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EAN : 9782818940846
90 pages
Bamboo Edition (01/02/2017)
4.12/5   154 notes
Résumé :
Le plus grand explorateur du XXe siècle est une femme…
Première femme à être entrée dans la ville de Lhassa en 1924, Alexandra fête ses 100 ans. Rêvant toujours de voyager à travers l’Europe et la Russie, elle entame pourtant une longue et sereine agonie, veillée par Marie- Madeleine. Au cours de ces 17 jours, le présent et le passé s’entremêlent, allant de l’épisode de Lhassa jusqu’à son enfance difficile, en passant par sa découverte du musée Guimet de Par... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
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jeunejane
  23 janvier 2022
Le tome 2 de la série 1 des Bandes dessinées à propos de la vie et des pensées d'Alexandra David-Néel continue.
Toujours racontée en sépia par les propos de Marie-Madeleine Peyronet, sa dame de compagnie et secrétaire et les voyages en couleurs.
Avec elle, Alexandra se montre tour à tour amusante, tyrannique, plaintive.
Elle voudrait repartir en voyage mais ne se rend pas compte de ses limites physiques. Elle a presque 100 ans et presque à la veille de sa mort survenue en 1969 à l'âge de 101 ans.
Ce deuxième tome se partage en souvenirs divers sur la vie de notre grande voyageuse.
On y parle de son mari, de ses parents, du refus de la voir venir au monde par sa mère qui voulait un garçon, de ses cours au musée Guimet, de ses voyages en vélo en Espagne et en France, à l'âge de 18 ans, de ses fugues de petite fille, de son voyage à Lhassa en 1924...
L'auteur nous livre les souvenirs de la dame comme un témoignage qui arrive par petits morceaux lors des nombreuses conversations avec Marie-Madeleine. Il les a néanmoins bien structurés et présentés.
Fred Campoy transmet très bien la vie de cette dame hors du commun, privée de l'amour d'une mère, dotée d'une intelligence certaine, et d'une volonté à toute épreuve.
Une agréable lecture et une rencontre avec deux personnages bien intéressants : Marie-Madeleine et Alexandra.
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cicou45
  11 avril 2017
Je pense qu'il faudrait bien plus de deux tome pour retranscrire toute la vie d'Alexandra David-Néel, aussi c'était un pari on ne peut plus risque que ce sont lancé Fred Campot et Mathieu Blanchot et qui s'avère être plus que réussi ! Ils ont réussi à capter l'essentiel et, en le mettant en images, le rendre accessible à un plus large public.
Dans ce deuxième tome, le lecteur découvre une vieille dame, extrêmement autoritaire envers celle qui pris soin d'elle, Marie-Madeleine Peyronnet, parfois insupportable même mais qui, en plus d'avoir été la plus grande exploratrice de ce XXe siècle, d'avoir été la première européenne à s'introduire dans la cité de Lhassa, était néanmoins une dame, certes acariâtre mais avec un coeur en or. Elle avait appris à se forger une carapace, à ne compter sur personne mais malgré tout cela, sa "tortue" comme elle appelait Marie-Madeleine Peyronnet, elle l'aimai même si elle ne le lui a jamais dit. Dans cet ouvrage, le lecteur découvre non seulement les dernières années de la vie d'Alexandra, son caractère difficile et très exigent envers celle qui lui fut toujours fidèle mais fait aussi une incroyable remontée dans le temps pour découvrir l'exploratrice jeune, remplie d'ambition et passionnée par le bouddhisme tibétain. Exploratrice, voyageuse, auteure, celle que l'on respectait en tant que "dame-lama", guérisseuse, Alexandra David-Néel était tout cela à la fois et bien plus encore. Elle laisse des travaux et des objets d'une qualité inestimable au musée Guimet à Paris mais aussi à Digne-les-Bains à Samten Dzong qui fut sa demeure et qui est aujourd'hui une fondation où Marie-Madeleine Peyronnet, celle à qui Alexandra a tout appris, elle-même auteure, est régulièrement de passage.
C'est une belle histoire d'amitié entre deux femmes foncièrement différentes avec un grand écart d'âge et qui pourtant, ont appris à s'apprécier mutuellement que Fred Campoy et Mathieu Blanchot nous font découvrir ici. Bien plus que la vie d'Alexandra David-Néel, ils ont réussi à capter les émotions, les non-dits grâce au témoignage de Marie-Madeleine mais aussi grâce à leurs longues et prestigieuses recherches. Merci à eux de nous faire partager leur expérience ! Un graphisme très soigné avec une histoire dans L Histoire...bref, je ne peux que vous recommander la lecture de ces deux tomes qui m'ont beaucoup émue !
