AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet
EAN : 9782823803204
231 pages
12-21 (07/02/2013)
3.89/5   124 notes
Résumé :
Le commissaire Montalbano s'offre un blues carabiné. Ses anciens camarades de Soixante-huit ont pour la plupart retourné leur veste, comme ce Carlo Militello qui vient d'être nommé directeur de la seconde banque de Sicile, et tant d'autres dont les idéaux n'ont pas survécu à la quête du pouvoir et de l'argent. Pour arranger le tout, Montalbano est une fois de plus en délicatesse avec sa hiérarchie et c'est presque par hasard qu'on lui confie l'enquête sur l'assassin... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
3,89

sur 124 notes
5
2 avis
4
8 avis
3
3 avis
2
0 avis
1
0 avis

belette2911
  04 août 2022
Lire une enquête de Montalbano, c'est avoir l'assurance que l'on va passer un bon moment de lecture, de détente, d'amusement, de bonnes bouffes…
Les enquêtes de Montalbano, pour moi, ce sont des romans policiers doudous, de ceux qui mettent le moral en hausse, qui rendent heureux.
Montalbano, il enquête à la Maigret, en prenant son temps, en s'arrêtant pour se restaurer, refusant de bouffer de la merde. Il se promène, réfléchit, grommelle, vocifère sur ses hommes, ourdi des plans pas catholiques pour éviter que Mimi Augelo, son adjoint, reste à sa place.
Deux affaires tombent dans les bras de Montalbano : un jeune assassiné devant chez lui et la disparition d'un couple de personnes âgées, après une excursion à Tindari. Pour nous, l'assassinat semble le plus important, et pourtant, notre commissaire épicurien va plus bosser sur la disparition de cet étrange couple qui ne parlait à personne.
Cela parait banal comme affaire, cette disparition, on se dit que Montalbano a sans doute raison de la traiter par en-dessous de la jambe, sans vraiment y aller à fond. Mais comme souvent, il n'en est rien et sous ces affaires qui semblent banales, se cachent toujours des faits de société, bien plus importants que l'on aurait pu le penser.
Le truc en plus ? La traduction de Serge Quadruppani est bien exécutée, elle donne de la couleur aux mots, aux phrases, nous immergeant totalement dans le petit village de Vigata, nous donnant l'impression que nous sommes avec Montalbano et ses hommes, "pirsonnelement en personne" (les initiés comprendront).
De l'humour, des crimes, des enquêtes, des mystères, de la bonne bouffe, des tracasseries, des réflexions pleines de philosophie, c'est ça, l'univers de Montalbano.
Le seul bémol dans l'histoire, c'est qu'il est impossible d'aller manger à la trattoria San Calogero de Vigata puisque le patelin n'existe pas ! À quand, en Sicile, un label "Montalbano" afin de désigner les petits restaurants comme il les apprécie ?

