé, son père avec sa filleule) et de celui qu'il faut tenir pour s'insérer dans une société. Il apprend à se forger une bonne conscience pour se justifier, autrement dit, il grandit. Il est juste de dire que nous avons plus ou moins tous fait ce cheminement.
C'est un roman triste et dur qui parle d'une période difficile pour ce petit garçon qui prend conscience tout seul des réalités qui régissent la société dans laquelle il sera amené à vivre, autant que du discours moralisateur du catéchisme et du gouffre qui sépare le message que lui dispensent les adultes et leur conduite. Il constate que font défaut tous ceux en qui il devrait avoir confiance, ses parents, les enseignants et les hommes d'Église, au profit d'une idéologie politique et religieuse destructrice.
L'épilogue symbolique est à la mesure de l'univers que les événements ont tissé autour du petit garçon, obsédé à la fois par les messages religieux et fanatiques qui ont gouverné sa jeune vie.
C'est sans doute le livre de Camilleri le plus boudé par la critique, non seulement parce qu'il dénonce l'attitude des adultes, l'enseignement politique et religieux qui bouleversent la naïveté d'un jeune enfant mais aussi parce qu'il correspond à une période que le pays désire effacer de sa mémoire.

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mireille.lefustec
  02 septembre 2019
Paru en 2003, traduit en 2006.
En 1935, à Vigata, un garçonnet de six ans supérieurement intelligent mais naïf, et anormalement "membré"est le protagoniste central du roman.
Michilino grandit dans l'amour démesuré qu'il voue à Jésus, la vénération qu'il porte à Mussolini et la haine des communistes. Ceci dû aux enseignements inculqués.
Il n'a pas d'autre modèle et, de ce fait, aucun sens critique.
C'est la base, le pilier pour Camilleri de dénoncer l'endoctrinement qui conduit au fanatisme puis au terrorisme.
L'Italie est fasciste, le Duce est, avec la complicité de l'Eglise, proclamé "l'Homme de la Providence".
Un royaume ne suffit pas, il faut un empire. D'où l'invasion de la Libye puis de l'Abyssinie.
Le journal de propagande Popolo d'Italia présente les Abyssins comme des sauvages terribles et on leur livre une guerre sans merci.
Advint la sanglante prise de Makalé suivie de la jubilation de l'Italie.
Pour célébrer cette victoire, un simulacre de bataille est organisé avec les enfants :. les Balilla et les petites italiennes. Une mascarade acclamée par l'assistance.
L'enfance de Michilino a été sabotée, profanée, dépravée. Jusqu'au fanatisme qui confond le ciel et la terre, la foi politique et la foi religieuse et arme sa main.
C'est un roman paradoxal qui exagère volontairement dans l'excès et la démesure. "Une parabole grotesque qui déforme les faits, le tragique et la normalité anormale de la violence."
Cette lecture fait, par hasard, suite à celle de "Tous, sauf moi" de Francesca Melandri. Je l'ai totalement appréciée.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
moraviamoravia   04 juillet 2016
" Mariè, ça me fait trop mal ! Je t'en supplie, aide-moi !"
Marietta poussa un profond soupir.
" Le Seigneur m'est témoin, dit-elle.
- De quoi ?
- Que j'ai tout fait pour éviter ça.
- Quoi donc ?
- ça suffit, avec tes question. Monte sur moi, comme l'autre fois."
Michilino monta d'un bond, d'abord sur le lit, puis sur le corps bouillant de sa cousine. Marietta allongea la main, saisit brusquement le petit oiseau et l'enfonça en elle, doucement, tout doucement, en faisant : "han ! han !", chaque fois qu'il entrait d'un centimètre. Michilino sentit son petit oiseau glisser dans Marietta, qui était toute mouillée, puis il eut l'impression que la chose, la chagatte quoi ! l'aspirait, telle une bouche qui l'engloutissait.
"Sainte Vierge !" s'exclama Marietta à mi-voix, quand le petit oiseau du petiot entra entièrement en elle. Puis elle resta immobile comme un cadavre.
"Et maintenant, je fais quoi ? demanda Michilino.
- Hein ? " fit Marietta, comme si elle revenait d'un endroit lointain, où l'avaient conduite ses pensées. Elle souriait, pareille à une chatte repue.
"Je fais quoi, maintenant ?"
- Écoute-moi bien. Maintenant tu va reculer un peu, mais attention à ne pas faire sortir la tête du petit oiseau, puis tu l'enfonces de toutes tes forces. Tu vas en avant et en arrière six ou sept fois. Tu peux être sûr qu'après, ça te passera.
- Un
- Han !
- Deux
- Han, han !
- Trois.
- Han, han, han !
- Quatre.
- Han, han, han, han !
- Cinq
- Han, han, han, han, han !
- Six.
- Han, han, han, han, han, han !
- Sept hhhhhhaaaannnnn !"
On aurait dit que Marietta était devenue folle. Elle saisit Michilino par les cheveux, les lui tira avec ses deux mains et commença à frapper la tête contre l'oreiller, à droite et à gauche, tandis qu'elle s'appuyait uniquement sur la nuque et sur les talons. Puis elle se détendit.
"Huit, fit Michilino.
- Han !
- Neuf.
- Han, Han !
- Dix.
- Han, Han, Han !
- Onze, douze, treize, quatorze, quinze, seize, dix-sept, dix-huit, dix-neuf, vingt, vingt et un, vingt-deux, vingt-trois, vingt-quatre, vingt-cinq, vingt-six...
- Ah, mon Dieu ! Ah, mon Dieu ! Ah, mon Dieeeeeuuuuu !
- Ne prononce pas le nom de Dieu en vain.
- Pourquoi tu t'arrêtes ? Pardon, je ne le prononcerai plus, pardon, ne t'arrête pas, continue, continue...
- ...vingt-huit, vingt-neuf...

