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MonsieurLoup
  05 octobre 2021
Ayant adoré Celle qui a tous les dons, et en grand fan de l'auteur, La Part du Monstre serait forcément dévoré à un moment, et quelle meilleure période que celle-ci ?

Mike Carey y reprend de nombreux éléments de son roman précédent sans y apporter une grande originalité supplémentaire ni d'ajout majeur à l'univers (bien qu'on en apprenne plus sur les enfants affams), et on pourrait se demander la nécessité réelle de ce livre si ce n'est surfer un peu sur le succès du premier tome et la sortie de son adaptation quelques mois auparavant.

Mais en même temps on y lit une histoire honnête, parfois haletante, avec quelques scènes saisissantes et hautement immersives et cinématographiques.

Les personnages, qui étaient le point fort de Celle qui a tous les dons, sont cette fois un peu moins bien tenus, on frôle parfois le cliché sans y tomber de justesse, il y a parfois un manque d'humanité (dans ce qu'elle a de bon et de mauvais), à part pour le personnage de Stephen, extrêmement bien campé. C'est amusant que les militaires le surnomment le Robot alors que c'est le plus humain de tous, celui dont les émotions affleureront le mieux aux lecteurices.

La fin, explosive et touchante, tient toutes ses promesses, et l'épilogue ravira celleux qui ont lu Celle qui a tous les dons, avec même une petite pointe d'émotion là-encore, et ouvre des pistes pour une potentielle suite, pas indispensable mais qui pourrait s'avérer intéressante et plus originale.
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Zephyrine
  06 février 2019
Une suite largement à la hauteur du premier volet...Cette dystopie pleine de sensibilité est vraiment inclassable. Ce qui est certain, c'est qu'une fois le nez dedans, on ne décroche plus !
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Le_chien_critique
  17 mai 2018
Dans la famille Celle qui avait tous les dons, je demande le préquel.

Des zombies, des militaires et des scientifiques, soit les mêmes ingrédients que dans Celle qui avait tous les dons mais les évènements se situent avant. Une suite préquel qui change des suites à rallonge, mais est ce suffisant ? Oui et non.

Nous sommes 10 ans après La Cassure, 10 ans avant les évènements narrés dans Celle qui avait tous les dons.
La Cassure, c'est le moment de l'histoire où l'humanité s'est prix un grand coup de savate dans la gueule qui l'a laissé moribonde, le monde appartient désormais aux Affams, des zombies dont la seule particularité est d'être appelé Affams !
Quelques groupes s'organisent à qui mieux mieux, dont la ville de Beacon qui décident d'envoyer des scientifiques et militaires de seconde zone chercher un remède au virus.
Douze hommes et femmes, partagés équitablement entre militaires et scientifiques, et un adolescent autiste : Stephen, l'inventeur du gel étatbloquant qui permet de s'aventurer sans avoir un grand panneau clignotant au dessus de sa tête "Ici chair fraiche et tendre"

Tout cela se lit sans mal, un bon page turner pas trop frénétique, dans la droite ligne de l'opus précédent. Ceux qui aiment le gore ou l'action en seront pour leur frais, car le rythme est tout de mème assez lent, sauf dans la dernière partie. le périple de nos chers protagonistes est assez semblable à Celle qui avait tous les dons, mais le lecteur découvre quelques éléments sur la survenue du virus et sur les enfants humanité 2.0.

Ce qui m'a le plus dérangé c'est le manque de réflexion sur les différentes thématiques. Il y a bien la loyauté des militaires à leur hiérarchie ou à leur mission, sur le devenir de l'humanité mais cela ne va jamais très loin. M.R. Carey ajoute un nouvel élément dans le duel bas du front/haut du front : un gouvernement duel civil et militaire. L'expédition en paye les frais avec deux commandants, par contre au temps le le commandement armé est crédible, ce n'est pas le cas de l'autre, falot et couard.
L'auteur a cependant le souci d'éviter la caricature dans ses personnages sans toutefois y parvenir pleinement.
Les rapports avec les événements futurs sont bien amenés, enrichissant l'univers, comblant les trous.
Un grand bravo pour la fin sous forme d'épilogue qui ravira les lecteurs du premier roman.