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berni_29
  01 août 2018
Nous étions restés suspendus sur le fil ténu de la fin de la première histoire. Nous poursuivons ici la double rencontre, celle de l'exploratrice dans sa vie quotidienne avec sa secrétaire particulière Marie-Madeleine Peyronnet, mais aussi convoquant son passé à multiples reprises. Et la demeure Samten Dzong, à Digne-les-Bains, continue de révéler ses sortilèges.
Frédéric Campot et Mathieu Blanchot nous envoûtent ici encore dans ce récit merveilleux.
Nous découvrons tour à tour Alexandra David-Néel enfant fugueuse, chanteuse d'opéra-comique, journaliste féministe, anarchiste, passionnée d'orientalisme, sa découverte du musée Guimet, convertie au bouddhisme, puis enfin exploratrice.
C'est donc une vie exceptionnelle qui nous est donnée de continuer de découvrir à travers les magnifiques pages de ce récit haletant.
Le récit avance pas à pas vers la mort d'Alexandra David-Néel. Est-ce pour cela que j'ai trouvé ce second tome plus touchant, plus abouti aussi ?
D'ailleurs depuis dix ans que Marie-Madeleine Peyronnet est à son service, celle-ci entend souvent la réplique de sa patronne : « je vais mourir dans deux heures. »
Pourtant derrière la femme acariâtre et l'autorité qu'elle impose, nous découvrons une femme plutôt attachante. Est-ce l'approche de la mort qui la rend douce, apaisée ? Elle ne sera ni douce, ni apaisée jusqu'à la mort. Non, je pense que c'est son côté féministe et humaniste qui lui apporte cette dimension humaine qui transparaît dans cette seconde partie. L'amitié qu'elle noue avec sa secrétaire a sans doute aussi apporté beaucoup de bonheur à la vieille dame.
Dans ce second tome, nous découvrons un récit prenant et touchant. Le présent continue d'alterner avec le passé, dans cette même alternance originale : couleur sépia pour le présent et des couleurs vives pour le passé.
Dans ce passé nous prenons connaissance de celui qui fut l'époux de l'exploratrice, sa rencontre avec cet homme, Philippe Neel, avec lequel elle gardera toujours une relation à la fois distante, respectueuse et fidèle.
À l'approche de ses cent ans, Alexandra David-Néel s'était fait prolonger son passeport. Elle en était totalement excitée à l'idée de continuer de voyager. Avec Marie-Madeleine Peyronnet elle imagine un dernier périple au travers de l'Europe : l'Allemagne, Berlin, Vladivostok où elle a quelques amis...Et tout ça bien sûr en 4 CV.
Mais la vieillesse est là, présente. Finalement, Alexandra David-Néel renonce à ce dernier voyage par la force des choses.
Alors, la vie, la fin de vie prend le pas. Nous sommes dans la fin de vie de l'exploratrice.
C'est aussi le témoignage de Marie-Madeleine Peyronnet qui veille à l'agonie d'Alexandra David-Néel. C'est une amitié qui se lie. Leur amitié semble se renforcer sur ce deuxième tome. Marie-Madeleine Peyronnet est présente jusqu'au bout et bien au-delà du texte, prolongeant aujourd'hui encore la mémoire d'Alexandra David-Néel.
Ce récit est complété par quelques pages rédigées par la conservatrice du Musée Guimet, c'est un magnifique document qui permet d'éclairer peut-être ce qui fut la source, la genèse de l'itinéraire de cette grande femme.
Aujourd'hui âgée de 88 ans, Marie-Madeleine Peyronnet continue de faire visiter aux touristes la demeure de Samten Dzong et de raconter avec émotion cette relation de dix ans avec cette être exceptionnelle que fut Alexandra David-Néel.
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blandine5674
  09 juin 2018
Quel bonheur, le temps d'une BD, de retrouver l'héroïne de ma jeunesse ! L'histoire commence quand notre aventurière embauche, pour l'aider dans sa vie quotidienne de vieille femme, Marie-Madeleine qui sera la narratrice. Pourquoi restera-t-elle une dizaine d'années alors qu'Alexandra a souvent un comportement despotique ? Elle s'en plaint, je cite : Dites-moi, sincèrement, comment faites-vous pour passer de la colère au calme, du cynisme au charme, de la méchanceté à la gentillesse en un millième de seconde… Comment cela est-il possible ? La réponse ? – Mais je suis chez moi ! J'ai le droit de faire ce que je veux !
C'est surtout qu'elle compense en racontant ses fascinantes expéditions. Transmission du savoir, amitié, rencontre, voyage, indépendance, dépassement de soi, bravoure, le corps qui vieillit, etc. J'ai adoré le texte, les dessins, les couleurs différentes pour les époques.
Même critique pour les deux tomes.
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thisou08
  29 avril 2019
J'ai trouvé ces deux BD absolument magnifiques.
