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EAN : 9782253066057
416 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (23/08/2017)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 83 notes)
Résumé :
Rien ne va plus depuis que le Château de l'extravagante famille Ferrayor a croulé sous l'assaut des objets rendus à la vie. Le jeune Clod, ayant perdu forme humaine, erre de ruelles en échoppes dans une ville ravagée par la crasse et la pauvreté ; sa complice Lucy Pennant, elle, est ensevelie sous les décombres du manoir, où elle fait la rencontre d'une créature aussi monstrueuse qu'attachante. Pourchassés, nos deux héros vont devoir se réunir pour déjouer les plans... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
CasusBelli
  15 janvier 2020
Un deuxième tome dans la continuité du premier, toujours cette ambiance grise et décalée qui est propre à cet univers que l'auteur a su créer.
Cela dit cela démarre de façon assez poussive, nous allons voir que les objets, incontournables dans ce récit ont un peu plus qu'une âme, la mise en place de ce deuxième tome, consacrée à cet aspect va être un peu longue mais pourtant justifiée.
Il y a une vraie trame dans cette histoire, une réelle cohérence qui suscite un intérêt évident, on ne souhaite qu'une chose, c'est percer ce mystère et savoir.
De la belle littérature fantastique à mon goût, dans une ambiance victorienne que j'apprécie beaucoup !
A signaler les illustrations, encore plus nombreuses que dans le premier tome, un vrai plus ;)
Je passe au tome trois avec une bonne dose de confiance ;)
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Stelphique
  15 février 2018
Ce que j'ai ressenti: ...Changement de décor, mais toujours autant de charme obscur…

Quand j'ouvre ce deuxième tome de la trilogie, je retrouve immédiatement cette ambiance sombre et délicate, ce style inimitable de Edward Carey…Et la magie fonctionne encore, parce qu'il a cette grâce de savoir créer un vrai monde à part, avec ses règles et ses étrangetés. Avec le Faubourg, il nous ouvre encore un peu plus son univers, lui conférant un autre aspect que la vie de Château, étend notre regard sur d'autres horizons encore moins reluisant de ce Londres revisité. Et quelle fantaisie grisâtre dans ces rues qui se balade encore allègrement! C'est étourdissant d'immondices et de rencontres insalubres…
« Vivace est la beauté, elle ne se laissera jamais enterrer. »
Lucy Pennant et Clod Ferrayor ne sont pas au bout de leurs peines, pour tenter de comprendre et d'infléchir la volonté du maître des lieux…A coups de tentatives infructueuses et de rencontres chanceuses, ils se découvrent plus enhardis, moins insignifiants, et nous lecteurs, de les suivre dans leurs folles aventures, on découvre deux adolescents étranges et attachants avec leurs doutes, leurs failles et leurs tracas. Leur passage à l'âge adulte se fait dans la lutte pour les autres dans une obscure farandole d'objets doués de paroles, et ils en sortent grandis, et plus proche que jamais, tout en étant à chaque fois séparés…Chapitre après chapitre, leur histoire d'amour s'inscrit dans cette intention de faire bouger les choses… Heu, les objets… Heu pardon, les gens…*Veuillez m'excuser, je suis encore dans les brumes d'un rêve…Pourquoi ai-je un demi-souverain dans la poche?!*
"Les hommes dans les guerres perdent leur âme, elle est foulée aux pieds, je l'ai vu, il n'y a plus d'individus, rien qu'une masse, une grande masse qui court à son anéantissement."
Je craque carrément pour cette plume poétique et gothique, et ces moments de lectures me sont précieux car cette plongée dans un imaginaire si prégnant, devient un délice de découverte. On ne sait jamais à quoi s'attendre, puisque c'est totalement loufoque, plein de folie douce, délicieusement inventif…Et puis, ces jeux de mots, cette qualité de métaphores, c'est juste fantastique! Vous l'aurez sans doute compris, j'ai plus que hâte de lire La Ville, tome 3 de cette trilogie pleine de surprises….
« Je suis sujette à des rêves incroyables. Nanny me dit que je ne devrais pas lire autant de livres, que si je continue à ce rythme, ils finiront par me tuer. »

Ma note Plaisir de Lecture 9/10
Lien : https://fairystelphique.word..
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LePamplemousse
  31 août 2020
Après Tristan et Iseult, après Roméo et Juliette, voici Lucy et Clod, Lucy aux cheveux rouge comme les flammes et Clod, un jeune homme maladif aux pouvoirs bien particuliers.
A peine se rencontrent-ils une nuit, devant une cheminée éteinte que la vie les sépare déjà…mais ils feront tout pour se retrouver, malgré des obstacles dignes d'un conte de fées.
