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EAN : 9782213612034
595 pages
Éditeur : Fayard (17/04/2002)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Un journal d'écrivain est nécessairement un foisonnement de rencontres, de lectures et de petits faits. Le titre, en revanche, s'il vient de l'écrivain, est un programme : l'art contemporain, avec le Carré de Josef Albers, mais aussi "le (dernier) carré" des amis de l'auteur, et toutes les autres variations sur cette figure géométrique, orienteront, aimanteront, la lecture de ce journal de l'année 1998.
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Henri-l-oiseleur
  19 novembre 2015
Le titre, et l'illustration de couverture, viennent d'un peintre que l'auteur a beaucoup aimé, contemplé, et commenté, Josef Albers. Comme on le voit, il s'agit d'un abstrait, ce qui implique dans ce cas précis chaleur des couleurs et des formes, lyrisme visible et grande beauté. Il permet de dévoiler l'un des aspects les plus importants de l'oeuvre de Renaud Camus, sensible aussi dans d'autres ouvrages, à savoir l'intérêt pour l'art contemporain (le vrai), l'écriture sur la peinture (à la manière de Diderot ou de Baudelaire), la vie avec la beauté. Mais on se doute qu'un volume de journal ne peut se concentrer entièrement sur un sujet unique : la succession des jours et de l'autobiographie impose la variété, variété délicieuse en ce qui concerne ce volume, comme les autres. Seulement, le propos ne s'émiette pas dans le disparate, comme cela peut arriver dans cette forme : l'Hommage au carré revêt aussi une valeur morale, un sens symbolique, qui donnent aux récits d'une année civile une cohérence et une unité inattendues.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Henri-l-oiseleurHenri-l-oiseleur   19 novembre 2015
Le paradoxe de ma position est que je suis le défenseur de la forme, des formes, et qu'elles ne sont guère associées (qu') à la reconnaissance et même à l'exploration de l'échec, de la solitude, de l'extrême gêne quotidienne, à défaut de la misère. Mais justement : c'est dans la vérité, surtout la plus amère, qu'il convient de garder forme à tout prix, et donc figure humaine, si dépouillée qu'elle soit, si ravinée, si corrodée. Ce visage de vaincu de la vie, cette situation objective de vaincu, ce statut d'oublié, de mal-aimé, d'ignoré, ce corps abandonné par le désir, c'est à ce journal seul qu'il appartient de les habiter avec autant de dignité que possible, sans rien cacher de leur déréliction.

p. 49
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Henri-l-oiseleurHenri-l-oiseleur   19 novembre 2015
L'émerveillement où ce garçon paraît plongé du seul fait de ma cordialité souriante et affectueuse à son égard confirme bien l'idée qu'on peut se faire de la brutalité et de la froideur de la petite société achrienne* parisienne, telle qu'on peut l'observer au Key West où nous nous sommes rencontrés, et où les visages, les regards et les défauts de regard, les attitudes, les propos qu'on surprend, même, tout, ou presque tout, paraît signifier que se trouve bannie toute douceur désintéressée.

*achrien : mot forgé par l'auteur pour désigner l'homosexuel. Antonyme de hinarce.

p. 445
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Henri-l-oiseleurHenri-l-oiseleur   23 octobre 2015
Eros est adorable, mais trompeur. Il fait miroiter devant nous des plaisirs dont il nous offre quelques-uns, et quelquefois beaucoup, même, mais cependant jamais assez. Dans San Francisco, dans Florence, dans Amsterdam aux plus beaux jours, dans paris quand j'étais plus vigoureux, et aimé, j'ai traîné une insatisfaction, non pas de tous les instants, car il arrivait qu'elle s'apaisât, mais sans cesse renaissante ; et je soupçonnais continuellement que le plaisir pouvait être plus nombreux, plus constant, plus prodigue - je ne dis pas plus intense, ça non, car j'ai connu je crois la volupté extrême (en tous cas extrême pour moi) et il m'arrive de la connaître encore, et je n'en finis pas de lui faire mes adieux.

p. 217
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