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ISBN : 2918265004
Éditeur : Sombres Rets (26/01/2009)

Note moyenne : 4.33/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Quatrième de couverture :

Après le mystérieux incendie de leur bistrot, Ange Saint-Gabriel et Robert Gianotti, deux sympathiques quinquagénaires, aidés de Luigi dit l’Anguille, doivent faire face à une palanquée de problèmes. Mais les trois hommes ne sont pas à cours de ressources et dans leur quête de vérité, de justice et de plaisirs, ils croiseront dans la cité phocéenne, de la Joliette aux Goudes, en passant par l’opéra et la Canebière, des flics ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Soggoth
  08 février 2014
L'Ange de Marseille raconte les tribulations de deux compères (ou plutôt trois) dans la cité phocéenne. Eh bien, voilà un ouvrage qui ne manque ni de corps ni d'âme! Un livre qui sent le terroir mais au bon sens du terme. le verbe est haut et goûteux, l'écriture inspirée, les expressions truculentes. Une agréable odeur de pastis (la liqueur favorite de nos héros qui en usent et en abusent souvent) vient parfumer l'ensemble et vous enivrer gentiment. Il y est question de vengeance et de magouilles, de flics ripoux et de jolies filles, de cuites d'anthologies et de galéjades cosmiques ! Mais il y est surtout question de Marseille. Car, de la Joliette aux Goudes en passant par la Canebière, le roman est une déclaration d'amour à la ville natale de l'auteur.Tour à tour prenant, drôle et émouvant, c'est un polar à consommer sans modération !
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100choses
  11 décembre 2010
Premier gros point positif de cet ouvrage, on a ici affaire à une histoire « avé l'accent ». J'avoue que c'est ce qui m'avait attirée dans la description de ce roman et effectivement l'ouvrage tient ses promesses. Ajoutons à cela des situations improbables, un poil d'exagération dans les propos des personnages et de chouettes descriptions des divers quartiers de la ville, et paf, nous voilà transportés en plein coeur de Marseille à écouter le narrateur nous raconter son histoire de vive-voix ! C'est vraiment très vivant, très agréable. On se sent réellement à Marseille, l'auteur a réussi admirablement à éviter l'écueil de la caricature. Pendant ma lecture, je n'avais qu'une envie, me rendre sur place pour découvrir tous ces quartiers décrits et aller dire bonjour à nos trois héros.
Côté intrigue, j'avoue avoir ressenti un « petit coup de mou » au milieu de l'ouvrage. Après un début vif et très drôle, peu à peu l'histoire s'essouffle, il ne se passe plus grand-chose et on est pris dans une succession de répétitions d'actions, un peu lassante. Mais c'est finalement pour mieux basculer dans l'horreur. Il suffit d'une page pour nous sortir de notre torpeur et plonger vers une fin dramatique, que je ne voyais pas du tout venir personnellement. Et pourtant, elle est très cohérente et colle bien à l'histoire. Seulement, tout comme les personnages principaux, on n'imaginait pas un seul instant qu'une simple histoire de magouilles financières nous mènerait là. Un très bon final, vraiment, pour cet ouvrage, puisqu'il y instille également une jolie pointe d'émotion, au milieu de ce mélange d'humour et de violence.
Un petit point qui m'a dérangée, c'est la présence d'un certain nombre de coquilles vraiment repérables. Bon, cela dit, Sombre Rets est une petite maison d'édition associative, ayant donc forcément des moyens limités et pour cela, je n'ai vraiment pas envie de leur en tenir rigueur.
Enfin, en bonus, une nouvelle qui m'a énormément plu. Très efficace, quelques pages suffisent à créer une histoire très prenante et une fois de plus à nous plonger dans l'horreur absolue. J'ai été ravie de découvrir ce bonus.
Lien : http://leboudoirdemeloe.co.u..
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
AedeAede   21 février 2010
Par son bagout, par la magie de sa parole, par l’entrain qu’il mettait à raconter des anecdotes fabuleuses, je ne savais comment, il provoquait dans l’organisme des gens une soif joyeuse et communicative. Elle se propageait de l’un à l’autre et tous l’écoutaient dans une furie consommatrice. Et, dans ce waï, moi je remplissais les verres de ce soleil glacé et désaltérant qu’on appelle un flaï. Diable ! que c’était beau à voir. Chacun mettait toute sa bonne volonté à vider son portefeuille (ou à grossir l’ardoise) et satisfaire son gosier de brumes, de rêves et de paysages enivrants.

Je crois que notre collaboration, qui voyait l’un au comptoir et l’autre à la tchatche ou à l’engatse, plaisait bien au beau monde. Grâce à ce « rite » devenu quasiment immuable, nous maintenions à flot notre affaire à la Joliette. Notre bistrot avait bravé toutes les tempêtes économiques du Port. On avait tenu bon. Seulement l’adversité s’était montrée un peu trop coriace et nous, qui sait ? peut-être un peu trop tendres ! La crise nous avait bouffés.

Depuis - comme par mimétisme vis-à-vis de nos voisins maritimes - le chiffre d’affaire n’avait cessé de couler à pic. Pourtant les consommateurs ne manquaient pas, mais le liquide si. Un problème de pouvoir d’achat ! Je ne vous raconte pas les ardoises impayées, ni les coups de pieds laissés pour compte. À la fin, il n’y avait plus eu que des déboires.

Pourtant on craignait dégun. Ça non ! Au cours de notre histoire de bistrotiers, on avait fièrement résisté à l’entrave de nos libertés. Ils avaient tous essayé de nous mettre le grappin dessus. Des mafias, corse ou napolitaine, aux barbeaux locaux, sans même parler d’une bande de Viets guère civilisés… ils s’étaient cassés les dents sur cet écueil - notre obstination - en voulant contrôler tout le quartier. On avait même refusé les rentrées faciles de flouze, la tentation des machines à sous dans l’arrière-salle. On tenait à notre autonomie. Ouais, jusqu’au bout indépendants, le Robert et l’Angelot ! Notre carrière durant, nous avions eu un respect inébranlable pour un précepte de mon grand-père : « Les bénéfices doivent tinter dans ma poche et pas dans celle du voisin ». Sacré pépé, il en avait du bon sens. Son côté sarde.
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