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ISBN : 2266293036
Éditeur : Pocket (13/06/2019)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 24 notes)
Résumé :
Malgré sa longue expérience en terre sicilienne, le commissaire Montalbano doit reconnaître que jamais il n'a été confronté à pareille affaire: un homme tué deux fois.
Barletta, affairiste détesté, usurier qui a ruiné bien des malheureux, don juan compulsif qui n'hésite pas à recourir au chantage pour parvenir à ses fins libidineuses, a d'abord été empoisonné par une femme qui a passé la nuit avec lui, puis a reçu une balle dans la tête par quelqu'un qui le c... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Sharon
  02 novembre 2018
Attention ! Fait suffisamment rare dans l'histoire des enquêtes de Salvo Montalbano : Livia lui rend visite et restera avec lui pendant presque toute la durée de l'enquête. Ils pourront ainsi se disputer autrement que par téléphone. Nous assisterons aussi à la quintessence de la rivalité entre Adelina, la cuisinière de Salvo, et Livia, qui ne peut absolument pas supporter sa rivale culinaire. Montalbano expérimente ainsi toutes les joies de la vie à deux, que ce soit pour esquiver le fait de partager un repas ensemble autrement qu'au restaurant – Livia est une piète cuisinière aux yeux de Salvo puisqu'elle ne sait pas faire cuire des pâtes – ou le fait de zigzaguer entre les mensonges qu'il a parfois proférés pour couvrir son adjoint préféré, j'ai nommé le tombeur de ses dames, Mimi Augello – ou comment esquiver à nouveau un repas familial avec Mimi et Bebba, son épouse.
Il expérimente aussi, douloureusement, la solitude, distinguant le besoin d'être seul et le fait de se retrouver seul, comme le sans domicile fixe qui s'est installé dans une grotte, non loin de chez lui. Un homme charmant, au demeurant, qui rappelle au commissaire certaines vérités qu'il avait un peu oubliées : – Vous savez, il arrive qu'une longue fréquentation brouille un peu la vision des qualités de la personne qu'on a près de soi depuis longtemps. Rien de mieux qu'un regard extérieur pour vous montrer la chance que vous avez.
Quant au meurtre sur lequel il enquête, il fait figure d'inédit dans la carrière de Montalbano : un double meurtre ! L'homme en question avait deux maisons, deux enfants, deux petits-fils. Mais surtout, il a été tué de deux manières différentes, ce qui veut dire que deux personnes, au moins, lui en voulaient suffisamment pou l'empoisonner ou lui tirer dessus. IL faut quand même contenir une sacré dose de détestation pour ne pas se rendre compte que sa future victime est déjà morte, et lui tirer dessus ! Barletta avait fait des victimes à la pelle, et des conquêtes tout aussi nombreuses. L'une des victimes se détache pourtant, Pace, non par la solidité de son mobile, mais par la manière dont il analyse le comportement de Barletta et le plaint : un homme qui n'est jamais satisfait de ce qu'il a, argent ou femme, ne sera jamais en paix. Pace, lui, a trouvé cette paix, même si le chemin fut douloureux, même si sa femme est souffrante – elle est près de lui et la guérison est toujours possible. Un suspect de moins – plus qu'une bonne vingtaine.
Comme d'habitude, l'enquête est l'occasion pour Montalbano de passe d'armes avec le légiste, au langage toujours aussi fleuri, et de supporter les convocations du questeur, aux idées bien arrêtées sur les manières de mener l'enquête – il n'aura même pas le temps de s'en mordre les doigts, on lui fera regretter très rapidement ses décisions.
A la fin du roman, l'auteur, dans une courte postface, explique le choix de la construction de son intrigue – et de son dénouement. Pour ne pas vous en dévoiler plus que je n'en ai déjà fait, je vous dirai que Camilleri plonge dans les méandres d'une vie insatisfaite, d'une vie qui n'a pas été menée comme elle aurait dû l'être – avec des conséquences pour toutes les personnes qui l'approchaient. Pas facile d'aller au bout des choses. Reste à savoir ce que signifie « au bout » – tous ne seraient pas d'accord avec le choix de Montalbano.
Nid de vipères, un opus particulièrement sombre dans les enquêtes de Montalbano.
