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EAN : 9782823803204
231 pages
Éditeur : 12-21 (07/02/2013)
3.9/5   112 notes
Résumé :
Le commissaire Montalbano s'offre un blues carabiné. Ses anciens camarades de Soixante-huit ont pour la plupart retourné leur veste, comme ce Carlo Militello qui vient d'être nommé directeur de la seconde banque de Sicile, et tant d'autres dont les idéaux n'ont pas survécu à la quête du pouvoir et de l'argent. Pour arranger le tout, Montalbano est une fois de plus en délicatesse avec sa hiérarchie et c'est presque pa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
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jcjc352
  16 juillet 2021
"je suis noir mais beau" Tindari est un lieu de pèlerinage et est appelé aussi Sanctuaire de la Vierge Noire car on peut y voir une statue de la "Vierge noire" du XII siècle
Montalbano, toujours en disgrâce, est confiné aux « petites choses » le questeur ayant décidé que lui Montalbano et les policiers de Vigata étaient des maffieux
Mais voilà , le concurrent pressenti pour les « grandes choses » est cloué au vécés par une bonne chiasse (pour parler comme qui vous savez) et son adjoint a reçu d'un pickpocket une balle dans la jambe( ah ils sont beaux les bellâtres haut placés!) et donc la patate chaude lui revient dans les mains : un meurtre et une double disparition de petits vieux partis en pèlerinage à Tindari
Adelina est invisible mais il y a bel et bien des maquereaux dans le frigo et elle a pensé à la pappanozza, purée de pomme de terre avec oignons arrosée d'huile d'olives et de vinaigre fort et saupoudré de poivre noir a manger sous la véranda
Livia est à Gênes au bout du téléphone et pas vraiment gracieuse mais lucide
Et Mimi entre deux eaux va peut-être quitter Vigata pour suivre sa belle Encore que Montalbano vicieux en diable lui en présente une belle de madone et qui de surcroit habite dans les parages de Vigata et vend des ustensiles de cuisine et...et…et...
Un Montalbano, cette fois-ci, plus sous le signe de la littérature que de la cuisine et du rouget de roche frits et de la pasta n'casciata
Donc des références à Montale poète italien, Pirandello et les géants de la montagne pour la rêverie sous un olivier sarrasin doublement centenaire , Manzoni incontournable , Choderlos de Laclos pour l'aspect érotique de l'enquête et Montalbán avec Pepe Carvalho (le modèle de Montalbano mais à la différence que Montalbano mange, voire se goinfre, gloutonne ou dévore avec délectation , et se laisse préparer les petits plats par Adelina alors que Carvalho les cuisine lui-même et le prix Pepe Carvalho attribué à Camilleri en 2014) pour la détente et l(hommage reconnaissant de Camilleri.
Une bonne enquête : un vieux parrain soi-disant contrit et larmoyant sur sa santé redoutable tueur qui n'a rien perdu de sa perversité et essaye d'entraîner Montalbano dans les embrouilles
le cadavre d'un jeunot adepte d'informatique cochonne deux petits vieux invisibles et pas gracieux du tout
Des truands sur le marché de l'érotisme et des organes humains de substitution
Enfin tout un tracassin pour Salvo mais avec sa bande de soudards, Catarella compris qui continue a arracher les portes du commissariat, il va faire merveille surtout dans les "petites choses"
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JeanLibremont
  01 août 2019
Paru en 2000, ce polar de Camilleri me semble etre la dénonciation, sous forme romancée et tres pudique (amateurs de gore s'abstenir), du trafic d'organes commis par le crime organisé, au détriment en particulier des proies faciles que sont les réfugiés adultes ou meme enfants parqués dans les camps dont ils "s'échappent" régulierement pour disparaitre a jamais. Trafic, nous souffle le roman, organisé a l'échelle de la planete tant pour la récolte des organes que le recrutement des malades richissimes ou politiquement influents qui pourront par la suite faire l'objet de chantage pour avoir accepté un organe volé. On le sait depuis les enquetes menées par le procureur général suisse Dick Marty sur les trafics d'organes lors de la guerre du Kosovo, la combinaison entre la demande de la part de malades fortunés, les mafias liées entre elles de par le monde au moyen du "darknet" et bien-sur des chirurgiens ainsi que des politiciens locaux pas bégueules ne manque pas d'aboutir a ce genre de trafic suffisamment monstrueux pour que son existence fasse l'objet d'un consensus général de silence.
