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Critiques sur Ce que murmure la mer (10)
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Cammy
  13 septembre 2017
Une nouvelle version de ce conte, enchanteur et tragique
Notre jeune héroïne est une sirène qui tourne en rond dans son palais. Elle rêve de voir le monde, elle rêve de voir la surface, la terre et les humains qui la peuplent. Échappant à la vigilance de son père, elle nage tout en haut de l'océan, là où le soleil peut lui chauffer le dos et elle le voit.
Yvon est un navigateur vendéen, qui, en pleine participation à une course change de cap pour essayer de revoir la sirène qu'il a aperçu. Enfin, le lamantin qui avant une figure qui ressemblait à un humain. N'est-ce pas ? Parce que... les sirènes, ça n'existe pas, enfin, à priori.

A partir du jour où elle l'aperçoit, notre petite sirène n'a plus qu'un objectif : le revoir. C'est le premier humain qu'elle voit et il devient une véritable obsession. Elle est prête à tout pour vivre une de ces histoires d'amour dont elle a tant écouté les histoires. Elle ira sur terre, elle trouvera un moyen, quelqu'en soit le prix, quitte à y laisser sa voix...

J'ai beaucoup aimé la narration de ce roman. On alterne les points du vue, tantôt dans la tête de celle qu'Yvon va appeler Galathée, tantôt entre les pages du journal de bord du navigateur. On avance dans le récit en découvrant l'histoire selon l'un ou l'autre, ou on repart en arrière pour revoir un passage sous un autre angle. Nos personnages sont plein de douceur, d'espoir.
Les phrases sont assez courtes, ce qui donne beaucoup de rythme à une histoire qui n'a pas tant d'action que ça. En effet, une fois que nos héros se sont retrouvés, tout est axé sur la découverte de l'autre, comme une longue séance d'apprivoisement. Galathée et Yvon vont faire connaissance à leur manière, et se découvrir une petite forme de routine. Malheureusement, malgré la fascination et l'amour qu'ils ont l'un pour l'autre, leur relation tient plus de la colocation que de la vie de couple et plus les pages défilent, plus on sent venir le dénouement tragique...

Ce conte est connu et reconnu. Que ce soit par sa version originale ou celle, plus idyllique de Disney...
Claire Carabas nous apporte une autre version. Une version avec une sirène certes éperdument amoureuse mais qui ne se laisse pas abattre. Une sirène désespérée dont la colère va apporter de la noirceur. J'a trouvé cet aspect vraiment pertinent et intéressant.

Ce que murmure la mer, c'est l'histoire d'une sirène et d'un humain, qui tombent fous amoureux et qui ne savent pas se l'avouer. C'est une histoire tragique mais si belle. Je l'ai terminée les yeux remplis de larmes et pourtant, j'ai vraiment aimé la manière dont l'auteure a tourné sa fin.
Magic Mirror a, une nouvelle fois, su me charmer avec une réécriture de conte. Je suis impatiente de découvrir quelle sera leur prochaine publication.
Lien : http://ibelieveinpixiedust.b..
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Laurapassage
  24 septembre 2017
Après la belle surprise que j'avais eu avec Ronces Blanches et Roses Rouges, il me tardait de découvrir une nouvelle publication chez Magic Mirror Editions. Et soyons honnêtes, Claire Carabas m'a totalement convaincue avec sa revisite de « La Petite Sirène », Ce que murmure la mer.

"Ce que j'ai donné : mes jambes, et ma voix, et l'estime des miens, n'est-ce rien tout cela ?"

La sirène de Ce que murmure la mer n'est pas tout à fait différente du conte d'Andersen et son personnage se reconnaît de suite. Elle apparaît déterminée dans son envie première de rejoindre l'homme qu'elle aime au premier coup d'oeil, mais garde aussi ce côté naïf et immature (malgré son âge dans l'histoire). Elle sait être têtue, du moment qu'elle ne se retrouve pas face aux problèmes, car dans ces moments-là, sa timidité et son manque d'expérience prennent le dessus. Yvon, quant à lui, le jeune homme dont tombe éperdument amoureuse la sirène, se montre avant tout généreux, mais aussi torturé par ses mésaventures en mer. Manquant de confiance en lui et se sentant différent du reste du monde, il entreprend peu et laisse la vie se faire d'elle-même. Mais une chose est sûre, l'existence de Galathée et de son coup de foudre vont se retrouver ébranlée dans leur rencontre.

