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ISBN : 109442837X
Éditeur : Fleur Sauvage (19/01/2017)

Note moyenne : 2.55/5 (sur 47 notes)
Résumé :
Une écorchée vive qui rêve de brûler les planches.
Un squat à fuir, un homme secret et tourmenté.
Et une audition menée par une troupe étrange dans un théâtre abandonné...
Le Majestic.

Serez-vous prêts pour la première ?

Après un « Criminal Loft » encensé par la critique, « Majestic Murder » est un thriller sombre et original, asseyant définitivement son auteure parmi les plumes majeures de la littérature noire.
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Critiques, Analyses & Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
JRB
17 avril 2017
Confus à souhait, ce livre égare si bien les lecteurs qu'au final il ne reste en mémoire qu'une bouillie littéraire où se mêlent théâtre, thriller, (mauvais ) roman noir, sociopathe, schizophrène, sur fond de secrets, de mensonges, de simulacres et de démence...
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Antyryia
19 janvier 2017

Tout d'abord, merci aux éditions fleur sauvage et à Armelle Carbonel de m'avoir fait parvenir ce nouveau roman quelques jours avant sa sortie officielle, qui plus est avec une belle dédicace.
Dès réception, je me suis précipité sur ce Majestic Murder qui m'attirait et ... le charme n'a pas opéré.
Oubliez totalement Criminal Loft. Enfin, tout comme celle de son prédécesseur l'histoire de Majestic Murder se déroule en Amérique ( dans différents quartiers de Saint Louis, dans le Missouri ) d'où probablement son titre à nouveau anglophone et nous présente un nouveau huis clos, un nouveau spectacle également, mais dans une version beaucoup plus intimiste ( difficile en même temps de faire moins intime que la télé-réalité ).
Et une allusion est faîte au personnage de John Natas, "sociopathe notoire", comme un petit clin d'oeil aux lecteurs.
Mais finalement, pour ceux qui connaissent les précédents romans de l'auteur, on est ici beaucoup plus proche des marais funèbres puisqu'il est à nouveau question d'une macabre représentation, d'un compromis grinçant entre horreur et thriller.
Ce roman nous raconte l'histoire de Lillian, ancienne actrice vivant désormais dans un entrepôt abandonné qu'elle surnomme "le royaume des désoeuvrés". Dans ces bas fonds où règne alcool et drogue, elle sera sauvée d'une tentative de viol par un dénommé Seamus, un homme "enjôleur, ténébreux, séduisant, mystérieux".
Celui-ci va s'apercevoir rapidement que la comédie est une véritable vocation pour Lillian. Quand il trouvera un prospectus sur lequel est mentionné qu'une troupe de théâtre embauche deux acteurs pour jouer une pièce inédite, ils iront tenter leur chance au Majestic, un vieux théâtre abandonné. Ils feront connaissance d'Allan "l'extravagant balâfré au charisme incontestable" qui leur fera passer une audition, puis du reste de la troupe : Clark le machiniste, Maddy la couturière et intendante et Sarah l'accessoiriste.
Ils seront embauchés, nourris, logés et auront une semaine pour répéter leur spectacle répondant au doux nom de "Au commencement était la mort".
Majestic Murder est un hommage à Shakespeare et à Peg Entwistle.
Le célèbre dramaturge anglais est à l'honneur avec un roman construit comme une pièce de théâtre ( avec actes, scènes et entractes ), une couverture qui fait référence à Hamlet, des citations au début de chaque partie qui sont extraites de ses oeuvres ou encore le personnage de Lillian qui le cite sans arrêt, clamant des répliques qu'elle connaît par coeur. Outre Hamlet, on retrouve des références à des oeuvres comme Roméo et Juliette, Antoine et Cléopâtre, Macbeth ou les deux gentilshommes de Vérone.
Je ne connaissais en revanche pas Peg Entwistle, que Lillian va devoir incarner pour l'étrange troupe. Il s'agit d'une actrice américaine du début du siècle qui a d'abord joué dans des pièces de théâtre comme ... Hamlet. Et qui verra sa carrière d'actrice rapidement brisée par les critiques. Elle se suicidera en se jetant du H d'Hollywoodland ( devenu Hollywood en 1949 ) à l'âge de 24 ans.