Lien : https://thecanniballecteur.w..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          176
Herve-Lionel
  01 octobre 2021
N°1589 - Septembre 2021
L'excursion à TindariAndrea Camilleri – Fleuve noir
Traduit de l'italien par Serge Quadruppani et Maruzza Loria.
Montalbano a l'appétit coupé et ce n'est pas facile de lui faire passer l'envie de manger. Son adjoint, Mimi va se marier, ce qui est déjà une nouvelle étonnante mais surtout il va demander sa mutation dans un autre commissariat, sûrement sur le continent. C'en sera fini de cette belle équipe, Augello, Fazio et Catarella, qu'il a si patiemment constituée et à laquelle il est très attaché. Mais Mimi n'a pas dit son dernier mot et l'amour vous joue des tours pendables quelquefois! Apparemment cela plaît à sa hiérarchie qui verrait ce démantèlement d'un bon oeil, ce qui n'enchante pas le commissaire tant il est en délicatesse avec elle. de plus tous ces anciens copains de 68 n'ont pas résisté à l'attrait de l'argent, de la réussite et il ne digère pas cet abandon des « idéaux révolutionnaires » de leur part. Ajouter à cela une Livia, son éternelle fiancée génoise, absente et parfois désagréable au téléphone, notre commissaire n'est pas dans ses meilleurs jours et ce n'est pas la lecture des romans policiers de Vasquez Montalbàn, l'auteur catalan qu'il affectionne, ni la rencontre de Beatrice, une belle jeune femme qui est aussi témoin et que Mimi trouve à son goût, qui vont apporter un remède à cette mauvaise passe. Il se console quand même avec les intuitions que lui inspirent un vieil olivier tordu !
A côté de cela, il se retrouve en charge de deux enquêtes qui ne le passionnent guère, la disparition d'un couple de retraités un peu bizarres, partis en excursion dans la ville de pèlerinage de Tindari, et qu'on retrouvera trucidés et l'assassinat d'un petit Don Juan de sous-préfecture qui habitait le même immeuble, deux affaires qui sont peut-être liées ? Ces laborieuses investigations autour de photos, de vidéos, d'un livret de caisse d'épargne, d'un curé, d'un médecin cupide, dans l'ombre de l'incontournable mafia, s'effectuent sous  le regard d'un questeur de plus en plus tatillon et soupçonneux. Montalbano et son équipe mettront à jour un trafic délictueux d'organes qui confortera la solidité et la pérennité de cette équipe et peut-être aussi l'avenir amoureux de notre commissaire. Pour le moment il lui reste les plaisirs de la table.
D'une manière générale j'aime bien les romans de Camilleri, mais je dois avouer que celui-là m'a paru un peu moins attachant .
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
jcjc352
  16 juillet 2021
"je suis noir mais beau" Tindari est un lieu de pèlerinage et est appelé aussi Sanctuaire de la Vierge Noire car on peut y voir une statue de la "Vierge noire" du XII siècle
Montalbano, toujours en disgrâce, est confiné aux « petites choses » le questeur ayant décidé que lui Montalbano et les policiers de Vigata étaient des maffieux
Mais voilà , le concurrent pressenti pour les « grandes choses » est cloué au vécés par une bonne chiasse (pour parler comme qui vous savez) et son adjoint a reçu d'un pickpocket une balle dans la jambe( ah ils sont beaux les bellâtres haut placés!) et donc la patate chaude lui revient dans les mains : un meurtre et une double disparition de petits vieux partis en pèlerinage à Tindari
Adelina est invisible mais il y a bel et bien des maquereaux dans le frigo et elle a pensé à la pappanozza, purée de pomme de terre avec oignons arrosée d'huile d'olives et de vinaigre fort et saupoudré de poivre noir a manger sous la véranda
Livia est à Gênes au bout du téléphone et pas vraiment gracieuse mais lucide
Et Mimi entre deux eaux va peut-être quitter Vigata pour suivre sa belle Encore que Montalbano vicieux en diable lui en présente une belle de madone et qui de surcroit habite dans les parages de Vigata et vend des ustensiles de cuisine et...et…et...
Un Montalbano, cette fois-ci, plus sous le signe de la littérature que de la cuisine et du rouget de roche frits et de la pasta n'casciata
Donc des références à Montale poète italien, Pirandello et les géants de la montagne pour la rêverie sous un olivier sarrasin doublement centenaire , Manzoni incontournable , Choderlos de Laclos pour l'aspect érotique de l'enquête et Montalbán avec Pepe Carvalho (le modèle de Montalbano mais à la différence que Montalbano mange, voire se goinfre, gloutonne ou dévore avec délectation , et se laisse préparer les petits plats par Adelina alors que Carvalho les cuisine lui-même et le prix Pepe Carvalho attribué à Camilleri en 2014) pour la détente et l(hommage reconnaissant de Camilleri.
Une bonne enquête : un vieux parrain soi-disant contrit et larmoyant sur sa santé redoutable tueur qui n'a rien perdu de sa perversité et essaye d'entraîner Montalbano dans les embrouilles
le cadavre d'un jeunot adepte d'informatique cochonne deux petits vieux invisibles et pas gracieux du tout
Des truands sur le marché de l'érotisme et des organes humains de substitution
Enfin tout un tracassin pour Salvo mais avec sa bande de soudards, Catarella compris qui continue a arracher les portes du commissariat, il va faire merveille surtout dans les "petites choses"
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
JeanLibremont
  01 août 2019
Paru en 2000, ce polar de Camilleri me semble etre la dénonciation, sous forme romancée et tres pudique (amateurs de gore s'abstenir), du trafic d'organes commis par le crime organisé, au détriment en particulier des proies faciles que sont les réfugiés adultes ou meme enfants parqués dans les camps dont ils "s'échappent" régulierement pour disparaitre a jamais. Trafic, nous souffle le roman, organisé a l'échelle de la planete tant pour la récolte des organes que le recrutement des malades richissimes ou politiquement influents qui pourront par la suite faire l'objet de chantage pour avoir accepté un organe volé. On le sait depuis les enquetes menées par le procureur général suisse Dick Marty sur les trafics d'organes lors de la guerre du Kosovo, la combinaison entre la demande de la part de malades fortunés, les mafias liées entre elles de par le monde au moyen du "darknet" et bien-sur des chirurgiens ainsi que des politiciens locaux pas bégueules ne manque pas d'aboutir a ce genre de trafic suffisamment monstrueux pour que son existence fasse l'objet d'un consensus général de silence.
Littérairement, c'est un excellent polar comme tous ceux de Camilleri avec ce si sympathique et atypique commissaire Montalbano. A ce propos, J'ai lu dans une critique de journaliste spécialisé que Montalbano était un "anti-héros", opinion peut-etre suggéré par la pauvreté relative de la vie sexuelle du commissaire ou son coté résolument non-violent. Un anti-héros c'est un loser, un personnage familier avec l'échec dans certains aspects importants de sa vie, un individu frustré ou alors masochiste. Sans meme parler de son caractere pacifique, le fait que Montalbano ait une vie sexuelle le plus souvent en veilleuse n'est pas une situation d'échec car il a fait le choix d'etre fidele a une fiancée qui vit dans une autre ville et qu'il ne retrouve pas tous les jours. Donc, désolé pour les amateurs de personnages ratés que l'on qualifie volontiers d'anti-héros mais Montalbano se trouve relativement bien dans ses baskets et n'est donc pas plus "anti-héros" qu'un Maigret ou un Colombo.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          65
Baluzo
  14 mars 2019
Camillieiri nous livre un Montalbano au mieux de sa forme ! j'ai adoré en particluier le premier paragraphe et je vous révele pourquoi...la veille du jour où j'ai commencé le livre, j'ai entendu sur France Culture une citation de Jacques Chirac...." le matin je me réveille, j'ouvre la bouche,....Et j'entends des conneries".....lisez le premier chapitre de ce livre et le sens est le même ....magique , non? quelle capacité à prendre du recul sur soi! bon ,au dela de cela, bon livre encore une fois! plus que l'histoire , ce sont les personnages et leurs liens qui plaisent! A vous de jouer
Commenter  J’apprécie          100

Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
TubabasseTubabasse   08 juin 2021
Un coup de vent fit battre la persienne. Non, il ne la fermerait pas, même sur ordre du Père Éternel. Il y avait le tracassin Fazio :
« Dottore, excusez-moi, mais allez vraiment vous les chercher, les ennuis ! Non seulement vous habitez dans une villa isolée et en rez-de-chaussée, mais en plus vous laissez la fenêtre ouverte la nuit ! Comme ça, s’y a quelqu’un qui vous veut du mal, et ça manque pas, il est libre d’entrer chez vous comme il veut !
Il y avait l’autre tracassin qui s’appelait Livia :
- Non, Salvo, la fenêtre ouverte, la nuit, non !
- Mais toi, à Boccadasse, tu dors pas la fenêtre ouverte ?
- Qu’est-ce que ça a à voir ? J’habite au troisième étage, d’abord, et puis à Boccadasse, il n’y a pas les voleurs qu’il y a ici.
Et donc, quand une nuit, Livia, bouleversée, lui avait téléphoné en lui disant, que, pendant qu’elle était dehors, les voleurs avaient cambriolé chez elle, à Boccadasse, lui, après avoir adressé un tacite remerciement aux voleurs génois, il avait réussi à se montrer navré, mais pas autant qu’il aurait dû.
Le téléphone se mit à sonner.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
lehibooklehibook   04 août 2019
Un type de la commission anti-mafia qui arrivé à Fela après le dixième meurtre dans la même simaine , se tirait spectaculairement les cheveux en demandant d’une voix cassée :
-Où est l’Etat ?
Et , pendant ce temps ,les quelques carabiniers , les quatre policiers , les deux gardes des finances , les trois substituts qui, à Fela, représentaient l’état, en risquant leur peau chaque jour , le regardaient , abasourdis. Le député antimafia souffrait évidemment d’un trou de mémoire : il avait oublié que , au moins en partie, l’Etat , c’était lui.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Herve-LionelHerve-Lionel   29 septembre 2021
En fait de femmes, Mimi avait le palais facile et appartenait au courant de pensée masculin selon lequel toute femme négligée était une aventure manquée.
Commenter  J’apprécie          40
jcjc352jcjc352   11 juillet 2021
-Montalbano, je suis
- Comment tu dites?
Ce devait être une aborigène d'Australie. Un entretien entre elle et Catarella pouvait être mémorable
-Montalbano, Madame Ingrid est là?
-Elle fait mange-mange...
...Tu parles que moi j'écoute dit la voix aborigène de tout à l'heure
-Qui palle est celui qui a pallé avant. Talibano, je suis.
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaouirkhettaoui   18 juillet 2014
Il y avait aussi la copie d’un « certificat d’existence en vie », abîme sans fond d’imbécillité bureaucratique. Qu’aurait élaboré Gogol, avec ses âmes mortes, devant un certificat de ce genre ? Franz Kafka, s’il lui était tombé entre les mains, aurait pu en tirer un de ses récits les plus angoissants. Et maintenant, avec « l’autocertification », la déclaration sur l’honneur, comment allait-on procéder ? Quelle était la « procédure », pour utiliser un des termes qu’aimaient tant les bureaux ? On écrivait sur un papier une phrase du type « Je, soussigné, Montalbano Salvo déclare exister », on le signait et on le remettait à l’employé idoine.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00