Si vous avez déjà lu le conte d'Andersen, vous n'êtes pas sans savoir qu'il est bien loin de l'adaptation qu'en a fait Disney. Ainsi, Claire Carabas signe une revisite du conte de la Petite Sirène bien plus proche de l'original. Ne vous attendez donc pas à une histoire merveilleuse et magnifique, les deux héros y subissent de nombreuses épreuves. Comme pour leur première parution, les éditions Magic Mirror vous proposent d'ailleurs de retrouver le conte d'Hans Christian Andersen en fin de livre. Mais l'auteure ne s'arrête pas en si bon chemin puisqu'elle nous permet également, à travers son journal, de découvrir le point de vue d'Yvon, le coup de coeur de la sirène. Et quel plaisir ! Car, c'est grâce à ce nouvel aspect que le récit prend toute son ampleur, et même, une nouvelle signification. Et c'est bien là toute la profondeur de l'histoire dont on ne peut imaginer l'issue avant de l'avoir lue.

"Je n'ai connu ton nom qu'après avoir perdu ma voix. Mais longtemps, sans même le connaitre, je l'ai porté au fond des eaux."

Dans Ce que murmure la mer, Claire Carabas fait autant preuve d'imagination que de respect envers l'oeuvre originale. C'est ainsi que sans dater son récit, elle l'adapte à la société et aux technologies actuelles, tout en gardant des aspects, dans les personnalités de ses deux héros et dans les moeurs sur terre et sous l'eau, plus rétrogrades. Seul bémol, le milieu de l'histoire perd en intensité. Ainsi, le rythme faiblit et c'est avant tout dans le psychologique que tout se passe, au détriment de l'action. Heureusement, la nouvelle dimension qu'apporte l'auteure et sa plume descriptive donnent un coup de fouet aux autres versions. Une fois encore, la couverture magnifique de Mina M et la mise en page de la numérotation illustrent à la perfection la revisite de ce conte. Et bien sûr, pour finir, la morale à la fois amère, sincère et cruelle, marque plus que tout et ne laisse définitivement pas indifférent.

"Je sais que sur terre, personne ne me croira. Mais à moi-même, je ne peux pas mentir : j'ai vu un visage de femme."

Ce que murmure la mer, avec ses côtés vrais et tristes, se rapproche grandement du conte original, mais Claire Carabas a su innover, notamment avec le point de vue du coup de coeur de la sirène, qui apporte une nouvelle dimension à l'histoire.
Lien : http://laura-passage.com/ce-..
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BooksAnatomy
  22 septembre 2017
Ce roman est donc une réécriture de la Petite Sirène, un conte de Christian Andersen (à ne pas confondre avec le Disney). Ayant dévoré les contes de cet auteur un an auparavant, j'étais très impatiente de découvrir cette réécriture. D'autant plus que je suis une grande fan des sirènes… Cette histoire m'a beaucoup touché. Ce fut un délicieux moment de lecture. J'y ai retrouvé l'atmosphère d'Andersen tout en découvrant une autre histoire, alors rien que pour cela : chapeau bas à l'auteur !

La plume est talentueuse et l'auteur manie les mots avec intelligence. le vocabulaire est d'ailleurs riche et varié. Il s'est formé de très belles images dans mon esprit au fil de la lecture. le style d'écriture quant à lui, est vraiment original et me rappelle certains auteurs français classiques.
Les descriptions sont tantôt teintées de lumières, de couleurs, tantôt elles sont sombres et mornes. J'ai beaucoup aimé ce basculement d'ailleurs ! Il est fait de manière graduelle, un brin poétique. Voir les descriptions se transformer et évoluer dans le roman, en parallèle de l'évolution même des personnages, était un réel plaisir de lecture. C'est à cela aussi que l'on comprend la qualité d'écriture de cette auteur.

Le gros plus de l'histoire, hormis ce que j'ai cité précédemment, c'est l'alternance de point de vue. J'ai trouvé cet ajout au conte initial tout à fait intéressant et immersif. On comprend tous les non-dits, les regards, les attentes, les quiproquos et nous assistons à l'évolution des personnages, en sachant tout mais en restant impuissants face à leurs tourments.

