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Serge Quadruppani (Traducteur)
ISBN : 9782266206914
Éditeur : Pocket (13/01/2011)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 74 notes)
Résumé :
Montalbano fait grise mine. Depuis son incartade avec une très jeune demoiselle, ses relations avec Livia, son éternelle fiancée génoise, battent de l'aile. Sans compter que son récent infarctus l'inquiète. Mais pas le temps de s'apitoyer sur son sort, car le corps d'une femme vient d'être découvert dans une décharge. Et rien n'est fait pour faciliter l'identification. Elle est nue, aucun vêtement ni papier n'ont été retrouvés à proximité. Seul un petit tatouage sur... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
diablotin0
  02 novembre 2016
Nous sommes prévenus, la traduction d'Andréa Camilleri est particulière. le traducteur a pris le parti de respecter au mieux l'état d'esprit de l'auteur au détriment parfois de "ce qu'il est convenu d'appeler parler "le bon français""
C'est un choix heureux car le style en fait son charme.
L'intrigue n'est pas très palpitante mais les personnages hauts en couleur font de ce livre un moment agréable et nous révèle une fois de plus les travers de la société religieuse.
Commenter  J’apprécie          210
mireille.lefustec
  25 décembre 2017
Parution chez Sellerio en 2006.
On retrouve les ingrédients habituels des enquêtes de commissaire et sa fidèle équipe du commissariat de Vigata en Sicile.
C'est davantage l'ambiance, le caractère de chacun des membres que j'aime retrouver plutôt que l'enquête en soi qui est classique et assez banale. Et toujours prétexte à dénoncer le pouvoir politique, la puissance de la mafia...;
Ici, Montalbano est en plein marasme sentimental : Livia, son éternelle fiancée, est fâchée.
Et voici qu'un de ces jours difficile, rempli de mélancolie et de doutes, il est appelé chez lui et doit se rendre de toute urgence jusqu'à une ancienne décharge où a été trouvée le cadavre d'une jeune fille. Entièrement nu et sans papier.
Avec toutefois une marque distinctive : un tatouage. Ce qui pourra aider.
L'enquête conduira notre commissaire jusqu'au sommet de la hiérarchie religieuse, chez un évêque à la tête d'une association catholique "La Bonne Volonté", qui sauve de la prostitution des jeunes filles immigrées et les place comme domestiques.
Bien sûr, ce n'est pas net, "Laquelle Bonne Volonté se prisentait comme un terrain dangereux, carrément un champ de mines".
Parallèlement, comme d'autres fois, il y a une autre affaire : celle d'un enlèvement d'un riche commerçant de bois.
N.B. Ce roman fait suite à "Un été ardent" pour sa relation saccagée avec Livia.
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Commenter  J’apprécie          80
maevedefrance
  26 avril 2014
Le traducteur cherche à retranscrire le parler dialectal sicilien et les régionalismes. J'avoue qu'au début cela m'a pas mal gênée dans ma lecture. Mais finalement, on s'habitue très bien aux "arepondit", "pinser", "s'arappela". de plus, en Sicile, les voyelles de l'italien sont beaucoup moins articulées que dans l'italien normatif. Donc, en fin de compte, malgré l'effet de bizarrerie du début, j'ai fini par trouver l'ensemble adroit et ingénieux (pas évident de traduire des particularités dans une autre langue !).
Et, il faut le dire, l'humour du polar a fini par l'emporter sur tout le reste. Même sur l'intrigue, qui, elle, reste banale : le cadavre d'une jeune femme est retrouvée dans une décharge, avec un sphinx tatoué sur l'épaule. de fil en aiguille, le commissaire Montalbano remonte la piste, qui le mène vers des filles d'Europe de l'Est recueillies par une oeuvre caritative catholique. Bon, la fin n'est pas vraiment une surprise, je dirais même qu'on la devine presque.
Mais on lit surtout ce polar pour l'ambiance Italie du Sud (et sicilienne en particulier !). Notre commissaire est une sorte de nounours mais un zeste macho, un rien brouillon dans sa tête (d'ailleurs, deux Montalbano, le numéro 1 et le numéro 2 s'affrontent régulièrement dans son esprit !), champion dans l'art de la procrastination. Ca ne le sert pas souvent, surtout avec Livia, sa compagne qui vit à Rome (ben oui, pourquoi faire simple!) et avec qui il se dispute à tout bout de champ.
Il observe également d'un oeil très critique l'Italie contemporaine où, selon lui, tout part à vaux-l'eau !
Ce n'est pas le premier volume des aventures du commissaire mais j'ai passé un bon moment de détente et je compte bien y revenir et peut-être même tester les autres romans d'Andrea Camilleri.
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Sharon
  10 février 2011
Si vous n'avez jamais lu une enquête de Salvo Montalbano, alors ne lisez pas ce livre : le personnage évolue réellement au fil de ses enquêtes, et, comme le dit son amie Ingrid, qu'il connaît depuis dix ans, lui, Livia et ses enquêteurs ont un passé qu'il est nécessaire de connaître pour comprendre comment ils en sont arrivés là.
