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Citations sur Dans la ville des veuves intrépides (42)

LiliGalipette
LiliGalipette   26 décembre 2012
« Bien sûr que nous avons un avenir. Qu’il soit bon ou mauvais, c’est une autre affaire. » (p. 315)
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joedi
joedi   16 février 2013
Si un homme pouvait faire ce travail, elle le pouvait aussi. Il n'existait rien de tel que le sexe faible. Les femmes étaient faites de chair et de sang, exactement comme les hommes. Une femme qui avait ses deux pieds plantés là où ils devaient l'être pouvait travailler comme un homme, ou même mieux.
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gavarneur
gavarneur   28 janvier 2017
Depuis que les visites avaient commencé, vingt-huit femmes avaient fait une place dans leur lit au petit prêtre, qui, d'après les rumeurs courant au marché, était doté d'un gros pénis bien qu'il fut un amant médiocre. « Il finit avant que vous vous rendiez compte qu'il a commencé », avait dit Magnolia Morales à ses amies lors de la réunion du soir sur la place. Une veuve avait eu un retard de règles, mais ce fut une fausse alerte. Nulle n'avait encore déclaré être enceinte.
Page 219
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joedi
joedi   17 février 2013
Finalement, les douze jeunes filles en arrivèrent à la conclusion que Dieu leur avait donné deux yeux pour mieux regarder les hommes, deux oreilles pour mieux entendre ce que les hommes pourraient avoir à dire, deux bras pour les embrasser et deux jambes pour les enlacer, mais un seul coeur à offrir. Les hommes quant à eux, aimaient avec leurs testicules, et Dieu leur en avait donné deux.
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joedi
joedi   19 février 2013
Par un après-midi ensoleillé dont personne ne se souvient, dans un village dont personne ne se rappelle l'existence, une pauvre première magistrate revêtue de ses habits du dimanche errait par les rues, semblables à une fourmi, avec le sentiment d'être une bonne à rien.
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MissG
MissG   19 janvier 2013
Mais votre Dieu n'habite pas dans ce village, padre [...] Il nous a lâchées, et vous êtes vraiment têtu pour continuer à croire en lui.
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bookaure
bookaure   02 avril 2012
Elle but les dernières quelques gorgées d'eau bouillie, et se mit soudain à voir toutes ses peurs entrer, une par une, dans la maison. Solitude fut la première à se présenter - seule, bien sûre. Francisca la reconnu immédiatement, car elle parcourut avec une feinte timidité toute la maison en quête du bon endroit où se loger. Elle s'installa en fin de compte dans la poche intérieure de l'un des nouveaux manteaux de fourrure de Francisca et ne bougea plus. Culpabilité arriva peu après, pointant vers elle de logs doigts réprobateurs. Elle se glissa dans un chemisier en soie rouge et, enfonçant ses doigts à travers les longues manches, continua de harceler Francisca. Puis, main dans la main, Rejet et Abandon firent leur entrée. Ils se déplacèrent librement dans la pièce, sans faire attention à Francisca. Sous peu, ils choisirent une paire de chaussure fantaisie à talons aiguilles et disparurent chacun dans une chaussure différente. Francisca se rendit compte que ses peurs étaient venues en même temps que sa fortune. Elle avaient seulement attendu l'occasion propice, un moment de faiblesse et de désespoir complet, pour se révéler.
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bookaure
bookaure   14 avril 2012
Francisca fit comme si elle n'avait pas entendu la réponse sèche. "Je me demande quel effet ça fait d'être amoureuse d'une autre femme, poursuivit-elle. Tu penses que c'est mal?
- Non. L'amour est une chose belle qui ne peut jamais être mal, de la même façon que la haine ne peut jamais être bien."
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Aproposdelivres
Aproposdelivres   06 octobre 2014
Tout de suite après que neuf heures eurent sonné au clocher de l'église, alors que l'écho du dernier coup résonnait encore dans les oreilles du sacristain, trois douzaines d'hommes en uniformes verdâtres usés jusqu'à la corde surgirent de tous les points cardinaux de Mariquita, tirant des coups de fusil, et criant «¡Viva la Revolución!». Ils avancèrent lentement le long des rues étroites du village, leurs visages bronzés maquillés de noir, et leurs chemises collées par la sueur à leurs torses malingres. « Nous sommes l'armée du peuple, déclara l'un d'eux avec un mégaphone. Nous nous battons pour que tous les Colombiens puissent travailler et être payés selon leurs besoins, mais nous ne pouvons pas le faire sans votre soutien! » Les rues s'étaient vidées ; même les animaux errants avaient fui en entendant les premiers coups de feu. « S'il vous plaît, poursuivit l'homme, aidez-nous, apportez-nous tout ce que vous pouvez. »
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Aproposdelivres
Aproposdelivres   06 octobre 2014
Par la fenêtre ouverte de son salon, la veuve Morales entendit les marchands ambulants essayer d'intéresser les 12 lève-tôt à leurs amuse-gueule : «¡ Morcillas !» «¡ Empanadas !» «¡ Chicharrones !» Elle ferma la fenêtre, plus incommodée par l'odeur désagréable des boudins et de la friture que par les voix stridentes qui en vantaient les mérites. Elle réveilla ses trois filles et son unique fils avant de retourner à la cuisine, où elle sifflota un cantique en préparant le petit déjeuner pour sa famille. À huit heures du matin, la plupart des portes et des fenêtres de Mariquita étaient ouvertes. Des hommes passaient des tangos et des boléros sur de vieux phonographes, ou écoutaient les nouvelles à la radio. Dans la rue principale, le premier magistrat du village, Jacinto Jiménez, et le brigadier, Napoleón Patiño, tiraient dehors sous un immense manguier une grande table ronde et six chaises pliantes pour jouer au Parcheesi avec quelques voisins triés sur le volet. Dix minutes plus tard, au coin sud ouest de la place, don Marco Tulio Cifuentes, l'homme le plus grand de Mariquita, propriétaire d'El Rincón de Gardel, le bar de la ville, transportait dehors ses deux derniers clients ivres, un sur chaque épaule. Il les étendit sur le sol, côte à côte, avant de fermer boutique et de rentrer chez lui. À huit heures trente, à l'intérieur de la Barbería Gómez, un petit bâtiment en face de la mairie de Mariquita, don Vicente Gómez se mit à affûter ses rasoirs et à stériliser à l'alcool ses peignes et ses brosses, tandis que sa femme, Francisca, nettoyait les miroirs et les fenêtres avec des journaux humides. Pendant ce temps-là, deux rues plus bas, sur la place du marché, l'épouse du brigadier, Rosalba Patiño, marchandait à un fermier au visage rougeaud une demi-douzaine d'épis de maïs, tandis que des femmes plus âgées, sous des stores verts, vendaient de tout, de la gelée de pied de veau aux cassettes piratées de Thriller, de Michael Jackson.
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