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Gabrielle Rolin (Traducteur)Charles Dantzig (Préfacier, etc.)Alan U. Schwartz (Auteur de la postface, du colophon, etc.)
EAN : 9782253121121
151 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (27/02/2008)

Note moyenne : 3.53/5 (sur 262 notes)
Résumé :

Grady McNeil a dix-sept ans et l'âme passionnée. Alors que ses riches parents vont passer l'été en Europe, elle se retrouve seule dans un New York vibrant sous la canicule.

Délaissant le luxe de la Cinquième Avenue, elle tombe amoureuse de Clyde, gardien de parking à Broadway. Ils s'aiment, mais de façon différente.

La fierté provocante de Grady et la nonchalance de Clyde vont peu à peu les entraîner vers de dangereux précipic... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (53) Voir plus Ajouter une critique
viou1108
  11 août 2014
Exhumé en 2004, ce roman est une oeuvre de jeunesse, qu'apparemment son auteur ne voulait pas voir publier. Commencé en 1943, alors que le futur grand écrivain n'avait que 19 ans, voici donc en somme un Capote avant la lettre, pas encore abouti mais déjà fulgurant.
Fulgurant comme son héroïne Grady McNeil, étoile filante de 17 ans, étouffant dans la canicule de l'été new-yorkais. Alors que ses parents partent en voyage en Europe pour plusieurs mois, Grady a décidé de rester seule, (enfin) libre. Pauvre petite fille richissime, provocatrice, fière et rebelle, elle s'amourache de Clyde, gardien de parking. D'emblée, on sent l'irréductible différence de classe sociale, on sait l'incompatibilité de leurs deux mondes a priori parallèles, qui parfois se croisent, rarement pour le meilleur, souvent pour le pire. La tragédie est en marche, l'amour ici vaut bien un désastre. "N'avait-elle pas toujours su que son bonheur serait bref et que Clyde n'entrerait jamais dans sa vie ? Sans doute était-ce pour cette raison même qu'elle l'avait choisi. »
Bribe de portrait d'une jeunesse dorée déjà désabusée, La Traversée de l'été est un court roman troublant de subtilité et de finesse psychologique chez un auteur aussi jeune. J'ai pensé à « Petit-déjeuner chez Tiffany », au Gatsby de Fitzgerald aussi.
Relégué aux oubliettes par Capote lui-même, le manuscrit est resté enfoui dans une caisse de déménagement conservée depuis 1950 par un concierge scrupuleux, jusqu'à ce que les héritiers de ce dernier fassent le ménage et, flairant l'aubaine, confient les documents à Sotheby's. La vente aux enchères n'aboutit cependant à rien, les documents furent confiés à la New York Public Library, et le roman publié. Au bénéfice de la littérature.
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Marple
  28 juillet 2019
L'histoire est très classique : c'est la romance entre une jeune New yorkaise riche et éduquée et un petit gardien de parking de Brooklyn, le temps d'un été de canicule, juste après la seconde guerre mondiale...
Mais Truman Capote, pourtant âgé de 19 ans à peine lorsqu'il rédigea ce roman, lui donne une toute autre dimension en créant des personnages attachants et fragiles, bien définis et pourtant universels dans leur difficulté à vivre.
Il y a de la tragédie dans ce roman, de la fureur de vivre, du roman d'apprentissage, du désespoir, et beaucoup de style ! Je suis tombée dessus presque par hasard, mais il n'a pas traversé mon été : commencé hier, terminé aujourd'hui, et je ne l'oublierai pas de sitôt !
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palamede
  24 février 2015
Première oeuvre de Truman Capote, La traversée de l'été n'avait pas suffisamment plu à son auteur pour qu'il en souhaite la publication. le manuscrit retrouvé en 2004, lu par l'administrateur de la fondation Capote et par des spécialistes de l'oeuvre de l'écrivain, est finalement édité deux ans plus tard.
