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EAN : 9782072787560
Gallimard (10/01/2019)
4.14/5   244 notes
Résumé :
Automne 1959. L’élimination d’un avocat algérien lié au FLN vire au carnage. Toute une famille est décimée.

Aimé de la Salle de Rochemaure charge Antoine Carrega, ancien résistant de son réseau mais aussi voyou corse qui a ses entrées dans le Milieu, d’enquêter sur les meurtres de sa fille, ses petits-enfants et son gendre.Sirius Volkstrom, ancien collabo devenu exécuteur des basses oeuvres du pouvoir, est lui aussi à la poursuite du tueur qu’il était... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (66) Voir plus Ajouter une critique
4,14

sur 244 notes

Jeanfrancoislemoine
  28 avril 2021
Ce roman sera incontestablement , pour moi , un de mes " coups de coeur de l'année " quand bien même celle - ci est loin d'être terminée et réservera sans doute encore à chacun et chacune d'entre nous de belles découvertes , et ...de bonnes nouvelles sur un plan sanitaire , espérons - le ....Mais pas de pronostic , des faits et les faits c'est que " Requiem pour une République " est un roman marquant , terriblement addictif qu'il faut absolument lire si , bien entendu , on aime ce genre littéraire mêlé à des pages d'histoire.
Avant de vous lancer dans une lecture qui va vous happer et vous emmener dans les arcanes du monde politique de la France de l'année 60 ( 1959 à 1961 , précisément ) , imaginez - vous dans un film en noir et blanc . Pensez à vos acteurs préférés de l'époque , fredonnez quelques airs musicaux , repensez au contexte politique et notamment aux " événements d'Algérie " , souvenez - vous de qui était au pouvoir , des troubles ....Trop loin ? trop difficile ? Trop flou ? Bon , ben même pas grave parce que Thomas Canteloube va vous remettre " plein de choses en mémoire " , voire vous donner envie de vous retourner sur ces années peu glorieuses , glauques , violentes et de vous pencher sur toute une époque pas si lointaine de notre histoire . Bon sang , 1960 , j'avais 7 ans !!! C'était hier ...euh , avant - hier ....
Le résumé ? Comme d'hab , il est sur la quatrième et vous me connaissez , si c'est pour vous raconter, " en gros " , ce qui va se passer , je ne suis pas trop " fan " , vous fréquentez autant que moi les librairies , vous savez faire , et ça ne présente qu'un bien terne intérêt de " divulgacher " ....
Non , pas de résumé , donc , mais tout de même : l'atroce assassinat d'un avocat algérien lié au FLN et le massacre de toute sa famille ..... Et puis trois hommes que tout oppose à la poursuite , hautement " surveillée et contrôlée " de l'assassin ..... Voilà, c'est tout , le reste , tout le reste , c'est pour vous . Mais attention : moi , j'ai fait du " non - stop " ce qui , dans une période où la mode est plutôt au " stop and go ou autre Click and collect " ( ah , la beauté de la langue française ) est tout de même un signe . Ceci étant, ça ne concerne que ma modeste personne .
Thomas Canteloube nous fait profiter de ses connaissances , de ses compétences linguistiques et introduit dans son histoire des personnages réels ou fictifs travaillés, attachants ( pour certains ) , détestables ( pour d'autres ) , époustouflants ou sans grand intérêt . le récit est rempli d'actions , d'émotions ,de réflexions, de suspens , nous fait côtoyer le monde politique dans toute son " hypocrite splendeur " et l'ironie mordante de certains propos nous arrache de complaisants acquiescements , voire même , mais oui , quelques sourires . Hum !!! Pas sûr qu'on puisse dire que " c'était mieux avant " mais ça , c'est bien à vous de voir ...
Et comment ai- je choisi ce livre ? Les prix qu'il a obtenus . Sa sortie en poche .Sa quatrième de couverture et ...sa couverture . Et , surtout , surtout , les conseils de mon libraire et ami Nicolas que je ne remercierai jamais assez . Oui , je sais , j'ai beaucoup de chance mais je crois que c'est le cas de bon nombre d'entre vous aussi et , un bon libraire , c'est vraiment extraordinaire . Il est tellement fan de ce premier roman de Canteloube qu'il veut lire son " petit dernier " , "Frakas ". S'il est de la même veine , les perspectives sont au beau fixe ...
Voilà pour ce soir . Hâte de lire vos commentaires , cet ouvrage , il vous le FAUT , sinon vous allez vous priver , à mon avis , d'un bon moment de plaisir .A bientôt .
