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EAN : 9782070323685
119 pages
Éditeur : Gallimard (29/08/1986)
4/5   197 notes
Résumé :
Les essais qui sont réunis dans ce volume ont été écrits en 1935 et 1936, lorsque Camus avait vingt-deux ans. On a pu dire que ce petit livre contient ce que Camus a écrit de meilleur. Dans une importante préface qui date de 1958, Albert Camus situe ces essais dans la structure générale de son œuvre et il conclut que, "si j'ai beaucoup marché depuis ce livre, je n'ai pas tellement progressé ". On trouve, en effet, tous les thèmes majeurs de l’œuvre de Camus dans ces... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
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kielosa
  08 décembre 2018
L'année dernière, j'ai fait un pèlerinage à Lourmarin, pour me recueillir sur la tombe du grand Nobel français Albert Camus et cela en l'excellente compagnie d'oran, Michèle (d'Avignon) pour ses nombreux ami(e)s sur Babelio, la grande experte de ce phénomène littéraire rare.
Le résultat de cette visite a été, bien entendu, que je suis rentré plein de livres de et sur Camus. Deux d'entre eux ont fait l'objet d'une critique de ma part : de l'auteur "Réflexions sur le terrorisme" (le 31 mai 2018) et un sur l'auteur "Camus ou les promesses de la vie" de Daniel Rondeau (tout de suite à mon retour, le 21 juin 2017).
"L'Envers et l'Endroit" est un "petit" livre, si l'on retient comme seul critère le nombre de pages, tout juste 120. Mais comme le grand maître l'a souhaité dans ses Carnets (VII) : "Je demande une seule chose, et je la demande humblement, bien que je sache qu'elle est exorbitante : être lu avec attention". (Source : "Albert Camus de Tipasa à Lourmarin une exposition pour le centenaire", page 143). Je ne trouve nullement qu'il s'agisse d'une requête exorbitante, quoique ses paroles m'aient incité à lire cette oeuvre avec extra attention. On n'ignore pas une demande, par ailleurs si légitime, à ce génie de la littérature française.
Dans la préface - à la 2ème édition - l'auteur note : "La valeur de témoignage de ce petit livre est, pour moi, considérable. Je dis bien pour moi, car c'est devant moi qu'il témoigne, c'est de moi qu'il exige une fidélité dont je suis le seul à connaître la profondeur et les difficultés".
Je crois que cette phrase est réellement révélatrice pour le souci d'exactitude qui caractérise toute son oeuvre.
Cette préface à ses 5 courts essais, écrits entre 1935 et 1936, lorsque Camus avait 22 ans, demande effectivement une certaine dose d'attention et même de concentration, si l'on veut pleinement apprécier le chemin parcouru par l'artiste depuis sa jeunesse en Algérie.
Le premier essai, intitulé "L'Ironie", nous brosse le portrait de 3 vieilles personnes faces à la mort. le thème clé en est la solitude. L'isolement de la vieille dame paralysée, confrontée à l'incompréhension de sa propre fille, mais qui semble revivre lorsqu'un jeune homme (Camus ?) s'intéresse à elle. le vieil homme qui réalise que "n'être plus écouté : c'est cela qui est terrible lorsqu'on est vieux". "Se faire écouter était son seul vice". Mais ses histoires n'intéressent plus les jeunes : "Il n'était même plus amusant ; il était vieux". le destin de la grand-mère de soixante-dix ans est semblable et pourtant different. "La mort pour tous, mais à chacun sa mort". Et la petite phrase de conclusion : "Après tout, le soleil nous chauffe quand même les os".
Aussi dans le 2ème "Entre oui et non", nous avons droit à quelques vérités camusiennes. Que penser de : "... les seuls paradis sont ceux qu'on a perdus..." et "Oui, c'est peut-être cela le bonheur, le sentiment apitoyé de notre malheur" ? Ici, l'auteur nous parle de sa mère Hélène, en partie sourde et totalement analphabète, et de son père Lucien qu'il n'a jamais connu, puisque le pauvre homme est mort dans la douleur sur le champ de bataille de la Marne, en octobre 1914, lorsque son fils, né le 7 novembre 1913, n'avait même pas un an.