Truman Capote y raconte l'histoire de deux jeunes New-Yorkais qui passent l'été dans la ville. Elle, une jeune fille de bonne famille, est tombée amoureuse du gardien d'un parking de Broadway. Sorte de mauvais garçon, il lui apporte le vent de liberté et de transgression auxquelles elle aspire. C'est un été de toutes les folies où cet amour impossible et bancal connaît un épilogue sans joie.
La maturité dont fait preuve Truman Capote dans ce roman est étonnante. La finesse de l'évocation des sentiments et de la vacuité de la vie de ses personnages ne laisse pas soupçonner un auteur aussi jeune. Rien n'est direct ni trivial, tout est suggéré, seules quelques rares phrases manquent un peu de légèreté. On reste irrésistiblement charmé par ce conte moderne de la non perméabilité des classes sociales.
Lien : http://livreapreslivre.blogs..
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Apikrus
  29 décembre 2018
Grady, 17 ans, est la fille cadette d'une 'bonne famille' new-yorkaise ; comprenez qu'il s'agit d'une gosse de riche. Elle est belle, intelligente, mais un brin fantasque et un chouïa trop indépendante aux yeux de sa famille… Le départ de ses parents pour une longue croisière en Europe est une aubaine pour elle. Sans eux, la jeune femme s'apprête à traverser un été de liberté...
Le lecteur devine que cela pourrait aussi être l'été de tous les dangers pour Grady, partageant ainsi la vague inquiétude exprimée par Lucy, sa mère, peu avant son départ. Un secret de Grady à l'égard de ses proches renforce les craintes du lecteur.
Alors qu'il aurait été rédigé en 1943 par Truman Capote 1924-1984), ce court roman ne fut publié qu'en 2005.
Les circonstances de la découverte de cette oeuvre font planer un léger doute sur l'identité réelle de son auteur. Voici en effet les explications d'Alan U. Schwartz, avocat et ami de Truman Capote, et administrateur de la Truman Capote Literary Trust, en postface de l'édition du Livre de Poche :
« Une personne anonyme prétendait que son oncle avait occupé un appartement en sous-sol dans le quartier de Brooklyn Heights où Truman avait vécu aux alentours de 1950. Selon elle, Truman s'en était absenté puis avait décidé de ne plus revenir. Il avait prié le concierge de l'immeuble de vider l'appartement et de mettre tous ses effets sur le trottoir pour que la voirie les ramasse. À en croire ce témoignage, l'oncle, gêné à l'idée de voir ces affaires partir à la poubelle, avait décidé de tout garder. Cinquante ans plus tard, à la mort dudit oncle, un membre de sa famille avait hérité de ces papiers et voulait à présent les vendre. »
Quoi qu'il en soit, ce roman méritait d'être publié.
Le profil psychologique des personnages y est remarquablement bien présenté. Il en est de même pour les ambiguïtés de leurs rapports. L'histoire en elle-même est plus banale mais un dénouement que le lecteur pressent comme potentiellement tragique le tient en haleine…
Le concision de ce roman (125 pages, hors préface et postface) renforce son efficacité et démontre les talents d'écriture de l'auteur.
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sabine59
  01 avril 2018
Ce premier roman de l'auteur a eu un destin particulier: il a été retrouvé par hasard , il y a quelques années. Il a été écrit à 19 ans.Remanié plusieurs fois, il n'a pas été publié par l'auteur. Quand on a lu " Petit déjeuner chez Tiffany", le personnage de Grady préfigurait déjà celui de la nouvelle, incarné à l'écran par la délicieuse Audrey Hepburn: fantasque, passionnée , fragile. Un personnage qui nous attire d'emblée.
N'ayant pas voulu accompagner ses riches parents en Europe, la voilà seule à New-York , libre de voir celui dont elle est tombée amoureuse, Clyde, un gardien de parking. La différence sociale de même que la complexite des caractères et des réactions de chacun sera au coeur de l' histoire .Au cours de cet été caniculaire, tout est bouleversé et une spirale de feu et de désespérance entraînera Glady et Clyde vers le drame...
