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ISBN : 2266142682
Éditeur : Pocket (01/03/2002)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 110 notes)
Résumé :
Un retraité poignardé dans un ascenseur, un pêcheur tunisien mitraillé au large de Vigàta, une flamboyante prostituée, un colonel nain, une vieille institutrice en chaise roulante... et un enfant abandonné. C'est en ronchonnant, comme à son habitude, que le commissaire Montalbano va tenter de trouver le lien qui relie tous ces personnages, d'autant que, pour la première fois, il doit se frotter aux Services secrets, incarnation d'une Italie occulte et malfaisante. M... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
belette2911
  04 mars 2019
Un voleur de goûter ?? Qui a osé voler les chocos BN ou ceux du Petit Écolier ???
Heureusement que le commissaire Montalbano veille et qu'il va déployer ses policiers dévoués pour mettre la main sur le voleur de goûter !
Oui, dit ainsi, ça parait risible, un voleur de goûter, arrêté par des policiers, on devrait en rire si la situation n'était pas aussi grave.
C'est ce que j'ai aimé dans cette enquête de Montalbano : le côté risible de la chose qui cache en fait la partie immergée de l'iceberg et cette émotion qui en ressort par tout les pores de la peau, même si notre commissaire amateur de bonne cuisine ne le remarquera pas tout de suite.
Pour ma deuxième incursion en Sicile, sur les terres de Chouchou, je dois dire que j'ai été gâtée par l'auteur qui m'a mis en scène une enquête qui n'est pas simple, doublée d'une autre qui n'a, à priori, aucun rapport avec la première, mais qui, par un subtil jeu du scénario, va se retrouver greffée avec le mort dans l'ascenseur qu'on a retrouvé planté d'un couteau.
Oui, après le planté du bâton, on a aussi le planté du couteau… Et on apprendra qu'il peut y avoir un rapport entre un sexa-génaire mort dans l'ascenseur de son immeuble, un couteau planté dans son corps et la mort en mer d'un marin tunisien, embarqué sur un bateau sicilien et abattu par une vedette de l'armée tunisienne.
Salvo Montalbano, c'est une institution à lui tout seul, cynique, un peu fou, utilisateurs de traits d'esprits, un véritable estomac sur pattes, un commissaire qui se plait tellement bien là où il est dans la ville portuaire de Vigatà qu'il serait prêt à tout pour y rester.
L'auteur profite aussi de son personnage pour nous présenter un portrait au vitriol de la Sicile et de l'Italie, en général, que cela concerne la politique, les policiers, l'administration, l'armée, la corruption, les immigrés, le racisme bête et crasse…
Sans vouloir laver plus blanc que blanc, l'auteur nous brosse juste le portrait de la société telle qu'elle est, sans vouloir la réformer ou donner des leçons, mais ça marche et l'immersion dans le milieu est complète, car, en plus de nous décrire la vie telle qu'elle est en Sicile, la traduction joue aussi beaucoup et le fait d'avoir des mots siciliens ou italiens dans le texte ajoute du piment dans le récit.
L'enquête, sans être trépidante, est prenante, on prend plaisir à suivre notre commissaire dans son enquête, ne manquant jamais de s'arrêter pour manger ou pour bougonner sur certains de ses adjoints, soit parce qu'ils sont trop cons, soit parce que ce sont des jolis coeur et que sa copine l'apprécie un peu trop.
Mélangeant habillement les enquêtes et la découverte de la vie en Sicile, l'auteur développe aussi ses différents personnages, nous faisant entrer dans leur vie privée, à tel point qu'on en arriverait presque à se ficher de l'enquête tant la vie de Montalbano est riche en événements.
Un roman policier épicurien, qu'on déguste comme un goûter lorsqu'on est affamé. Je ne sais pas quand j'aurai le temps de revenir à mon commissaire sicilien, mais je sais que lorsque je lirai le suivant, ce sera avec le sourire d'une qui sait qu'elle va passer un bon moment en compagnie de vieux amis tout autour d'une table chargée de mets qui mettent l'eau à la bouche.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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clude_stas