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Mome35
  23 janvier 2019
Chaque nouveau roman d'Andrea Camilleri est une sucrerie. Tout est à déguster jusqu'à disparition de la moindre parcelle de substance et de mystère autour de sa composition. le doyen (probablement) des auteurs de polars italiens sait à merveille construire une intrigue qui captivera jusqu'au dénouement même si on en devine les contours bien avant et même si celle-ci part bien souvent d'un fait divers très banal.
Son commissaire Montalbano est unique, comme le sont ses acolytes, l'inénarrable Catarella, pourfendeur des noms propres, dont on se demande comment il a pu entrer dans la police, comme Mimi Augello, l'adjoint séducteur, comme Fazio l'autre adjoint, plus sérieux celui-là, comme l'éternelle fiancée génoise Livia jalouse comme une tigresse, comme le questeur, comme le procureur, comme le coléreux médecin légiste etc… Toute une faune qui vit à Vigatà, Montelusa, dans une Sicile qui mêle le parler de l'île à celui des gens ordinaires grâce aux remarquables traductions d'un autre auteur d'origine sicilienne Serge Quadruppani.
Comme à l'ordinaire, Montalbano débute par une enquête tout ce qu'il y a de plus classique. Un homme est découvert dans sa résidence secondaire mort devant son café renversé. Ce qui est plus original, il a été, tout d'abord empoisonné puis achevé ou prolongé de deux balles dans la tête. Il est découvert par son fils. Dès lors, Montalbano va suivre plusieurs pistes, celle d'un usurier qui poussait ses clients à la faillite, celle d'un coureur de jupons, surtout de jeunes filles qui jouait du chantage pour amener les jeunettes dans son lit. Comme toujours les ressorts dramatiques et humoristiques de Camilleri se débatteront autour de jolies femmes auxquelles il a du mal à résister et cette fois d'un dernier homme qui passe pour un personnage très secondaire, mais s'avèrera à l'arrivée être un témoin capital. Dans tout cela Livia qui a passé quelques jours à Vigatà avant de rentrer dans son nord s'énervera toujours contre tout ce qui gravite autour de son commissaire et Montalbano se consolera le midi, avec la somptueuse cuisine d'Enzo, avant sa digestion sur son rocher préféré où il trouvera de temps à autre quelques inspirations. J'attendrai avec une impatience accrue, le prochain opus de Camilleri, même si à bientôt 94 ans, ceux-là risquent de se raréfier.
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Lorrainedesmordusdelecture
  02 août 2018
Nid de vipères de Andrea Camilleri
Résumé :
Malgré sa longue expérience en terre sicilienne, le commissaire Montalbano doit reconnaître que jamais il n'a été confronté à telle affaire: un homme tué deux fois.
Barletta, affairiste détesté, usurier qui a ruiné bien des malheureux, don Juan compulsif qui n'hésite pas à recourir au chantage pour parvenir à ses fins libidineuses, à d'abord été empoisonné par une femme qui a passé la nuit avec lui, puis a reçu une balle dans la tête par quelqu'un qui le croyait encore vivant.
En plongeant dans le passé fâcheux de Barletta, le commissaire va se trouver face à ses deux enfants, Arturo, que l'usurier voulait déshérité, et la très belle Giovanna.
Aidé non seulement par la fine équipe du commissariat de Vigàta, mais aussi par un mystérieux vagabond qui siffle comme un rossignol, Montalbano découvrira que l'amour et la vilenie peuvent avoir le même visage.
Mon avis:
Nous avons beau avoir une note du traducteur au début du livre.... la traduction est VRAIMENT perturbante. En effet, par soucis de respect de la traduction du patois Sicilien qui semble être une langue bien particulière et hyper compliqué à traduire, le traducteur a tenu à bien nous le faire sentir à travers les dialogues mais aussi... à travers le récit ! Et mon problème est bien là ! Dans les dialogues, c'est rigolo... dans le récit c'est lourd! Au final, je me suis amusée à relever toutes les traductions " dérangeantes ". Mais croyez-moi... il faut réussir à passer au delà de ce point négatif ( à mes yeux bien entendu) car l'histoire est vraiment addictive,tout s'enchaîne merveilleusement bien puisque je l'ai lu en une journée ! Les personnages.... Je les autant aimés que détestés et la fin est juste géniale...
Le thème troublant, triste mais aussi malheureusement bien réel.
