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EAN : 9782253066040
480 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (13/04/2016)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 210 notes)
Résumé :


Au milieu d’un océan de détritus composé de tous les rebuts de Londres se dresse la demeure des Ferrayor. Le Château, assemblage hétéroclite d’objets trouvés et de bouts d’immeubles prélevés à la capitale, abrite cette étrange famille depuis des générations.

Selon la tradition, chacun de ses membres, à la naissance, se voit attribuer un objet particulier, dont il devra prendre soin toute sa vie. Clod, notre jeune héros, a ainsi reçu u... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (76) Voir plus Ajouter une critique
CasusBelli
  06 janvier 2020
En attaquant cette trilogie, je m'attendais à une lecture décalée et plutôt originale et je n'ai pas été déçu.
Pour parler de l'atmosphère, il y a du Tim Burton ou encore un peu de "Famille Addams" dans ce récit, c'est gris et "so British" avec un humour un peu grinçant que j'apprécie beaucoup, c'est une histoire dont on peut dire d'une certaine façon qu'elle est en noir et blanc, oui côté ambiance c'est plutôt réussi.
Les Ferrayor ont le monopole des détritus de la ville de Londres et de ses environs et il s'agit d'une dynastie autoritaire et impitoyable, on naît et l'on meurt ferrayor.
Chaque enfant reçoit à sa naissance un objet dont il ne devra jamais se séparer et devra obéir aux rituels de sa famille dont celui du passage à l'âge adulte.
L'auteur nous propose un univers fantasmagorique et résolument fantastique assez original et passionnant à découvrir car très cohérent.
Ajoutons une intrigue subtilement amenée ainsi qu'un lourd secret jalousement gardé et nous avons là une histoire à laquelle on n'a aucun mal à s'intéresser, pour ma part je suis convaincu ;)
A noter également une superbe illustration pour chaque chapitre, ce qui est un vrai plus pour se transporter dans le récit.
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Myriam3
  26 avril 2016
Dépaysement total, imagination débridée dès les premières pages! le jeune Clod vit avec sa noble famille, les Ferrayor, dans un château construit sur une décharge, dont ils vivent. Dans les soubassements travaillent les Ferrailleurs, chargés au risque d'être englouti par cet océan de déchets, de récupérer des objets exploitables. L'intrigue se passe en pleine industrialisation anglaise, au 19ème siècle.
Les Ferrayor possèdent chacun un objet de naissance qu'ils ne doivent perdre à aucun prix: une bonde pour Clod, une poignée de porte pour tante Rosamud - par qui tout commença. Mais Clod est un enfant particulier: il entend les objets qui répètent, sans arrêt, leur nom. La bonde de Clod s'appelle James Henry Hayward.
Le jour où la poignée de porte de tante Rosamud disparaît, une jeune orpheline, qui a vu ses parents se prétrifier, arrive au château pour y travailler. Elle s'appelle Lucy Pennant, et très vite, Clod la préfère à Pinalippy à qui il est promis. C'est aussi le jour que les objets ont choisi pour se révolter...
J'aimerais vivement vous conseiller ce premier tome à l'esprit gothique dont certains passages sont d'une grande beauté lyrique: l'océan d'ordures qui se déchaîne, le Rassemblement d'objets, le château lui-même et tous ses personnages aussi étranges les uns que les autres, MAIS... Soyez conscients que votre vie ne sera plus jamais la même.
Je ne dors plus depuis que j'ai compris que mon matelas - Mathieu Leroy - me donnait sournoisement des coups dans le dos la nuit, que ma bouilloire s'approche subrepticement de ma main lorsqu'elle brûlante - elle s'appelle Louise Monger - que mes clés, enfin, - Lucio et Monica Ruiz - se glissent subrepticement au fond de mon sac à main - Michelle - dès que je suis en retard. Je dois bien avouer, depuis que j'ai commencé ce livre, d'étranges phénomènes ont lieu autour de moi et je pense que ce livre est maléfique... je vous aurai mis en garde!