  29 août 2014
Retour à Vigatà, petit port sicilien, à la fin des années 90. Les Italiens paient encore leur loyer en centaines de milliers de lires. Et Montalbano, le commissaire de la ville, est confronté à deux événements : le meurtre d'un sexagénaire dans l'ascenseur de son immeuble ; la mort par fusillade en mer d'un marin tunisien sur un bateau italien. Se focalisant sur le meurtre, il découvre l'existence d'une maîtresse, Karina, femme d'origine tunisienne. Puis celle de son fils, François, qu'il accueille chez lui. Livia, l'amie de Montalbano, s'attache très vite à l'enfant. Soudain, il comprend que les deux affaires sont liées… et tout de s'emballer très vite !
Ce qui fait l'attrait des enquêtes de Montalbano est la critique sociale de l'Italie contemporaine. Au fil des pages, sont égratignés le parti nationaliste de la Ligue du Nord, Pippo Baudo et la RAI, la politique d'immigration et Lampedusa, les fonctionnaires et la corruption passive de certains d'entre eux, la raison d'état, etc. Ces romans ne sont pas politiques : ils ne font que le triste constat de l'état actuel de la patrie de l'humanisme. Un pays où la vie d'un enfant est l'enjeu de magouilles terroristes et politiciennes.
Au milieu de la toile d'araignée, se trouve donc Salvo Montalbano, 44 ans, plus ou moins en bonne forme. Un homme au grand coeur, avec un sens de la droiture assez particulier, présentant une intelligence pratique soutenue par un sens de la logique assez aigu. Mais, en amour, il fait souvent preuve de mauvais foi ; il est jaloux ; il peut faire preuve d'arrogance, au point d'en devenir négligent. Et surtout, jamais, au grand jamais, quelles que soient les circonstances, il ne néglige son estomac. Tout cela, fortement souligné par la verve de son langage haut en couleurs, en fait un homme méditerranéen plutôt attachant, à la base même du succès de la série. Même si d'autres personnages de second plan (et récurrents) sont tout aussi mémorables, comme l'inénarrable Cattarela, le séduisant Mimi Augello ou le méticuleux Fazio, Salvo Montalbano est le véritable moteur de toutes ces enquêtes.
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Charybde2
  18 mars 2013
Troisième enquête de Montalbano, avec important approfondissement du "décor" de la ville de Vigata.
La troisième enquête du commissaire Salvo Montalbano, publiée en 1996, est surtout l'occasion pour Andrea Camilleri de préciser un bon nombre d'éléments-clé de l'environnement de son héros atypique. On voit ainsi se développer la relation filiale / fraternelle avec son supérieur le questeur, son refus acharné de toute promotion qui risquerait de l'éloigner de sa ville de Vigata adorée, sa rivalité mi-amusée mi-agacée avec son adjoint Mimi Augello, ses démêlés réguliers avec ses collègues trop bavards ou trop ouverts aux petites ou grandes corruptions, sa quasi-addiction à la bonne chère, en tous lieux et en toutes circonstances, sa relation compliquée avec sa "fiancée" génoise,...
Du coup, l'enquête compliquée menée dans ce roman en devient (presque) secondaire, même si elle est l'occasion de passer en revue certains problèmes d'immigration et de prostitution, et surtout d'aborder l'ambiguïté des relations entre les services spéciaux italiens et leurs homologues tunisiens...
"Dans son sommeil, à l'évidence, une partie de sa coucourde avait continué à besogner sur l'affaire Lapecora, au point que vers quatre heures du matin, il s'était levé et avait commencé à farfouiller fébrilement dans ses livres. Tout d'un coup, il se souvint que celui qu'il cherchait lui avait été emprunté par Augello parce qu'il avait vu à la télévision le film qui en avait été tiré. Il l'avait depuis six mois et il ne s'était pas encore décidé à le rendre. Il s'énerva.
- Allô, Mimi ? Montalbano, je suis.
- Oh mon Dieu, qu'est-ce qui fut ? Qu'est-ce qui se passa ?
- Tu l'as encore le roman de le Carré qui s'appelle "L'appel du mort" ? Je suis sûr de te l'avoir prêté.
- Mais bordel ?! Il est quatre heures du matin.
- Eh bê ? Je veux que tu me le rendes.
- Salvo, écoute quelqu'un qui t'aime comme un frère, pourquoi tu te fais pas hospitaliser ?
