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EAN : 9781094428376
Éditeur : Fleur Sauvage (19/01/2017)

Note moyenne : 3.2/5 (sur 79 notes)
Résumé :
Une écorchée vive qui rêve de brûler les planches.
Un squat à fuir, un homme secret et tourmenté.
Et une audition menée par une troupe étrange dans un théâtre abandonné...
Le Majestic.

Serez-vous prêts pour la première ?

Après un « Criminal Loft » encensé par la critique, « Majestic Murder » est un thriller sombre et original, asseyant définitivement son auteure parmi les plumes majeures de la littérature noire.
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Critiques, Analyses et Avis (49) Voir plus Ajouter une critique
ArnoT
  17 avril 2017
Confus à souhait, ce livre égare si bien les lecteurs qu'au final il ne reste en mémoire qu'une bouillie littéraire où se mêlent théâtre, thriller, (mauvais ) roman noir, sociopathe, schizophrène, sur fond de secrets, de mensonges, de simulacres et de démence...
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calypso
  23 août 2020
Lillian est une camée. Sans famille, sans argent, mais pas sans rêve. Elle vit dans un squat en attendant que celui-ci se concrétise : remonter sur les planches et faire carrière. Un jeune marginal aussi séduisant que mystérieux, Seamus, lui vient en aide dans un moment critique et lui montre le prospectus conçu par une troupe de théâtre à la recherche de deux comédiens. C'est décidé ! Ensemble, ils font route vers le Majestic, un vieux théâtre abandonné, et, sur place, ils font la connaissance d'Allan, l'étrange metteur en scène, puis du machiniste, de la maquilleuse ou encore de la couturière, tous aussi déstabilisants les uns que les autres. Toutefois, l'opportunité est trop belle : nourris, logés, rémunérés, Lillian et Seamus sont bien décidés à aller au bout des répétitions afin de jouer Au commencement était la mort, pièce qui retrace la vie de Peg Entwistle, une actrice américaine des années 30 qui se suicida en sautant du célèbre panneau « Hollywood » érigé sur le mont Lee. Ils ne se doutent pas alors que, de la scène à la vie, il n'y a qu'un pas…
Difficile, très difficile de parler de ce roman sans trop en dire mais si je devais résumer de la manière la plus claire possible mes impressions post-lecture, je dirais – en filant la métaphore – que l'idée est bonne mais que la mise en scène n'est pas tout à fait à la hauteur. En effet, si je m'en tiens à l'histoire, je peux dire qu'Armelle Carbonel est une figure à retenir (j'avais lu Criminal Loft et passé un assez bon moment) : c'est un mélange de thriller et d'horreur assez bien mené, les révélations sont surprenantes et l'aboutissement convaincant. Les chapitres sont des scènes qui sont intégrées à des actes, c'est cohérent avec le thème, je valide. L'entracte nous conduit hors du Majestic, à la rencontre du lieutenant Ligier, ce qui permet aux événements de prendre une autre dimension, mais les informations sont données au lecteur au compte-gouttes, le suspense est donc conservé sur la majeure partie du roman. Et pourtant, le lecteur pourrait aisément étouffer sous cet amas de mystère et ce, dès les premiers chapitres qui sont particulièrement difficiles à suivre, peut-être parce que nous faisons connaissance avec des personnages auxquels, personnellement, je n'ai absolument pas réussi à m'attacher. Par la suite, il y a quelque chose dans la manière de raconter qui manque de fluidité et de clarté, je ne saurais dire quoi exactement, et qui peut rendre la lecture un peu laborieuse. Cependant, il faut aller au bout, pour l'atmosphère et le fil conducteur car, oui, il y en a bien un !

Lien : http://aperto.libro.over-blo..
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Antyryia
  19 janvier 2017

Tout d'abord, merci aux éditions fleur sauvage et à Armelle Carbonel de m'avoir fait parvenir ce nouveau roman quelques jours avant sa sortie officielle, qui plus est avec une belle dédicace.
Dès réception, je me suis précipité sur ce Majestic Murder qui m'attirait et ... le charme n'a pas opéré.
