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ISBN : 2266238302
Éditeur : Pocket (10/01/2013)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 52 notes)
Résumé :

Amateur de bonne cuisine et amoureux de son pays, la Sicile, Salvo Montalbano n'est pas un commissaire comme les autres : à la férocité de la vie, il oppose une intelligence humaniste et une ironie bienveillante.
Passionnels, accidentels, mafieux, les délits dont il s'occupe reflètent la nature humaine. Commis par des vieux, des jeunes, des hommes, des femmes, beaux ou laids, ignorants ou lettrés, ces crimes ont pour point commun le regard pos... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
ClaireG
  06 janvier 2016
Quelle déception pour ces premières enquêtes du commissaire Montalbano que je lis !
J'avais adoré "La Révolution de la Lune" et je me réjouissais de retrouver Andrea Camilleri, son style truculent et vif, ses histoires originales et la prestance de son écriture. le bonheur ne fut pas au rendez-vous.
30 nouvelles, 30 enquêtes, beaucoup de redites, c'est sans doute trop pour quelqu'une qui n'est pas adepte du roman policier mais qui ne veut pas mourir idiote. Je n'ai probablement pas choisi le bon livre pour commencer mais j'en ai de reste et j'espère pouvoir être plus positive la prochaine fois.
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Sharon
  03 mars 2015
Ces nouvelles ne sont pas à proprement parlé des nouvelles policières, pas toutes. Ce sont des morceaux de vie en Sicile, qui nous emmènent parfois très loin dans le temps.
L'amour, la jalousie, le désir de vengeance sont les thèmes de prédilection de ces nouvelles, et surtout, jusqu'où ses sentiments peuvent mener une personne. Ce peut être le pire, et les policiers ont alors fort à faire, ce peut être le meilleur – même si des lecteurs bien pensants pourraient se dire que non, décidément, cela ne se fait pas. Mais protéger la personne que l'on aime en causant le moins de tort possible aux autres, n'est-ce pas le mieux qui puisse arriver ? Montalbano, lui, sait bien faire la différence, admirer qui le mérite. Et si je désapprouve la vengeance, même si elle a offert de très belles oeuvres à la littérature (Le comte de Monte-Cristo, le Cid, Colomba), je reconnais que celle d'Edna est magnifique – parce qu'elle agit là où la justice n'y est jamais parvenue, avec pour seule arme la vérité.
Ces nouvelles nous offre un voyage dans le temps, en évoquant la seconde guerre mondiale. Elle permette aussi de découvrir un Montalbano jeune – il a 32 ans lors d'une des nouvelles, et n'est pas encore en poste à Vigatà. Il est toujours passionné par la littérature, et ne manque pas de combler les longues plages d'inactivités par la découverte d'oeuvres littéraires variées. Bien sûr – et l'on remonte presque trente ans en arrière par rapport aux enquêtes actuelles de Montalbano, la Mafia est là, très active – pour fort peu de temps. Elle est même ridiculisée dans ce livre, tant elle vit sur ses acquis (ah ! les anciennes armes ne vaudront jamais les modernes), se contentant du strict minimum pour assurer sa main-mise sur son territoire, bien plus prompte à maintenir l'unité dans ses rangs. Non sans humour, Montalbano est invité à regarder leur lutte comme un match de football, et à ne surtout pas intervenir : ils s'entretuent très bien tout seul.
Il est amusant aussi de retrouver Fazio, et son impressionnante connaissance de l'état civil, Mimi Augello, pas encore marié, donc très attiré par la gente féminine, Catarella, encore plus maladroit qu'avant, et même Livia, au cours d'une nouvelle et d'un trop rare moment en amoureux.
Un mois avec Montalbano est un livre pour les fans de l'auteur, qui connaissent déjà bien son univers.
Lien : https://deslivresetsharon.wo..
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zblurp
  14 mars 2019
SAVOIR-FAIRE !
M comme Maigret, Morse, Montalbano...M. comme Meurtre, Mort, Montalbano...M comme Magique, Mirobolant, Montalbano...
Andréa Camilleri qui produit autant de livres que le Saint et Vénéré Père Dumas (Alexandre de son prénom) décide d'un exercice de style : 30 jours, 30 nouvelles avec le carré magique : Montalbano, Fazio, Augello, Catarella...Une virtuosité imaginative sans égale, un art du déploiement de l'histoire étonnant de maestria, un condensé qui aurait pu donner trente romans, toute la gamme des crimes et meurtres (tragédies personnelles, mesquinerie humaine, racket, vols, vengeances, éxécutions...)...bref de la Haute Voltige dans cette Sicile, parée de sang, de soleil , de sentiments exacerbés, passionnels, féroces, délicats, attendrissants ....Et toujours cet touche qui rend le commissaire Salvo Montalbano, au caractère de cochon trempé dans la colère, vraiment très fréquentable....A lire à la vitesse voulue par l'Auteur (une nouvelle chaque soir) ou par vous......Bref un livre-caviar !
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lehibook
  15 juin 2019
30 nouvelles pour trente jours , qui vont de la petite vignette poétique au mini roman policier (La patte de l'artiste ) , de la comédie au drame . Point commun , Montalbano « pirsonallement », ses acolytes de Vigata ,et la Sicile. Avec en prime bien entendu , la plume caustique et le talent de conteur de Camilleri auquel il faut ajouter le talent du traducteur Serge Quadruppani (je peux en témoigner ayant d'abord lu le recueil en italien.