- Je le veux tout de suite.
- Mais je dormais ! Calme-toi, demain matin je te l'apporte au bureau. Maintenant, je devrais me mettre le caleçon, commencer à le chercher, me rhabiller...
- Je m'en fous complètement. Tu le cherches, tu le trouves, tu te prends la voiture, en caleçon si tu veux et tu me l'apportes."
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mireille.lefustec
  24 janvier 2013
Il ladro di merendine
Dans les années 1950 à Vigata, une ville sicilienne inventée par le Sicilien Camilleri, le commissaire Montalbano,policier tenace et fin gourmet, cherche s'il existe des liens entre deux homicides: celui de Lapecora,trouvé poignardé dans l'ascenseur de son immeuble et celui d'un tunisien tué par balles ,de nuit,sur un bateau de pêche.
Bien sûr, il réussira à composer le puzzle qui se présente à lui et à éclaircir la situation.
Le titre correspond à une partie de l'histoire: un gamin agresse d'autres enfants pour obtenir leurs goûters. Pourquoi est-il affamé à ce point?
Les ingrédients de l'intrigue sont là: prostitution, chantage,terrorisme, société couverture pour trafics illicites...
La traduction du dialecte sicilien n'est pas facile à rendre,mais Quadruppani s'y applique.. Certaines formules sont amusantes. Catarella, au standard,"besogne" à faire des mots croisés et à s'exprimer. "C'est adifficile" ; "elle a été obligée d'aller au pital"
J'ai été absorbée par la lecture que j'ai poursuivie jusqu'à une heure avancée. J'étais bien.
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Bigmammy
  20 septembre 2011
Je poursuis mes investigations dans l'oeuvre d'Andrea Camilleri. le troisième opus dans la liste, toujours aussi bien traduit – je devrais dire " rendu " - par Serge Quadrupanni assisté de Maruzza Loria.
L'enquête que doit mener Salvo Montalbano est à première vue classique : un Monsieur bien élevé et bien vêtu, qui s'apprête à sortir un matin de chez lui, est retrouvé assassiné d'un coup de couteau dans son ascenseur. C'était un retraité, mais qui continuait trois jours par semaine, précisément les jours impairs, à se rendre aux bureaux de son entreprise liquidée, pour passer le temps. En réalité, il y passait du bon temps. Avec Karima, une jeune femme de ménage tunisienne pleine de ressources…habituée à faire des « extras » à de vieux messieurs.
Dans le même temps, on retrouve le cadavre d'un Tunisien fauché en pleine mer par une vedette de patrouille tunisienne. L'équipage du bateau revenu s'amarrer à Vigàta n'a absolument pas compris pourquoi les tunisiens ont fait feu sur cet homme, en pleine nuit…En fait, on apprendra bientôt que les deux affaires sont liées, que le mort n'était ni un marin cherchant du travail, ni un journaliste enquêtant sur la vie de ses concitoyens en Sicile, que Karima a un petit garçon nommé François et vit avec sa mère la vieille Aisha, et qu'elle va disparaître elle aussi. Trafic d'armes, de drogue, terrorisme …..peu importe, à dire vrai.
Le plus important dans cette histoire, c'est ce que nous apprenons sur la jeunesse de Montalbano, sa vie d'avant, le fait qu'il a perdu sa maman très jeune, que son père l'a élevé avec amour mais sans pouvoir communiquer avec son fils ou si mal, son incommensurable immaturité, qui n'entrave cependant nullement sa clairvoyance. Nous faisons mieux connaissance avec Livia, sa douce amie qui habite Gênes, et qui va s'occuper un certain temps du petit François, le voleur de goûter.
Une histoire pleine d'émotion, de tendresse, de vulnérabilité, avec de savoureux personnages qui traversent le roman comme le « Chevalier » Liborio Pintacuda, professeur de philosophie en retraite, qui partage sans un mot avec Salvo les exquis repas du cuisinier Tanino, pendant quelques jours à la trattoria de Mazàra, où il se retire pour réflèchir, lui aussi…
Et toujours, l'intrication des fils de ces ténébreuses affaires, les suppositions dénouées avec brio, les mensonges éhontés mais qui produisent les effets escomptés. Enfin, on respire : Montalbano a encore trouvé un subterfuge pour ne pas être promu et donc muté hors de Vigàta !