Oubliez totalement Criminal Loft. Enfin, tout comme celle de son prédécesseur l'histoire de Majestic Murder se déroule en Amérique ( dans différents quartiers de Saint Louis, dans le Missouri ) d'où probablement son titre à nouveau anglophone et nous présente un nouveau huis clos, un nouveau spectacle également, mais dans une version beaucoup plus intimiste ( difficile en même temps de faire moins intime que la télé-réalité ).
Et une allusion est faîte au personnage de John Natas, "sociopathe notoire", comme un petit clin d'oeil aux lecteurs.
Mais finalement, pour ceux qui connaissent les précédents romans de l'auteur, on est ici beaucoup plus proche des marais funèbres puisqu'il est à nouveau question d'une macabre représentation, d'un compromis grinçant entre horreur et thriller.
Ce roman nous raconte l'histoire de Lillian, ancienne actrice vivant désormais dans un entrepôt abandonné qu'elle surnomme "le royaume des désoeuvrés". Dans ces bas fonds où règne alcool et drogue, elle sera sauvée d'une tentative de viol par un dénommé Seamus, un homme "enjôleur, ténébreux, séduisant, mystérieux".
Celui-ci va s'apercevoir rapidement que la comédie est une véritable vocation pour Lillian. Quand il trouvera un prospectus sur lequel est mentionné qu'une troupe de théâtre embauche deux acteurs pour jouer une pièce inédite, ils iront tenter leur chance au Majestic, un vieux théâtre abandonné. Ils feront connaissance d'Allan "l'extravagant balâfré au charisme incontestable" qui leur fera passer une audition, puis du reste de la troupe : Clark le machiniste, Maddy la couturière et intendante et Sarah l'accessoiriste.
Ils seront embauchés, nourris, logés et auront une semaine pour répéter leur spectacle répondant au doux nom de "Au commencement était la mort".
Majestic Murder est un hommage à Shakespeare et à Peg Entwistle.
Le célèbre dramaturge anglais est à l'honneur avec un roman construit comme une pièce de théâtre ( avec actes, scènes et entractes ), une couverture qui fait référence à Hamlet, des citations au début de chaque partie qui sont extraites de ses oeuvres ou encore le personnage de Lillian qui le cite sans arrêt, clamant des répliques qu'elle connaît par coeur. Outre Hamlet, on retrouve des références à des oeuvres comme Roméo et Juliette, Antoine et Cléopâtre, Macbeth ou les deux gentilshommes de Vérone.
Je ne connaissais en revanche pas Peg Entwistle, que Lillian va devoir incarner pour l'étrange troupe. Il s'agit d'une actrice américaine du début du siècle qui a d'abord joué dans des pièces de théâtre comme ... Hamlet. Et qui verra sa carrière d'actrice rapidement brisée par les critiques. Elle se suicidera en se jetant du H d'Hollywoodland ( devenu Hollywood en 1949 ) à l'âge de 24 ans.
De nombreuses références sont également faîte à la chanteuse de jazz Mildred Bailey, et une atmosphère musicale rétro baigne régulièrement le roman.
Je me suis régalé avec le premier acte et ensuite, je me suis perdu. Ou l'auteur m'a laissé sur le bord de la route.
Egarer le lecteur paraît d'ailleurs être le principal objectif d'Armelle Carbonel. Une fois que nous disposons de tous les tenants et aboutissants on se rend compte que l'intrigue est au final relativement simple, mais mon impression a été que tous les moyens étaient bons pour la complexifier. Tous les personnages s'avèrent donc à plusieurs facettes. Très vite, on apprend que Seamus est schizophrène et probablement dangereux. On devine l'addiction aux stupéfiants de Lillian n'en fait pas un personnage très honnête non plus. On se doute que si la compagnie théâtrale est surnommée la compagnie des fous, c'est parce que chacun de ses membres n'est pas exactement sain d'esprit. Dans ce tableau seul l'inspecteur Liéger, à la recherche d'un serial killer, paraît fiable.
En général, j'aime bien être manipulé et j'admire après coup le génie de l'auteur mais ici ... on sait d'emblée qu'on est dans l'illusion avec un énorme vernis de secrets, de mensonges, de simulacres et de démence.
"Parquer les individus en deux catégories distinctes - les méchants et les gentils - me paraît simpliste. La réalité est plus complexe... " résume assez bien que dans ce livre, le lecteur ne peut se fier à personne.