Un divertissement honnête qui manque cependant d'originalité par rapport au premier opus mais qui ravira les lecteurs du premier tome. Et l'envie de relire Celle qui avait tous les dons...
Pouvant se lire de manière indépendante, n'appelant pas forcément à une suite, mais qui sait, certaines portes sont ouvertes...
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LaurenaLJ
  06 février 2022
Malgré quelques longueurs/lenteurs au début du récit, j'ai encore une fois été frappée par l'intelligence qui émane des récit de M. R. CAREY, et l'incroyable construction de ses personnages. Comme dans Celle qui a tous les dons, l'aspect SF du roman vise avant tout à questionner les notions d'humanité et d'altérité, le tout porté par une intrigue qui gagne en intensité au fil des pages!
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Antiigone
  10 août 2021
Ce second volume, s'inscrivant dans le même univers que "Celle qui a tous les dons" que j'avais adoré, nous plonge avec une autre équipe militaire qui a pour but de collecter des données et des échantillons sur les affams. Qui dit autre équipe, dit autres personnages et cette fois-ci, il y en a davantage. Chacun y joue son rôle et le huis clos devient parfois insupportable dans le tank fortifié qui les emmène à chaque étape. On en découvre plus sur les affams et sur certaines intrigues laissées en suspens dans l'autre livre. On découvre la face cachée de certaines scène et tout s'entremêle.

Mon seul regret concerne les trop nombreuses discussions militaires et stratégiques à mon goût, qui gâchent un peu l'action. On a perdu l'effet de surprise que j'avais beaucoup appréciée dans l'histoire de Mélanie (qui fait son apparition dans ce livre aussi, d'ailleurs !).

La fin est juste géniale et le personnage "principal" (celui que l'on suit le plus et qui figure dans le résumé) est très bien construit. On se plonge au coeur de son système de pensée singulier qui l'amène à faire d'étranges et fabuleuses découvertes sur le monde qui l'entoure.

J'ai passé un très bon moment de lecture dans cet univers que j'aime tant !
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druspike
  03 novembre 2020
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Lecture de la semaine d'Halloween


J'avais beaucoup aimé celle qui a tous les dons, que j'ai lu il y a pile poil un an ! J'attendais la sortie poche de ce deuxième opus ou plus tôt préquel qui me faisait très envie … Quand je l'ai vu la semaine dernière chez le libraire je n'ai pas réfléchi 2 secondes !

De quoi ça parle ? « Tous les enfants ne sont pas des monstres Sur une Terre en proie à la terreur. Stephen, 14 ans, autiste et surdoué, a pris place dans un laboratoire mobile avec six militaires et six scientifiques. Sauveront-ils l'humanité ? La Part du monstre se déroule dans le même univers que Celle qui a tous les dons et le précède. "Une étude de personnages brillante, doublée d'un thriller post-apocalyptique prenant et jubilatoire."»


Honnêtement je n'ai pas autant aimé ce roman que son prédécesseur. Déjà j'ai trouvé les personnages beaucoup moins attachants. Stephen mis à part j'avoue même que je me foutais un peu de ce qui pouvait leur arriver ! On est dans un monde beaucoup plus adulte militaires VS scientifiques ce qui n'a rien d'innovant quand on est dans un univers post A.

Nous n'avons plus l'effet de surprise du premier tome, les affams, le champignon tout ça c'est du déjà-vu.

On a quand même des réponses à pas mal de questions sur les débuts de la cassure. En effet cette histoire se passe 10 ans avant celle qui a tous les dons et reviens sur les premières recherches.

Comme pour celle qui a tous les dons la mise en place est assez lente et contemplative, ce n'est pas quelque chose qui me gène mais vaut mieux être prévenu, si vous aimez le posta qui va à 100 à l'heure et qui démarre sur des chapeaux de roues vous n'allez pas forcément aimer.

J'ai quand même trouvé ce livre hyper efficace, il y a un côté page turner et il se lit très vite ! Il m'aura fait de mardi à jeudi, malgré les actualités qui m'ont un peu happé loin de ma lecture.

J'ai beaucoup aimé la fin qui conclue vraiment très bien cette histoire.