Je remercie vivement, et malgré tout, Babelio et le Livre de Poche pour ce beau roman illustré.
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gouelan
  24 mars 2020
Les Ferrayor habitent un château qui culmine au milieu d'un océan d'immondices. Les membres de cette famille ont fait fortune grâce aux ruines des Londoniens, aux rebuts d'une société qui jette et consomme à tout-va. Ils sont pour la plupart laids, crasseux, pâles, difformes, sinistres, impassibles, et surtout fiers de leur race pure de Ferrayor.
Dans les étages supérieurs trône cette aristocratie des poubelles. Dans les sous-sols et dans la décharge, triment les serviteurs, les orphelins, les misérables, tous de rang inférieur. Ceux-là n'ont pas de noms, ils sont juste Ferrayor. Déshumanisés, sans souvenirs, comme des objets ternes, des travailleurs de l'ombre, invisibles, ils déambulent dans les couloirs, le dépotoir, les dortoirs.
Clod a quinze ans et est un Ferrayor de pure race. Mais il ne ressemble pas aux membres de sa famille. Il a un don particulier, celui d'entendre parler les objets.
Une intruse se glisse dans ce château des Ferrayor aux règles nauséabondes bien huilées. La révolution s'annonce alors, les secrets secouent leurs couches de poussière et murmurent les larmes de cendres. Et tremblent les Ferrayor sur leurs fondations de ruines.
Dans ce roman fantastique couleur gothique, l'océan de rebuts emporte le lecteur dans une tempête judicieusement orchestrée. Ça crisse, ça craque, ça grommelle, ça rouille. On suffoque, on se noie, on déraille. Mais surtout on voyage dans un univers qui nous aimante, nous rassemble sur une vague d'idées improbables mais pas si déconnectées de la réalité qu'on pourrait le croire.
J'aurais aimé poursuivre avec les tomes suivants. Il me faudra attendre…
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dedanso
  30 avril 2016
J'ai l'honneur de vous présenter mon 1er coup de coeur 2016 ! Je dirais même plus : Les Ferrailleurs vient d'entrer dans mon top 10 de tous les temps.
Commençons par l'objet-livre : un très beau poche agrémenté des illustrations de l'auteur lui-même. Des illustrations que Tim Burton ne renierait pas : à l'encre noire, gothiques à souhait, à l'image de ce très surprenant récit. Deux illustrations double-page, l'une en tout début de roman et l'autre en toute fin, permettent au lecteur de se situer un peu dans le château labyrinthique des Ferrayor.
Le récit se construit autour de chapitres, de longueurs inégales. A chaque début de chapitre un portait de l'un des personnages dont il sera question dans les pages suivantes. Un titre qui correspond toujours à un objet dont il sera question également par la suite. le titre est toujours suivi d'un sous-titre qui explique un peu plus de quoi il va être question mais tout en restant très mystérieux.
Il me faut maintenant vous expliquer un tant soit peu le récit, car toute l'originalité du livre vient de là. Clod Ferrayor, quinze ans, a une sorte de don très particulier : celui d'entendre les objets parler. Ceux-ci se contentent habituellement de répéter leur nom à l'envi. Clod fait partie de la famille, réputée et crainte, des Ferrayor. Toute la famille vit dans un château immense fait de bric et de broc, construit au beau milieu de la décharge, du Grand Dépotoir, une mer immense de déchets abandonnés. Pour les servir, tout une tripotée de Ferrayor inférieurs, qui n'ont pas le sang pur et sont relégués en bas du château et ne sortent que la nuit pour nettoyer le haut. Chaque membre de la famille Ferrayor possède, dès sa naissance, un objet qu'il se doit de garder toujours sur lui. Mais un jour, la poignée de porte de Tante Rosamud disparaît... Et ce jour coïncide avec l'arrivée de la servante Lucy Pennant.