- ...et cent
- Grrr...Han...je suis morte... encore...Ah, je suis morte !
- ... cent vingt, cent vingt et un.
- Oui, comme ça, comme ça, comme ça...

- Cent soixante-deux, cent soixante-trois.
- Ah, mon doux amour ! Ah, chair de ma chair ! Ah, mon coeur ! Allez, encore, encore, mon amour...

[..........] Quand Marietta le réveilla, le jour commençait à se lever.
" Allez, debout, tonton Giugiu' risque de rentrer d'un moment à l'autre."
Michilino, tout content, s'aperçut qu'il ne bandait plus. Marietta se releva péniblement. Elle marchait les jambes écartées.
" J'ai mal, je suis toute gonflée."
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moraviamoravia   05 juillet 2016
Marietta se leva en pouffant de rire, comme le font les femmes quand elles sont nerveuses. Elle alluma la radio, souleva le couvercle et posa sur le plateau deux ou trois disques où étaient enregistrés les discours du Duce.
Dès qu'il entendit la voix de Mussolini, Michilino dit :
" lève un peu le son.
- Mais c'est déjà fort !
- Plus haut ! N'aie pas peur, personne ne nous entend."
Tandis que la voix de Mussolini retentissait dans la pièce, Michilino se dressa sur ses pieds. Marietta aperçut d'abord une petite bosse se former sous la braguette du petiot, puis la proéminence s'étira et devint une sorte de serpent qui tendait le tissu et menaçait de faire sauter les boutons de son pantalon. Comme ensorcelée, Marietta s'approcha de Michilino, s'assit sur ses talons devant lui, et commença à le déboutonner doucement.
" ...Les forces démo-plouto-judaïques qui voudraient empêcher notre peuple de conquérir la place qui...", disait Mussolini.
Elle n'avait pas encore déboutonné le dernier bouton que le serpent jaillit de son nid, Marietta dut reculer pour ne pas être frappée en plein visage.
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moraviamoravia   04 juillet 2016
Comme tous les ans, pépé Filippo consacra une pièce entière à l'installation de la crèche. C'était un vrai spectacle : il y avait des fleuves qui couraient, des cascades, des fontaines, des montagnes, des petites maisons, des ânes, des chèvres, des moutons et une infinité de santons qui s'affairaient du matin au soir. Chaque année, son grand-père plaçait dans la crèche de nouvelles figurines. Cette fois-ci, à côté de la grotte, il y avait cinq Abyssins qui faisaient les pitres. Dans le ciel étaient suspendus deux trimoteurs Caproni et, au milieu de la grande étoile brillait le visage de Benito Mussolini.
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michfredmichfred   18 août 2019
- Dis, papa, est-ce que les communistes sont pires que les Abyssins?
-Pire, parce que les Abyssins, au moins, ce sont des sauvages, ce sont des Noirs, alors que les communistes sont des gens qui ont l'air d'être comme nous mais qui, en fait, sont différents. Ils ne croient pas en Dieu, ni à la Vierge Marie, ni à Jésus, ils ne croient pas à la Patrie, ils insultent le Roi et Mussolini, et ils veulent nous voir tous morts, nous les fascistes, pendus aux réverbères.
- Ils sont même pour l'amour libre, lança Maman en soupirant.
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moraviamoravia   30 juin 2016
Michilino avait commencé à comprendre que, dans la vie, il n'était pas nécessaire de dire des bobards pour cacher la vérité, il suffisait de trouver les mots justes, qui permettaient d'arranger les faits et de les présenter comme ça vous convenait le mieux.
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Vidéo de Andrea Camilleri
Certains personnages ont la vie dure, traversant les années comme si auteurs et lecteurs ne pouvaient pas les quitter. Harry bosch, le fameux détective de L.A., est de ceux-là, créé en 1992 par Michael Connelly. Deux ans plus tard, Andrea Camilleri donnait naissance à son fameux commissaire sicilien Montalbano. Que deviennent-ils ? Leurs nouvelles aventures, qui viennent de paraître, valent-elles encore le coup ? Quant à Don Winslow, l'auteur de la fameuse trilogie La griffe du chien, il publie un recueil de six novellas dont deux remettent en scène les héros de ses plus anciens romans. Alors ? On a lu, on vous dit tout.
Incendie nocturne de Michael Connelly, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Robert Pépin, éd. Calmann-Lévy. Le manège des erreurs d'Andrea Camilleri, traduit de l'italien (Sicile) par Serge Quadruppani, éd. Fleuve noir. Le prix de la vengeance de Don Winslow, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Isabelle Maillet, éd. Harper Collins. Vous avez aimé cette vidéo ? Abonnez-vous à notre chaîne YouTube : https://www.youtube.com/channel/¤££¤36Abonnez-vous20¤££¤4fHZHvJdM38HA?sub_confirmation=1
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Andrea Camilleri est né en Sicile en 1925. Il s'est mis au polar sur le tard, avec un très grand succès. C'était en :

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