En lisant le 3ème essai "La mort dans l'âme", j'ai eu l'impression que Meursault était sorti d'un des chefs-d'oeuvres de Camus "L'étranger", ou du moins sa préfiguration car ce roman de 1942 est bien ultérieur à l'essai. Toujours est-il, que j'ai suivi ce jeune Meursault déambuler sur la Place Wenceslas et le long de la rivière Vlatava à Prague et ensuite, en passant par la Moravie et Vienne, à Vicence en Italie. Bizarre !
Le 4ème "Amour de vivre", situé à Palma et Ibiza, en Espagne, pays pour lequel l'auteur a une profonde sympathie "...le peuple espagnol est un des rares en Europe qui soit civilisé" (page 100), m'a légèrement déçu. Toutefois, il y a cette phrase mémorable : "Mais il n'y a pas de limites pour aimer et que m'importe de mal éteindre si je peux tout embrasser" (page 109).
Dans le 5ème et dernier essai "L'Envers et l'Endroit", une femme solitaire achète avec son faible héritage une concession au cimetière de sa ville. Il s'agit d'un somptueux caveau, "sobre de lignes, en marbre noir, un vrai trésor à tout dire..." "Cette affaire la contenta si profondément qu'elle fut prise d'un véritable amour pour son tombeau".
Ce qui m'a fasciné le plus dans cet ouvrage du jeune Albert Camus, outre sa richesse littéraire légendaire bien sûr, c'est sa compréhension merveilleuse de la psyché particulière des vieilles personnes, qui se trouvaient à l'autre bout du cycle de l'existence où l'auteur lui-même se situait. Comment il a superbement traduit leur solitude, leur dépendance des autres et leurs angoisses devant la mort, cette inconnue.
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aouatef79
  08 mai 2019
"Envers et l 'endroit" , est un ensemble d 'essais écrits par Albert Camus en 1935 et 1936 .A l 'époque le philosophe était âgé de vint-deux-ans .Ce livre contient ce que l 'écrivain a écrit de meilleur .On y trouve tous les thèmes majeurs de l 'oeuvre de Camus .
Dans la préface ,Camus affirma :"Une oeuvre d 'homme n 'est rien d 'autre que ce long cheminement pour retrouver par les détours de l 'art les deux ou trois images simples et grandes sur lesquelles le cœur une première fois s 'est ouvert ".Il évoqua sa mère ,son enfance ,"le monde de pauvreté et de lumière",où il a vécu :"Pour corriger une indifférence naturelle ,je fus placé à mi-distance de la misère et du soleil .La misère m 'empêcha de croire que
tout est bien sous le soleil et dans l 'Histoire ;le soleil m 'apprit que l 'Histoire n 'est pas tout ".
Dans le cours de l 'essai , il développa les thèmes majeurs de son oeuvre future : la lucidité face à l 'absurdité du monde ,le scandale de la mort , le déchirement de la conscience ,explicitant ainsi un titre alternatif qui annonçait déjà celui ,en forme de dilemme fondamental ,de l 'Exil et le royaume (...) Je tiens au monde par tous mes gestes , aux hommes par ma pitié et ma reconnaissance .Entre cet endroit et cet envers du monde,je n 'aime pas qu 'on choisisse ".Le grand courage ,c 'est encore de tenir les yeux ouverts sur la lumière comme sur la mort ".
Présentation d ' André Dumas .


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chris49
  20 août 2021
En ouverture de ses « Carnets », Albert Camus écrit : « l'oeuvre est un aveu, il me faut témoigner. » (Carnets I, mai 1935, La Pléiade, 795).