De nombreuses références sont également faîte à la chanteuse de jazz Mildred Bailey, et une atmosphère musicale rétro baigne régulièrement le roman.
Je me suis régalé avec le premier acte et ensuite, je me suis perdu. Ou l'auteur m'a laissé sur le bord de la route.
Egarer le lecteur paraît d'ailleurs être le principal objectif d'Armelle Carbonel. Une fois que nous disposons de tous les tenants et aboutissants on se rend compte que l'intrigue est au final relativement simple, mais mon impression a été que tous les moyens étaient bons pour la complexifier. Tous les personnages s'avèrent donc à plusieurs facettes. Très vite, on apprend que Seamus est schizophrène et probablement dangereux. On devine l'addiction aux stupéfiants de Lillian n'en fait pas un personnage très honnête non plus. On se doute que si la compagnie théâtrale est surnommée la compagnie des fous, c'est parce que chacun de ses membres n'est pas exactement sain d'esprit. Dans ce tableau seul l'inspecteur Liéger, à la recherche d'un serial killer, paraît fiable.
En général, j'aime bien être manipulé et j'admire après coup le génie de l'auteur mais ici ... on sait d'emblée qu'on est dans l'illusion avec un énorme vernis de secrets, de mensonges, de simulacres et de démence.
"Parquer les individus en deux catégories distinctes - les méchants et les gentils - me paraît simpliste. La réalité est plus complexe... " résume assez bien que dans ce livre, le lecteur ne peut se fier à personne.
Ce qui a rendu impossible l'identification à des personnages exagérément meurtris dont la psychologie est à peine esquissée. Pas d'empathie, pas d'attachement, et donc pas d'implication. Je n'ai jamais cru à ce que je lisais.
J'ai fini par me désintéresser des rebondissements, noyé en quelque sorte dans un brouillard d'informations et d'évènements difficilement compatibles tant que l'auteur n'en n'a pas décidé autrement.
Quant au style, il a également contribué à ma sensation d'être mis de côté. le livre est bien écrit mais la qualité de l'écriture soignée ( elle l'est bien davantage que dans les précédents romans ) fait aussi perdre en fluidité et additionnée à des protagonistes toujours trop ambiguës, j'ai du relire certaines phrases voire certaines pages à plusieurs reprises pour tenter d'assimiler les informations éventuelles.
Pour toutes ces raisons, ce fût une lecture finalement assez laborieuse et peu captivante à l'exception de la première partie et du grand final, quand tout s'imbrique enfin.
Cette opinion n'est évidemment qu'un ressenti personnel et je ne peux que vous encourager à vous faire votre propre avis en lisant ce thriller baroque.
Et ça ne m'empêchera pas de lire les futurs romans de la nécromancienne.
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Stoufnie
30 janvier 2017
Qu'il est difficile de parler de ce roman sans trop en dire ! Comment expliquer toute l'atmosphère qui coule dans ses veines ! Comment dire qu'on en ressort chambouler, avec des sentiments contraires.
Une chose est certaine, ce roman ne ressemble à aucun livre que j'aurai pu lire jusqu'à présent !
Lillian est une jeune camée qui vit dans un squat. Elle rêve de carrière hollywoodienne. Seamus, un homme qui cache une part d'ombre, lui propose de passer une audition dans un théâtre pour le premier rôle. le théâtre Majestic est un lieu glaçant et la troupe est des plus intrigante et inquiétante ! Mais sont-ils les plus dangereux ?
Connaissez-vous la série "American Horror Story" ? Ce livre pourrait être une saison de cette série . Tous les éléments chers à cette fiction sont présents dans ce roman. L'angoisse, l'intrigue, des faits sanglants (parfois difficiles ). On flirt avec le fantastique ou l'occulte. Mais il y a toujours une part de réalité lugubre ! Ici également.
Lillian doit incarner dans la pièce le personnage de Peg Entwistle. Une actrice qui s'est suicidée en 1932. Je n'en dirai pas plus, je vous laisse découvrir par vous même le destin de cette femme.
majestic-theatre-exterior-the-music-man-1958.jpg
Les mots sont des armes tranchantes capables de déchirer brutalement la réalité d'une vie misérable. Dissociés, ils semblent inoffensifs. Mais mis bout à bout, ils prennent parfois la consistance d'une obsession, qui vous entraîne là où vous ne seriez jamais allé de votre plein gré.