Ce qui a rendu impossible l'identification à des personnages exagérément meurtris dont la psychologie est à peine esquissée. Pas d'empathie, pas d'attachement, et donc pas d'implication. Je n'ai jamais cru à ce que je lisais.
J'ai fini par me désintéresser des rebondissements, noyé en quelque sorte dans un brouillard d'informations et d'évènements difficilement compatibles tant que l'auteur n'en n'a pas décidé autrement.
Quant au style, il a également contribué à ma sensation d'être mis de côté. le livre est bien écrit mais la qualité de l'écriture soignée ( elle l'est bien davantage que dans les précédents romans ) fait aussi perdre en fluidité et additionnée à des protagonistes toujours trop ambiguës, j'ai du relire certaines phrases voire certaines pages à plusieurs reprises pour tenter d'assimiler les informations éventuelles.
Pour toutes ces raisons, ce fût une lecture finalement assez laborieuse et peu captivante à l'exception de la première partie et du grand final, quand tout s'imbrique enfin.
Cette opinion n'est évidemment qu'un ressenti personnel et je ne peux que vous encourager à vous faire votre propre avis en lisant ce thriller baroque.
Et ça ne m'empêchera pas de lire les futurs romans de la nécromancienne.
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stokely
  26 novembre 2017
Il est plutôt rare que je n'apprécie pas du tout un livre mais la ce fut malheureusement le cas.
Et pourtant ce livre ne fait que 226 pages mais j'ai mis une éternité à le lire, celui-ci est constitué comme une pièce de théâtre scène 1, entracte etc...
Il est beaucoup question ici de Peg Entwistle et de Shakespeare.
Les personnages principaux de ce livre Seamus et Lilian ne m'ont procurés aucune émotion, pourtant au début du récit ce sont deux personnages complétement paumés, drogués, alcooliques.
Lilian rêve d'être comédienne et lorsqu'une opportunité se présente pour jouer une pièce dans un lieu comme le Majestic elle souhaite faire une audition.
A partir de ce moment la le récit devient complétement fouilli, on perd le fil de l'histoire, un inspecteur apparait enfin quasiment à la moitié du livre Je pense que ce sont les seuls passages que j'ai aimé lire
C'est pourtant dommage il y a de très belles phrases dans cette lecture mais le charme n'a pas opérer pour moi.
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verobleue
  08 novembre 2018
Dans la foulée de « Criminal loft », je me suis attaquée au deuxième roman d'Armelle Carbonel, « Majectic Murder ». Encore un thriller dont les intrigues se déroulent en huis-clos. Ici dans un théâtre inquiétant aux côtés de personnages étranges. Toujours cette ambiance glauque et vénéneuse qui déroute.
L'histoire débute dans un hangar désaffecté de l'East Saint Louis. Dans ce squat vivent des drogués, des alcooliques dont Lillian, une jeune femme qui rêve de brûler la scène et qui cite du Shakespeare à tout bout de champ... Lillian, complètement stone, échappe de justesse à un viol, sauvée par un certain Seamus apparu soudainement.
Ils commencent à se fréquenter. Seamus découvre une annonce où une troupe de théâtre cherche deux comédiens pour interpréter une pièce inédite. Ils seront nourris, blanchis, logés et le salaire garanti. Seamus et Lillian font un essai au « Majestic », un théâtre situé dans un lieu désert. Là-bas, ils rencontrent Allan, le metteur en scène, qui les engage et les présente au reste de la troupe. Il y a Clark, régisseur et homme à tout faire, Sarah, l'accessoiriste, Maddy la couturière. Lillian doit incarner Peg Entwistle, une actrice qui s'est suicidée en 1932.
« Majestic Murder » est différent de « Criminal Loft » même si l'on reste à frémir avec des personnages abîmés par la vie dans un huis-clos lugubre. Ce livre est complètement déphasé et sort des sentiers battus. Son découpage est comme une pièce de théâtre, avec des actes et entractes et différentes scènes angoissantes. Je retiens l'excellent niveau d'écriture, la belle mise en forme, le style travaillé.
Je ne vais pas mentir, la lecture a été difficile. Je suis restée longtemps dans le flou.