Ce court roman n'a pas la force des autres qui viendront ensuite mais il est attachant , ses personnages presque encore adolescents se précipitent vers leur destin avec inconscience et fureur. Ils m'ont fait penser à James Dean...
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Citations et extraits (52) Voir plus Ajouter une citation
MimekoMimeko   20 mars 2017
...Ms McNeil ne se souvenait pas de grand-chose, sinon de sa toilette rose et or, du collier de perles de sa mère et, ah oui, de sa première rencontre, tout sauf mémorable, avec Lamont Mc Neil. Elle dansa une fois avec lui sans ressentir la moindre émotion. Sa mère en revanche manifesta un plus vif intérêt car, bien qu'il approchât de la trentaine et fût peu introduit dans le monde, Lamont McNeil avait à Wall street une réputation croissante d'homme d'affaires et représentait une jolie prise pour les jeunes filles sinon de grandes du moins de bonnes familles.
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YukoYuko   22 octobre 2012
Il y a une sorte de magie à observer l'être aimé sans qu'il en ait conscience, comme si sans le toucher on lui prenait la main et que l'on lise dans son coeur. Il s'offre ainsi ingénument, à croire que, de manière irrationnelle, il concilie toutes les qualités qu'on lui attribue à l'aveuglette, la pureté du coeur, la tendresse de l'enfance.
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TifanyTifany   20 avril 2014
Les Manzer formaient bel et bien une famille. Tout chez eux, depuis les meubles usés jusqu'à l'air que l'on respirait, oui tout exprimait la vie en commun.
Ils ne faisaient qu'un et rien n'aurait pu les séparer.
Cela leur appartenait, cette vie, ce décor, comme s'ils s'appartenaient les uns aux autres et Clyde était d'abord et avant tout un des leurs plus qu'il ne croyait. Grady, elle n'avait jamais appartenu à un clan comme celui-ci, qui dégageait une chaleur presque exotique. Sa nature ne pouvait s'épanouir qu'à l'air frais, dans l'indépendance propice aux coudées franches.
Elle n'aurait pas eu honte d'admettre: oui, je suis riche, c'est grâce à l'argent que je tiens debout.Sa fortune lui permettait de choisir selon ses goûts, son cadre de vie et les gens qu'elle fréquentait.
S'il en allait autrement pour les Manzer, c'était parcequ'ils ignoraient les bienfaits que procure l'aisance. Mais ils compensaient cette lacune, en resserrant les liens qui les attachaient à ce qu'ils possédaient.Si de la naissance à la mort, leur vie s'écoulait dans de plus étroites limites, elle y vibrait plus intensément.
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clarinetteclarinette   20 juillet 2009
Il lui attrapa la main et ils se mirent à courir, jusqu'à une paisible ruelle latérale qu'adoucissait encore une rangée d'arbres.Quand ils s'arrêtèrent essoufflés pour s'appuyer contre un mur, il lui glissa dans les mains un petit bouquet de violettes. Elle n'eut pas besoin de les regarder plour savoir qu'il les avait volées, comme si elle avait assisté à la scène. Les fleurs contenaient l'été tout entier,avec ses ombres et ses lumières gravées dans les feuilles, et elle en pressa toute la fraîcheur contre sa joue.
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fbalestasfbalestas   20 mai 2020
Clyde était assis sur la banquette arrière à côté de Peter Bell. Chacun se crispait au contact de l'autre, on eût dit un monstre à deux têtes. Peter tenait un bras derrière son dos. Son torse était plié en avant et son visage martelé saignait. A sa vue, Grady poussa un cri, peut-être le hurlement qui s'était accumulé en elle durant des mois, mais il n'y avait personne pour l'entendre, personne dans ce désert de brique, ce labyrinthe de rues entremêlées. Grump, Clyde et Peter ne faisaient plus qu'un, comme plongés dans un état second, comme si les coups qu'assénaient les poings de Clyde avaient été chargés de joie.
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En savoir plus sur l'album : bit.ly/AndyUnConteDeFaits
Une vidéo réalisée par www.aspekte.de pour la chaîne de télévision allemande ZDF
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