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ISBN : 2919750615
Éditeur : Éditions Tensing (07/03/2015)

Note moyenne : 4/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Ricciotto Canudo (Gioia del Colle, en Italie, 1877 - Paris 1923), poète, romancier, essayiste, critique et esthéticien du cinéma, inventeur de l’expression courante de nos jours, Le septième Art, pour désigner le cinéma, est l’un des plus grands écrivains de la Grande Guerre.

Il participe brillamment aux combats, pour défendre la Latinité, la civilisation méditerranéenne et le brassage entre Orient et Occident.

Ce livre, L’âme pourpre. ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (3) Ajouter une critique
kalimera
13 juin 2015
Pour les férus d'histoire du cinéma Ricciotto Canudo n'est peut-être pas un inconnu.
C'est le visionnaire qui en 1919 publiera un article qui révolutionnera le cinéma dans son expression même.
Le Manifeste des sept arts nous amènera à l'expression
"Septième art"
que nous utilisons si souvent sans penser qu'un jour quelqu'un l'a prononcée pour la première fois !
Canudo, homme de lettres, ami de Guillaume Apollinaire, amoureux fou de la France, s'engage dans l'armée des volontaires étrangers pour défendre ce qu'il appellera:
Le Front, ce pays nouveau.
Ce recueil en deux parties distinctes, nous plonge d'abord dans la guerre elle-même.
Le roman de la forêt se déroule dans les tranchées qui défigurent la Forêt de l'Argonne au plus fort des combats de 1915.
J'ai eu l'impression de survoler le champs des batailles, de frôler tel un fantôme du futur, le flanc de soldats épuisés de trop d'insomnies de stress et de manque de nourriture.
J'ai vu les obus décrire des arabesques lumineuses avant d'exploser dans un bruit de fin de monde, les flammes des fusils juste au moment ou la balle est expulsée dans un staccato vibrant et hypnotisant.
Je me suis interrogée avec le Capitaine Canudo sur la dimension de l' âme humaine dans ces conditions si inconcevable.
J'ai vu dans le texte- poème de Canudo les prémices d'un oeil formé au cinéma.
"Chaque forme humaine, et chaque groupe de formes, ont une direction,
une occupation,une préoccupation. Pour quel fantastique labeur ? Les
grandes voitures automobiles passent, repassent, affairées.Les
formidables quartiers de viande pantelante s'étalent sur les dos qui
les transportent, lamentables, remuent comme une masse grotesque de
gelée jaune et rouge. L'eau passe aussi dans des théories mouvantes de
seaux de toilettes ; elle s'échappe, car l'eau est toujours inquiète,
et tombe en ouvrant de petits yeux brillant dans la boue..."
La deuxième partie celle du Fleuve, me verra au contraire perdre mon poste d'observation au-dessus des hommes pour m'enchaîner au pied de leur lit de blessés, écrasés par la douleur et une autre forme de perte d'humanité.
Le fleuve: c'est le sang, qui arrose la forêt champs de bataille, l'âme pourpre c'est l'âme de soldat de Canudo qui pense avoir perdu son âme de "naissance" dans des combats quasi bestiaux.
Canudo est un chantre de la couleur, de la lumière et du bruit, ces deux textes poèmes se distinguent nettement de tout ce que l'on peut lire sur "la littérature de tranchées" de 14/18.
Il est dommage que leur lecture soit par moment semée de ponctuations anarchiques: un point mal placé, une virgule de trop et la compréhension ainsi que la fluidité du texte s'en trouve sérieusement compromises.
Quelle déception... surtout pour un texte si rare.
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swann86
16 juin 2015
Mon âme pourpre est un roman écrit par un écrivain poète français d'origine italienne : Capitaine Canudo.
Nous lui devons l'expression que tout un chacun connaît 7ème art . Il fréquente le monde artistique du début du XXème siècle et signe avec Blaise Cendrars un appel aux étrangers vivant en France afin qu'ils s'engagent dans la guerre, ce que lui-même fera en intégrant la légion étrangère.
Il intitule la première partie de Mon âme pourpre Roman de la forêt en référence aux combats auxquels il a participé dans les bois de l'Argonne. Il décrit la vie des soldats confrontés à l'horreur, à la mort des hommes, aux paysages apocalyptiques formés par les spectres des arbres déchiquetés, à l'attente, sorte d'héroïsme passif souvent sublime (p. 37)…
Quand son régiment décimé est dissous début 1915, il rejoint un corps expéditionnaire en Macédoine. Son expérience va nourrir la 2ème partie de l'ouvrage qu'il intitulera Roman du fleuve . Il va s'intéresser aux blessés, aux gueules cassées qui vont échouer dans les hôpitaux, véritables fleuves de liquide pourpre charriant des membres cassés ou amputés…Malgré tout on y parle, on se dispute, on plaisante, on rit. (p. 117)