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
AntyryiaAntyryia   19 janvier 2017
Les mots sont des armes tranchantes capables de déchirer brutalement la réalité d'une vie misérable. Dissociés, ils semblent inoffensifs. Mais mis bout à bout, ils prennent parfois la consistance d'une obsession, qui vous entraîne là où vous ne seriez jamais allé de votre plein gré.
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calypsocalypso   22 août 2020
Aucune drogue au monde ne pourrait jamais se substituer à l’euphorie d’évoluer sur les planches, cette arène où se jouaient les tragédies humaines opposant des gladiateurs en costumes brodés, usant de tirades comme de lances affûtées, grimés par la colère ou le désamour, habités par la passion. Jusqu’au dénouement fatal. La scène, comme un échiquier à taille humaine, avalait les pièces les unes après les autres.
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LeCygneNoirLeCygneNoir   02 juillet 2017
Il écoute.
Le chant sinistre du vent à travers les tentures pourpres, le murmure indistinct des rixes s’étend comme un bourdonnement sourd à la lisière d’un poumon malade greffé au sud des quartiers pauvres.
Il voit.
Les ombres grimpent le long des plinthes, s’épanouissent en corolles sur les colonnes en pierre érigées à la gloire de son talent.
Alors il entend.
Un air de jazz grésille sur le gramophone tandis que la voix acidulée de Mildred Bailey chante I’m Nobody’s Baby.
Enfin, il ressent.
Le vide se remplit du désir impérieux d’étancher la soif de mots qui le tiraille.
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rkhettaouirkhettaoui   13 avril 2017
Je brillerai bientôt dans le Tout Hollywood ! Les producteurs s’arracheront mon talent et je figurerai parmi les plus grandes distributions ! Je vous ai parlé du rôle que m’a offert David Selznick ? J’ai interprété Hazel Clay Cousins dans Treize femmes, vous connaissez ? Celle qui assassine son amant avant d’être emprisonnée, eh bien… C’était moi ! La critique est impitoyable parfois. Hollywood est impitoyable ! Et tellement imprévisible… Vous pensez que je m’abaisse à me dénuder devant vous parce que je doute de mon talent d’actrice ? Méfiez-vous des apparences… Elles sont trompeuses, monsieur ! Il faut bien gagner sa croûte…
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rkhettaouirkhettaoui   13 avril 2017
Les livres, comme une échappatoire à la violence quotidienne nourrie par la douleur et la solitude. Un exutoire aux sanctions portées en cas de désobéissance. Un remède contre les privations, la discipline, l’enfermement
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Vidéo de Armelle Carbonel
Les 15 et 16 juin 2019 auront lieu la 11ème édition du salon international du livre de poche Place des Marronniers à Saint-Maur-des-Fossés organisée par la librairie La Griffe Noire et la ville. Le libraire Jean-Edgar Casel vous présente quelques informations de l'édition 2019...
Sa Majesté des Ombres - tome 1 La trilogie des ombres (01) de Ghislain Gilberti aux éditions Ring https://www.lagriffenoire.com/108530-meilleures-ventes-polar-sa-majeste-des-ombres---tome-1-la-trilogie-des-ombres.html
Les Anges de Babylone de Ghislain Gilberti aux éditions Métropolis https://www.lagriffenoire.com/1000534-nouveautes-polar-les-anges-de-babylone.html
Les Démoniaques de Mattias Koping aux éditions La mécanique générale https://www.lagriffenoire.com/110744-nouveautes-polar-les-demoniaques.html
Le Manufacturier de Mattias Koping aux éditions Ring https://www.lagriffenoire.com/126894-nouveautes-polar-le-manufacturier.html
Sinestra de Armelle Carbonel aux éditions Ring https://www.lagriffenoire.com/132049-nouveautes-polar-sinestra.html
Criminal Loft de Armelle Carbonel aux éditions Bragelonne https://www.lagriffenoire.com/62069-divers-polar-criminal-loft.html
Qaanaaq de Mo malo aux éditions De La Martinière https://www.lagriffenoire.com/115567-nouveautes-polar-qaanaaq.html
Vindicta de Cédric Sire aux éditions Metropolis https://www.lagriffenoire.com/145578-nouveautes-polar-vindicta.html
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