AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782072718489
Éditeur : Gallimard (23/03/2017)

Note moyenne : 4.31/5 (sur 21 notes)
Résumé :
"Je crois que notre fraternité - sur tous les plans- va encore plus loin que nous l'envisageons. De plus en plus, nous allons gêner la frivolité des exploiteurs, des fins diseurs de tous bords de notre époque. Tant mieux. Notre nouveau combat commence et notre raison d'exister. Du moins, j'en suis persuadé... Je le devine et je le sens"
René Char à Albert Camus, le 3 novembre 1951.
On savait René Char et Camus frères en amitié. Les quelque deux cents... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
oran
  01 juillet 2018
Une correspondance qui témoigne d'une véritable amitié, fervente, respectueuse, indéfectible, une fraternité profonde celle deux hommes Camus et Char , deux êtres à la fois engagés mais épris de liberté, jamais résignés, complices « Je le rencontrai , je sus que nous aurions un chemin à faire ensemble » dira Char (Naissance d'une amitié Gallimard 1965) , deux résistants.
Une amitié enrichie par les promenades communes sur les sentiers du Luberon, nourrie de la beauté de la nature, la lumière provençale, qui rappelait à Camus celle de son Algérie natale, illuminée par la couleur des mots échangés. Deux être solitaires aimant et pratiquant la solidarité.
Commenter  J’apprécie          333
fanfanouche24
  18 août 2017
[ **********chronique rédigée antérieurement... avec un cafouillage absolu d'erreur d'ISBN... et donc erreur d'attribution !! ]

Tout à fait impossible de passer derrière la critique épatante, et très fine de Petitbijou...
Je vais toutefois le faire, de façon plus succinte , pour deux raisons: mon besoin de parler de mon écrivain préféré depuis mon adolescence, Camus... qui me réconcilie avec le genre humain, chaque fois que mon courage faiblit...et l'extraordinaire lumière qui se dégage de cette correspondance, entre deux frères d'élection, écrivains, poètes, résistants, qui se sont d'emblée reconnus comme des frères, qui se soutiennent contre vents et marées... qui se respectent, s'aident à vivre...
Une pépite d'humanité, d'intelligence, d'amitié admirative et inconditionnelle sous des déclarations d'une pudeur , d'une réserve extrêmes qui donnent d'autant plus de valeur à chaque mot choisi par chacun.
Pour les inconditionnels d'Albert Camus, de René Char, de l'authenticité intellectuelle et amicale, sous toutes les latitudes...Pour l'esprit de combat, l'espoir d'un monde meilleur, la solidarité, la Résistance avec un grand R...
La lecture de ces lettres est du bonheur à l'état pur... A conseiller médicalement... à toute personne abattue qui doute de son prochain, et de l'humanité dans son ensemble... et si par ricochet... cela incite à découvrir les écrits de ces deux artistes épatants... cela ne serait que du surplus de bonheur...Pour ma part, cela m'a permis d'aller lire et approfondir l'oeuvre de René Char. Il y a vraiment des livres qui sauvent du désespoir ou du mal-être et celui-là en fait partie...très largement
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          282
Laplumedeclementine
  25 juin 2020
Ces Correspondances regroupent les lettres échangées par Camus et Char pendant de longues années. C'est un ouvrage intéressant car, outre des lignes magnifiques sur l'amitié, nous avons un aperçu de leur rapport à la création, de leurs visions politiques et de la vie intellectuelle de l'époque. Camus et Char échangent sur divers sujets, intellectuels, existentiels, émotionnels. Ils partagent les deuils, les soucis de santé, la tristesse, l'angoisse, la joie, la révolte, le mépris pour le milieu intellectuel parisien et leur vision de la Beauté.
Ces lettres retracent notamment les conflits avec Sartre et avec Breton, les échangent avec Pasternak et le scandale à la sortie de L'Homme révolté.
Face aux polémiques et aux médisances, les deux auteurs expriment une « solidarité sans réserve ». J'ai été profondément touchée par ce mélange de respect, d'estime et d'admiration. Leur amitié ne fait qu'une avec leurs oeuvres, au sujet desquelles ils échangent régulièrement. « Frères de peine et de joie », ils craignent cependant de gêner l'autre et insistent sur l'importance de leur liberté réciproque. Soudés face aux aléas de l'existence, ils gardent toutefois leur liberté et leur indépendance. Cette lecture m'a beaucoup apporté intellectuellement et émotionnellement et m'a donné envie de relire les oeuvres de ces deux grands écrivains.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
juquilit
  02 février 2018
Brillant et émouvant. L'amitié qu'on sent grâce à leurs mots est bouleversante car authentique,réelle,vraie sans être étouffante,possessive. Comme un amour magnifique, deux personnes qui se reconnaissent, des âmes soeurs en quelque sorte. une amitié entière et passionnée ,sans concessions.
Les mots,les échanges sont simples et magnifiques,ils touchent en plein coeur.
Commenter  J’apprécie          10
NanaDelvo
  03 octobre 2020
Augmentée de huit lettres inédites par rapport à celle de 2007, nouvelle édition établie, présentée ct annotée par Franck Planeille de la correspondance échangée par le romancier, philosophe, essayiste ct dramaturge al bert Camus (1913-1960), prix Nobel 1957, et le poète René Char (1907-1988)
Commenter  J’apprécie          00

Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   18 août 2017
Albert Camus à René Char- [Paris] 21 septembre [1948]

Mon cher ami,
J'ai sur ma table le justificatif de -Fureur et Mystère-. Un mot seulement pour vous dire ma joie, et pour vous redire que c'est le plus beau livre de poésie de cette malheureuse époque. Avec vous, le poème devient courage et fierté. On peut enfin s'en aider, pour vivre. (p.38)
Commenter  J’apprécie          190
oranoran   18 août 2017
René Char à Albert Camus
Jeudi 29 octobre 1953

Cher Albert,
Le bel arc-en-ciel de vos livres fait ma joie. Ensemble ils miroitent entre le jour et la lampe, comme une truite de la Sorgue, entre gravier et cresson. Merci.
Je vous envoie, parce que c'est bien qu'il soit avec vous, le manuscrit d'un poème fait cet été (1). Vous connaissez le lieu où il est situé. C'est un peu "enfant" peut-être mais comment se rafraîchir et s'innocenter autrement ? Il faut parois revenir sur le passé et s'en couvrir comme d'un drap léger !
Toute mon affection (encadré dans la lettre) René Char
Ps : mon prochain envoi sera mon aubade.
(1) Il s'agit de la première version du "deuil des Névons", intitulé "Un deuil d'enfance.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
fanfanouche24fanfanouche24   18 août 2017
21 juillet [1956] Albert Camus à René Char

(...) Je suis heureux que vous ayez aimé -L'Exil et le Royaume-. Plus je produis et moins je suis sûr. Sur le chemin où marche un artiste, la nuit tombe de plus en plus épaisse. Finalement, il meurt aveugle. Ma seule foi est que la lumière l'habite, au-dedans, et qu'il ne peut la voir, et qu'elle rayonne quand même. Mais comment en être sûr. C'est pourquoi il faut bien s'appuyer sur l'ami, quand il sait et comprend, et qu'il marche lui-même du même pas. (p.148)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
DanieljeanDanieljean   26 octobre 2017
Plus je vieillis et plus je trouve qu’on ne peut vivre qu’avec les êtres qui vous libèrent, et qui vous aiment d’une affection aussi légère à porter que forte à éprouver. La vie d’aujourd’hui est trop dure, trop amère, trop anémiante, pour qu’on subisse encore de nouvelles servitudes, venues de qui on aime. À la fin, on mourrait de chagrin, littéralement. Et il faut que nous vivions, que nous trouvions les mots, l’élan, la réflexion qui fondent une joie, la joie"
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
coco4649coco4649   04 juin 2017
   129. —RENÉ CHAR À ALBERT CAMUS
Mardi soir [Mai 1956]