Dans la préface de l'édition de L'Envers et l'endroit publiée en 1958, Camus fait état de la forme maladroite de son essai, puis dit encore ceci :
« La question de sa valeur littéraire étant réglée, je puis avouer, en effet, que la valeur de témoignage de ce petit livre est, pour moi, considérable. Je dis bien pour moi, car c'est devant moi qu'il témoigne, c'est de moi qu'il exige une fidélité dont je suis seul à connaître la profondeur et les difficultés. Je voudrais essayer de dire pourquoi. »
Je renvoie les lecteurs de l'essai aux très intéressantes critiques déjà publiées sur Babelio, celle de Kielosa en particulier, qui expose assez largement le contenu des cinq chapitres, car j'aimerais pour ma part dire quelques mots à propos de ce « pourquoi ».
La première des raisons pour laquelle cet essai, écrit par un jeune homme de vingt-deux ans, a valeur de témoignage pour Camus, réside dans son caractère d'authentique sincérité. Au philosophe Brice Parain, son aîné, qui prétendait que ce petit livre contenait ce que Camus avait écrit de meilleur, ce denier répond ceci : « Non, il se trompe parce qu'à vingt-deux ans, sauf génie, on sait à peine écrire. Mais je comprends ce que Parain [...] veut dire. Il veut dire, et il a raison, qu'il y a plus de véritable amour dans ces pages maladroites que dans toutes celles qui ont suivi. »
L'autre raison majeure est que pour Camus la source de toute son oeuvre est dans L'Envers et l'Endroit. Cette source, il faut la chercher dans l'enfance même de l'auteur. Malgré la pauvreté, une mère silencieuse, un père disparu dans les premiers mois de sa vie, c'est le sentiment de chaleur et de richesse qui domine. Ce fut un « monde de pauvreté et de lumière », écrit-il, dont le souvenir le préserve encore des dangers qui menacent tout artiste : « le ressentiment et la satisfaction ».
Prémuni des satisfactions vaniteuses liées au métier d'écrivain, il se souvient que les moments de satisfaction furent toujours pour lui ceux où l'intelligence et l'imagination s'unissaient dans la conception d'une oeuvre, la suite n'étant qu'une « longue peine ».
C'est dans cette vie de pauvreté qu'il a le plus sûrement acquis le véritable sens de la vie, et c'est à partir de celle-ci que Camus, dès cet essai, témoigne de son temps et de la condition humaine. Quant à la lumière, il n'est pas indifférent de prendre le mot au sens figuré, mais il s'agit surtout de la bonne, belle et heureuse lumière de ce pays d'enfance que fut l'Algérie : « en Afrique, la mer et le soleil ne coûtent rien ».
«...je fus placé à mi-distance de la misère et du soleil » écrit-il « La misère m'empêcha de croire que tout est bien sous le soleil et dans l'histoire ; le soleil m'apprit que l'histoire n'est pas tout. »
Sur la vie elle-même, il n'hésite pas à écrire qu'il n'en sait pas plus que ce qui est dit dans L'Envers et l'Endroit, et se rend compte à quel point son intuition première qui lui faisait dire « Il n'y a pas d'amour de vivre sans désespoir de vivre », était vraie.
Enfin, posant son regard bienveillant sur cette première oeuvre maladroite (c'est Camus qui le dit, ce n'est pas moi, car je puis dire que j'y ai trouvé des pages admirables), et se projetant dans son oeuvre à venir, dont il continue de penser au moment de la rédaction de cette préface qu'elle n'est pas commencée, son rêve, écrit-il, est que cette dernière ressemble à L'envers et l'endroit, que celle-ci mette au centre « l'admirable silence d'une mère et l'effort d'un homme pour retrouver une justice ou un amour qui équilibre ce silence. »
Je laisse à présent les lecteurs découvrir cette oeuvre fondatrice. J'avais souvenir d'une lointaine première lecture. Cette deuxième lecture m'a permis de constater à nouveau combien cette oeuvre est riche en elle-même et fondamentale pour notre connaissance de l'oeuvre de Camus, et ô combien elle est une extraordinaire leçon d'humilité.