Videos de Andrea Camilleri (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Andrea Camilleri
Certains personnages ont la vie dure, traversant les années comme si auteurs et lecteurs ne pouvaient pas les quitter. Harry bosch, le fameux détective de L.A., est de ceux-là, créé en 1992 par Michael Connelly. Deux ans plus tard, Andrea Camilleri donnait naissance à son fameux commissaire sicilien Montalbano. Que deviennent-ils ? Leurs nouvelles aventures, qui viennent de paraître, valent-elles encore le coup ? Quant à Don Winslow, l'auteur de la fameuse trilogie La griffe du chien, il publie un recueil de six novellas dont deux remettent en scène les héros de ses plus anciens romans. Alors ? On a lu, on vous dit tout.
Incendie nocturne de Michael Connelly, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Robert Pépin, éd. Calmann-Lévy. Le manège des erreurs d'Andrea Camilleri, traduit de l'italien (Sicile) par Serge Quadruppani, éd. Fleuve noir. Le prix de la vengeance de Don Winslow, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Isabelle Maillet, éd. Harper Collins. Vous avez aimé cette vidéo ? Abonnez-vous à notre chaîne YouTube : https://www.youtube.com/channel/¤££¤36Abonnez-vous20¤££¤4fHZHvJdM38HA?sub_confirmation=1
Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux ! Facebook : https://www.facebook.com/Telerama Instagram : https://www.instagram.com/telerama Twitter : https://twitter.com/Telerama
+ Lire la suite
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature italienne, roumaine et rhéto-romane>Romans, contes, nouvelles (653)
autres livres classés : Sicile (Italie)Voir plus
Notre sélection Polar et thriller Voir plus





Quiz Voir plus

la vie et les polars d'Andrea Camilleri

Andrea Camilleri est né en Sicile en 1925. Il s'est mis au polar sur le tard, avec un très grand succès. C'était en :

1985
1992
1994
1998

10 questions
56 lecteurs ont répondu
Thème : Andrea CamilleriCréer un quiz sur ce livre