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ISBN : 2266236695
Éditeur : Pocket (11/09/2014)

Note moyenne : 3.99/5 (sur 64 notes)
Résumé :
Une histoire complexe, provoquée par la découverte d’un cadavre coupé en morceaux dans une zone d’où on tire de l’argile. Le commissaire Salvo Montalbano, qui connait ses classiques, fait le rapprochement avec l’Evangile selon saint Matthieu qui décrit le suicide de Judas, après qu’il eut rendu les trente deniers à ses commanditaires. Ceux-ci décident alors de consacrer cette somme, qui est le prix du sang de Jésus, à l’achat du champ du potier, un terrain où on pou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Cath36
  10 août 2012
C'est un Camilleri en grande forme, qui nous revient là, avec ce nouvel épisode du commissaire Montalbano luttant contre la mafia, et peut-être pire que la mafia, contre certains de ses acolytes. Meurtre, enquête, amour et séduction, amitiés et orages sur la Sicile, terrains glissants (dans tous les sens du terme), coups de dents sur la politique et l'hypocrisie ambiante, états d'âme d'un commissaire qui doute des autres et surtout de lui-même, le tout assaisonné de ce langage bien particulier, entre dialecte et argot sicilien qui fait le bonheur des lecteurs de Camilleri. A part le fait que le champ du potier fait allusion à la trahison de Judas (suivez mon regard, mais je ne vous en dirai pas plus) l'intrigue n'a en soi rien d'extraordinaire, mais on s'amuse bien tout en dévorant ce livre qui se lit très vite. Bref une excellente lecture de vacances, et, pour ceux qui ne connaissent pas encore le commissaire Montalbano, un dépaysement total.
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Bigmammy
  18 janvier 2012
Pause sicilienne en plein cours de lecture d'un pavé de 600 pages … avec le dernier livre traduit en français d'Andrea Camilleri : le Champ du potier. Une histoire complexe, provoquée par la découverte d'un cadavre coupé en morceaux dans une zone d'où on tire de l'argile. le commissaire Salvo Montalbano, qui connait ses classiques, fait le rapprochement avec l'Evangile selon saint Matthieu qui décrit le suicide de Judas, après qu'il eut rendu les trente deniers à ses commanditaires. Ceux-ci décident alors de consacrer cette somme, qui est le prix du sang de Jésus, à l'achat du champ du potier, un terrain où on pourra enterrer la nuit les Gentils qui viendraient à mourir à Jérusalem… L'homme démembré en trente morceaux est donc un traître, et tout indique un meurtre à l'ancienne, des représailles de la Mafia.
En fait, la trame de l'enquête est secondaire. L'important est la psychologie des acteurs. Salvo vieillit. de temps en temps, il ressent un monstrueux coup de fatigue. Et surtout, il s'inquiète du comportement de son collaborateur Mimi Augello, devenu depuis deux mois renfermé, agressif, incompréhensible. Que se passe-t-il dans la tête de cet homme à femmes marié et père depuis peu ? Livia, toujours aussi soupçonneuse vis-à-vis de Salvo, et qui est très liée à Beba, l'épouse de Mimi, reproche à Salvo de l'envoyer trop fréquemment t en planque de nuit …Et aussi, une déstabilisante mise en abîme des romans de Camilleri par Camilleri lui-même. En effet, l'idée de la signification symbolique de la mise en scène macabre vient à Montalbano de la lecture d'un roman de Camilleri, la Disparition de Judas.
Comme souvent, au centre de l'intrigue, une femme, belle et désirable, aussi ardente qu'intelligente. Dolorès est colombienne. Avec des liens familiaux avec le vieux Balducci Sinagra, le capo de l'une des deux familles mafieuses actives à Vigatà (et naturellement ennemies). Montalbano va dénouer les fils de cette affaire de façon délicate, en sauvegardant une fois encore les liens affectifs qu'il entretient avec les membres de son équipe à laquelle il est terriblement attaché. Mais décidément, dans cet épisode, et sans doute comme l'auteur, il ressent un sacré coup de vieux !
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Charybde2
  18 mars 2013
16ème Montalbano, qui reprend des forces dans une enquête simple mais piégeuse.
Publiée en 2007 (en 2008 en français), la seizième enquête du rebelle commissaire sicilien Salvo Montalbano maintient prudemment la bouillante Livia à distance, et confirme encore et toujours à quel point la belle Ingrid est la plus précieuse des auxiliaires officieuses, mais voit néanmoins le possible "relâchement" de Salvo, qui craint encore que la vieillesse, qui pointe son nez, ne nuise à sa maîtrise professionnelle et à son intuition, porter un possible préjudice à l'efficacité de son équipe, dans laquelle le fidèle Fazio ne peut compenser seul la présence des buissons épineux dans lesquels Mimi Augello a tout de même le chic pour aller se jeter gaillardement...
L'enquête est un peu plus convenue que la "moyenne Montalbano", mais le commissaire reprend des forces et de la saveur depuis son (relatif) passage à vide des "Ailes du sphinx", pour notre plus grand plaisir.
Renouant ainsi avec Camilleri, après avoir dévoré les 15 premiers au printemps dernier, pour savourer les deux derniers disponibles en français, celui-ci et le n°17, "L'âge du doute".