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Cancie
  01 mai 2019
Requiem pour une République débute le 15 septembre 1959 et se termine le 18 octobre 1961. Tout se déroule donc durant les années troubles les plus sombres de la Ve République.
Un avocat algérien, Bentoui, lié au FLN, est assassiné ainsi que toute sa famille, assassinat orchestré par le Préfet de Police, Maurice Papon, et savamment enterré par le 36, Quai des Orfèvres. Trois personnages centraux, aux opinions et aux caractères différents, veulent trouver l'assassin : Sirius Volkstrom, ancien collabo, manchot devenu exécuteur de basses oeuvres pour Papon, Antoine Carrega, ancien résistant corse devenu convoyeur de drogue et Luc Blanchard, jeune policier assez naïf.
Ces trois individus que tout oppose vont se croiser et devoir, malgré eux, oeuvrer ensemble pour déjouer cette importante manipulation politique.
Chaque chapitre raconte une journée avec un de ces trois hommes comme personnage central. Ce sont bien sûr trois héros de fiction mais le talent de Thomas Cantaloube a été de leur permettre, lors de cette enquête, de rencontrer ou de croiser de vrais personnages politiques historiques : Mitterrand, De Gaulle, le Pen, Papon… Ce qui en fait une fiction plus vraie que nature.
Cette enquête est un véritable plongeon dans un Paris pourri par la lutte sanglante pour l'indépendance de l'Algérie, les trahisons politiques et les basses oeuvres du Préfet de police, Maurice Papon.
Outre les personnages réels, les événements tels que les essais nucléaires français dans le Sahara, l'attentat perpétré par l'OAS à Vitry-le-François contre le train Strasbourg – Paris, le 18 juin 1961 - le plus meurtrier sur le territoire hexagonal jusqu'au 13 novembre 2015, au Bataclan – et le massacre de manifestants algériens par la police française, le 17 octobre 1961, tous ces événements contribuent à rendre ce roman exceptionnel, d'autant que l'évocation de ces faits historiques n'est jamais pesante, bien au contraire.
Ceci fait de Requiem pour une République un grand polar historique dans lequel la trame policière est aussi passionnante que le fond politique. Tout y est : les sentiments, l'action, L Histoire !
Thomas Cantaloube, dans ce premier roman, a su mêler avec brio faits réels et fiction pure en le rendant palpitant de bout en bout. Difficile de sortir indemne de cette lecture qui nous rappelle ce que fut cette période : une tragédie pour les Algériens vivant en France, victimes de ratonnades et du racisme ambiant, une période dont on n'est pas fier, qu'on a préféré taire et qui pourtant, fait partie de notre Histoire : la fin de l'empire colonial français.
Je remercie vivement Lecteurs.com, dans le cadre des Explorateurs du Polar, et les éditions Gallimard qui m'ont permis de découvrir ce livre passionnant.
Lien : https://notre-jardin-des-liv..
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Giraud_mm
  08 avril 2022
Fin 1959.
Volkstrom, ancien collabo, est engagé par le bras droit du préfet Papon pour "couvrir" l'assassinat d'un avocat d'origine algérienne. Mais l'affaire tourne mal...
Antoine Carrega, petit truand corse, est chargé par Félix, son ancien chef dans la résistance, de retrouver l'assassin de sa fille, épouse de l'avocat, de ce dernier et de leurs 2 enfants.
L'enquête officielle est confiée à Luc Blanchard, un flic débutant encore naïf, et à son chef alcoolique, Amédée Janvier.
Blanchard, Volkstrom et Carrega, un bon, une brute et un truand (au grand coeur) que l'enquête va mettre en relation...
Un roman noir dont l'intrigue se déroule à la charnière des années 1950-1960, une époque où les amitiés nées dans la Résistance, la prise du pouvoir par le général De Gaulle, et les haines liées à la demande d'indépendance de l'Algérie vont se confronter. L'auteur nous fait vivre avec intensité cette période trouble et méconnue de l'histoire de France. Pourquoi a t'on voulu la mort de l'avocat algérien devient vite secondaire...
Les personnages sont parfois très noirs (moralement !), rarement tout blancs. Thomas Cantaloube, pour ancrer son roman dans le réel, n'hésite pas à convoquer, parmi ses héros de fiction, quelques figures de l'époque, comme le préfet Papon ou François Mitterrand.