Note 7.5/10
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SChaptal
  07 avril 2020
La part du monstre se situe donc dans le même univers, mais commence une dizaine d'années auparavant. Mike Carey y applique la même recette : un huis clos, un enfant étrange et des adultes qui s'entredéchirent au lieu d'assurer leurs propres survies. Sauf qu'ici au lieu d'être un affam, l'enfant est un jeune surdoué de 14 ans dont on ne sait trop s'il est autiste ou s'il souffre de stress post-traumatique sévère. Les adultes sont une troupe hétéroclite de scientifiques et militaires entassés dans un camping-car cuirassé à la recherche d'indices pour comprendre l'épidémie qui ravage la planète.
Dans ce deuxième roman, écrit quelques années après Celle qui a tous les dons, l'effet de surprise ne fonctionne plus. Étant un prequel au précédent, l'on se doute que la fin de la part du monstre ne sera pas heureuse. Et il est fort probable que si je l'avais lu en premier ou seul, je ne l'aurais pas chroniqué, car la partie « militaires contre scientifiques » a un côté mille fois vu et lu, sans être aussi drôle que Rampage. En réalité, La part du monstre fonctionne comme la face B d'un 45 tours qui aurait Celle qui a tous les dons comme face A. Il s'apprécie donc par contraste avec le premier. Et par les réponses que ce livre apporte aux questions du précédent : qu'est devenue l'humanité 1.0, que sait-on sur les affams 1.0 et 2.0, et pourquoi Beacon ne répond plus dans le premier récit.
Malgré son côté fin inéluctable, La part du monstre arrive au fil des pages à surprendre le lecteur. Qui va s'attacher à des personnages a priori peu sympathiques, quitte à pleurer leurs disparitions avant la fin de l'ouvrage.
Lien : https://www.outrelivres.fr/c..
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Lunalithe
  19 septembre 2018
J'avais aimé Celle qui a tous les dons, et j'ai donc assez naturellement décidé de lire ce roman, que je supposais être en lien avec le précédent - mais sans trop savoir où il se situait exactement.
J'ai d'ailleurs beaucoup aimé ce flottement, à essayer de deviner où nous nous trouvions - tout en étant frustré de peut-être louper des clins d'oeil, car ma lecture du précédent tome remontait à 2 ans.
Le style de l'auteur est toujours aussi lent et contemplatif, sensible et détaillé, tout en mettant en place des situations qui mettent les nerfs à rude épreuve. Plus souvent qu'à notre tour, nous ressentons un grand malaise, en pressentant que quelque chose va arriver.
Mais plus que tout, c'est le rapport aux personnages qui m'a bouleversé. Nous suivons la plupart du temps Stephen, qui souffre, il me semble, d'autisme. L'auteur se glisse dans sa peau, décrit ses ressentis, ses blocages, ses paniques - et aussi son intelligence, ses sentiments et son génie. Ce qui est une performance en soi pour ce personnage, il l'effectue également pour les autres, alternant entre les points de vue. Ainsi, McQueen, qui a tout du militaire insupportable et crétin, devient nettement plus compréhensible (et appréciable) lorsqu'on se glisse dans sa peau. de la même façon, nous regardons les autres personnages parfois au travers des yeux des uns et des autres, et parfois de l'intérieur - et nous nous retrouvons totalement au coeur de l'histoire. Car finalement, si on devait le résumer vulgairement en une phrase, il s'agit essentiellement d'une course-poursuite en tank, ambiance huis-clos.
Alors que c'est tellement plus que cela !
On y retrouve également de très belles phrases, toujours dans la contemplation poétique. le vocabulaire est riche, très riche, et j'ai dû parfois chercher le sens de certains mots. le vocabulaire scientifique est également plutôt pointu, et de mon point de vue de novice, les explications médico-scientifiques à propos du virus et du reste sont plutôt convaincantes !
L'histoire nous amène petit à petit vers un dénouement inattendu, qui relie par ailleurs ce tome à Celle qui a tout les dons, et nous situe dans le temps, tout en clôturant admirablement ce diptyque.
J'avais aimé la fin très douce-amère du Tome 1, on retrouve ici le même genre de conclusion poignante - un peu moins noire tout de même, mais de peu. Quoiqu'il en soit, j'y ai laissé quelques larmes. C'est beau, c'est fort, ça véhicule énormément de choses, c'est humain et tout en nuance.
Bref, j'ai adoré.
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RenardHiver
  12 juillet 2019
Face à un préquel, je me méfie toujours. Est-ce que l'histoire de base a besoin d'un préquel ? Est-ce que ce dernier ne sera pas prisonnier de sa grande soeur ? Malheureusement pour "La Part du Monstre", j'ai trouvé qu'il ne réussissait pas à relever ce pari compliqué. Malgré la présence de personnages vraiment attachants et intéressants, ce préquel n'apporte rien à l'univers. Pire, il "modifie" celui de "Celle qui a tous les dons" d'une façon qui m'a grandement refroidi.

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b2x
  18 décembre 2018
10 ans après la "Cassure" qui a mis à mal l'humanité, une équipe composée de militaires et scientifiques partent en expédition à bord d'un véhicule blindé. A son bord, Stephen, un jeune garçon autiste, trouvera-t-il la solution contre la fin inévitable des humains ?
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