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Bigmammy
  11 juillet 2018
Le Dottor Montalbano, commissaire de police de sa bonne ville de Vigatà, est confronté à un double crime, perpétré sur une seule victime. Certes le mort, Cosimo Barletta, est un ignoble salopard qui a su se doter, sa vie durant, d'une collection d'ennemis, dont certains ont porféré des menaces de mort … de là à l'avoir proprement empoisonné puis abattu à coup de révolver … C'est une énigme.
Barletta est un homme d'affaires particulièrement odieux : il pratique l'usure et ruine sans vergogne une foule de victimes, et surtout, il collectionne les jeunes femmes, souvent obligées de subir ses assauts pour rembourser une dette. Et en plus, il a installé dans l'armoire devant laquelle se déroulent ses ébats des appareils photo manoeuvrables à distance et fait chanter ses victimes à l'aide de ces clichés compulsivement conservés.
Tandis que Salvo Montalbano doit subir les incessantes querelles de sa compagne Livia qui vient le déranger dans sa Sicile adorée, il se penche sur les affaires de famille du défunt. le fils Arturo a de sérieux griefs contre son père qui avait, à la veille de sa mort, l'intention de modifier son testament, déjà bien déséquilibré en faveur de sa soeur Giovanna. Mais on ne retrouve aucun testament, ce qui lui serait favorable, puisqu'en cette circonstance, l'important héritage serait partagé en deux parts égales …
Quant à Giovanna, bien plus à l'aise financièrement que son frère qui vient de perdre son emploi, elle s'attache d'un peu trop près au commissaire qui a le plus grand mal à résister à ses avances. Pourtant, il va se rendre compte qu'elle cherche surtout à le manipuler. Aidé de sa fine équipe – Catarella, Mimi Augello, Fazio, et l'irascible docteur Pasquano, médecin légiste, il découvrira les ressorts de cette sordide famille qu'il compare avec dégoût à un noeud de vipères.
Avec, comme toujours, une intrigue bien charpentée, une progression dans l'action qui laisse à entrevoir le fin mot de l'affaire, et la couleur locale de la traduction – ou transposition – de Serge Quadruppani, voici encore un délicieux épisode des enquêtes du commissaire Montalban … écrit en 2008 mais seulement publié dix ans après, en raison du caractère particulièrement odieux du crime évoqué.
Lien : http://www.bigmammy.fr/archi..
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Baluzo
  21 juillet 2019
Acheté avant le décès d'Andrea Camilleri et lu juste après, j'ai bien aimé cette nouvelle histoire, bien menée, solide et qui nous prête Livia, ma compagne de Montalbano à son domicile pour quelques jours, l'occasion de belles envolées lyriques!
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critiques presse (1)
LeDevoir   17 septembre 2018
Camilleri réussit à dépeindre admirablement, une petite touche après l’autre, une tragédie aux dimensions intemporelles et quasi mythiques.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
flogacaflogaca   01 octobre 2018
Que la forêt inextricable dans laquelle Livia et lui s’étaient aretrouvés, sans savoir pourquoi ni comment, fût vierge, il n’y avait aucun doute là-dessus, du fait qu’à ‘ne dizaine de mètres dans le fond, ils avaient aperçu un écriteau de bois cloué au tronc d’un arbre, sur lequel était écrit en lettres de feu : "forêt vierge". On aurait dit Adam et Ève, vu qu’ils étaient tous deux complètement nus et se cachaient les parties dites honteuses, lesquelles, à y bien pinser, n’avaient rien de honteux, avec les classiques feuilles de vigne qu’ils s’étaient achetées à un étal à l’entrée pour un euro pièce et qui étaient faites de plastique. (début du livre)
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SharonSharon   31 octobre 2018
- Vous savez, il arrive qu'une longue fréquentation brouille un peu la vision des qualités de la personne qu'on a près de soi depuis longtemps.
Et ça, c'était vrai.
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lehibooklehibook   03 août 2019
Mais tu te rend compte des conséquences? On va donner deux cent photos de femmes nues et d'imaginatifs congrès charnel , comme il dirait, à Tommaseo? Mais lui, toujours affamé comme il est ,il va y rester ! Et s'il n'y reste pas il déchaîne la chasse aux petiotes pour les avoir toutes dans son bureau et peut-être les faire mettre nues pour vérifier l'identification!
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