Il faut dire que l'auteur nous transporte dans un univers étrange et envoutant, avec cette trilogie dense (3 romans de 500 pages chacun) pour le moins originale qui se déroule en 1875 dans un Londres sombre, crasseux, suintant, malodorant, une ville écrasée sous les détritus.
Car il faut dire que dans cette histoire qui ressemble fort à un conte gothique, ce sont les ordures qui ont le premier rôle.
Oui, vous avez bien lu, ce sont les objets abandonnés et cassés, les résidus gras, les détritus puants, les déchets, les épluchures, les rebuts, la pourriture, la saleté, les cochonneries et la moisissure qui sont au coeur de cette histoire.
Car ici, ce qui se joue, c'est une sorte d'Histoire de la Décharge, avec sa création, ses membres, sa légitimité, son pouvoir, son règne et sa chute.
Et tous ceux qui se trouvent sur son chemin risquent d'être effroyablement écrasés, compressés, écrabouillés, réduits en poussière et pulvérisés en fluide visqueux car la décharge est une Reine, et elle ne tolère ni remise en question, ni coup d'état.
Alors si vous n'avez pas peur de salir vos beaux vêtements, de mettre les mains dans la fange, de respirer des miasmes de mort, venez faire la connaissance de Lucy la servante aux cheveux rouges et de Clod, issu de la puissante lignée des Ferrayor.
Venez affronter des montagnes de détritus, venez plonger au coeur de la plus immonde décharge que nous n'ayez jamais vue et peut-être que vous aussi, vous serez happés par la magie qui émane de ces pages et que vous succomberez de plaisir, vautrés dans la suie et le purin, baignés par des odeurs pestilentielles, dans une ambiance glauque digne d'un Tim Burton qui serait tombé amoureux et aurait envie de montrer au monde entier que tout ce qui est rejeté, cassé, détruit et hors service peut encore avoir une vie et des sentiments.
Et pour encore plus de plaisir, l'auteur a dessiné lui-même les protagonistes de cette histoire, vous pouvez découvrir ses illustrations dans les trois volumes.
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dedanso
  20 septembre 2016
Eh bien décidément, voici une trilogie qui gagne à être lue !
Ce deuxième tome ne démérite pas. A peine pourrais-je lui reprocher de n'avoir pas un fil conducteur aussi visible que dans le Château. Car si dans celui-ci nous avions tout plein de mystères à résoudre, celui-là s'ingénue plus à nous faire découvrir ce qui se passe à l'extérieur du château et de la décharge.
Mais quel plaisir de déambuler dans les rues de Fetidborough ! de découvrir tous ces nouveaux personnages étranges (à l'instar de Benordur, enfant/monstre vivant au coeur même de la décharge, ou Mrs Whiting, collectionneuse compulsive d'objets ayant été êtres humains) ! d'apprendre à connaître ces objets frappés par La Maladie et les voir se rebeller !
On ne voit pas le temps passer à la lecture de ce conte fantastique, glauque à souhait. Les personnages principaux sont très drôles : Lucy Pennant et son caractère fort, son optimisme à toute épreuve ; Clod Ferrayor et sa mélancolie qui lui enlève tout courage ; ainsi que tous les personnages secondaires qui ont une épaisseur hors du commun.
J'adore cet univers créé par Edward Carey : un univers glauque, un langage salement poétique*, un vocabulaire truculent, une décharge et des objets qui prennent vie sous sa plume et que l'on aime d'emblée, alors qu'ils sont tout à fait repoussants. Et chapeau bas aux magnifiques illustrations de l'auteur, en noir et blanc, qui accompagnent le récit : cartes et portraits à l'identité très marquée.
La fin nous offre plein de promesses : Clod saura-t-il surmonter sa couardise pour venir en aide aux objets et à Lucy ? comment va s'organiser la lutte entre les Ferrayor et les Londoniens ? quid des êtres humains changés en objet ?
A bientôt pour de nouvelles aventures !
*"Des chapeaux et des manteaux étaient accrochés à la porte, dégoulinant de pluie, formant sur le sol des mares souillées de suie dans lesquelles marinaient des tessons de bouteille, des vieux clous rouillés, des os, des lambeaux de tissus et de vieux papiers (journaux, lettres d'amour), le tout charrié par les vents de la décharge.
C'était comme à la maison. Ce spectacle me réchauffa le coeur."
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Walden-88
  09 avril 2017
James Henry Hayward (ce nom vous dit sans doute quelque chose) vit dans le faubourg londonien de Filching, qui jouxte le Grand Dépotoir. Il habite à Bayleaf House, une sorte d'usine, avec sa gouvernante Ada Cruickshanks et un vieil homme qui lui demande à longueur de journée de lui montrer son demi-souverain en or mais surtout de ne jamais le dépenser. Alors qu'Ada Cruickshanks redevient une boîte d'alumette, James Henry s'enfuit et dépense son demi-souverain dans une tourterie. Cette pièce, qui n'est autre que Clod Ferrayor, passe de main en main à travers tout Fetidborough, avant de retrouver forme humaine et de rencontrer cet homme sinistre que l'on appelle le Tailleur.
