AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782714422484
330 pages
Éditeur : Les Editions du Rocher (01/10/1988)

Note moyenne : 4.3/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Conversations avec des personnalités remarquables.
Le XXe siècle aura été celui du matérialisme, de la science et de la technologie. André Malraux annonçait jadis que le XXIe serait celui de la spiritualité. Mais, aux confins de la réflexion scientifique et de la méditation philosophique, n'y a-t-il pas une possible réconciliation ?
Depuis quinze ans, Fritjof Capra plaide pour l'abandon d'une conception trop mécaniste - voire cartésienne - du monde. Au... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Danieljean
  26 janvier 2016
Ce livre est une rencontre avec des personnes tels que Werner Heisenberg, Krishnamurti, Ronald D. Laing, Alan Watts, Gregory Bateson et surtout Hazel Henderson. Une belle perspective et d'innombrables découvertes.
Commenter  J’apprécie          00

Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
DanieljeanDanieljean   26 janvier 2016
Laing remettait en question l’autorité des institutions psychiatriques qui privaient les malades mentaux de leurs droits élémentaires d’êtres humains :

« La personne « emprisonnée » étiquetée comme malade, et spécifiquement comme « schizophrène », est rabaissée de son statut légal et complètement existentiel d’agent humain et personne responsable, au rang de quelqu’un qui n’est plus en possession de sa propre définition de lui-même, incapable de garder ses propres possessions, exclu de l’exercice de sa liberté en ce qui concerne les gens qu’il rencontre, ce qu’il fait. Son temps ne lui appartient plus et l’espace qu’il occupe n’est plus de son choix. Après avoir subi un cérémonial de rabaissement appelé examen psychiatrique, il est dépourvu de ses droits civiques en étant emprisonné dans une institution totalitaire appelée hôpital « psychiatrique ». Plus complètement, plus radicalement que n’importe où dans notre société, il est invalidé en tant qu’être humain .
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
DanieljeanDanieljean   26 janvier 2016
Quand les physiciens commencèrent à explorer les phénomènes atomiques au début du siècle, ils prirent conscience du fait que tous les concepts et théories que nous utilisons pour décrire la nature sont limités. a cause des limitations essentielles de l’esprit rationnel, nous devons accepter le fait que, comme l’a dit Heisenberg, « chaque mot ou concept, aussi clair qu’il semble, a seulement une étendue limitée d’application ». Les théories scientifiques ne peuvent jamais fournir une description complète et définitive de la réalité. Elles seront toujours des approximations de la vraie nature des choses. Les scientifiques ne s’occupent pas de la réalité ; ils s’occupent de descriptions limitées et approximatives de la réalité
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
DanieljeanDanieljean   26 janvier 2016
Pendant que Heisenberg me racontait ces histoires, je remarquai qu’il avait sur son bureau Le Hasard et la Nécessité de Jacques Monod et, comme je venais de lire ce livre avec intérêt, j’étais curieux de connaître l’opinion de Heisenberg. Je lui dis que je pensais que Monod, dans sa tentative de réduire la vie à un jeu de roulette dirigé par des probabilités de mécanique quantique, n’avait pas vraiment compris la mécanique quantique. Heisenberg m’approuva et ajouta qu’il avait trouvé triste que l’excellente vulgarisation de Monod en biologie moléculaire s’accompagnât de tant de philosophie de bas étage.

Cela me conduisit à discuter du cadre philosophique général sous-jacent à la physique quantique, et en particulier de sa relation avec celui des traditions mystiques orientales. Heisenberg me dit qu’il avait souvent pensé que les contributions importantes des physiciens japonais au cours des décennies récentes pourraient être dues à la similitude des bases des traditions philosophiques orientales et de la philosophie de la physique quantique. Je remarquai que les discussions que j’avais eues avec des collègues japonais ne m’avaient pas indiqué qu’ils étaient conscients de cette connexion, et Heisenberg approuva : « Les physiciens japonais ont un véritable tabou pour parler de leur propre culture, tellement ils ont été influencés par les États-Unis. » Heisenberg pensait que les physiciens indiens étaient un peu plus ouverts en cela, ce qui avait été aussi mon impression.