Vous m'excuserez d'avoir été un peu longue mais l'univers est si unique et particulier qu'une explication s'imposait. La plume de l'auteur, extrêmement imagée et savoureuse, complètement délurée par moment, se met au servir d'un univers très noir. Elle rend beau le laid, le sale, le puant dans un lyrisme à peine voilé. Mais surtout elle questionne le lecteur sur divers sujets de société : la lutte des classes et la servitude, la société de consommation et le poids des traditions... Il y a aussi un fameux mystère à résoudre et une idylle à suivre (d'ailleurs je vous préviens : il s'agit du 1er tome d'une trilogie alors ne vous attendez pas à tout voir résolu dans ce tome-ci).
Je vais m'arrêter là car je pourrais porter ce livre aux nues jusqu'à la fin des temps. Un univers gothique unique, une imagination débridée, une écriture imagée, percutante et savoureuse : jetez-vous dessus sans tarder ! Et je remercie les éditions du Livre de Poche et Masse Critique pour cette découverte marquante.
Challenge Multi défis 2016
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kuroineko
  29 mars 2019
Quelle étrange maisonnée que ce château des Ferrailleurs! La riche famille Ferrayor y vit au milieu d'un gigantesque dépotoir dont elle vit depuis des générations. Ses membres paraissent d'emblée très bizarres et les domestiques le sont tout autant.
L'histoire nous est d'abord racontée par Clod Ferrayor, quinze ans et demi, malingre et qui possède une capacité qui lui vaut bien des soucis avec ses congénères : il entend les objets prononcer leur nom. Pas commun, non? Comme les autres Ferrayor, Clod a reçu à sa naissance un objet dont il doit prendre le plus grand soin toute sa vie et dont il ne doit pas se séparer, en l'occurrence une bonde de métal munie de sa chaînette. Pas terrible à première vue mais comme d'autres ont reçu un extincteur, un manteau de cheminée en marbre ou un poêlon, il ne s'en sort pas si mal.
Ses chapitres alternent avec ceux de Lucy Tennant, orpheline amenée au château pour travailler comme domestique. Forcément, on se dit que les deux narrateurs vont converger.
Le premier tome de la trilogie des Ferrailleurs, le Château, est un ouvrage à l'image de ses personnages. Edward Carey illustre lui-même son récit et le moinsquon puisse dire, c'est que ça ne respire pas la joie de vivre. En même temps, vivre au milieu de kilomètres carrés d'immondices et de rebuts, avec les risques qu'ils finissent par engloutir la demeure, ça ne prête pas forcément à la grande rigolade. Pas plus que d'être astreint à des coutumes familiales bizarres et confrontés à des oncles et cousins particulièrement tordus et mauvais pour certains.
Avec son univers singulier, Edward Carey signe un roman original et assez déroutant au départ. Mais je me suis laissée emportée non par les détritus mais par la poésie gothique et morbide des péripéties de Clod et de Lucy. J'y ai retrouvé un côté Tim Burton dans les personnages aux yeux cernés, au teint blafard et mélancolique.
De plus, alors que la lutte contre le gaspillage et les affreuses conséquences du plastique sur continents et océans sont plus que jamais à l'ordre du jour, Les Ferrailleurs posent la question du rapport que l'on a avec les objets. Les montagnes de déchets dont la famille Ferrayor prospère indiquent bien la propension à jeter tout et n'importe quoi dès que c'est abîmé, plus à la mode ou parce qu'on s'en est lassé. de quoi réfléchir à travers ce récit fantastique à l'ambiance victorienne à nos comportements de consommateurs contemporains.
Enfin, il s'en passe de drôles au château, d'époustouflantes révélations défilent au gré des chapitres et la conclusion de ce premier tome incite vivement à lire la suite.
