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ISBN : 2362800008
Éditeur : Editions Thierry Marchaisse (24/03/2011)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 6 notes)
Résumé :

« Est-ce que c'était moi ? Est-ce que vraiment j'ai vécu ça ? Ou est-ce que c'est une autre, ou est-ce que c'est un rêve ? Mon enfance dans le désert, les grandes traversées avec le Groupe Nomade, mon gavage, mes mariages avec... Est-ce que ça a existé ? C est tellement loin de moi. Et puis si c était vraiment moi, qui suis-je maintenant ? » La voix de Mariem s élève du pays au million de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
liratouva2
  11 novembre 2012
Je termine ce livre reçu il y a deux jours à peine et dont la lecture a court-circuité immédiatement toutes les autres programmées bien avant. Dès les premières lignes, impossible de le lâcher. Il m'a emportée dans une autre civilisation, celle de la Mauritanie coloniale puis indépendante des années cinquante à nos jours.
L'héroïne, Mariem, (le visage de la couverture du livre) est aussi la narratrice qui s'adresse à l'auteur.
J'ai été tout de suite très intéressée par la vie étonnante de cette femme qui se libère peu à peu de tous les carcans de son éducation par la révolte, l'amour mais aussi l'évolution historique et politique de son pays.
Nous suivons ses premières années avec la tribu de son père, les chasseurs sans chameaux puis avec celle de sa mère les pasteurs, grands chameliers, qui déplacent leurs importants troupeaux des frontières du Mali jusqu'aux frontières du Sahara espagnol. Elle apprend à reconnaître les traces des siens, pour ne pas se perdre, à se repérer dans le temps en regardant le ciel, la nuit.
Comme toutes les petites filles, elle souffre la torture du gavage par sa mère. C'était un signe d'opulence et de noblesse dans les familles qui se respectaient. Les hommes aimaient les femmes grosses.
Mariée par son père à neuf ans et demi, elle accouche vers douze ans, en plein désert, de son fils enlevé ensuite par son mari quand ils divorceront. Puis elle en épousera un autre et un autre qui tous la tromperont et qu'elle quittera par orgueil et pour rester dans sa tribu.
Certains épisodes sont très amusants comme la découverte du lit à l'occidentale pour la famille de nomades habitués à se coucher par terre dans le sable ou sur la terre du désert ou comme les premiers pas dans la rue avec des talons hauts parce que c'est la grande mode et que la jeune fille veut s'habiller comme Brigitte Bardot, elle si habituée à marcher pieds nus.
Elle tombera enfin amoureuse d'un jeune français devenu depuis son mari et le père de ses enfants, qui lui appris à piloter de petits avions et avec lequel elle est maintenant installée en France depuis, loin du désert, de sa tribu et de sa famille.
Un livre très agréable!
Résumé de l'éditeur:
Est-ce que c'était moi ? Est-ce que vraiment j'ai vécu ça ? Ou est-ce que c'est une autre, ou est-ce que c'est un rêve ? Mon enfance dans le désert, les grandes traversées avec le Groupe Nomade, mon gavage, mes mariages avec… Est-ce que ça a existé ? C'est tellement loin de moi. Et puis si c'était vraiment moi, qui suis-je maintenant ?
La voix de Mariem s'élève du pays au million de poètes, de ce désert mauritanien où le vent de sable efface toutes les traces, et voue la vie des hommes à l'oubli.
Portés par sa parole magistralement mise en scène par Sophie Caratini, nous traversons le miroir du mythe pour atteindre à la vérité d'une femme et découvrir un monde saharien, bédouin, que le choc colonial va totalement bouleverser. Avec Mariem, reprennent sens des savoirs perdus, d'autres manières d'être. Grâce à elle, nous accédons à la forme de vie et aux métamorphoses intérieures de tout un peuple.
L'auteur: Sophie Caratini est écrivain et anthropologue. Spécialiste de la Mauritanie et du Sahara Occidental, elle est directrice de recherche au CNRS, membre de l'Équipe Monde Arabe et Méditerranée.Elle partage désormais son temps entre le désert et l'écriture d'une saga coloniale qui met en scène la rencontre des cultures maure, peule et française. La fille du chasseur est le premier volume de cette fresque historique; le deuxième, Les sept cercles, paraîtra en 2012
Lien : http://liratouva2.blogspot.f..
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Astazie
  08 mars 2013
Serait- ce un hasard de publier la critique de ce livre de Sophie Caratini, "La fille du chasseur " ?
Sophie Caratini nous entraîne en Mauritanie.
Ce pays, je ne le connaissais pas, je ne me doutais pas en choisissant ce livre, que j'allais être transportée dans un autre univers, où la femme est tout autre. Avant de devenir femme, elle va devoir supporter un système d" éducation, transmis de génération en génération par les mères. Mariem va être gavée sous des tortures inimaginables, car les hommes Mauritaniens aiment les femmes, fortes.
Mariem sera mariée à 9 ans et demi. L'homme a 25 ans, le mariage ne sera pas consommé tout de suite
Mariem a son premier enfant à 14 ans 1/2, sans assistance de sa famille. La seule personne autorisée à être auprès d'elle, la mère de son mari.
Puis , peu à peu , Meriem se révolte, elle divorce . Mais son mari garde leur fils, elle le quitte à un an et deux mois, et ne le reverra que pour ses 7 ans.
Mariem se remarie plusieurs fois, avec toujours des situations déplorables.
Puis un jour, elle rencontrera "l'homme de sa vie ", un français qui lui apprendra à piloter de petits avions, et avec lequel, elle est maintenant installée en France, avec leurs enfants. Mais elle n 'oubliera jamais son pays.
"Depuis la mort de ma mère, un morceau de moi s'en est allé à tout jamais " .
Un livre choisi, que je ne suis pas prête d'oublier, qui évoque que les droits des femmes ne sont pas tous les mêmes, que l'on soit en Europe, en Afrique, ou dans d'autres contrées dans le Monde.
Je remercie Babelio de m' avoir envoyer ce livre.