"-Parce que cela démontrerait...
- Démontrerait quoi ?! Quoi donc, M. le Questeur ?
Index tremblant tendu vers Bonetti-Alderighi, visage offensé, voix de demi-châtré : début de la scène principale.
- Ah ! Et vous, M. le Questeur, vous avez cru à une accusation si peu étayée ! Ah ! Je me sens vraiment humilié et offensé ! Vous êtes en train de m'accuser d'une faute, non, il s'agit plutôt d'un crime pour un homme de loi comme moi, d'un crime qui mériterait un châtiment sévère ! Comme si j'étais un idiot ou un joueur ! Mais quel possédé, ce journaliste !
Fin de la scène principale. Il se félicita lui-même. Il avait aréussi à faire des phrases en n'utilisant que des titres de romans de Dostoïevski. le questeur allait-il s'en apercevoir ?"
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croix59
  19 août 2019
Lire un Montalbano c'est comme une bouffée d'oxygéne : l'intrigue est marginale car on retrouve des amis et une langue si particulière.
Cela fait deux/trois romans que Montalbano se pose des questions concernant son âge. D'ailleurs le questeur l'interroge carrément : et Montalbano vous avez quel âge? Je suis né en 50 répond il...Entre la vision qui se dégrade (mais hors de question d'avoir des lunettes), les petits jeunes (Mimi?) qui poussent à la retraite, Montalbano se pose des questions mais en profite quand même pour résoudre l'énigme de ce cadavre coupé en 30 morceaux. Par moment c'est hilarant...
bref cela fait du bien.
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Melcleon
  31 juillet 2015
C'est toujours un grand plaisir pour moi de lire un Camilleri, ou plus exactement un Montalbano puisque Andrea Camilleri a écrit bien d'autres livres ; j'en ai d'ailleurs deux dans ma "PAL", un ancien de 1995 et un récent de 2011. le plaisir est dû, bien sûr, à l'effet "série" : on se réjouit de retrouver le commissaire Montalbano, ses subordonnés et d'autres personnages plus ou moins sympathiques qu'on a déjà rencontrés, dans leur cadre sicilien qui nous est devenu familier. Comme est devenue familière la langue qu'utilise Camilleri dans ces romans policiers, en tout cas dans la traduction de Quadruppani qui, je suppose, reflète bien sa truculence. Un autre mérite des "Montalbano", qu'il partage certes avec bon nombre de polars, c'est son immersion dans le monde actuel, confronté à de multiples crises dont certaines sont à la fois inédites et cruciales. Bref, cette fois, et ce n'est pas la première, la tête d'affiche semble être la Mafia. Mais est-ce bien le cas ? La société évolue mais les mobiles des assassins, comme les passions humaines, sont remarquablement constants, ce qui d'une certaine manière facilite le travail des policiers. Cela dit, les policiers n'en sont pas moins hommes, ou femmes, exposés eux aussi à des passions parfois préjudiciables à leur travail. A contrario, il arrive que le hasard les seconde bien : il prend la forme, dans cette histoire, d'un livre que feuillette Montalbano à un moment où il patauge complètement, prenant conscience qu'il approche à grands pas de la retraite, ce qui pourrait expliquer la dégradation de ses capacités déductives. L'auteur de ce livre, c'est... Andrea Camilleri : jolie pirouette qui ressemble à une souriante mise en abyme bien dans le style du maître.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
lehibooklehibook   05 août 2019
La vieille Mafia était maîtresse en sémiologie, à savoir la science des signes qui servent à communiquer.
Tué avec une boule épineuse de figuier de Barbarie jetée sur le corps ?
Nous l’avons fait parce qu’il nous a piqué trop d’épines, trop de déplaisirs.
Tué avec une pierre dans la bouche ?
Nous l’avons fait parce qu’il parlait trop.
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Cath36Cath36   10 août 2012
Il changea de chaîne. Un cardinal parlait du caractère sacré de la famille. Pour l'écouter, il y avait au premier rang quelques hommes politiques dont deux divorcés, un qui vivait avec une mineure après avoir abandonné sa femme et ses trois enfants, un quatrième qui entretenait une famille officielle et deux familles officieuses, un cinquième qui ne s'était jamais marié passque tout le monde savait qu'il n'aimait pas les femmes. Tous acquiesçaient gravement aux paroles du cardinal.
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Cath36Cath36   10 août 2012
Montalbano l'écoutait, sous le charme. Elle avait une voix de chambre à coucher, impossible de la définir autrement. Il suffisait qu'elle dise bonjour et on pinsait immédiatement à des couvertures entortillées, des oreillers tombés à terre, des draps trempés de sueur odorant la cannelle... Ils se levèrent. Le commissaire alla ouvrir la porte. Et vit que la moitié du commissariat était dans la salle d'attente et que tout le monde prenait un air indifférent.
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Cath36Cath36   10 août 2012
Le mari d'Ingrid était connu pour être un bon à rien. Il était donc logique qu'il se soit consacré à la politique.
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Cath36Cath36   10 août 2012
Dolorès était capable d'aréduire un homme à l'état de timbre collé à son corps.
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