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Frank Reichert (Traducteur)
ISBN : 2841724069
Éditeur : L'Atalante (20/06/2008)

Note moyenne : 3.44/5 (sur 84 notes)
Résumé :
C'est une guerre interstellaire de cent ans, et la défaite est proche désormais. L'armada qui devait décapiter l'ennemi au cour meme de son empire est désormais prise au piege, mutilée. Ne reste-t-il pour la sauver que ce capitaine émergé d'un siecle d'hibernation et dont l'histoire a retenu le sacrifice héroique aux premiers temps du conflit ? " Black Jack " Geary est devenu une légende, une icône révérée dans toute l'Alliance et sa flotte. Comment l'homme lui-meme... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
fnitter
  09 novembre 2014
Science-fiction militaire, action et pas de temps morts pour ce premier tome d'un nouveau petit monument de la sf militaire (du moins celle actuellement traduite en français) qui compte à l'heure actuelle plus de 10 tomes.
Alliance et Syndic, deux empires multi-stellaires sont engagés dans une guerre séculaire à grands coups de cuirassés et croiseurs de combats.
Une légende, Black Jack Geary, que l'on croyait mort depuis le début de la guerre a miraculeusement refait surface et se retrouve à la tête de la flotte de l'Alliance, bien mal engagée après un traquenard des Syndics. Un objectif : ramener la flotte à bon port.
Et Black Jack a un atout : Tacticien hors pair, il possède des connaissances en combats qui se sont perdues au fil des ans et il va en faire voir de toutes les couleurs à ses ennemis, aussi bien externes qu'internes, car son retour ne satisfait pas tout le monde.
Un homme face à sa légende. Sera-t-il à la hauteur ? Vous vous doutez que oui, mais c'est un homme avant d'être un légende. Bon même si l'auteur s'efforce d'éviter la caricature, il n'y réussit pas vraiment et c'est très manichéen, mais cela reste jubilatoire.
On entre directement dans l'action qui ne faiblit pas du début à la fin avec multiples descriptions de flamboyantes batailles spatiales, sans être trop technique.
On ne néglige pas pour autant les antagonismes internes à la flotte et Geary aura aussi fort à faire pour imposer son autorité et sa vision de la guerre à des subordonnés formatés par un siècle de guerre au cours de laquelle tous les excès ont été commis.
Ce n'est pas un chef d'oeuvre. Loin de là. Mais en tout cas, un très agréable moment de space opera sous-section sf militaire, dans toute sa splendeur. Un pur divertissement popcorn à consommer avec modération tout de même car les 6 tomes de la série principale se ressemblent quand même beaucoup (renforcé en cela par les titres d'un seul mot).
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Wiitoo
  08 janvier 2015
Black Jack Geary, le héros de l'Alliance, disparu mort au combat il y a une centaine d'année est retrouvé dans une capsule de survie en plein territoire ennemi. Il est ramené à la vie alors que l'Amiral en charge de la Flotte vient d'essuyer un échec cinglant contre l'armada des Syndics.
L'Alliance voulait frapper un grand coup et mettre fin, une fois pour toute à la guerre, mais l'histoire en a voulu autrement. C'est au moment ou l'Alliance désire négocier sa reddition que les syndics exécutent de sang froid son état major. Ainsi, par la force des choses, Black Jack va reprendre du service dans le but de ramener la Flotte à bon port et sauver ce qui peut encore l'être.
Une lecture dynamique, sans temps morts. On ne s'ennuie pas une minute. Les combats spatiaux sont très crédibles. Jack Geary ne faisant de loin pas l'unanimité à la tête de la Flotte, son commandement est pour le moins difficile et plein de rebondissements.
Le tout est un peu cousu de fil blanc (le grand héros de retour qui va réapprendre à sa Flotte les stratégies de combats oubliées pour vaincre à nouveau l'ennemi) mais il faut reconnaître que la mayonnaise prend et qu'on se laisse emporter et distraire avec beaucoup de plaisir.
Note 5/6
Wiitoo Takatoulire
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finitysend
  26 novembre 2015
du très bon et du moins bon et ASSEZ convainquant néanmoins .
J'ai passé un assez bon moment à la re-lecture de ce roman .
Il possède en effet des qualités certaines .
Le personnage principal est assez fouillé , compétent , assez crédible.
Il y a dans ce roman de grand moments de SF militaire .
Les aspects stratégiques et tactiques notamment sont très creusés et vraiment convaincants ( et de ce fait : attractifs ).
Cependant et malheureusement les personnages secondaires ( presque tous ) sont bâclés et se limitent à leurs utilités narratives ( fonctions .. ) .
Ce ne sont pas des caricatures mais presque ( dans certains cas ).
C'est très dommage et c'est vraiment frustrant .
D'autant plus (!) , que la donne stratégique , la donne tactique et les aspects du commandement sont eux, très bien brossés ( très ).