Littérairement, c'est un excellent polar comme tous ceux de Camilleri avec ce si sympathique et atypique commissaire Montalbano. A ce propos, J'ai lu dans une critique de journaliste spécialisé que Montalbano était un "anti-héros", opinion peut-etre suggéré par la pauvreté relative de la vie sexuelle du commissaire ou son coté résolument non-violent. Un anti-héros c'est un loser, un personnage familier avec l'échec dans certains aspects importants de sa vie, un individu frustré ou alors masochiste. Sans meme parler de son caractere pacifique, le fait que Montalbano ait une vie sexuelle le plus souvent en veilleuse n'est pas une situation d'échec car il a fait le choix d'etre fidele a une fiancée qui vit dans une autre ville et qu'il ne retrouve pas tous les jours. Donc, désolé pour les amateurs de personnages ratés que l'on qualifie volontiers d'anti-héros mais Montalbano se trouve relativement bien dans ses baskets et n'est donc pas plus "anti-héros" qu'un Maigret ou un Colombo.
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Baluzo
  14 mars 2019
Camillieiri nous livre un Montalbano au mieux de sa forme ! j'ai adoré en particluier le premier paragraphe et je vous révele pourquoi...la veille du jour où j'ai commencé le livre, j'ai entendu sur France Culture une citation de Jacques Chirac...." le matin je me réveille, j'ouvre la bouche,....Et j'entends des conneries".....lisez le premier chapitre de ce livre et le sens est le même ....magique , non? quelle capacité à prendre du recul sur soi! bon ,au dela de cela, bon livre encore une fois! plus que l'histoire , ce sont les personnages et leurs liens qui plaisent! A vous de jouer
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Tubabasse
  08 juin 2021
Un des meilleurs de la série.
Camilleri y déchaîne son humour du quotidien, avec les situations cocasses, les travers de ses subordonnés, qu'il connaît par coeur, Fazio et ses manies d'état-civil, Mimi le dragueur ou Catarella qui défonce la porte de son bureau toutes les deux heures, mais qu'il adore quand même, en bon sicilien qu'il est, et cette description de chaque personnage, qui, même quand elle est dressée en quinze mots, se voit d'une précision chirurgicale. Comme chez Vargas, on a un peu l'impression, nous, humbles lecteurs, d'être pinqués discrètement dans un coin du commissariat et de connaître tous ces intervenants comme nos proches voisins.
Mine de rien, et bien qu'on soit au milieu d'une fiction, tout le monde en prend un peu pour son grade, les maffieux, bien sûr, mais aussi les bigots, les usuriers, les présentateurs de télévision complètement vendus au système, l'administration carriériste , j'en passe, et des meilleures, et alors, les casse-pieds, là, peu montrent une telle application à les décrire (il y a même un dialogue avec un vieil homme tellement pénible, qu'on a envie d'abréger immédiatement les débats), bon, tout ça sous l'oeil à la fois bon enfant et à la fois désabusé de notre commissaire préféré, le tout entre deux engueulades avec sa Livia chérie (bien que génoise).
D'une intelligence lucide et obstinée, Salvo n'a quand même pas son pareil pour jouer au con. Avec les témoins, les vieux parrains ou encore le questeur, un poème à lui tout seul.
En fond, toujours, bien entendu, il y a les femmes. On les désirerait presque autant quand elles sont jolies qu'on serait dégoûté des laides, sans les connaître en rien, les pauvres, juste à la façon dont le prosateur nous les montre. Il arriverait en peu de temps à en dégoûter le meilleur.
Bref, c'est l'Italie, c'est Camilleri, qui nous a quitté en 2019, à un âge avancé, c'est vrai.
Mais ce n'est que sa chair qui est partie.
Son esprit restera à jamais.
Et quel esprit !
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Charybde2
  18 mars 2013
Sixième enquête de Montalbano, qui nous rend toujours plus attachant l'ombrageux commissaire sicilien.
Sixième enquête du commissaire Salvo Montalbano, publiée en 2000, celle-ci ne restera pas parmi mes préférées en tant qu'intrigue policière, mais constitue nettement une contribution essentielle à l'épaisseur du commissaire et de son environnement.
Prenant prétexte de l'assassinat d'un jeune mystérieux sur son palier, et de la disparition d'un couple de personnes âgées habitant le même immeuble, Andrea Camilleri nous précise encore avec bonheur les manières de travailler de Montalbano, sa relation forte et ambiguë avec son adjoint Mimi Augello, sa capacité à travailler "en confiance", que ce soit avec la belle Ingrid ou avec les fidèles de son équipe, sa détestation des luttes de pouvoir, mais aussi son incroyable goût pour la manipulation "nécessaire"... Autant de touches bienvenues pour nous rendre le complexe et ombrageux Sicilien toujours plus attachant.
"- Asseyez-vous, je vous en prie, dit le vieux en montrant le fauteuil qui avait été occupé par le père Crucilla.
Montalbano s'assit.
- Vous prenez quelque chose ? demanda don Balduccio en tendant une main vers le tableau de commande à trois boutons fixé sur le bras du divan.
- Non, merci.
Montalbano ne put se retenir de se demander à lui-même à quoi servaient les deux boutons restants. Si l'un faisait venir la femme de chambre, le deuxième, probablement, convoquait le tueur de service. Et le troisième ? Celui-là déclenchait peut-être une alarme générale capable de déclencher quelque chose de semblable à une Troisième Guerre mondiale."
