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Frank Reichert (Traducteur)
ISBN : 2841724441
Éditeur : L'Atalante (26/09/2008)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 68 notes)
Résumé :
Débordé par la puissance de feu des Mondes syndiqués, le légendaire capitaine " Black Jack " Geary poursuit son dangereux repli à travers l'espace ennemi. " Ressuscité des morts " au bout d'un siècle d'animation suspendue et rendu à la flotte de l'Alliance, il tente désespérément de la ramener au bercail avec son précieux trophée, la clef de l'hypernet du Syndic, qui est aussi celle de la victoire... La flotte ne comptait pas s'attarder dans le système en déshérence... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
fnitter
  16 janvier 2017
Black Jack a désormais la flotte bien en main, mais voilà qu'un prisonnier récemment récupéré va vouloir lui prendre le commandement arguant de son ancienneté et de sa popularité. Si Black Jack est un Dieu, Falco est un demi-dieu de la flotte.
De nouvelles tribulations, de nouveaux combats et des syndics qui en vont en prendre plein la poire.

L'existence possible d'une troisième force fait son chemin dans l'esprit de nos héros.
Quelques redites, mais ce n'est pas rédhibitoire.
Les ennemis sont toujours aussi manichéens, mais le profil de nos héros se dessine peu à peu. On pourra regretter néanmoins quelques personnages un peu caricaturaux (la coprésidente Rione par exemple et quelques capitaines couards et mutins) qui nuisent un peu à la crédibilité de l'ensemble.
On peut aussi se demander, comment après un siècle de combat où toute stratégie a été oubliée au profit d'une combativité et d'une agressivité exacerbées, certains retrouvent soudainement la raison et deviennent des combattants stratèges hors pairs (Cf Crésida). Le miracle John Geary sûrement. Le Sauveur, le Christ réincarné pour les sauver tous.
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finitysend
  10 septembre 2013
La flotte flotte ,
Ce tome « traite » en grande partie de la problématique relationnelle entre le général réputé , providentiel , et , le Politique .
Il traite aussi du leadership militaire , indépendamment du grade en faisant intervenir d'autres facteurs que les aspects strictement hiérarchiques .
Le héros du passé , continue de démonter sa réelle compétence et il explore pour notre plus grand plaisir , de nombreuses facettes en rapport avec ce qui a évolué ( tel que l'armement lourd ) pendant sa longue hibernation .
Ce personnage principal est soigné , assez au détriment des autres personnages d'ailleurs , à mon humble avis . Il est au centre de thématiques qui sont bien traitées globalement et qui font ensembles , le principal intérêt et la consistance aussi , de la série : The lost Ffleet .
Je parle principalement du commandement , des situations de combats avec les différents aspects qu'impliquent ce genre de situations , tel que les aspects scéniques , les rythmes , les enchainements situationnels , les débats intérieurs , les options les règles tactiques et stratégiques ....
Il incarne aussi l'avant , le bon vieux temps , « le c'était mieux avant « , et c'est de ce point de vue , un peu trop simpliste ( lourd même ? ) .
En fait c'est une posture rhétorique utile pour la narration , mais qui est très mal enracinée dans le récit ( de façon caricaturale ) . Cependant reconnaissons que ce traitement est le siège d'une dynamique intéressante et riche pour le lecteur . L'univers acquiert de cette manière , de la densité , avec une épaisseur historique très dynamique qui est ici concrète et solide .
Ces éléments d'information historiques , arrivent fréquemment chargés d'une valeur « affective « assez riche , puisque en rapport avec des souvenirs personnels , naturellement mâtinés d'affects pour ce qui est du personnage principal , le « ressuscité « . Alors que ces mêmes souvenirs ne sont que de l'ordre de la connaissance historique ( sujette à caution et à débat , ou bien à admiration ) pour le reste des intervenants , notamment , mais entre autre , pour l'équipage .
Personnellement , je trouve que cet aspect des choses est franchement un des points forts de l'univers et que c'est un facteur dynamisant pour le récit . Ceci rythme et justifie utilement bien des choses dans ce cycle et dans l'enchainement narratif des premiers tomes de cette série de romans , et même cela interfèrent utilement dans les rapports interpersonnels des personnages . Pour le cycle c'est un facteur de crédibilité et de densité à mon humble avis .
Geary l'homme providentiel , et la sénatrice , caricature vivante , dont la personnalité tient du croisement de la jument poulinière et de la couleuvre , rompue aux intrigues de poulailler , très volubile et instinctive , mais sachant parfaitement se composer une attitude réflexive intense et très à-propos , un rien lourde et sur-jouée .
Elle est à la limite du ridicule , ce qui à mon humble avis n'arrange pas les affaires du lecteur !
Surtout que ... qu'il se passe , un truc intime , enfin quelque chose se dessine , avec Black Jack ...
Les personnages secondaires sont presque exclusivement fonctionnels et presque limités à leur fonction narrative . Ce n'est pas toujours un problème d'ailleurs , mais c'est le cas le plus souvent .
