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ISBN : 2265096970
Éditeur : Fleuve Editions (15/11/2012)

Note moyenne : 3.53/5 (sur 15 notes)
Résumé :
A la fin du XIXe siècle, un magistrat venu de Turin pour réorganiser le tribunal de Montelusa en Sicile affronte la mafia avec une candeur dévastatrice. Dans les années 70, prise dans les complots des services secrets et des fascistes pour déstabiliser I'Italie, la Gamine, jeune juge d'instruction, trouve des alliés inattendus chez les hors-la-loi. A notre époque, un procureur affronte l'affairisme politicien dans un duel cauchemardesque.
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Cath36
  05 août 2013
Trois grands auteurs italiens nous racontent chacun une histoire où un juge,pris dans des corruptions en tous genres (mafia, affairisme véreux et j'en passe) luttent tels des Don Quichotte dans un pays où la corruption semble le mode de vie habituel et normal et où le cynisme des prédateurs n'a même pas la pudeur de faire vraiment semblant de se cacher, tel le loup déguisé en agneau (costard-cravatte) qui dévore ce qui lui tombe sous la patte tout en en s'essuyant délicatement la bouche.
Camilleri joue sur la fausse naïveté du juge, qui ne veut pas entendre parler de mafia, Lucarelli dénonce les collusions entre services secrets et fascisme et de Cataldo dénonce avec un humour mordant l'habileté machiavélique avec laquelle un maire se joue de l'honneur et de la droiture du juge, ancien "ami" d'enfance.
On rit mais on rit jaune et on finit par se dire que la soi-disante liberté démocratique n'est que le pretexte pour les plus pourris à s'en mettre plein les poches sous les yeux des idéalistes attardés. Rien de nouveau sous le soleil, donc , mais une nouvelle démonstration percutante des méfaits d'un libéralisme sauvage et des magouilles politiciennes.
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Baluzo
  27 octobre 2013
3 histoires sur un meme theme mais si différentes dans le temps et la forme ....ma préférence va pour la premiere ,un petit bijou de simplicité par A.Camilieri ; il faudra toute la malice du juge pour faire front à l'opposition siliencieuse en place. la deuxieme histoire parle plutot de courage . celui que la jeune juge devra montrer pour survivre ....la troisieme illustre la ténacité que cette profession doit montrer dans le temps pour juste , un jour, relever la tete et pouvoir dire; je l'ai fait.
lecture facile et fort plaisante.
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gabylis
  25 juillet 2016
Trois histoires bien menées, très différentes l'une de l'autre, à l'humour quelque peu acide. La première et la troisième m'ont fait penser aux confrontations entre Peponne et Don Camillo. Mon coup de coeur va à la deuxième "La gamine" au rythme prenant et aux rebondissements variés.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
andreas50andreas50   15 juillet 2018
La légèreté avec laquelle l'Occident se livre, pieds et poings liés, à la criminalité, me fait penser qu'entre mafia et démocratie existe un lien indissoluble.Grâce au flux capitalistes que le crime organisé reverse jour après jour dans les secteurs stratégiques de l'économie, nos démocraties peuvent excellemment survivre aux crises récurrentes. L'accumulation du capital mafieux, à l'origine illicite, a besoin de trouver sa justification dans un système complexe, législatif et processuel. Il s'agit, d'un côté, de continuer à faire croire aux gens que les dynamiques sociales sont gouvernées par la politique et par la loi ; de l'autre, d'assurer, sur deux, au maximum trois générations, l'intégration complète des mafias. Les mafieux sont, aujourd'hui, les nouveaux capitaines d'aventure : ils garantissent le maintien du système et s'emploient à le faire passer vers l'aube des lendemains. Leurs enfants et leurs petits-enfants constitueront une nouvelle élite destinée à hériter de l'Occident.
Theleonious K. Lecinsky
Democracy and Conspiracy
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Cath36Cath36   04 août 2013
Ottavio Mandati s'était lancé tête baissée dans l'enquête. Il avait mis en examen Pierfiliberto et la totalité du conseil municipal. Le procès était mort-né. Les actes étaient formellement réguliers. Les hommes de paille, deux ivrognes octogénaires, avaient exhibé des reçus de billets de loterie gagnants grâce auxquels ils avaient ,soudain, et avec sagesse, décidé d'investir dans le secteur de la santé. Ses demandes d'arrestation avaient été déboutées l'une après l'autre. Telenovere avait mis de l'huile sur le feu : le procureur Mandati défendait "l'hôpital aus cent morts" parce que, dans la région, seul l'établissement donnait du travail aux médecins avorteurs, le magistrat étant ennemi de la vie et paladin de la décadence morale du pays. L'évêque, les soeurs (auxquelles était confiée la gestion des quatre cliniques) et deux sous-secrétaires étant intervenus. Ottavio était passé devant le Conseil supérieur de la magistrature. Pierfiliberto avait commenté de manière lapidaire la décision de ne pas le sanctionner par une phrase historique rapportée par le fidèle Tafano Tafani : "Les loups se mangent entre eux."
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rkhettaouirkhettaoui   17 septembre 2015
En d’autres termes, sans les écoutes, il n’y avait pas de justice. C’est pourquoi les avocats les détestaient tant, les écoutes. C’est pourquoi Ottavio était si attentif à les faire comme il fallait : dans le respect des règles, sans laisser de prise à la défense. La clé de tout était dans les motivations. Il fallait expliquer pourquoi il était nécessaire que Machin soit écouté et aussi pourquoi on utilisait cet appareil d’enregistrement et pas cet autre. Subtilités, bien sûr. Mais qui faisaient la différence
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Cath36Cath36   04 août 2013
-Alors, voilà le jeu, les enfants. Nous vivons tous dans une démocratie. Savez-vous ce qu'est une démocratie ? Vos parents vous l'ont expliqué ? Quelqu'un veut répondre ? Ecoutons Ottavio.
-La démocratie est notre forme de gouvernement. ça signifie que nous sommes tous égaux et que nous avons le devoir de voter aux élections.
-On y est presque. Bravo. Quelqu'un d'autre ? Pierfiliberto !
-La démocratie signifie que tout le monde veut manger et que personne n'a envie de travailler.
-Interessant. Tu t'es bricolé ça tout seul, Pierfiliberto ?
-C'est mon père qui dit ça. Il dit qu'on allait mieux quand ça allait plus mal.
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rkhettaouirkhettaoui   17 septembre 2015
J’ai appris, non, plutôt, j’ai compris tout de suite, dès l’âge de raison, que les hommes se divisent en deux catégories. Les couillons et les super. Les couillons sont la masse : elle est facile à contrôler, la masse. Il suffit de lui donner ce qu’elle demande.
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