 Cher Albert,

 Votre pensée de cet exemplaire à mon nom *
me touche et m'émeut plus que je ne saurais
vous dire : ma bibliothèque sait, qui brûle mais,
de plaisir… merci-sur-toujours, aussi le meil-
leur.
 Vous n'êtes pas bien à ce 3e étage, entouré
de gens bruyants ? Il faut le dire. Bien sûr le
2e était mieux ou le rez-de-chaussée sans voi-
sinage collant. Cela m'ennuie qu'on vous visite
et qu'on vous importune. Pourquoi supporter
d'être mal ? La vie en société forcée est une scie.
Les individus sont de plus en plus infects. ça pro-
met pour les ans à venir, ce communisme qui est
en train de tout sculpter chez lui comme chez
les autres…
 Hier j'ai espéré votre passage. Ne vous montrez
pas si discret, Albert.
 N'avez-vous besoin de rien que je puisse faire
pour vous ?
 Fraternellement
                                    R.C.
p.168-169

* l'exemplaire C de l'édition originale de La Chute ;
« imprimé spécialement pour Monsieur René Char »,
porte cette dédicace d'Albert Camus : « Avec la fidèle
affection de son FRÈRE DE PLANÈTE Albert Camus. »

Remarque :
L'actuel Président des États-Unis est-il encore notre
FRÈRE DE PLANÈTE, après le retrait des Etats-Unis de
l'accord de Paris (COP21) ?
Osons l'espérer !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10

Videos de Albert Camus (133) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Albert Camus
Albert Camus et Jean Grenier : Découverte de la philosophie et de l'écriture (1955 / France Culture). Diffusion sur France III Nationale le 2 décembre 1955. Par Pierre Sipriot. Avec Albert Camus et Jean Grenier. Émission “Thèmes et controverses”. Présentation des Nuits de France Culture : « “Les grandes révélations qu'un homme reçoit dans sa vie sont rares mais elles transfigurent comme la chance, à l'être passionné de vivre et de connaître”, écrivait Camus dans la préface au livre “Les Îles” de son ami Jean Grenier, en 1959 : le professeur de philosophie qu'il a eu au lycée d'Alger à 17 ans, son ami pour toujours. Son influence est majeure sur le jeune élève, c'est lui qui lui confie un livre qui va le pousser à l'écriture : “La Douleur” d'André de Richaud. Camus lui fait lire ses premiers écrits ; il lui dédia son premier livre “L'Envers et l'Endroit”, “L'Homme révolté”. Dialogue entre ces deux écrivains et amis dans l'émission “Thèmes et controverses”, revue radiophonique des idées et des lettres, avec le producteur Pierre Sipriot. Albert Camus nous parle de son professeur, qui l'a passionné, de la lecture de son livre “Les Îles” qui est à l'origine de ses préoccupations d'écrivain, nous dit qu'un philosophe doit déranger les lieux communs. Jean Grenier nous parle de l'humanisme, de surnaturel, de divin, des racines célestes de l'homme, de courage, de la liberté ; qu'il préfère le sensible à l'intellectuel. “Nous avons commencé, en 1930, un dialogue qui n'est pas fini” écrivait Jean Grenier : une correspondance qui devait durer trente ans et n'être rompue que par la mort, l'accident du 4 janvier 1960 de Camus. Là, nous sommes en 1955, Camus est encore vivant, “L'Été” vient de paraître en 1954, écrit sous l'influence de Jean Grenier : « “L'Été” descend des “Îles” », comme il l'écrit. Il recevra le prix Nobel de littérature en 1957. Il nous lit le début de son livre “L'Étranger” et nous parle de “miséricorde” et de “douceur” : les derniers mots de cette archive. Éternel sur les ondes, comme dans ses livres, comme dans l'écriture. »
Source : France Culture
+ Lire la suite
autres livres classés : correspondanceVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Quiz sur l´Etranger par Albert Camus

L´Etranger s´ouvre sur cet incipit célèbre : "Aujourd´hui maman est morte...

Et je n´ai pas versé de larmes
Un testament sans héritage
Tant pis
Ou peut-être hier je ne sais pas

9 questions
3737 lecteurs ont répondu
Thème : L'étranger de Albert CamusCréer un quiz sur ce livre