Il y a l'exception notable de Falco , le grand rival , qui permettra à l'auteur de scénariser la thématique du leadership militaire tangent en situation de crise .
Dans le contexte particulier où la chaine de commandement est lâche alors que le Politique , est en retrait , malgré ici , les interventions de la sénatrice véritable, diva de l'espace . Authentique mère fouettarde dressée sur ses ergots , les cheveux aux vents solaires , le regard braqué sur l'horizon spatial , aussi pimpante que la flotte ...
Une impression mitigée donc , mais on aurait tort de s'en priver , de ce roman je veux dire ....
Ps : lu en anglais .
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Commenter  J’apprécie          322
Lutin82
  24 janvier 2017
Jack Campbell s'est largement inspiré du fameux exploit de Xénophon et de sa traversée de l'Asie Mineure au IV° siècle avant Jésus-Christ.
Isolés sur les plaines entre le Tigre et l'Euphrate, les mercenaires sont conduits par le stratège grec : cette campagne est connue dans l'histoire sous le titre de « Retraite des Dix Mille » (les Grecs de la retraite sont 13 600). Dans son ouvrage l'Anabase, Xénophon stigmatise les faiblesses de l'Empire Perse, relate les péripéties du trajet, les combats difficiles et les rapports humains conflictuels. C'est ce que propose Campbell dans sa saga de space opera.
Les batailles spatiales occupent une place de choix dans ce deuxième tome, mais certainement pas la plus importante. Comme depuis le début de l'aventure, Jack Campbell se concentre sur les relations conflictuelles entre les hommes, mais aussi entre les générations. le procédé utilisé est connu, puisqu'il met en scène un « revenant » qui a connu un autre siècle, d'autres moeurs et une autre façon d'aborder la vie. Nous pourrions reprocher à l'écrivain de se concentrer sur une population très spécifique : une flotte militaire.
Indomptable se focalisait sur la figure de l'homme providentiel. Cette fois-ci, c'est le leadership et la nostalgie qui sont abordés. A l'image de la Grèce antique, le monde de l'Alliance semble se conformer à l'essence de la démocratique : tous les chefs sont élus. Dans la période hellénique, les stratégos (chefs militaires) étaient également désignés par les urnes, comme le fut Xénophon et un des plus célèbres : Périclès. Nous retrouvons donc cette pratique dans le monde imaginé dans La Flotte Perdue, le collège d'électeur étant sensiblement plus restreint et sans doute la raison de soucis subséquents…
Dans le tome d'ouverture, Black Jack a été désigné par l'Amiral en charge de la flotte pour symboliquement commander cette dernière en son absence. Tout comme Cléarque et Mennon (les généraux grecs sous l'ère Xénophon), ils tombent dans un traquenard et sont assassinés. Geary prend la consigne au pied de la lettre et dirige la retraite de la Flotte, au grand dam des autres capitaines qui s'offusquent du non respect des règles d'élection du Capitaine de la Flotte. le problème fut réglé, Jack étant au vue des circonstances le plus ancien dans la grade… Dans Téméraire, ce n'est plus tout à fait le cas, et les rouages démocratiques vont être mis en branle, car le capitaine Falco et Geary n'ont pas la même vision, stratégie et surtout le même leadership. Tout va se jouer sur cette notion, avec l'aide précieuse de Rione, la politicienne. Les tensions sont exacerbées entre les différentes factions, et le jeu politique bat également son plein, chamboulant notre vision du monde militaire. Cette partie est assez bien réussie et tient le lecteur en haleine.
L'autre facette sur laquelle joue l'auteur ainsi que la faction pro-Black Jack Geary est la nostalgie d'un époque révolue où tout paraissait plus facile, plus doré. Une impression que l'on connait tous, n'est-ce pas ? Flaco incarne le présent, tandis que notre héros le passé, glorieux qui plus est. Bien entendu, beaucoup est en faveur de ce dernier : ces faits d'armes passés, l'admiration de la plupart des membres des vaisseaux, la légende qu'il représente, son charisme,… qui peut lutter ?
Cependant, dans son opposition entre le passé et le présent, Jack Campbell n'est pas assez équilibré, le côté nostalgie est trop appuyé et possède tant d'attraits que l'issue est prévisible à des kilomètres. Certes, l'ensemble donne une cohérence et densifie l'univers créé mais sans doute au détriment du roman lui-même.
Seuls deux personnages sont brossés avec soin. Jack Geary, l'homme providentiel, avec ses doutes, ses lacunes quant à son nouveau monde et son fonctionnement, les différents ajustements qui lui sont nécessaires ainsi que toutes ses qualités de stratège, son charisme et sa ténacité. Il représente le leader plein de charme, un peu à l'image des grands hommes du XX°.