Lien : http://livresdunjour.blogspo..
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superzoe
  13 février 2013
Mon avis
J'ai été quelque peu désarçonnée par la candeur, la franchise et la fraîcheur de cette histoire qui semble irréelle, impensable pour nous Européens.
L'héroïne, la jeune Mariem dont on découvre le visage en couverture du livre nous entraîne en Mauritanie, pays dont la civilisation et la culture sont si différentes des nôtres.
Au travers d'étapes (coups, torture du gavage, mariages forcés), elle nous décrit son quotidien, la routine de sa vie.



Elle nous décrit l'amour qu'elle porte à son pays, à ses proches, à sa culture et aussi à sa volonté de changer afin d'améliorer sa condition de femme. Une vie hors du commun faite d'épreuves.Parfois, on se surprend à sourire lorsqu'elle s'essaie à vivre comme une Occidentale (tentative de marcher avec des talons hauts pour la première fois).




«Au début, j'avais vraiment une démarche de hibou, de corbeau, c'était affreux. Je marchais en me dandinant. C'était impossible de faire autrement parce qu'à Nouakchott il n'y avait pas une seule rue goudronnée. Si, par chance, je trouvais un endroit un peu dur, j'essayais de rouler les mécaniques, et tout d'un coup, paf ! Je m'écroulais ! J'avais un pied qui faisait ouf dans le sable ou alors je marchais sur un caillou, et je tombais. Combien de fois je me suis cassé la figure ! J'ai encore des marques sur les genoux à cause des talons, parce que je tombais tout le temps sur les cailloux".
Une bonne collaboration entre l'auteur et l'héroïne a permis la construction d' un texte avec une fluidité des mots et des maux qui donnent un bel élan au livre et permet au lecteur de se promener dans ce grand désert chaud, parmi ces peuples de nomades aux us et coutumes lointaines, si barbares mais ancrés dans une culture ancestrale.