En conclusion : Je pense que vous l'aurez compris, j'ai vraiment aimé ce roman ! Il s'agit là d'une très belle réussite que je conseille aux amateurs de réécritures, aux inconditionnels des histoires de sirènes ainsi qu'aux curieux ;). Et si vous n'avez jamais eu l'occasion de lire le conte d'Andersen, sachez qu'il se trouve à la fin de l'ouvrage !
Lien : https://blogbooksanatomy.wor..
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Arsinoe89
  15 septembre 2017
Tout d'abord un grand merci aux Éditions Magic Mirror pour cette belle découverte et pour leur confiance. Je ne connaissais pas du tout cette maison d'édition, il me semble qu'elle est assez jeune et pourtant je sens déjà qu'il y a un énorme potentiel.

Le positif :

La couverture
Si vous ne le savez pas encore, je suis une personne qui fonctionne beaucoup au visuel et en particulier pour les achats d'impulsion au rayon librairie de mon magasin. La couverture de ce roman m'a vraiment happée. Les couleurs sont splendides, l'illustration féérique nous transporte déjà dans le monde de l'auteur sans avoir lu une seule ligne du roman.

La poésie
Le style de l'auteur est particulièrement bien travaillé. le ton utilisé est à la fois doux, féérique et tragique un peu comme un film de Tim Burton. La richesse du vocabulaire et de figures de style contribuent grandement à la construction de l'univers. J'ai tellement aimé la plume de Clara que j'ai effectué quelques recherches, persuadée qu'elle avait écrit d'autres romans, car une plume si aiguisée pour un premier roman me paraissait impensable. Mais je me suis trompée puisque de ce que j'ai lu, c'est bien son premier roman alors rien que pour ça bravo !

L'originalité
Je n'avais aucun a priori en lisant le texte, car au départ je n'avais pas compris que ce roman est en réalité une réécriture du conte « La petite sirène » d'Andersen. Si je l'avais su avant, je n'aurais sans doute pas tenté l'expérience, car je ne suis pas une amatrice du genre merveilleux et encore moins de la réécriture d'un conte. Par exemple, je n'ai pas du tout apprécié Animale de Victor Dixen alors que je sais que ce roman a reçu beaucoup de critiques élogieuses. Ce n'est pas que l'ouvrage était mauvais pour autant, mais simplement une question de goût. Tout ça pour dire que finalement, j'ai malgré tout été surprise par l'originalité du roman. Non pas dans le scénario, mais plutôt dans la façon de le traiter, notamment avec le système de changement de point de vue. Il y a d'un côté le point de vue de « Galathée », la sirène, qui s'ennuie à mourir dans son monde et celui de Yvon qui est un navigateur solitaire lancé dans un tour du monde.

Pour conclure, je dirais que si vous aimez le genre merveilleux, foncez lire ce roman même si comme moi vous détestez la petite sirène. L'héroïne n'est pas le personnage naïf de Disney je peux vous l'assurer !
Lien : http://www.juliejodts.fr/mur..
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WonderBook
  11 septembre 2017
J'ai toujours quelques appréhensions sur les réécritures de contes mais celui-ci ne manque vraiment pas d'originalité ! Les descriptions sont enchanteresses et le destin de Galathée pas si féerique que ça ! J'ai beaucoup aimé la noirceur qu'apporte l'auteure à ce conte. Un très bon premier roman !
Lien : http://www.wonderbook-jeunes..
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Phebusa
  17 octobre 2017
Tout d'abord, je tiens à remercier Magic Mirror pour m'avoir permis de découvrir cette réécriture de la Petite Sirène d'Andersen. En plus d'avoir une magnifique couverture, ce livre permet de redécouvrir des créatures encore trop peu développées à mon goût dans les romans. Pour les lecteurs qui ne se souviendraient pas du conte original, sachez que le conte original est présent à la fin du roman pour se rafraichir la mémoire.

Dès le début, j'ai été charmée par un curieux prologue assez sombre qui présente une héroïne en souffrance et annonce une fin tragique. Il est évident que l'on plonge dans un monde marin loin du Disney tout mignon et idyllique. La littérature nous a souvent montrés que les plus belles histoires d'amour finissent rarement bien !

Nous faisons la connaissance de Galathée qui a tout pour elle mais semble vivre dans une prison dorée qui ne lui convient plus. Comme l'on s'y attend, elle va faire la rencontre d'un jeune marin, nommé Yvon, auquel je me suis plus difficilement attachée malgré la présence des extraits de son journal. Ce que j'ai apprécié dans cette histoire, c'est l'idée de cet amour naissant sans parole. L'écriture poétique de Claire Carabas avait donc toute son importance pour rendre les sentiments palpables.