A l'opposé, nous avons Falco d'une veine plus politique (non péjoratif), sûr de son droit et surtout de son devoir. Ce n'est pas par ambition personnelle qu'il s'oppose au Capitaine de la Flotte, sa formation et son éducation lui dictent son comportement et ses revendications (et quelques opposants à Geary, bien entendu). L'auteur nous livre un personnage avec assez d'ambigüité et de facettes pour le rendre presque sympathique.
Puis, nous avons Rione, l'animal politique (péjoratif) dans toute sa splendeur : manipulatrice, habile, retorse. Elle frôle la caricature à certains moments telle une tête à claque. Les autres personnages sont… utilitaires.
Enfin, question style et plume, Jack Campbell est efficace dans sa prose mais ne rivalise pas avec un Poul Anderson ou un Roger Zelazny.
Une critique bien plus complète sur mon blog

Lien : https://albdoblog.wordpress...
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jmb33320
  22 novembre 2018
« Black Jack » Geary est toujours aussi présent dans ce second volet de la série « La flotte perdue ». le premier volume m'avait laissé espérer une évolution vers des horizons moins étroits que ceux des intrigues d'état-major. Je dois reconnaître qu'il n'en a rien été… Il y a bien sûr des morceaux de bravoure : sauvetage de prisonniers de l'Alliance sur une planète-goulag, batailles spatiales de grande ampleur. Mais le reste est trop univoque pour mon goût. Les états d'âme de Geary sont envahissants, sans parler de sa vie amoureuse qui se réveille. Je n'ai guère envie de poursuivre sur le tome trois : je déclare forfait.
Commenter  J’apprécie          90
lianne
  25 juillet 2015
Le Capitaine John Geary se réveille après une centaine d'années passé hibernation suite à une bataille. Il s'aperçois que la guerre qu'il a quitté a ses début s'est poursuivie sans interruption depuis le moment ou il c'est endormit. de fait de son action finale héroïque, il est maintenant considéré comme un héros par toute la flotte qui ne se compose plus que de bleus et de planqués tellement les affrontements ont été meurtriers depuis dés générations. Une génération n'ayant même pas le temps de former la suivante, les techniques et tactiques de combats se sont donc perdues ...
Ayant été décoré à titre posthume il se retrouve par hasard -suite à une défaite- commandant de la flotte entière de l'alliance, et se voit donné comme mission de trouver un moyen pour ramener la flotte dans sa mère patrie. Il va donc utiliser son savoir pour déjouer les pièges (internes et externes) tout au long d'un très long voyage à travers la galaxie, pour échapper à leur ennemi et rentrer à la maison.
Ce second tome est la suite directe du premier, John "Black Jack" Geary continue de mener sa flotte à travers la galaxie en essayant de trouver une route qui ne mène pas au désastre. Les dangers sont partout, et dans ce volume surtout internes, d'autres commandants de vaisseaux ne sont pas d'accord avec sa politique, ils trouvent que fuir le combat n'est pas honorable et souhaitent se battre plutôt que de rentrer au pays. entre actions stratégiques et faux semblants, une immense partie d'échec se déroule entre l'astucieux capitaine et les forces ennemies !!
J'aime beaucoup cette série, et si on peut lui reprocher son manque de personnage, l'immersion dans cet homme solitaire de par son poste et son passé est très intéressante, ces plans et ses actions s'enchaînent sans temps mort tout au long du volume. Je le conseille à tous les fan de science-fiction, de stratégie et de grosses batailles spatiales !
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
fnitterfnitter   21 janvier 2017
Lieutenant : Si tous les hommes étaient animés par leur intérêt personnel alors vous, moi et tous les autres soldats, spatiaux et fusiliers de l’Alliance et du Syndic serions assis sur une plage de notre planète natale à boire une bière. Pour le meilleur ou pour le pire, les gens sont prêts à se battre pour ce en quoi ils croient. Pour le meilleur dans notre cas et pour le pire dans le leur.
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fnitterfnitter   18 janvier 2017
Pour le plus grand malheur de l’humanité, l’histoire de la guerre est bien souvent celle de stratèges réitérant sans cesse les mêmes erreurs jusqu’à l’anéantissement de leurs armées.
Commenter  J’apprécie          520
fnitterfnitter   20 janvier 2017
L’esprit combatif est une très bonne chose, voire essentielle en fait, mais c’est aussi un bien piètre bouclier contre les armes ennemies.
Commenter  J’apprécie          370
fnitterfnitter   19 janvier 2017
Il n’y a aucun honneur à tuer des gens qui ne peuvent pas se défendre.
Commenter  J’apprécie          430
AlfaricAlfaric   19 janvier 2014
Ne voir en Falco qu’un pur opportuniste aurait sans doute été plus simple. Mais, au lieu de cela, il était visiblement motivé par la conviction sincère et profondément enracinée que lui seul pouvait sauver l’Alliance. D’une certaine façon, songea Geary, ça le rendait d’autant plus dangereux. Nul ne pourrait jamais mieux que lui incarner son chef idéal, position qui, à son avis, lui était réservée, et aucune action n’obtenant pas son approbation ne saurait être justifiée.
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