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
TubabasseTubabasse   08 juin 2021
Un coup de vent fit battre la persienne. Non, il ne la fermerait pas, même sur ordre du Père Éternel. Il y avait le tracassin Fazio :
« Dottore, excusez-moi, mais allez vraiment vous les chercher, les ennuis ! Non seulement vous habitez dans une villa isolée et en rez-de-chaussée, mais en plus vous laissez la fenêtre ouverte la nuit ! Comme ça, s’y a quelqu’un qui vous veut du mal, et ça manque pas, il est libre d’entrer chez vous comme il veut !
Il y avait l’autre tracassin qui s’appelait Livia :
- Non, Salvo, la fenêtre ouverte, la nuit, non !
- Mais toi, à Boccadasse, tu dors pas la fenêtre ouverte ?
- Qu’est-ce que ça a à voir ? J’habite au troisième étage, d’abord, et puis à Boccadasse, il n’y a pas les voleurs qu’il y a ici.
Et donc, quand une nuit, Livia, bouleversée, lui avait téléphoné en lui disant, que, pendant qu’elle était dehors, les voleurs avaient cambriolé chez elle, à Boccadasse, lui, après avoir adressé un tacite remerciement aux voleurs génois, il avait réussi à se montrer navré, mais pas autant qu’il aurait dû.
Le téléphone se mit à sonner.
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lehibooklehibook   04 août 2019
Un type de la commission anti-mafia qui arrivé à Fela après le dixième meurtre dans la même simaine , se tirait spectaculairement les cheveux en demandant d’une voix cassée :
-Où est l’Etat ?
Et , pendant ce temps ,les quelques carabiniers , les quatre policiers , les deux gardes des finances , les trois substituts qui, à Fela, représentaient l’état, en risquant leur peau chaque jour , le regardaient , abasourdis. Le député antimafia souffrait évidemment d’un trou de mémoire : il avait oublié que , au moins en partie, l’Etat , c’était lui.
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jcjc352jcjc352   11 juillet 2021
-Montalbano, je suis
- Comment tu dites?
Ce devait être une aborigène d'Australie. Un entretien entre elle et Catarella pouvait être mémorable
-Montalbano, Madame Ingrid est là?
-Elle fait mange-mange...
...Tu parles que moi j'écoute dit la voix aborigène de tout à l'heure
-Qui palle est celui qui a pallé avant. Talibano, je suis.
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rkhettaouirkhettaoui   18 juillet 2014
Il y avait aussi la copie d’un « certificat d’existence en vie », abîme sans fond d’imbécillité bureaucratique. Qu’aurait élaboré Gogol, avec ses âmes mortes, devant un certificat de ce genre ? Franz Kafka, s’il lui était tombé entre les mains, aurait pu en tirer un de ses récits les plus angoissants. Et maintenant, avec « l’autocertification », la déclaration sur l’honneur, comment allait-on procéder ? Quelle était la « procédure », pour utiliser un des termes qu’aimaient tant les bureaux ? On écrivait sur un papier une phrase du type « Je, soussigné, Montalbano Salvo déclare exister », on le signait et on le remettait à l’employé idoine.
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jcjc352jcjc352   07 juillet 2021
Ernest o Gribaudo . Légendaire . Une fois en regardant le thorax d'un homme abattu d'une rafale de kalachnikov , il avait déclaré que l'homme était mort de douze coups de couteau assénés d'affilée
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Vidéo de Andrea Camilleri
Certains personnages ont la vie dure, traversant les années comme si auteurs et lecteurs ne pouvaient pas les quitter. Harry bosch, le fameux détective de L.A., est de ceux-là, créé en 1992 par Michael Connelly. Deux ans plus tard, Andrea Camilleri donnait naissance à son fameux commissaire sicilien Montalbano. Que deviennent-ils ? Leurs nouvelles aventures, qui viennent de paraître, valent-elles encore le coup ? Quant à Don Winslow, l'auteur de la fameuse trilogie La griffe du chien, il publie un recueil de six novellas dont deux remettent en scène les héros de ses plus anciens romans. Alors ? On a lu, on vous dit tout.
Incendie nocturne de Michael Connelly, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Robert Pépin, éd. Calmann-Lévy. Le manège des erreurs d'Andrea Camilleri, traduit de l'italien (Sicile) par Serge Quadruppani, éd. Fleuve noir. Le prix de la vengeance de Don Winslow, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Isabelle Maillet, éd. Harper Collins. Vous avez aimé cette vidéo ? Abonnez-vous à notre chaîne YouTube : https://www.youtube.com/channel/¤££¤36Abonnez-vous20¤££¤4fHZHvJdM38HA?sub_confirmation=1
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Andrea Camilleri est né en Sicile en 1925. Il s'est mis au polar sur le tard, avec un très grand succès. C'était en :

1985
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