Les mots de l'auteure sont telles des images ou photographies qu'elle nous dépose sous les yeux .Une plume très visuelle, fluide et envoûtante.
Et après un début de lecture difficile, car je ne voyais pas où elle voulait nous emmener ni à suivre son Styx (un des fleuves de l'Enfer), j'ai déposé mon âme à ses pieds et me suis laissée transporter sur cette rive sombre, oppressante.
L'un des principaux personnages reste ce théâtre. Pour la petite histoire, un théâtre Majestic a réellement existé au Kansas, construit pour Harry Redmon et Fred Leber par les Frères Boller, un cabinet d'architectes en 1743. Il fermera en 1960, suite au manque de population dans la petite ville. En 1985, il fût même enregistré au registre national des lieux historiques.Majestic-Theater-History-urbex-1.jpg
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Aucun des personnages ne sera attachant sauf un. Un enfant qui ne demande rien, mais qui devrait avoir tout. Il vous sera donc impossible de vous rattacher à une parcelle d'humanité, de lumière et de beauté. Qu'on se le dise !
Un mot tout de même sur la décomposition du roman, chaque chapitre est un acte d'une pièce de théâtre. Après tout vous assistez à une superbe mise en scène, un jeu de dupe où je me suis fait berner. Les entractes sont une bouffée d'air frais puisque nous sortons du Majestic. Des chapitres courts où la psychologie a une grande place, mais qui peuvent convenir aux amateurs de sueurs froides.
Alors, aurez-vous le courage de découvrir cet étonnant huis clos ?
Lien : https://lesciblesdunelectric..
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Anaislectrice
22 janvier 2017
Ma première pensée après avoir refermé la dernière page de ce livre, a été « mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir vous raconter au sujet de ce livre? ».
L'auteure m'avait prévenue, Majestic Murder est un livre complètement différent de Criminal Loft, son premier ouvrage paru et au succès retentissant, que j'avais beaucoup apprécié, mais je ne m'attendais pas à ce que ça soit différent à ce point-là! Ah les amis, si vous voulez quelque chose « qui change« , vous allez être servis! Parce que ce second opus n'est pas seulement différent de Criminal Loft, il est différent de tout ce que vous avez pu lire un jour comme un thriller, rien que ça!
[ L'histoire ]
Nous faisons la rencontre de Lilian, jeune paumée en mal de gloire et qui rêve d'être une actrice renommée. Au détour d'un squat qu'elle occupe, elle fera la rencontre de Seamus, avec qui elle s'enfuira pour participer à une audition avec pour objectif de décrocher le rôle principal d'une pièce de théâtre qui se produira dans un théâtre abandonné appelé le Majestic. La jeune femme décrochera le rôle principal et commencera alors un long apprentissage. Nous serons plongés dans un huis-clos où nous côtoierons des personnages aussi frappés les uns que les autres, avec pour point d'orgue un personnage tiraillé par la voix qu'il entend dans sa tête, La Tentatrice, et qui le pousse au Mal, un metteur en scène, Allan, aux méthodes d'apprentissage particulièrement inquiétantes, et un enfant muet répondant au doux prénom de Noname (No-Name).
Vous êtes prêts? Les trois coups de bâton du brigadier viennent de sonner le début d'un incroyable thriller !
[ Au secours, je suis chez les fous! ]
Je veux sortir et m'échapper de ce théâtre de cinglés! J'étouffe de l'atmosphère de ce huis-clos lugubre, je ne sais pas comment sortir, je ressens une sorte de fascination durant ma lecture, j'ai l'impression d'être prisonnière d'elle et d'être moi aussi enfermée dans ce lieu si particulier. Je suis parfois obligée de relire certains passages parce que c'est complètement décalé et que ça sort des sentiers battus.