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pilou62200
  27 mars 2014
Autant je suis un très grand fan des Montalbano, autant je n'accroche pas sur ses recueils de petites histoires, qui manquent, à mon avis d'une intrigue au long cours.
Je trouve également, que l'attirance du commissaire pour la bonne cuisine est moins présente....
Pareil pour ses problèmes avec la gente féminine....
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   01 juin 2016
Annibale Verruso a découvert que sa femme lui met les cornes et veut la faire tuer. Si ça arrive, ce sera votre responsabilité !
Écrite en capitales au stylo noir, la lettre anonyme était partie de Montelusa avec l’adresse vague « Commissariat de Sécurité publique de Vigàta ». L’inspecteur Fazio, chargé de trier le courrier, l’avait lue et immédiatement remise à son supérieur, le commissaire Salvo Montalbano. Lequel, ce matin-là, étant donné que le vent soufflait du sud-ouest, était d’humeur aigrie, fâché à mort avec lui-même et avec la création entière.
– Putain, qui c’est, ce Verruso ?
– J’en sais rien, dottore.
– Essaie de te renseigner et puis viens me le raconter.
Deux heures plus tard, Fazio se présenta de nouveau et, sur un coup d’oeil interrogatif de Montalbano, attaqua :
– Verruso Annibale, fils de Carlo et de Castelli Filomena, né à Montaperto le 3/6/1960, employé à la coopérative agricole de Montelusa mais résidant à Vigàta, 22, rue Alcide de Gasperi…
Le gros annuaire de Palerme et de sa province qui, par hasard, se trouvait sur la table du commissaire, s’éleva dans les airs, traversa toute la pièce, et alla s’abattre contre le mur d’en face, entraînant la chute du calendrier aimablement offert par la pâtisserie Pantanro & Torregrossa. Fazio souffrait de ce que le commissaire appelait le « complexe de l’état civil », chose qui lui faisait venir les nerfs même par beau temps, alors quand le vent du sud-ouest soufflait…
– Excusez-moi, dit Fazio en allant ramasser l’annuaire. Posez-moi des questions, j’y réponds.
– C’est quel genre de type ?
– Casier judiciaire vierge.
Montalbano saisit l’annuaire d’un air menaçant.
– Fazio, je te l’ai répété mille fois. Casier judiciaire vierge, ça ne veut rien dire du tout. Je répète : quel genre ?
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Charybde2Charybde2   01 juin 2016
Cinq jours avant la réception de la lettre anonyme, Annibale Verruso s’était acheté un 7,65 Beretta, avec la boîte de balles assorties. Dans sa déclaration, comme il ne possédait pas de permis de port d’arme, il avait assuré qu’il garderait l’arme dans un tiroir d’une petite maison de campagne, très solitaire, dans le quartier Monterussello.
À ce point, un homme doué de logique aurait conclu qu’Annibale Verruso, dans l’incapacité d’embaucher un tueur, avait décidé de pourvoir en pirsonne au nettoyage de son honneur souillé par la belle traîtresse.
Mais Salvo Montalbano avait une logique qui parfois quittait la route, pour se mettre à tourner follement. Voilà pourquoi il fit téléphoner par Fazio à la coopérative agricole de Montelusa : M. Annibale Verruso, dès qu’il en aurait fini de sa besogne matinale, devrait se présenter au commissariat de Vigàta sans perdre de temps.
– Que fut-il ? Que se passa-t-il ? demanda Verruso, très inquiet.
Opportunément instruit par Montalbano, Fazio galléja.
– Il s’agit d’établir que vous n’êtes pas lui. Je me suis fait comprendre ?
– À vrai dire, non…
– Peut-être que vous êtes lui. Dans le cas contraire, non. Je me suis fait comprendre ?
Il raccrocha, sans savoir qu’il avait déchaîné une angoisse pirandellienne dans la tête du pôvre employé à la coopérative.
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rkhettaouirkhettaoui   20 août 2014
Parce qu’en matière de sautes d’humeur, lui non plus, il ne plaisantait pas. La première chose qu’il faisait le matin, dès qu’il était debout, était d’aller à la fenêtre observer le ciel et la mer qu’il avait à deux pas de chez lui : si les couleurs étaient vives et claires, il en irait de même de son comportement du jour ; dans le cas contraire, ça tournerait mal pour lui et pour tous ceux qui passeraient à sa portée.
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rkhettaouirkhettaoui   20 août 2014
Les souvenirs, sont comme les cerises, on les cueille l’un après l’autre, mais de temps à autre, dans le défilé s’en glisse un indésirable et peu agréable qui fait dévier de la route principale vers des chemins sombres et sales où, au minimum, on se souille les chaussures.
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Charybde2Charybde2   01 juin 2016
Montalbano revint au bureau à quatre heures moins le quart légèrement alourdi par un kilo et quelque de poissons grillés, si frais qu’ils avaient recommencé à nager dans son estomac.
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Interview de Andrea Camilleri.
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature italienne, roumaine et rhéto-romane>Romans, contes, nouvelles (653)
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