En effet, le récit est construit de façon à ce que les voix des deux protagonistes se répondent. Les différents moments clés de l'histoire s'enchainent bien, cela permet de connaître les pensées intérieures des personnages. En tant que lecteur, on aimerait parfois prendre la voix de la sirène pour pouvoir dire à Yvon ce qu'il se passe. Il n'est pas question d'un amour idyllique puisque celui-ci requiert des sacrifices et fait naître des moments de bonheur mais aussi de souffrance.

En bref, je recommande vivement ce roman aux lecteurs friands de contes de fées. C'est une belle histoire d'amour, avec ses moments heureux mais aussi douloureux. Cette réécriture a su me toucher !
Lien : http://phebusa.fr/ce-que-mur..
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Marionrey
  14 octobre 2017
Encore une fois, les éditions Magic Mirror nous font découvrir un objet livre absolument sublime et je les remercie pour l'envoi de Ce que murmure la mer qui a été une excellente lecture, une réécriture de conte moderne, actuelle et plutôt sombre que j'ai énormément aimé. de plus, La petite sirène est une de mes histoires préférées alors ce fut un réel plaisir de la redécouvrir sous un autre aspect.

Je connaissais le conte de la petite sirène de Hans Christian Andersen dans les grandes lignes sans vraiment connaître le texte original. Les éditions Magic Mirror prennent toujours soin d'inclure le conte à la fin de leurs romans et une fois de plus, j'ai adoré cette attention qui permet de mieux comprendre comment l'auteure s'en est inspiré pour créer son propre récit. le conte de la petite sirène n'a rien à voir avec la version Disney que la plupart d'entre nous connaissons. Non, c'est bien plus sombre, bien plus cruel. Claire Carabas a bien su, elle aussi, inclure cette part d'ombre dans son histoire. J'ai beaucoup aimé la façon dont elle a transformé le conte afin d'en faire quelque-chose de très terre à terre bien qu'il s'agisse de l'histoire d'une sirène. Car une fois sur terre, Galathée sera confrontée à des situations difficiles de la vie réelle. C'est la désillusion. L'auteure ne donne pas une vision de l'amour complètement idyllique, au contraire.

Au début de son histoire, l'auteure nous présente le personnage de la petite sirène, renommée Galathée au cours du récit. J'ai adoré les premiers chapitres surtout grâce aux descriptions qui nous sont faites du monde marin et sous marin. J'étais vraiment plongée sous l'océan avec elle et je découvrais l'univers merveilleux des fonds marins et de leurs habitants. C'était réellement immersif et très plaisant à lire. C'était dépaysant.

En ce qui concerne les personnages, nous en suivons deux tout au long du livre. Galathée, forcément, ainsi que l'homme dont-elle tombe amoureuse dès lors qu'elle l'aperçoit sur son bateau, il s'agit d'Yvon. J'ai bien aimé Galathée bien qu'elle soit très naïve et qu'elle idéalise l'amour de manière très innocente. Par amour, elle subira des choses très violentes, très cruelles et elle sera plus en souffrance qu'autre chose tout au long de l'histoire. Un retour très dur à la réalité mais qui fait toute l'originalité de l'histoire.

Quant à Yvon, je suis restée assez insensible à ce personnage étrangement. Complètement émerveillé par la beauté de Galathée au départ, il changera de comportement au fur et à mesure des pages et m'a laissée de marbre, malheureusement. Les personnages secondaires apportent énormément au récit de Claire Carabas, je vous laisse les découvrir par vous-mêmes. J'attendais beaucoup de la sorcière des mers et j'avais hâte de voir comment elle serait décrite dans cette histoire. Je n'ai pas été déçue !

Pour conclure je dirai que j'ai passé un très très bon moment en compagnie de Ce que murmure la mer. Redécouvrir La petite sirène de cette manière a été un véritable plaisir et les descriptions sous marines me resteront en tête. La fin est surprenante et c'est un énorme point positif. On sort complètement de ce que l'on connaît de cette histoire. Je vous conseille ce livre !
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MademoiselleMaeve
  09 octobre 2017
Le premier titre de la toute jeune maison d'édition Magic Mirror m'a tapé dans l'oeil à sa sortie, avec sa jolie couverture et le thème. En effet, Ronces blanches et roses rouges de Laetitia Arnould est une adaptation du conte Blanche Neige des frères Grimm.