J'ai aimé l'écriture, dynamisée par l'alternance des points de vue qui place le lecteur tantôt dans la peau du bon, de la brute ou du truand. S'y ajoutent de nombreuses péripéties parfois sans lien avec la trame du roman, mais qui éclairent sur l'instabilité de l'époque ou la psychologie des personnages.
Il y a longtemps que je n'avais pas lu un roman noir aussi brillant et intéressant !
Lien : http://michelgiraud.fr/2022/..
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umezzu
  12 novembre 2019
Voilà (encore) un roman policier que je n'aurais pas lu sans les critiques positives postées sur ma page d'accueil par mes amis sur Babelio. Merci à eux. En effet, je suis pas un adepte de la collection (Série noire de Gallimard), la couverture est délibérément vieillotte, l'auteur m'était inconnu (c'est un journaliste de Mediapart), et, avant tout, la période abordée, celle de la guerre d'Algérie et des manipulations auxquelles elle a donné lieu en métropole, est toujours source d'oppositions et de parti-pris.
En fait, Cantaloube a trouvé par le biais du roman policier l'occasion de raconter une époque, celle des débuts de la cinquième république.
1959, De Gaulle est de retour au pouvoir en promettant de traiter le problème algérien. Ce que certains interprètent comme un blanc-seing aux exactions anti-FLN, particulièrement en France métropolitaine. le préfet de police de Paris, Maurice Papon, a déjà sévi en matière de maintien de l'ordre pendant l'occupation. Son adjoint, Deogratias, décide de se débarrasser de l'avocat algérien des militants FLN en lui envoyant un tueur issu des rangs de l'extrême droite, Victor Lemaire. Pour couper toute chance à une très éventuelle enquête de remonter jusqu'à lui, il mandate un ancien collabo de ses amis, Sirius Volkstrom, pour liquider le tueur dés qu'il sera passé à l'action.
Un plan qui devait se dérouler sans accroc, un soir de la semaine où l'épouse française issue de la bonne bourgeoisie et les enfants devaient être de sortie. Mais le jour venu, Volkstrom ne peut que constater les dégâts : Lemaire a exécuté l'avocat, son frère de passage dans les lieux, sa femme et deux tout jeunes enfants, et il a réussi à s'enfuir. L'enquête est confiée à la brigade criminelle. le jeune débutant Luc Blanchard est sur le coup. Un dossier où il va vite sentir malgré sa naïveté qu'on cherche à orienter l'enquête vers un simple règlement de compte entre algériens.
Le père de la femme de l'avocat est un grand banquier, ancien chef d'un réseau de résistance dans le sud. Désemparé, sentant que la préfecture de police lui ment, il fait appel à un camarade du maquis, Antoine Carrega. Ce truand corse a ses entrées dans le milieu. Au nom de leur passé commun et des liens qu'ils ont noué, Carrega va accepter de mener l'enquête de son côté pour savoir qui a pu tuer aussi sauvagement toute une famille.
Chaque chapitre concerne alternativement l'un des personnages (fictifs) : Carrega, du mauvais côté de la loi mais totalement fiable, Volkstrom, escroc occasionnellement tueur, sans engagement politique, mais toujours prêt à faire régner la violence pour de l'argent, et Blanchard, le petiot manquant de confiance en lui, mais qui ne se satisfait pas des conclusions toutes faites qu'on lui présente.
La chasse à l'homme commence. Elle va permettre de croiser des personnages réels. Papon, bien sûr, dont on voit la responsabilité dans la répression de la manifestation du 17 octobre 1961 organisée par le Front algérien de libération nationale (FLN). François Mitterrand aussi, alors sénateur d'opposition, impliqué dans un faux attentat contre sa personne, boulevard de l'observatoire. Michel Debré, chef du gouvernement, dont Cantaloube reprend un discours, en le situant dans un autre lieu. Jean-Marie le Pen, alors député d'extrême droite présent dans les manifestations pour l'Algérie française.
L'ambiance faite de manoeuvres politiques, de coup d'État en préparation et d'opérations clandestines en réaction aux attentats du FLN et aux discussions à Evian autour de l'indépendance, est prenante.
Le montage de Cantaloube prend vite. le lecteur plonge dans un polar stylé années cinquante, avec des truands qui ont des règles d'honneur et des barbouzes qui fraient avec les extrêmes. Les policiers sont ambigus, les politiques ouvertement manipulateurs. Cantaloube avance son intrigue avec efficacité. le livre est épais, mais il se lit à grande vitesse en se remémorant les évènements réels que Cantaloube évoque au passage. Une réussite dans le genre.