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oran
  18 mai 2018

Le 23 juin (2018), à Lourmarin, Les Rencontres Méditerranéennes Albert Camus nous invitent à une conférence donnée par Franck Planeille « La mort dans l'âme » ( il a, entre autre, établi, présenté et annoté l'édition de la correspondance Camus-Char, proposé une étude de l'Etranger chez Bordas…) Pour moi, cette re (re…)lecture de cet essai regroupant cinq textes , publié en 1937 chez Charlot, le fondateur des Vraies Richesses, s'imposait pour me sustenter avec plus de force de ce que révèlera Franck. Composition de jeunesse qui, même si elle est présentée, par certains, comme d'inégale valeur au regard de l'intégralité de son oeuvre, rédigée avec une certaine impulsivité, porte le sceau de sa personnalité, reflète avec force et ferveur sa pensée, sa sensibilité, ses prises de position, son lyrisme, la lucidité, ses thèmes de prédilection … « Je sais que ma source est dans l'Envers et l'Endroit » précisait Camus en 1958...
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Floyd2408
  26 novembre 2013
Les essais de "L'envers et l 'endroit" furent écrits en 1935-1936 Albert Camus avait seulement 22 ans puis publiés un an après en Algérie - Refusant sa réédition Albert Camus explique dans sa préface de la nouvelle édition ses choix ... Ce recueil est composé de 5 petites nouvelles l''ironie - Entre oui et non - La mort dans l 'âme - Amour de vivre - l''envers et l 'endroit qu'il dédicace à son ami Jean Grenier.
Cette oeuvre de jeunesse est le socle des écrits de sa carrière qui l 'amènera au prix Nobel de littérature de 1957.On retrouve les thèmes chère d 'Albert Camus ses souvenirs de Belcourt -de la vieillesse - de la mort -de la vie - de la sa solitude - des paysages qui caressent son être avec cette lumière diffuse signe de la vie - de la pauvreté ...
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Citations et extraits (112) Voir plus Ajouter une citation
chris49chris49   16 août 2021
Amour de vivre

À Ibiza, j’allais tous les jours m’asseoir dans les cafés qui jalonnent le port. Vers cinq heures, les jeunes gens du pays se promènent sur deux rangs tout le long de la jetée. Là se font les mariages et la vie tout entière. On ne peut s’empêcher de penser qu’il y a une certaine grandeur à commencer ainsi sa vie devant le monde. Je m’asseyais, encore tout chancelant du soleil de la journée, plein d’églises blanches et de murs crayeux, de campagnes sèches et d’oliviers hirsutes. Je buvais un orgeat douceâtre. Je regardais la courbe des collines qui me faisaient face. Elles descendaient doucement vers la mer. [...] Dans ce court instant de crépuscule, régnait quelque chose de fugace et de mélancolique qui n’était pas sensible à un homme seulement, mais à un peuple tout entier. Pour moi, j’avais envie d’aimer comme on a envie de pleurer. Il me semblait que chaque heure de mon sommeil serait désormais volée à la vie... c’est-à-dire au temps du désir sans objet. Comme dans ces heures vibrantes du cabaret de Palma et du cloître de San Francisco, j’étais immobile et tendu, sans forces contre cet immense élan qui voulait mettre le monde entre mes mains.
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gillgill   10 juillet 2012
"L'envers et l'endroit" - recueil de cinq nouvelles (1937)
"L'ironie" : Trois vieillards : "trois destins semblables et pourtant différents. La mort pour tous, mais à chacun sa mort. Après tout, le soleil nous chauffe quand même les os".
"Entre oui et non" : Un jeune homme évoque avec pudeur son enfance, l'émouvante indifférence de sa mère et les liens que le silence tissait entre eux, dans un monde de pauvreté.
"La mort dans l'âme" : La découverte, au cours d'un voyage à Prague, de la solitude, du tête à tête angoissant avec soi-même que le dépaysement ménage, de l'évidence brutale de la mort. Et puis c'est l'Italie, où le narrateur retrouve "la force d'être courageux et conscient à la fois".
"Amour de vivre" : Un séjour aux îles Baléares entraîne une nouvelle réflexion : "il n'y a pas d'amour de vivre sans désespoir de vivre".