Lien : http://lenoir62.canalblog.com/
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belledejour
  30 avril 2013
Livre magnifique de par l'histoire de cette femme.
On apprends tout un tas de choses sur la culture Maure.
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anna53
  09 août 2011
C'est un récit extraordinaire, d'une femme, Mariem, (la photo de couverture) née dans une tribu nomade, dans le désert mauritanien, qui a subi le gavage dès son plus jeune âge, a été mariée à 9 ans et demi, puis remariée à plusieurs reprises, et qui nous parle de sa vie avec beaucoup de simplicité et de vivacité. C'est une anthropologue, Sophie Caratini, qui a pris la plume pour nous transmettre la parole de Mariem, en s'effaçant totalement.
Pour d'autres commentaires sur ce livre, je renvoie tout simplement au site suivant:
http://www.editions-marchaisse.fr/
Lien : http://www.editions-marchais..
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
liratouva2liratouva2   11 novembre 2012
Au début, j’avais vraiment une démarche de hibou, de corbeau, c’était affreux. Je marchais en me dandinant. C’était impossible de faire autrement parce qu’à Nouakchott il n’y avait pas une seule rue goudronnée. Si, par chance, je trouvais un endroit un peu dur, j’essayais de rouler les mécaniques, et tout d’un coup, paf ! Je m’écroulais! J’avais un pied qui faisait ouf dans le sable ou alors je marchais sur un caillou, et je tombais. Combien de fois je me suis cassé la figure ! J’ai encore des marques sur les genoux à cause des talons, parce que je tombais tout le temps sur les cailloux. Mais je trouvais ça joli, je trouvais ça moderne, je trouvais ça... je ne sais pas.
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AstazieAstazie   08 mars 2013
Pour moi, tout a commencé par le fait extraordinaire que mes parents n’étaient pas de la même tribu. Et ça, c’est extraordinaire, tu le sais bien.C’était extraordinaire, surtout à l’époque. Mon père était Nmadi, tribu de chasseurs. Les Nmadi nomadisaient dans l’est de la Mauritanie et coursaient les antilopes à pied, avec des lévriers. Ma mère était Ladem, tribu de pasteurs. Les Ladem étaient des porteurs de fusils. C’est incroyable qu’ils aient donné une fille à des Nmadi. Des guerriers donner une femme à un chasseur!
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liratouva2liratouva2   11 novembre 2012
Pour moi, tout a commencé par le fait extraordinaire que mes parents n’étaient pas de la même tribu. Et ça, c’est extraordinaire, tu le sais bien.C’était extraordinaire, surtout à l’époque. Mon père était Nmadi, tribu de chasseurs. Les Nmadi nomadisaient dans l’est de la Mauritanie et coursaient les antilopes à pied, avec des lévriers. Ma mère était Ladem, tribu de pasteurs. Les Ladem étaient des porteurs de fusils. C’est incroyable qu’ils aient donné une fille à des Nmadi. Des guerriers donner une femme à un chasseur!
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liratouva2liratouva2   11 novembre 2012
Elle était si belle que son chameau ne pouvait pas la soulever», c’est un dicton célèbre en Mauritanie. …Ce que les hommes mauritaniens aimaient le plus chez les femmes, c’était les vergetures et les bourrelets, pas sur le ventre mais sur les bras et les jambes, l’intérieur des jambes, derrière les cuisses. Je restais toute la journée attachée avec mes plats à manger.
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anna53anna53   09 août 2011
"Pendant quatre ou cinq ans, on m'a fait manger, manger. Manger, boire... "Elle était si belle que son chameau ne pouvait pas la soulever", c’est un dicton célèbre en Mauritanie... Les petites filles étaient gavées à partir de sept, six ans, même parfois cinq ans. On m'a mis l'appareil au pied, on m'a tiré les cheveux, on m'a frappée. Je me souviens qu’on faisait un trou la nuit dans le sable pour me mettre à plat ventre, pour que je puisse poser mon ventre. Il n’était pas si gros, mais je buvais tellement que je ne pouvais plus supporter le poids de ce que je buvais."
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