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critiques presse (3)
eMaginarock   27 décembre 2019
L’ensemble du livre est extrêmement étrange : difficile de ne pas penser aux personnages de Tim Burton, qui semblent avoir transmis à Clod leur nostalgie poétique. D’un bout à l’autre de l’œuvre tout est bizarre, et c’est très dérangeant car cela reste malgré tout assez crédible. On en ressort un peu déboussolés par cette atmosphère étonnante.
Lire la critique sur le site : eMaginarock
eMaginarock   09 décembre 2019
Il se dégage également du récit un humour particulier (la quatrième de couverture en donne une petite idée), tout aussi décalé que les situations. J’ai apprécié. [...] Enfin, l’objet livre en lui-même appel à la lecture : les superbes illustrations de l’auteur mettent les personnages et les objets en images.
Lire la critique sur le site : eMaginarock
Chro   09 avril 2015
On peut difficilement rester insensible au charme obscur et drolatique de cet univers à mi-chemin entre Edward Gorey et Roald Dahl.
Lire la critique sur le site : Chro
Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
Myriam3Myriam3   21 avril 2016
Il y avait un lieu pour les enfants comme moi, ceux que la maldaie avait rendus orphelins. Il était situé contre une partie du mur d'entassement qui aurait, selon la rumeur, été construit juste après l'époque d'Actoyviam. Parfois, si une grosse tempête soulevait cette mer d'épaves, il arrivait que quelques objets soient violemment projetés sur le toit. C'était un lieu saturé de pleurs, de cris et de jurons, c'étaient des pièces souillées, habitées de tremblements et de recroquevillements.
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Roxane25Roxane25   19 décembre 2015
La demeure des Ferrayor, notre château, notre palais, était construit, je le voyais maintenant, non pas avec des briques et du mortier, mais avec du froid et de la douleur, ce palais était un édifice de méchanceté, de noires pensées, de souffrances, de cris, de sueur et de crachats. Ce qui collait le papier peint sur nos murs, c'étaient des larmes. Quand notre demeure pleurait, elle pleurait parce que quelqu'un d'autre dans le monde se souvenait de ce que nous lui avions fait.
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dedansodedanso   28 avril 2016
La maison parlait : elle chuchotait, jacassait, gazouillait, criait, chantait, jurait, craquait, crachait, gloussait, haletait, avertissait et grognait. Des voix jeunes, hautes et gaies, de vieilles voix, brisées et tremblantes, des voix d'hommes, de femmes, tant et tant de voix, et pas une seule qui vînt d'un être humain, mais des objets de la maison qui s'exprimaient, une tringle à rideaux par-ci, une cage à oiseaux par-là, un presse-papiers, une bouteille d'encre, une latte de plancher, une rampe, un abat-jour, une poignée de sonnette, un plateau à thé, une brosse à cheveux, une porte, une table de nuit, une cuvette, un blaireau, un coupe-cigares, un oeuf à repriser, des tapis petits et grands.
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dedansodedanso   28 avril 2016
Quelle forêt, quel déluge, quelle abondance de cimes et de dépressions, de montagnes, de vallées et d'obscures profondeurs. Les regarder se mouvoir, se déplacer, entendre leurs craquements, respirer leur puanteur. Tous ces mouvements, ces relents et ces craquements, c'était quelque chose ! Cette houle, cette pestilence ! Il n'est pas possible pour un Ferrayor de ne pas être fier de cette mer d'immondices, fier, et bien sûr horrifié. J'aurais pu demeurer là, à l'observer dans toute sa splendeur, j'aurais pu peut-être attraper la Cécité du Dépotoir à laquelle tant de Ferrayor avaient succombé avant moi.
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StelphiqueStelphique   09 décembre 2017
-Et avant-hier soir, tu étais ailleurs?
-Il faut bien que je sois quelque part à un moment ou à un autre, non?
-Effectivement, oui forcément.
- Tout le monde doit être bien être quelque part en un moment précis, n'est-ce-pas?
-En effet.
- On n'est jamais nulle part, n'est-ce-pas?
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