"L'envers et l'endroit" : Une vieille femme devant la mort. Un jeune homme devant sa vie.
(extrait de "Récits, pièces et essais" issu de "Albert Camus" de la collection "Génies et réalités" publiée aux éditions "Hachette" en 1964)
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PasoaPasoa   13 septembre 2021
[...] A cette heure, tout mon royaume est de ce monde. Ce soleil et ces ombres, cette chaleur et ce froid qui vient du fond de l'air : vais-je me demander si quelque chose meurt et si les hommes souffrent puisque tout est écrit dans cette fenêtre où le ciel déverse la plénitude à la rencontre de ma pitié. Je peux dire et je dirai tout à l'heure que ce qui compte c'est d'être humain et simple. Non, ce qui compte, c'est d'être vrai et alors tout s'y inscrit, l'humanité et la simplicité. Et quand donc suis-je plus vrai que lorsque je suis le monde ? Je suis comblé avant d'avoir désiré. L'éternité est là et moi je l'espérais. Ce n'est plus d'être heureux que je souhaite maintenant, mais seulement d'être conscient.

(extrait de "L'envers et l'endroit") - pp. 117-118
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BaldricoBaldrico   14 avril 2021
Mais, après m'être interrogé, je puis témoigner que, parmi mes nombreuses faiblesses, n'a jamais figuré le défaut le plus répandu parmi nous, je veux dire l'envie, véritable cancer des sociétés et des doctrines.
Le mérite de cette heureuse immunité ne me revient pas. Je la dois aux miens, d'abord, qui manquaient de presque tout et n'enviaient à peu près rien. Par son seul silence, sa réserve, sa fierté naturelle et sobre, cette famille, qui ne savait même pas lire, m'a donné alors mes plus hautes leçons , qui durent toujours. Et puis j'étais moi-même trop occupé à sentir pour rêver d'autre chose.
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PasoaPasoa   11 septembre 2021
Les soirs d'été, les ouvriers se mettent au balcon. Chez lui, il n'y avait qu'une toute petite fenêtre. On descendait alors des chaises sur le devant de la maison et l'on goûtait le soir. Il y avait la rue, les marchands de glaces à côté, les cafés en face, et des bruits d'enfants courant de porte en porte. Mais surtout, entre les grands ficus, il y avait le ciel. Il y a une solitude dans la pauvreté, mais une solitude qui rend son prix à chaque chose. A un certain degré de richesse, le ciel lui-même et la nuit pleine d'étoiles semblent des biens naturels. Mais au bas de l'échelle, le ciel reprend tout son sens : une grâce sans prix. Nuits d'été, mystères où crépitaient des étoiles !

(extrait de "Entre oui et non") - pp. 58-59
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Vidéo de Albert Camus
Albert Camus : Le Premier Homme par Françoise Fabian (1994 - Festival d’Avignon / France Culture). Illustration : Albert Camus photographié en 1957 par Henri Cartier-Bresson. © 2021 Henri Cartier-Bresson/Magnum Photos, courtesy Fondation Henri Cartier-Bresson, Paris. Diffusion sur France Culture le 6 octobre 1994. "Texte nu", une émission produite par Claude Santelli et réalisée par Hélène Pommier. En 1994, la comédienne Françoise Fabian lisait des extraits du livre d'Albert Camus "Le Premier Homme" au Festival d'Avignon. Roman autobiographique inachevé, "Le Premier Homme" a été publié la même année par sa fille Catherine Camus. Jacques Cormery, l'alter ego de l'écrivain dans le roman, est un homme de quarante ans qui retourne dans son Algérie natale. Il raconte son enfance de pied-noir algérien, ses relations avec sa mère et la recherche de son père. "Le Premier Homme" est conçu comme la première partie d'une trilogie que l'écrivain ne finira jamais puisque le 4 janvier 1960 il meurt dans un accident de la route. Ce roman posthume inachevé aura attendu 34 ans avant d'être publié en 1994.
Source : France Culture
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