La langue de Canudo est belle, précise, poétique et compose véritablement un opéra de la vie et de la mort, une symphonie de fusils, d'obus et de tonnerres ainsi que l'on peut le lire sur la 4ème de couverture.
Que les éditions TENSING soient remerciées de nous permettre de découvrir ce grand auteur injustement oublié. Mon âme pourpre est un chef d'oeuvre au même titre que Ceux de 14 de Maurice Genevoix ou A l'ouest rien de nouveau de Erich Maria Remarque
La seule petite réserve que je formulerais concerne non pas Canudo mais le travail d'impression et plus particulièrement la ponctuation. En effet, ce n'est pas une ou deux virgules mal placées mais des dizaines. Cela oblige à arrêter la lecture, à revenir en arrière, à replacer mentalement la ponctuation afin de refaire du sens… Je pense que ce problème peut être facilement résolu s'il y a des rééditions.
+ Lire la suite
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Lunasirius
13 juin 2015
Ricciotto Canudo, écrivain français d'origine italienne, celui qui donna l'expression si célèbre de "7e art" au cinéma, nous raconte ici son expérience de la guerre, d'abord en Argonne dans les tranchées ; puis sur le front de Macédoine dans une ambulance de guerre. Loin d'être un carnet de guerre tel qu'on les rencontre de nombreuses fois, récits d'attaques et d'attente au jour le jour, ce roman nous livre deux courts épisodes de guerre différents avec beaucoup de poésie. Ce petit livre, 160 pages environ, est joliment bien écrit.
Dans ce récit d'horreur et de boucherie, il réussit à insérer beaucoup de poésie. Il joue sur les couleurs et les bruits : les obus deviennent presque des feux d'artifices. Par ailleurs, Ricciotto Canuto se livre ici à de belles réflexions. le titre prendre tout sa signification au fil du récit pour se conclure par une dernière lettre pleine de philosophie. Il s'interroge sur l'âme humaine quand ce dernier se livre à de telles atrocités.
"Qu'est-ce donc un homme ?"
La seconde partie, dans le quotidien d'un hôpital de guerre, donne un aperçu différent de cette période, moins traité par la littérature du genre. On y découvre les pensées et les cogitations des blessés de guerre. de la peur de devoir à son tour passer sur le billard et d'être mutilé à la fierté d'avoir été blessé. Toujours parsemées de réflexions et de pensées qui font toute l'originalité de ce récit.
Pour conclure, un récit qui change des autres carnets du front. le style d'écriture et la poésie du récit en font une lecture agréable et imagée.
Lien : http://www.havre-litteraire...
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Citations & extraits (1) Ajouter une citation
swann86swann8616 juin 2015
Mon âme pourpre est un roman écrit par un écrivain poète français d’origine italienne : Capitaine Canudo.
Nous lui devons l’expression que tout un chacun connaît 7ème art. Il fréquente le monde artistique du début du XXème siècle et signe avec Blaise Cendrars un appel aux étrangers vivant en France afin qu’ils s’engagent dans la guerre, ce que lui-même fera en intégrant la légion étrangère.
Il intitule la première partie de Mon âme pourpre Roman de la forêt en référence aux combats auxquels il a participé dans les bois de l’Argonne. Il décrit la vie des soldats confrontés à l’horreur, à la mort des hommes, aux paysages apocalyptiques formés par les spectres des arbres déchiquetés, à l’attente, sorte d’héroïsme passif souvent sublime (p. 37)…
Quand son régiment décimé est dissous début 1915, il rejoint un corps expéditionnaire en Macédoine. Son expérience va nourrir la 2ème partie de l’ouvrage qu’il intitulera « Roman du fleuve ». Il va s’intéresser aux blessés, aux gueules cassées qui vont échouer dans les hôpitaux, véritables fleuves de liquide pourpre charriant des membres cassés ou amputés…Malgré tout on y parle, on se dispute, on plaisante, on rit. (p. 117)
La langue de Canudo est belle, précise, poétique et compose véritablement un opéra de la vie et de la mort, une symphonie de fusils, d’obus et de tonnerres ainsi que l’on peut le lire sur la 4ème de couverture.
Que les éditions TENSING soient remerciées de nous permettre de découvrir ce grand auteur injustement oublié. Mon âme pourpre est un chef d’œuvre au même titre que Ceux de 14 de Maurice Genevoix ou A l’ouest rien de nouveau de Erich Maria Remarque
La seule petite réserve que je formulerais concerne non pas Canudo mais le travail d’impression et plus particulièrement la ponctuation. En effet, ce n’est pas une ou deux virgules mal placées mais des dizaines. Cela oblige à arrêter la lecture, à revenir en arrière, à replacer mentalement la ponctuation afin de refaire du sens… Je pense que ce problème peut être facilement résolu s’il y a des rééditions.
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