Le second titre, Ce que murmure la mer, reste dans l'univers du conte – rien de surprenant à cela, Magic Mirror est spécialisée dans le merveilleux. Ce roman, le tout premier de Claire Carabas, est une réécriture de la petite sirène de Hans Christian Andersen.

Les contes sont souvent tragiques, contrairement à la version édulcorée de Disney – ceci dit, ce n'est pas plus mal, sinon je suppose qu'il y aurait des millions d'enfants traumatisés. Quand j'étais en CE1, j'ai gagné un livre de contes slaves et entre les parents qui dévorent leurs enfants, les fées malfaisantes et les morts violentes, je paye encore mes lectures par des cauchemars aujourd'hui. Alors si vous vous lancez dans la lecture de Ce que murmure la mer, sachez que tout le monde ne vivra pas heureux avec beaucoup d'enfants à la fin.

J'ai eu un peu de mal au début avec le style de l'auteure, très alambiqué, hyper poétique, mais heureusement pour moi ça n'a pas duré. le roman alterne ensuite les points de vue, celui de Galathée la sirène et d'Yvon à travers son journal intime.

La petite sirène de Claire Carabas aperçoit son beau marin solitaire en remontant à la surface. A partir de là, elle est fichue, elle veut vivre auprès de lui. Elle va donc sacrifier sa voix pour une paire de jambes. Mais son physique de sirène suffira-t-il à le séduire ?

Ce roman est une réécriture moderne du conte des frères Grimm, plus sombre encore – et oui, c'est possible – et plus contemporaine aussi. Contre toute attente, alors que j'aime les happy ends, cette fin m'a beaucoup plus séduite que la version initiale. Je suis contente de cette découverte, la couverture est très jolie et j'ai apprécié de trouver le conte d'Andersen à la fin de l'ouvrage. Et en parlant de fin, celle proposée par Claire Carabas est vraiment intéressante. En revanche, J'ai tout de même eu du mal à entrer dans l'histoire.
Lien : https://mademoisellemaeve.wo..
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Pikobooks
  02 octobre 2017
Une littérature moderne et sensible

J'ai été immédiatement séduite par la légèreté maîtrisée de l'écriture de Claire Carabas : ni trop peu ni trop tout court. Cette maîtrise s'exprime également à travers la longueur du récit : ce roman est court, il n'en fallait pas plus, rien ne sert de meubler quand peu de pages suffisent à faire voyager et rêver.

Cette écriture simple et douce met en avant les sentiments puissants/violents/forts/profonds des personnages et cela fonctionne à merveille me concernant :

« Je n'ai connu ton nom qu'après avoir perdu ma voix. Mais longtemps, sans même le connaitre, je l'ai porté au fond des eaux. »

L'alternance des narrateurs (procédé littéraire très en vogue, à raison d'ailleurs – j'en suis fan), entre notre sirène et l'homme qui la fascine, permet une lecture ultra fluide et rapide ainsi que des variations de vocabulaire et de ton très appréciées de ma part.

En bref, question écriture, j'étais séduite.

Entre conte traditionnel, modernité et mythe antique

La grande intelligence des éditions Magic Mirror, c'est de proposer une version traditionnelle du conte en fin d'ouvrage, afin de pouvoir réellement profiter des choix d'écriture de l'autrice. Cela offre une expérience de lecture vraiment intéressante.

J'ai particulièrement apprécié les différentes teintes du roman : le récit nous plonge tout d'abord dans un univers plutôt classique et lumineux, puis on nage de plus en plus profond au coeur de l'âme « humaine » (la figure de la sorcière m'a vraiment plu, notamment grâce au développement écologique apporté plus tard et les parallèles que l'on peut en tirer).