Lucy Pennant, quant à elle, a été changé en bouton après la tempête et le Rassemblement au Château. Elle est trouvée dans la décharge par une créature couverte de déchets du nom de Benordur. Une fois son apparence normale retrouvée, Lucy décide avec son ami de sortir de la décharge pour se rendre à Filching, lieu où elle a passé son enfance. Mais de nombreux phénomènes étranges se produisent : le mur qui sépare la décharge du faubourg semble sur le point de céder, le Château et ses habitants ne sont pas au mieux sans compter les objets qui prennent vie et s'animent.
Clod et Lucy vont devoir se retrouver s'ils veulent arrêter les plans d'asservissement du faubourg mis en place par Grand-Père Umbitt. le jeune Clod Ferrayor se rend compte qu'il possède un pouvoir bien plus grand qu'il ne l'imaginait...
Dans ce second volume des Ferrailleurs, l'action ne se déroule plus au Château, mais dans le faubourg gris et dangereux que l'on surnomme Fetidborough. Il y a certes plus d'action que dans le premier tome, mais je trouve le Faubourg est peu brouillon et l'ambiance du Château m'a un peu manqué avec sa clique de Ferrayor. Néanmoins, ce roman reste passionnant et l'on comprend un peu plus l'étendue du pouvoir d'Umbitt sur les environs et les machinations qu'il met en place pour asseoir son emprise sur son royaume de déchets.
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critiques presse (2)
eMaginarock   13 janvier 2020
Une suite très réussie : l’auteur parvient à poursuivre son histoire sans ralentir le rythme et reste fidèle aux éléments qui avaient fait le charme du tome précédent. Ouvrant les perspectives de son univers et des personnages, il donne envie au lecteur de le suivre dans cette aventure fantastique.
L’histoire reste prenante et le suspense est là. Le tout est servi par le style qui m’avait tout autant plu dans le volume précédent : une plume un peu grinçante aux phrases claires, teintée d’un humour particulier. Le faubourg est donc une suite très réussie.
Lire la critique sur le site : eMaginarock
eMaginarock   27 décembre 2019
L’histoire reste prenante et le suspense est là. Le tout est servi par le style qui m’avait tout autant plu dans le volume précédent : une plume un peu grinçante aux phrases claires, teintée d’un humour particulier. Le faubourg est donc une suite très réussie.
Lire la critique sur le site : eMaginarock
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
StelphiqueStelphique   13 février 2018
Les hommes dans les guerres perdent leur âme, elle est foulée aux pieds, je l'ai vu, il n'y a plus d'individus, rien qu'une masse, une grande masse qui court à son anéantissement.
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gouelangouelan   17 août 2020
- Je comprends, Lucy, mais je te l'avoue, j'ai peur. Terriblement peur.
- Eh bien je suis contente. Ça veut dire que tu es en train de réaliser que c'est ce qu'ils veulent vous faire peur. Et pourquoi le voudraient-ils, s'ils n'avaient rien à cacher de terrible ?
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Pixie_dustPixie_dust   09 décembre 2017
Je n'avais jamais pu désobéir à Grand-Maman, jamais de ma courte vie. Je me sentis alors dégringoler, tomber la tête la première dans mon enfance, dans un lieu que je préférerais de loin ne pas revoir. Je fis quelques pas. Comment faire autrement. Je me penchai et embrassai la joue arachnéenne de Grand-Maman. Je me sentis piégé dans une toile d'araignée, j'eus l'impression que les cheveux gris de ma grand-mère, ces poils, ces duvets de mouche, de papillon crépusculaire, ces cheveux d'araignée s'enroulaient autour de moi et m'enserraient dans de terrifiants noeuds de famille, d'amour, de corruption et de culpabilité, des noeuds à vous faire perdre votre âme.
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l-ourse-bibliophilel-ourse-bibliophile   20 janvier 2017
Les hommes dans les guerres perdent leur âme, elle est foulée aux pieds, je l’ai vu, il n’y a plus d’individus, rien qu’une masse, une grande masse qui court à son anéantissement.
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Alias-RosielAlias-Rosiel   19 mai 2016
Chaque journée ressemble à celle de la veille, comme à celle du lendemain ; les nuits et les jours dégringolent, s'écroulent les uns sur les autres, rien ne les distingue.
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Videos de Edward Carey (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Edward Carey
Edward Carey, author and illustrator of the Iremonger series talks about what inspired him.
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