Lien : http://www.bigmammy.fr
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
missjohndeedmissjohndeed   29 juillet 2011
L'enfant qui vint lui ouvrir, dans l'appartement voisin, avait au maximum quatre ans et louchait louchement.

- Qui es-tu étranger ? demanda-t-il
-Je suis un policier, dit Montalbano en souriant et en se forçant à entrer dans le jeu.
-Tu me prendras pas vivant, annonçant le gamin et il tira sur lui un coup de son pistolet à eau, le cueillant en plein front.

L'échauffourrée qui suivit fut brève et tandis que le mouflet désarmé commençait à pleurer, Montalbano, avec la froideur d'un tueur à gages, lui tirait en plein visage, le trempant comme une soupe.
-Que se passe-t-il ? Qui est là ?

La maman du petit ange, Mme Gulotta n'avait rien à voir avec la petite mère de la porte à cpoté. Comme première mesure, la dame flanqua une solide torgnole à son fils puis prit le pistolet que le commissaire avait laissé tmber à terre et le balança par la fenêtre.
-Voilà, comme ça, on a fini de s'emmerder avec ça !

Avec des hurlements déchirants, l'enfant s'enfuit dans une autre pièce.
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mireille.lefustecmireille.lefustec   24 janvier 2013
Alors seulement,le professeur,du tranchant de la fourchette,coupa en deux une boulette et s'en porta une moitié en bouche. Montalbano n'avait pas encore exécuté le geste. Pintacuda mastiqua lentement,ferma à demi les yeux,émit une espèce de gémissement.
_Si on se la mange à l'article de la mort,on est même content d'aller en enfer,dit-il doucement.
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YakariYakari   04 mars 2013
(...) Alors j'ai compris ce que vous, dottore, vous attendiez de moi, et je l'ai fait.
-Et qu'est-ce que je voulais de toi?
-Que je fasse du scarmazzo, du bordel, du bruit. (...) Ce n'était pas ça que vous vouliez?
Montalbano se sentit gagné par l'émotion. Ça, c'était l'amitié sicilienne, la vraie, qui se base sur le non-dit, sur l'intuition : à un ami, on a pas besoin de demander, c'est l'autre qui, de manière autonome, comprend et agit en conséquence.
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belette2911belette2911   27 février 2019
En toute sincérité, Fazio aurait voulu répondre qu’à son avis, le commissaire était fou de naissance, mais il ne dit rien et fixa la fenêtre.
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belette2911belette2911   27 février 2019
— Vous avez des enfants, docteur ?
— Un. Calogerino, quatre ans.
— Je vous souhaite de ne jamais avoir besoin de votre fils.
— Pourquoi ? demanda, interloqué, le Dr Antonino Lapecora.
— Parce que si bon sang ne saurait mentir, vous seriez foutu.
— Mais je ne vous permets pas…
— Si vous ne disparaissez pas dans les dix secondes, je vous fais arrêter sous un prétexte quelconque.

Le médecin s’enfuit si précipitamment qu’il en fit tomber la chaise sur laquelle il était assis.

Aurelio Lapecora avait désespérément demandé de l’aide à son fils et celui-ci, entre son père et lui, avait mis l’océan.
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