Mais ce qui a fini de me convaincre, c'est bien évidemment le subtil mélange entre Andersen et mythe gréco-romain : cette sirène naïve et puérile qui va, au fur et à mesure du récit, acquérir une profondeur de sentiments beaucoup plus proche de la créature mystérieuse et dangereuse combattue par Ulysse et Sinbad.
La suite sur le blog ;)
Lien : https://pikobooks.com/litter..
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Artelode
  07 octobre 2017
Je remercie Magic Mirror de sa confiance et de l'envoi du roman en version numérique (que je me suis bien entendu empressée d'acquérir en version brochée, après lecture des premières pages…).
Comme certain(e) le savent déjà, je fais partie du Comité de lecture de la maison d'édition. Mais contrairement à Ronces Blanches et Roses Rouges que j'avais lu et évalué (très positivement !) dans sa première version, je n'ai pas eu l'occasion de lire le manuscrit de Claire Carabas. J'attendais donc cette deuxième publication avec impatience et la surprise fut belle.

Il est des livres qui vous propulsent en un battement de cils vers l'ailleurs et le merveilleux. Ce Que Murmure La Mer fait partie de ces romans-là.

Du conte au roman, entre universalité et identité

"Parfois, je monte à la surface. Tout le long du chemin, la sagesse me répète que je ne devrais pas. Ma place est sur mon trône, auprès de mes sujets, mais je ne peux pas m'empêcher de franchir la frontière. Je sais pourtant ce qu'il coûte de vouloir savoir."

Ce Que Murmure La Mer est une réécriture résolument contemporaine du conte originel dont l'auteure a su puiser l'essence pour en faire son propre miel. Réécriture magnifiée par la plume d'une étonnante et douce simplicité de Claire Carabas, entre phrases courtes et percutantes, et longues descriptions poétiques.
Si l'on y retrouve des personnages, des motifs et des couleurs de la Petite Sirène, l'intrigue et ses développements, les procédés d'écriture, les variations, l'alternance des points de vue nous permettent d'entrer directement ou presque dans les sphères intimes de Galathée et d'Yvon D'Igenvez dont on suit pas à pas les trajectoires. le passage au « Je », dès le prologue, est saisissant, crée un attachement immédiat aux personnages. J'ai eu l'impression de basculer dans une nouvelle dimension du conte, inexplorée jusqu'alors.
Dans le conte d'Hans Christian Andersen, les filles du roi de la mer peuvent, dès l'âge de quinze ans, monter à la surface de la mer. Ainsi, chacune des soeurs de la Petite Sirène raconte-t-elle ses aventures et ses découvertes du monde d'en haut. Puis, arrive enfin le jour où elle-même en fait l'expérience… Dans le roman, l'histoire est d'emblée focalisée sur la dernière fille du roi des océans. Son père lui interdit formellement de franchir les limites du royaume qui – d'après lui – est d'une telle beauté qu'il se suffit à lui-même. Mais au matin de ses dix-huit ans, n'y tenant plus, la princesse des mers quitte le cocon familial pour s'aventurer là où – selon ses propres mots – elle n'aurait pas dû…
La rencontre entre la sirène et le marin nous est contée à deux voix. le récit de Galathée et le journal (de bord ou de terre) d'Yvon – entre carnet de voyage et journal intime – se nourrissent l'un l'autre, faisant écho aux liens étroits qui unissent l'oralité et l'écrit, indissociables de la genèse et de la diffusion des contes. Cette mise en abyme, très réussie, s'inscrit pleinement dans la ligne éditoriale des éditions Magic Mirror qui ont à coeur de proposer aux lecteurs des romans dont l'enjeu dépasse largement la littérature escapiste.

Sur la forme

Comme pour le premier roman publié par la maison d'édition, on ne peut qu'admirer l'objet-livre, dont la très belle qualité donne une envie irrépressible de tourner les pages.
La couverture créée par Mina M (dont je suis une fervente admiratrice) représente Galathée – c'est le nom que lui a donné Yvon – dans son petit jardin aquatique. Ce jardin intime qu'elle a hérité de sa mère et si joliment décrit par l'auteure, qui lui permet de se ressourcer, de s'éloigner de l'agitation du royaume, du monde des apparats. S'il est une chose qu'elle appréhende de quitter en voulant rejoindre l'autre monde, c'est cet espace à la fois partie intégrante et prolongement d'elle-même.

Pour parfaire le tout, le conte originel et le premier chapitre de Ronces Blanches et Roses Rouges figurent à la fin du livre. Ainsi, pour ceux qui n'auraient pas encore découvert la première publication de la maison d'édition et l'écriture enchanteresse de Laetitia Arnould, c'est une occasion rêvée.

Une pépite !
Lien : http://lecalepindunelectrice..
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