Lorsque j’interrogeai Heisenberg sur ses propres opinions au sujet de la philosophie orientale, il me dit que non seulement il avait été très conscient des parallèles entre la physique quantique et la pensée orientale, mais aussi que son propre travail avait été influencé, au moins au niveau subconscient, par la philosophie indienne.

En 1929, Heisenberg passa quelque temps en Inde, invité par le célèbre poète Rabindranath Tagore, avec qui il eut de longues conversations sur la science et la philosophie indienne. Cette introduction à la pensée indienne lui procura un grand réconfort. Il commença à voir que la reconnaissance de la relativité et de l’impermanence en tant qu’aspects fondamentaux de la réalité physique, qui avait été si difficile à accepter pour ses collègues physiciens et pour lui-même, était le fondement même des traditions spirituelles indiennes. « Après ces conversations avec Tagore, dit-il, quelques-unes des idées qui avaient paru si folles prirent soudain un sens. Cela m’aida beaucoup.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
DanieljeanDanieljean   19 septembre 2015
La séparation finale, où le lien avec la source originelle apparait complètement oublié, est souvent illustrée par un flocon de neige qui s'est cristalisé à partir de l'eau du nuage qui, à l'origine, s'était évaporé de l'océan. On a là une entité très structurée, très individuelle et séparée qui ne comporte, en apparence, aucune ressemblance avec sa source. Maintenant, on a vraiment besoin d'un savoir sophistiqué pour reconnaître que le flocon de neige est l'océan, et l'océan le flocon de neige. Et pour se réunir avec l'océan, le flocon de neige doit abandonner sa structure et son individualité; il doit subir une mort de l'égo, en quelque sorte, pour retourner à sa source.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
DanieljeanDanieljean   07 octobre 2015
La conscience universelle est souvent comparée à l'océan: une masse fluide, indifférenciée, et la première phase de la création correspondrait à la formation de vagues.
Une vague peut être considérée comme une entité individuelle, et pourtant il est évident que la vague est l'océan, et l'océan la vague. Il n'y a pas de séparation ultime.

La phase suivante de la création serait une vague se brisant sur les rochers et vaporisant l'air de gouttelettes d'eau, qui existeront en tant qu'entités individuelles pendant une courte période, avant d'être à nouveau avalées par l'océan. Ainsi, nous avons là des moments fugitifs d'existence séparée.

Mais imaginons maintenant de l'eau qui s'évapore et forme un nuage. Maintenant, l'unité originelle est obscurcie et cachée par une véritable transformation, et il est nécessaire d'avoir une certaine connaissance en physique pour se rendre compte que ce nuage est l'océan, et l'océan le nuage. Pourtant, à la fin, l'eau du nuage va se réunir avec celle de l'océan sous forme de pluie.

La séparation finale, où le lien avec la source originelle apparaît complètement oublié, est souvent illustrée par un flocon de neige qui s'est cristallisé à partir de l'eau du nuage qui, à l'origine, s'était évaporé de l'océan. On a là une entité très structurée, très individuelle et séparée qui ne comporte, en apparence, aucune ressemblance avec sa source. Maintenant, on a vraiment besoin d'un savoir sophistiqué pour reconnaître que le flocon de neige est l'océan, et l'océan le flocon de neige. Et pour se réunir avec l'océan, le flocon de neige doit abandonner sa structure et son individualité; il doit subir une mort de l'égo, en quelque sorte, pour retourner à sa source.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10

autres livres classés : réflexionsVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Philo pour tous

Jostein Gaarder fut au hit-parade des écrits philosophiques rendus accessibles au plus grand nombre avec un livre paru en 1995. Lequel?

Les Mystères de la patience
Le Monde de Sophie
Maya
Vita brevis

10 questions
348 lecteurs ont répondu
Thèmes : spiritualité , philosophieCréer un quiz sur ce livre