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PJN
  13 mars 2019
Trois hommes, un flic, un truand et un assassin, enquêtent autour du meurtre d'une famille d'Algériens à Paris au début des années 60, à l'heure de la décolonisation qui heurte une partie des soutiens du général De Gaulle. On croise Charles Pasqua, du SAC, Jean-Marie le Pen et François Mitterrand, en pleine affaire du faux attentat de la rue de l'Observatoire dans ce roman noir où la frontière entre les bons et les méchants ne peut pas être claire lorsque Maurice Papon est à la tête de la préfecture de Police de Paris...
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critiques presse (2)
LeFigaro   16 mai 2019
Thomas Cantaloube livre un roman joliment ficelé sur un fait divers sanglant où plusieurs enquêtes s’entremêlent.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeMonde   25 janvier 2019
En chroniquant les coulisses de la guerre d’Algérie, le journaliste de Mediapart signe un premier roman saisissant.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
deuxquatredeuxdeuxquatredeux   29 juillet 2021
Depuis son guichet, un policier à képi leva les yeux de sa paperasse pour le fixer. Sirius fit de même. Il n'était pas pressé d'énoncer l'objet de sa visite. Le bleu plissa les yeux, il allait ouvrir la bouche. D'un mouvement de langue, Sirius cala sa cigarette dans un coin de ses lèvres et annonça de sa voix rocailleuse :
- Je suis là pour voir Deogratias.
- Le directeur adjoint du cabinet du Préfet ?
- Lui-même.
Comme dans un script écrit d'avance, le gardien lui demanda :
- Vous avez rendez-vous ?
- Non, je passai par là et je me suis dit qu'on pourrait boire une anisette ensemble...
Il ne pouvait pas s'en empêcher. C'était plus fort que lui. Il ne savait pas tenir sa langue. Surtout avec les flics.
Avant que le préposé ne commence à grimacer, Sirius ajouta :
- Bien sûr que j'ai rendez-vous ! Dites-lui que Volkstrom est là. (p. 20)
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PJNPJN   11 mars 2019
la période actuelle s'apparentait à une vaste tambouille où les affiliations d'autrefois comptaient moins que les combats tactiques du moment. Gaullistes et antigaullistes se claquaient la bise. Des résistants farouches faisaient bras dessus bras dessous avec des collabos. Fachos, poujadistes et nostalgiques de Vichy étaient recyclés dans l'administration ou à l'Assemblée nationale, avec la bénédiction de leurs anciens adversaires. Jusqu'à leur prochain retournement de veste. La police de la République téléguidait des milices sanglantes de bas étage. L'armée et certains de ses plus haut gradés étaient à deux doigts de se retourner contre l'un des leurs devenu président.
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CancieCancie   01 mai 2019
La IVe République était née sur les cendres du pétainisme et des combats de la Résistance, la Ve démarrait sur les cadavres des Algériens et les remugles d'un fascisme en képi.
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PJNPJN   06 mars 2019
Les politicards qui nous gouvernent n'ont pas de principes ! De Gaulle est revenu aux affaires, porté par des médiocres et des minables. Il a choisi de les garder à ses côtés, il s'est entouré de requins au nom de la raison d'État ! Il a accepté de pardonner et de fermer les yeux parce qu'il a une haute idée de la France. Une plus haute idée que moi en tout cas. Papon aurait dû être fusillé à la Libération ! Et maintenant on lui a confié la police de Paris.
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CancieCancie   01 mai 2019
D'après ce qu'il comprenait des récits de ses collègues, les Algériens avaient répondu à l'appel du FLN les enjoignant de converger sur Paris, depuis les banlieues et leurs bidonvilles, pour venir manifester contre le couvre-feu qui venait d'être imposé par Papon aux seuls Nord-Africains depuis le 5 octobre. Cette mesure clairement raciste et dérogatoire aux lois de la République n'avait rencontré que peu d'opposition au sein de la police. Elle avait même été accueillie avec enthousiasme.
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Vidéo de Thomas Cantaloube
Entretien avec Thomas Cantaloube à l'occasion de la parution de “Frakas” dans la collection Série Noire. Découvrez les 5 mots choisis par l'auteur pour évoquer ce livre.
Découvrez le livre : http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Serie-Noire/Frakas Feuilletez les premières pages : https://bit.ly/306X9hx Retrouvez toutes les critiques de “Frakas” sur Babelio.fr : https://www.babelio.com/livres/Cantaloube-Frakas/1305131
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