Je suis dans un théâtre, et l'auteure brouille les pistes et bouscule mes habitudes de lecture en mêlant deux genres littéraires distincts, le genre théâtral et le romanesque. Les chapitres deviennent des scènes, mais ici, point de didascalies, de répliques ou de noms en majuscules cités en début de ligne. le livre est écrit à la manière d'un thriller classique (ai-je osé utiliser le mot classique dans ma chronique de Majestic Murder?!). Il y a en effet une histoire de fond, qui me donne l'impression d'être un des personnages de la série American Horror Story tant la situation et l'atmosphère est décalée et glauque. Mais je me suis attachée particulièrement à l'excellent niveau d'écriture dont a fait preuve l'auteure pour écrire ce livre. le langage est soutenu sans pour autant tomber dans un jargon compliqué et inaccessible, il y a un très gros travail sur l'esthétique des mots choisis, sur l'écriture qui est ici une sorte d'oeuvre d'art. Armelle Carbonel joue avec les mots, les figures de style, les termes sont choisis, l'écriture se veut nerveuse et me fait parfois penser à un pot pourri, dans le sens d'un mélange hétéroclite de choses diverses. Je ne suis pas dans un thriller classique qui nous raconte une histoire glauque, je suis dans de la littérature, la vraie, où la mise en forme prime sur le contenu.
Je reprends mon souffle pendant l'entracte, car après plusieurs scènes, j'ai droit à un entracte pour reprendre pied avec la réalité. Ces entractes me font rencontrer le Lieutenant Ligier, je me demande bien quel peut être le lien entre lui et la troupe, parce que forcément il y aura un lien. Quelques pages de répit où je retrouve le monde réel et me voilà à nouveau enfermée dans le huis-clos du Majestic. Je renoue avec cet environnement morbide qui me glace et me colle à la peau…
[Le mot de la fin]
Tout est travaillé, tout se tient, tout est lié, et c'est parfois un sacré beau bordel ! le travail d'écriture autour du huis-clos est difficile parce qu'il faut réussir à capter le lecteur assez longtemps pour ne pas qu'il tourne en rond durant sa lecture. S'il y a bien un sentiment que je n'ai pas eu, c'était celui de l'ennui, parce les rares moments où Armelle m'a laissée respirer, je me suis rendue compte que j'étais finalement pressée d'y retourner, dans ce théâtre.
Je ressors de cette lecture avec l'impression d'avoir passé quelques heures dans une exosphère, loin, très loin de tout ce que j'ai pu lire jusqu'à présent, grâce à la plume experte de celle qui mérite plus que jamais son surnom de Necromancière.
Un grand bravo pour ce livre inhabituel qui bouscule les codes du genre « thriller ».
Lien : https://anaisseriallectrice...
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Amnezik666
29 mai 2017
En matière de thriller (mais je suppose que cela est vrai aussi pour les autres genres littéraires), il y a les auteur(e)s qui suivent « simplement » les règles du genre (ce qui n'empêche pas d'arriver à un excellent bouquin au final), ceux et celles qui jouent avec ces règles et brouillent les cartes, et, enfin, ceux et celles qui réinterprètent totalement le genre. Armelle Carbonel appartient incontestablement à cette dernière catégorie.
J'avoue qu'en choisissant ce bouquin je ne m'aventurais pas en terrain totalement inconnu (du moins le pensais-je avant de le lire), avec son précédent roman, Criminal Loft, l'auteure m'avait fait forte impression malgré quelques imperfections mineures. Il me tardait donc de voir si l'essai serait transformé ou non…
Dès les premières pages force est de s'incliner devant l'audace d'Armelle Carbonel, une fois de plus elle prend ses lecteurs à contre-pied en restructurant le thriller à la façon d'une pièce de théâtre. Audacieux mais efficace, redoutablement efficace !
Comme dans Criminal Loft l'auteure situe son action en un lieu bien réel, le Majestic Theater de Saint-Louis (Missouri) est en effet un théâtre désaffecté depuis les années 60, inscrit depuis 1985 au registre des sites historiques nationaux (traduction littérale du National Register of Historic Places). de même le personnage de Peg Entwistle, que doit interpréter Lillian a lui aussi existé (un court passage dans le monde des vivants, elle se suicida à 24 ans). Mais n'oublions que nous sommes dans une fiction, l'auteure peut donc se permettre de prendre certaine liberté avec la réalité…
Si le bouquin peut surprendre par sa construction, ne vous y trompez pas, c'est bel et bien un thriller que vous tenez entre les mains ; l'intrigue se met en place lentement mais sûrement, tissant un écheveau que le lecteur aura bien du mal à démêler afin de comprendre qui manipule qui et à quelles fins.
