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ISBN : 2283028272
Éditeur : Buchet-Chastel (06/04/2017)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 1 notes)
Résumé :
Ce roman noir mené de main de maître par l’excellent Martín Caparrós se lit comme le récit d’une quête, celle de Carlos, ex-militant de l’extrême gauche argentine que la dictature a broyé, lui dérobant à la fois ses croyances politiques et la femme qu’il aimait, Estela, qui a rejoint la légion des tristement célèbres desaparecidos. Dans un subtil va-et-vient entre l’évocation de l’Argentine des années 70 et le présent, l’auteur tisse le récit d’une obsession tout en... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
merveille
  20 octobre 2017
Ce livre est remarquable, par sa manière de nous présenter une réflexion sur la vie politique et historique de l'Argentine des années 1970 à nos jours. Il est à poser sur toute étagère de bibliothèque : «Histoire du vingtième siècle»
Carlos était un acteur des mouvements révolutionnaires d'extrême gauche dans les années 1970. Il appartenait au groupe des Montoneros. Ses amis ont été arrêtés, torturés,....sont devenus des " desaparecidos». Sa femme Estella enceinte a disparu. La vie de Carlos en sera bouleversée. ,
Les chapitres sont courts, le déroulement est intéressant. Il y a une succession d'évènements qui présentent bien les nombreuses difficultés auxquelles doit faire face Carlos depuis ce moment tragique, il imagine Estella face à l'expérience de « Latorture » et jusqu' où elle a pu la supporter. Pas un jour ne passe sans qu'il lui parle. Il retrouve parfois quelques amis survivants. Puis un évènement majeur arrive.
Va-t-il maintenant assouvir son idée de vengeance ?
Il part à la recherche des personnages qui ont rencontré Estella à l'Aconcagua, l'aumônier, les militaires. Il est confronté à des faux témoignages, des « fake news», des menaces, …….
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crapahutevida
  04 juin 2017
Un beau texte sur la conscience politique..
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critiques presse (2)
LeJournaldeQuebec   24 juillet 2017
Ce roman qui oscille entre le ­désenchantement et la lumière se conclut sur une note surprenante, alors que l’éditrice du roman de Carlos entre en scène en dévoilant son vrai visage.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LeMonde   28 avril 2017
Avec « A qui de droit », Martín Caparrós revient sur les années de dictature et leurs séquelles.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
merveillemerveille   17 octobre 2017
- « Son église était cela : les édifices de cette Eglise étaient des reliquaires bâtis pour abriter les ossements de ces martyrs sanctifiés : si je le tuais je le transformerais en un de ces martyrs. Avec le temps, son Eglise pourrait le béatifier et à terme le canoniser : au lieu de me venger, je lui rendrais un service extraordinaire, je le hisserais au rang où il avait toujours voulu être. Un frisson a parcouru mon corps.
- Jusqu'à ce que je comprenne que c'était précisément ce que je devais faire : afin que son Eglise le canonise, sanctifie un prêtre d'assassins. Telle serait bel et bien ma vengeance : si je parvenais à mes fins, je n'aurais pas éliminé un curé sanguinaire, mais torpillé l'ensemble de son Eglise. J'étais excité, pris de vertige : toutes les pièces du puzzle retrouvaient soudain leur place. C'était fantastique, j'étais enfin revenu, j'étais là. Soudain la clarté extrême : comme si une voix me chuchotait les détails de mon plan à l'oreille, étape après étape. J'avais compris. »
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merveillemerveille   17 octobre 2017
J'ai toujours porté la douleur-la rancœur, la haine -de ne pas avoir pu nous dire adieu. Et pourtant, on s'est si souvent fait des adieux, à cette époque. On s'en faisait chaque fois qu'on devait se séparer pour quelques heures, dès que je sortais, que tu sortais, et même si on ne se posait aucune question -on ne pouvait pas se raconter ces choses-là-, on savait tous les deux : à cette époque on ne sortait que pour faire ce genre de choses, , alors on se disait toujours au revoir comme si c'était la dernière fois : un baiser , tantôt long, interminable tantôt presque furtif de crainte que cela ne ressemble trop à des adieux ou qu'à être trop insistants ils se transforment en de vrais adieux, parfois aussi un regard ou une phrase pour dire compte sur moi, rassure-toi, je ne te trahirai pas ; un jour, je me souviens , j'ai même voulu te dire à quel point tu comptais pour moi, mais je n'ai pas su comment m'y prendre. Une autre fois, c'est toi que me l'as dit, du moins c'est ce qu'il m'a semblé. On s'est si souvent dit adieu qu'à la fin, on ne pouvait plus le prendre au sérieux, tout en sachant que cela devenait de plus en plus sérieux. Puis on s'est dit adieu tant de fois encore : après quand tu n'étais plus là. J'ai passé ma vie à te dire adieu. Mais maintenant on doit se le dire pour de bon.
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Vidéo de Martin Caparros
Invitado a C5N, Martín Caparrós habló sobre su nuevo libro "Argentinismos" e intentó explicar cómo puede entenderse a la Argentina. Imperdible para estos días.
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