Sinon ce n'est pas la peine de trop espérer explorer la culture des deux camps : dommage ...
La traduction est correcte mais il y 4 surprises à ruiner un paragraphe et un néologisme surprenant ( aussi déplacé que inutile ) .
Rien de très grave , mais cela fait que l'on on ne se sent pas en sécurité , et ainsi cela gâche un peu la lecture .
Mais ne soyons pas chien. c'est pas mal .
Malheureusement en matière de SF militaire l'anglais reste absolument indispensable et incontournable si on ne veut pas être trop captif du peu qui est traduit dans la langue de Molière.
Si vous avez envie de passer du temps sur la passerelle d'un croiseur de guerre dans l'espace , alors ce texte vous plaira …
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Alfaric
  19 octobre 2013
C'est de la SF militaire américaine post "Battlestar Galactica" de bonne facture. Amis férus de science-fiction de réflexion, vous êtes priés de passer votre chemin.
Si "Battlestar Galactica" et ses thématiques religieuses lourdingues lorgnait fortement sur l'Exode biblique, "La Flotte perdue" pioche elle largement sur l'"Anabase" de Xénophon.
Et je ne peux pas croire que toutes les réminiscences de "Babylone V" soient purement fortuites… Laissons aux connaisseurs de la série culte de JMS le plaisir de les découvrir.
Mais qui dit SF militaire américaine dit background américano-américain.
L'Alliance doit donc défendre la démocratie, les libertés civiques et le 4e amendement contre le Syndic, Axe du Mal sidéral qui ressemble à une Union des Républiques Socialistes Stellaires. Fort heureusement c'est plus subtil qu'il n'y paraît de prime abord.
La grande idée du roman c'est que nous découvrons tout en même temps que le personnage principal Black Jack Geary. Il était capitaine au début de la guerre et à l'image du célébrissime "Buck Rogers" se retrouve en décalage total avec le monde qui l'entoure après avoir dérivé 100 ans en capsule d'hibernation.
Les techniques ont changé
L'art de la guerre a changé.
Les rapports de force ont changé.
L'Alliance a changé : Jack Geary subodore une fascisation qui ne lui plait guère… (Prenez ça dans les dents G. "War" Bush et Barack Obama « moi, Pdt des USA je fermerai Guantanamo », « moi, Pdt des USA j'interdirai la torture des prisonniers de guerre »…)
La propagande a fait de lui l'exemple à suivre pour plusieurs générations de soldats. Pour une grande partie de la flotte, c'est un héros de légende revenu au moment où en avait le plus besoin, pour les autres c'est un dangereux anachronisme qu'il faut remettre dare-dare au placard, pour le Syndic c'est un croquemitaine ressuscité d'entre les morts, pour l'Alliance, c'est un Napoléon en puissance... (encore une fois, remember John Sheridan de "Babylone V")
Nous prenons donc l'histoire en cours de route : l'armada de l'Alliance qui devait faire plier le système-mère du Syndic est tombée dans un piège et s'est pris une raclée historique. Il faut sauver ce qui peut l'être et les ¾ du roman sont en temps réel avec 0 temps morts ! A vitesses relativistes, on s'étripe dans l'espace à coup de mitrailles électromagnétiques, de canons à particules, de missiles nucléaires, de champs de nullité atomique… Mais surtout on s'enfuit pour sauver sa peau car les distances se comptent en minutes lumière. Bref c'est l'éclate totale pour qui aime ce genre si peu apprécié en France pour les raisons que l'on sait...
Au rayon des bémols :
- la couverture est un vilain montage photoshopé franco-français pas beau tout plein
- on tease sur les mystérieux Enigmas mais qu'importe, ils seront au coeur du 2e cycle !
- la prose de l'auteur est lissée, mais comme on reconnaît facilement le style Franck Reichert, difficile de savoir à qui véritablement l'attribuer
- les personnages sont peu nombreux et peu approfondis (normal pour un tome d'exposition)
A côté de Black Jack Geary on retrouve les drôles de dames que sont Tanya Desjani, capitaine de L'Indomptable, Vitoria Rione, la vice-présidente de la République de Callas (remember "Battlestar Galactica" encore) et Caribali, colonel des marines de la flotte.
Pour le reste on pioche dans la hiérarchie militaire des différents vaisseaux de la flotte pour fournir des alliés soit précieux soit douteux…
On sent l'auteur qui s'est posé les bonnes questions et c'est de la vraie bonne lecture loisir : vivement que je passe à la suite !!!
