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Critique de Colchik


Colchik
  25 février 2018
Comme toujours chez Camilleri, presque rien : un comptable véreux qui disparaît avec les économies d'une partie de la population de Vigata. L'enquête est quasiment enterrée et les victimes de l'escroquerie n'ont plus que leurs yeux pour pleurer.
Mais, pour le commissaire Montalbano, ce presque rien l'agace. Comme il le constate souvent, on voit la main de la mafia quand elle n'y est pas et on ne la voit pas quand elle tire les fils. Gargano l'escroc n'a sans doute pas été éliminé par la pieuvre ainsi que le pense la moitié de Vigata, pendant que l'autre moitié le croit en fuite vers de verdoyants paradis. Alors, Montalbano furète à droite et à gauche tout en se ménageant de solides étapes culinaires qui lui permettent de chasser le spleen : la cinquantaine est l'heure des bilans.
Cette histoire a la douceur acidulée et désenchantée des meilleurs Camilleri. Cet auteur a le don de faire vivre des personnages qui s'incarnent sous nos yeux, nous les voyons, nous les entendons comme nous respirons « l'odeur de la nuit » et goûtons presque la saveur de la cuisine sicilienne.
Au fil des histoires de Montalbano, j'arrive à me faire au parti pris du traducteur de restituer les différents registres de langage. J'y trouve même une certaine mélancolie plus qu'un effet comique.
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