Les personnages sont soignés, chacun ayant sa part d'ombre (et parfois de lumière, mais c'est plus rare). Outre Lillian et Seamus vous découvrirez rapidement que le Majestic renferme une faune pour le moins atypique.
Oh j'oubliais un détail qui a son importance, vous connaissez sans doute la chanson Hotel California des Eagles, peut être vous souvenez-vous alors des dernières phrases : « We are programmed to receive. You can check out any time you like, but you can never leave !« . Il en va de même au Majestic, une fois les portes refermées, elles ne se rouvriront que lors du baisser de rideau final. Et il s'en passe des vertes et des pas mûres derrière les murs du Majestic.
Alors, oserez-vous pousser les portes du Majestic ? Je ne saurai que trop vous encourager à le faire ; non seulement le bouquin le mérite largement, mais il est primordial de soutenir ces petites maisons d'édition qui essayent de percer loin des diktats imposés par leurs illustres aînés.
Lien : https://amnezik666.wordpress..
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Citations & extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
AntyryiaAntyryia19 janvier 2017
Les mots sont des armes tranchantes capables de déchirer brutalement la réalité d'une vie misérable. Dissociés, ils semblent inoffensifs. Mais mis bout à bout, ils prennent parfois la consistance d'une obsession, qui vous entraîne là où vous ne seriez jamais allé de votre plein gré.
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ClaudeMohaClaudeMoha02 juillet 2017
Il écoute.
Le chant sinistre du vent à travers les tentures pourpres, le murmure indistinct des rixes s’étend comme un bourdonnement sourd à la lisière d’un poumon malade greffé au sud des quartiers pauvres.
Il voit.
Les ombres grimpent le long des plinthes, s’épanouissent en corolles sur les colonnes en pierre érigées à la gloire de son talent.
Alors il entend.
Un air de jazz grésille sur le gramophone tandis que la voix acidulée de Mildred Bailey chante I’m Nobody’s Baby.
Enfin, il ressent.
Le vide se remplit du désir impérieux d’étancher la soif de mots qui le tiraille.
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rkhettaouirkhettaoui13 avril 2017
Je brillerai bientôt dans le Tout Hollywood ! Les producteurs s’arracheront mon talent et je figurerai parmi les plus grandes distributions ! Je vous ai parlé du rôle que m’a offert David Selznick ? J’ai interprété Hazel Clay Cousins dans Treize femmes, vous connaissez ? Celle qui assassine son amant avant d’être emprisonnée, eh bien… C’était moi ! La critique est impitoyable parfois. Hollywood est impitoyable ! Et tellement imprévisible… Vous pensez que je m’abaisse à me dénuder devant vous parce que je doute de mon talent d’actrice ? Méfiez-vous des apparences… Elles sont trompeuses, monsieur ! Il faut bien gagner sa croûte…
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rkhettaouirkhettaoui13 avril 2017
Elle n’était pas douée pour les sentiments. Ses précédentes relations se résumaient à un sinistre désastre, un désert affectif qu’elle avait parcouru en occultant le souvenir des hommes croisés sur sa route. Aucun d’eux n’avait jamais su lui procurer que des orgasmes éphémères où l’amour demeurait absent. Elle redoutait qu’il puisse un jour en être autrement… S’attacher représentait un danger qui exposait inéluctablement à la souffrance de l’abandon.
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rkhettaouirkhettaoui13 avril 2017
Aucune drogue au monde ne pourrait jamais se substituer à l’euphorie d’évoluer sur les planches, cette arène où se jouaient les tragédies humaines opposant des gladiateurs en costumes brodés, usant de tirades comme de lances affûtées, grimés par la colère ou le désamour, habités par la passion. Jusqu’au dénouement fatal. La scène, comme un échiquier à taille humaine, avalait les pièces les unes après les autres.
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