Un constat : Salvo a 56 ans et depuis sa précédente enquête, il met en doute sa capacité de jugement. Paradoxe : c'est parce qu'il se remet en cause et se juge avec lucidité qu'il prouve, si besoin en était, qu'il garde ses qualités d'enquêteurs intactes. Rien ne va plus dans sa vie personnelle : Livia et lui sont au bord de la rupture, et l'enquête est ponctuée par leurs tentatives de se parler, de se voir, bref, de tout tenter pour ne pas tout gâcher. Cette partie de l'intrigue tient une part importante dans le récit, pourtant je ne l'ai pas ressenti comme une gène, tant elle n'est pas la pour meubler une intrigue défaillante, mais pour caractériser davantage ce commissaire si humain.
Il a deux enquêtes sur les bras, et des hommes pas toujours disponibles (Mimi Augello découvre de plus en plus les joies de la paternité) : une jeune inconnue est retrouvée assassinée, et un homme sans histoire a été kidnappé. Pour cette affaire d'enlèvement, que je ne souhaite pas trop dévoilée, je dirai que le commissaire va utiliser des moyens pas très catholiques pour confondre les coupables, et s'appuyer sur le pouvoir de la presse. Quant au meurtre, il n'est qu'une des ramifications d'une affaire bien plus complexe. Ce tatouage en forme de papillon que porte la jeune femme est devenu la seule trace de son identité, non plus un choix esthétique, comme tant d'autres jeunes filles le font, mais un véritable marquage, qui rappelle des souvenirs sinistres.
Dans une Sicile où ce n'est plus seulement la Mafia dont il faut se défier, mais aussi de l'Etat (les policiers n'ont même plus de quoi mettre de l'essence dans leurs voitures) et d'un certain chef du gouvernement qui n'est jamais nommé, mais dont on devine aisément de qui il s'agit, chaque fois qu'une de ses extravagances est racontée. N'oublions pas l'Eglise, dont l'influence et les pouvoirs sont immenses et vous comprendrez que Montalbano craignit à juste titre de ne pouvoir mener à bien cette enquête quand il a découvert qui était mêlé à ce meurtre. Il lui faudra beaucoup de finesse, un sens aigu de l'observation et de sacrés talents de comédien pour découvrir le coupable. Il lui faudra encore plus de courage pour passer la main, et choisir de privilégier (enfin) Livia.... jusqu'à la prochaine enquête.
Lien : http://le.blog.de.sharon.ove..
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Jangelis
  14 avril 2017
Lire une aventure du Commissaire Montalbano est toujours (pour moi du moins) l'assurance de passer un bon moment. Celle-ci ne déroge pas.
C'est policier certes, un vrai policier même, avec rebondissements, enquête, et toute la gamme des personnages indispensables, policiers du haut en bas de l'échelle, juge impatient, témoins, personnes qui ont toutes quelque chose à cacher.
Mais ce qui prime tout de même ici, c'est Montalbano lui-même. Au point de tenter tout le long de bâcler son enquête, pour essayer de rattraper son couple, et même de rater la conclusion de l'affaire pour ça !! On suit aussi les démêlés familiaux de son personnel !!
Un grand coup de chapeau au traducteur, qui fait des miracles avec un texte qui doit être un vrai casse-tête à traduire. D'autant plus que ses particularités (du texte, pas du traducteur !) sont un des grands plaisirs de cette lecture.
Bref, Montalbano, j'aime et j'en redemande !! (Mais j'ai lu aussi d'autres Camilleri, qui même sans le Commissaire m'ont bien fait rire).
Lien : http://livresjeunessejangeli..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
lehibooklehibook   05 août 2019
Depuis que la télévision étaient rentrée dans les maisons ,tout le monde s’était habitué à manger du pain et des cadavres.
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diablotin0diablotin0   30 octobre 2016
L'amour entre Livia et lui avait ressemblé comme deux gouttes d'eau au vol du sphinx.
Au début, et pendant bien des années, droit, sûr, ciblé, déterminé, il avait survolé l'océan tout entier. Puis à un certain moment ce superbe vol, en ligne droite s'était poursuivi en lignes brisées.
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mireille.lefustecmireille.lefustec   25 décembre 2017
Dans le parking, le commissaire s'atrouva à côté d'une Ferrari. A qui appartenait-elle? Certainement à un crétin, quoi que put être le nom du propriétaire écrit sur la carte grise.
Parce qu'y pouvait y avoir qu'un crétin pour se promener au pays dans une voiture pareille. et il y avait aussi une deuxième catégorie d'imbéciles,parents très proches des crétins à Ferrari, celle des gens qui, pour aller faire leur marché, se prenaient leur tout-terrain à quatre roues motrices, avec quatorze phares grands et petits, boussole et essuie-glace spéciaux anti- tempête de sable. et les derniers débiles arrivés, ceux à SUV p. 53
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SharonSharon   10 février 2011
Il jura. Les commissariats n'avaient pas d'essence, les tribunaux n'avaient pas de papier, les pitaux n'avaient pas de thermomètres, et, en attendant, au gouvernement moribond, ils pensaient au pont sur le détroit de Messine.
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caryatidecaryatide   16 août 2014
Depuis que la télévision était rentrée dans les maisons, tout le monde s'était habitué à manger du pain avec des cadavres. De midi à une heure et de sept à huit et demie le soir, c'est à dire pendant qu'on était à table, il n'y avait pas de chaîne qui ne transmît d'images de corps déchiquetés,écrasés, brûlés, en guenilles, martyrisés, d'hommes, de femmes, de vieux, de minots tués avec imagination et génie quelque part dans le monde;
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