En noir et blanc pour la période où, impotente, Alexandra David-Néel ne pouvait plus se déplacer.
Ce qui était pour elle, l'exploratrice téméraire, une non-vie, même si son cerveau fonctionnait, lui, toujours à vive allure.
En couleur lorsqu'elle raconte à sa "tortue" ( Marie-Madeleine ) toutes ses pérégrinations en Asie.
BD complétées par des articles très intéressants.
Cette lecture n'a fait que confirmer ce que je pensais déjà d'Alexandra David-Néel après la lecture de certains de ses livres et de biographies : une femme despotique devant qui Hommes et Nature doivent plier. Rien ne l'arrête, ni le froid, ni la neige, ni le jeûne, ni les torrents et encore moins les interdictions. Sa pugnacité fait merveille dans un monde hostile et auprès de ses semblables. C'est une femme admirable mais difficile à vivre.
J'ai beaucoup aimé ces BD et je les recommande vivement à tous ceux intéressés par la vie de cette femme d'exception.
Bravo à Fred Campoy & Mathieu Blanchot ainsi qu'à l'éditeur.
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critiques presse (3)
BulledEncre   08 janvier 2018
Au-delà d’un très beau dessin, une mention particulière pour la mise en couleur réussie et particulièrement soignée.
Lire la critique sur le site : BulledEncre
Sceneario   31 mars 2017
Ce second tome est bien plus poignant que le premier opus. Fred Campoy et Mathieu Blanchot nous offrent une belle biographie. Une oeuvre, un chef d'oeuvre, à posséder dans toute bonne bibliothèque !
Lire la critique sur le site : Sceneario
Bedeo   08 mars 2017
Une belle histoire, d’amitié, de transmission, de découverte, de rêve.
Lire la critique sur le site : Bedeo
Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
cicou45cicou45   11 avril 2017
"C'est la douleur et la souffrance, tortue, qui font la trempe des hommes et des femmes dignes de ce nom." Cette phrase, madame, lorsque vous la prononciez, votre accent était tel que je sentais bien que vous aviez dû, vous aussi, payer cher la "facture" que tous ici-bas, nous payons à cette douleur, à cette souffrance, à cette solitude qui font de nous des hommes.
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jeunejanejeunejane   23 janvier 2022
En avion ? Il en est hors de question.
Être verrouillée dans cet ustensile et précipitée d'une capitale à l'autre sans avoir eu le temps de rien contempler... À quoi bon voyager dans de telles conditions?
Commenter  J’apprécie          250
zazimuthzazimuth   21 octobre 2020
- Eh bien... madame... je dirai que vous étiez une intelligence extraordinaire, parce que cela est vrai. Et j'ajouterai sans doute que vous aviez un esprit aussi vaste que toutes les galaxies réunies, que tout vous intéressait... Ce serait de la mauvaise foi que de dire le contraire !
- ...et qu'est-ce que tu diras encore ?
- Vous tenez réellement à le savoir ?
Eh bien je dirai encore qu'Alexandra Davis-Neel était un océan d'égoïsme et un Himalaya de despotisme ! (p.61)
+ Lire la suite
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jeunejanejeunejane   23 janvier 2022
À l'abri, nous nous croyons sauvés, mais un problème de taille se pose à nous : nous avons bien des bouses de yack séchées dans nos sacs pour faire du feu, mais mon briquet, lui a pris l'eau : il est inutilisable !
Yongden panique et je le rassure, car j'ai la solution : j'utilise la technique du toumo pour réchauffer mon corps et ainsi sécher la mèche du briquet....
Nous restons bloqués six jours avec pour seule nourriture de la soupe faite à base de neige fondue et de morceaux de cuir à ressemeler nos bottes pour donner du goût.
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pgremaudpgremaud   17 février 2017
Depuis quelques jours, Alexandra ne quitte plus son bureau du premier étage, son état rhumatismal s'étant aggravé. Nous contemplons l'automne dans toute sa beauté... Alexandra regarde et, pourtant, elle parai être bien loin d'ici...
- C'est là-bas que j'aurais dû mourir, dans les Changthang, les immenses solitudes herbeuses , près des grands lacs tibétains... Comme couche, la terre, l'herbe ou la neige...Comme ciel de lit, la toile de ma tente et la voûte céleste... Cela aurait été une belle mort... Mais les dieux en ont décidé autrement... et je vais avoir ce que je ne voulais absolument pas, une mort sale et bête...
Mais comme le retour à la réalité est triste pour elle ! Se retrouver toujours dans le même fauteuil, presque totalement infirme, et en ma seule compagnie.
Cette souffrance-là, elle n'a pas besoin de me la confier, non seulement je l'ai comprise, mais aussi sincèrement partagée.
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La chronique de Jean-Edgar Casel - Une vie avec Alexandra David-Neel
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