Evidemment comme trop souvent le très condescendant commissaire littéraire des dézingueurs du dimanche de "Bifrost" a condamné le livre, qualifié d'acceptable comme perte de temps mensuelle... Cela serait bien que lui et ses semblables se mettent à respecter un peu plus les lecteurs lambdas en bas leur tour d'ivoire…
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Lutin82
  12 octobre 2016
L'histoire militaire regorge de faits d'armes héroïques durant lesquels de petites unités ont tenu tête à des armées entières, ou des défaites annoncées qui se sont soldées par des victoires amères. Mais bien peu d'entre eux sont de l'ampleur présentée dans La Flotte Perdue. La Grande Retraite de Russie m'est venue spontanément à l'esprit, même si l'idée de Black Jack en réincarnation de Napoléon semble peu probable. Au-delà de vastes mouvements de repli et de harcèlements continuels, aucun autre élément ne rendait la comparaison judicieuse. Puis, la Retraite des Dix Mille de Xénophon –dont Jack Campbell s'est largement inspiré – a fini par s'imposer .
Lors de la bataille de Counaxa en Mésopotamie, Cyrus leva une armée forte de plus de 10 000 hommes afin de remporter un conflit décisif contre son frère. Ce fut une déroute. Les vaincus obtinrent des pourparlers qui se soldèrent par un guet-apens, Cyrus et ses principaux conseillers furent abattus. Les 10 000 se retrouvèrent en territoire ennemi et sans ressource, dans une situation désespérée. Xenophon prit le commandement après élection des nouveaux généraux et les ramena chez eux. le récit de cette retraite est reporté dans L'Anabase de Xénophon.
La Flotte Perdue retrace en quelque sorte ces événements jusque dans les guerres intestines ; la troisième dimension, l'espace et les batailles spatiales en sus.
L'univers proposé se dévoile au fur et à mesure des temps morts et des tomes. Un conflit long de plus d'un siècle oppose deux blocs antagonistes (encore — un reflet de la triste réalité), l'Alliance et le Syndic. Vous en donner les raisons reviendrait à déflorer la trame mise en place par l'auteur et la découverte de cette civilisation solide, bien que classique et sans grande originalité.
L'intérêt premier se concentre essentiellement autour de Black Jack Geary, ce héros retrouvé après plus de cent ans dans sa capsule de survie, décongelé et totalement désorienté. Élevé au grade le plus haut à titre posthume, son ancienneté le place d'office à la tête de la Flotte. du moins en théorie… Une distinction dont il va s'emparer contre l'avis de certains capitaines de vaisseau. Son aura, accentuée par la légende qu'il représente, lui permet de livrer et gagner sa première bataille : la confirmation à son poste de commandant en chef (toute ressemblance avec l'Anabase n'est sans doute pas fortuite). Oui, car la démocratie règne en maître dans cet univers.
Le conflit séculaire qui oppose le Syndic et l'Alliance a épuisé de nombreuses ressources dont une vitale : les hommes compétents. Peu à peu, stratèges et tacticiens des deux bords se sont entretués laissant des populations exsangues et immatures. le poil pousse à peine sur leur menton, que les officiers prennent la barre de mastodontes d'acier tout autant novices qu'eux (construits à la va-vite). Inutile d'insister sur la classe d'écart qu'il existe entre ces commandants en herbe et Black Jack Geary concernant l'art de la guerre.
Le lecteur profite-t-il ainsi de scènes assez cocasses devant l'atermoiement de certains et l'incrédulité de Jack. L'auteur souligne aussi par ce procédé classique l'importance de l'expérience et la nécessité d'un chef dans les moments clés.
Ce n'est pas de la Hard-SF, nous sommes vraiment dans le space opera militaire dont un des tenants du genre est la saga Honor Harrington. Jack Campbell est un ancien officier de la Navy, ses compétences et son oeil d'expert transparaissent dans la maîtrise des codes martiaux, l'agencement des conflits, et les tensions liées aux combats. Les batailles – nombreuses – sont bien décrites et convaincantes, tout comme le rythme suffisamment enlevé pour ces récits.
Lien : https://albdoblog.wordpress...
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
fnitterfnitter   30 août 2014
Candidats au suicide.Quand des gens se disent prêts à mourir, les tuer ne sert qu'à leur permettre d'atteindre leur objectif. Notez que je suis prêt à exaucer leur vœux s'il faut en arriver là, mais selon mes conditions. Je ne tiens pas à ce que leur mort inspire d'autres kamikazes.
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fnitterfnitter   30 août 2014
Si jamais je commence à me dire que tout ce que je fais touche autant à la perfection que ces gens se l'imaginent, que les ancêtres me viennent en aide. Si je trébuchais et tombais sur le cul, ils y verraient probablement la manière de Black Jack Geary de se préparer à l'action et se mettraient à m'imiter.
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fnitterfnitter   30 août 2014
Si une IA n'est pas assez futée pour se servir d'une arme de façon autonome, on ne peut guère s'y fier au feu. Et, si elle l'est suffisamment, on ne peut pas s'y fier du tout.
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fnitterfnitter   30 août 2014
Démocraties et Républiques survivent mal aux hommes ou aux femmes providentiels.
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finitysendfinitysend   18 septembre 2012
En ce cas , allez donc remettre votre précieux petit cul aux forces spéciales des syndics , et vous verrez que ça ne me fait ni chaud ni froid !
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