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ISBN : 2253066052
Éditeur : Le Livre de Poche (23/08/2017)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 60 notes)
Résumé :
Rien ne va plus depuis que le Château de l'extravagante famille Ferrayor a croulé sous l'assaut des objets rendus à la vie. Le jeune Clod, ayant perdu forme humaine, erre de ruelles en échoppes dans une ville ravagée par la crasse et la pauvreté ; sa complice Lucy Pennant, elle, est ensevelie sous les décombres du manoir, où elle fait la rencontre d'une créature aussi monstrueuse qu'attachante. Pourchassés, nos deux héros vont devoir se réunir pour déjouer les plans... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
Stelphique
  15 février 2018
Ce que j'ai ressenti: ...Changement de décor, mais toujours autant de charme obscur…

Quand j'ouvre ce deuxième tome de la trilogie, je retrouve immédiatement cette ambiance sombre et délicate, ce style inimitable de Edward Carey…Et la magie fonctionne encore, parce qu'il a cette grâce de savoir créer un vrai monde à part, avec ses règles et ses étrangetés. Avec le Faubourg, il nous ouvre encore un peu plus son univers, lui conférant un autre aspect que la vie de Château, étend notre regard sur d'autres horizons encore moins reluisant de ce Londres revisité. Et quelle fantaisie grisâtre dans ces rues qui se balade encore allègrement! C'est étourdissant d'immondices et de rencontres insalubres…
« Vivace est la beauté, elle ne se laissera jamais enterrer. »
Lucy Pennant et Clod Ferrayor ne sont pas au bout de leurs peines, pour tenter de comprendre et d'infléchir la volonté du maître des lieux…A coups de tentatives infructueuses et de rencontres chanceuses, ils se découvrent plus enhardis, moins insignifiants, et nous lecteurs, de les suivre dans leurs folles aventures, on découvre deux adolescents étranges et attachants avec leurs doutes, leurs failles et leurs tracas. Leur passage à l'âge adulte se fait dans la lutte pour les autres dans une obscure farandole d'objets doués de paroles, et ils en sortent grandis, et plus proche que jamais, tout en étant à chaque fois séparés…Chapitre après chapitre, leur histoire d'amour s'inscrit dans cette intention de faire bouger les choses… Heu, les objets… Heu pardon, les gens…*Veuillez m'excuser, je suis encore dans les brumes d'un rêve…Pourquoi ai-je un demi-souverain dans la poche?!*
"Les hommes dans les guerres perdent leur âme, elle est foulée aux pieds, je l'ai vu, il n'y a plus d'individus, rien qu'une masse, une grande masse qui court à son anéantissement."
Je craque carrément pour cette plume poétique et gothique, et ces moments de lectures me sont précieux car cette plongée dans un imaginaire si prégnant, devient un délice de découverte. On ne sait jamais à quoi s'attendre, puisque c'est totalement loufoque, plein de folie douce, délicieusement inventif…Et puis, ces jeux de mots, cette qualité de métaphores, c'est juste fantastique! Vous l'aurez sans doute compris, j'ai plus que hâte de lire La Ville, tome 3 de cette trilogie pleine de surprises….
« Je suis sujette à des rêves incroyables. Nanny me dit que je ne devrais pas lire autant de livres, que si je continue à ce rythme, ils finiront par me tuer. »

Ma note Plaisir de Lecture 9/10
Lien : https://fairystelphique.word..
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dedanso
  20 septembre 2016
Eh bien décidément, voici une trilogie qui gagne à être lue !
Ce deuxième tome ne démérite pas. A peine pourrais-je lui reprocher de n'avoir pas un fil conducteur aussi visible que dans le Château. Car si dans celui-ci nous avions tout plein de mystères à résoudre, celui-là s'ingénue plus à nous faire découvrir ce qui se passe à l'extérieur du château et de la décharge.
Mais quel plaisir de déambuler dans les rues de Fetidborough ! de découvrir tous ces nouveaux personnages étranges (à l'instar de Benordur, enfant/monstre vivant au coeur même de la décharge, ou Mrs Whiting, collectionneuse compulsive d'objets ayant été êtres humains) ! d'apprendre à connaître ces objets frappés par La Maladie et les voir se rebeller !
On ne voit pas le temps passer à la lecture de ce conte fantastique, glauque à souhait. Les personnages principaux sont très drôles : Lucy Pennant et son caractère fort, son optimisme à toute épreuve ; Clod Ferrayor et sa mélancolie qui lui enlève tout courage ; ainsi que tous les personnages secondaires qui ont une épaisseur hors du commun.
J'adore cet univers créé par Edward Carey : un univers glauque, un langage salement poétique*, un vocabulaire truculent, une décharge et des objets qui prennent vie sous sa plume et que l'on aime d'emblée, alors qu'ils sont tout à fait repoussants. Et chapeau bas aux magnifiques illustrations de l'auteur, en noir et blanc, qui accompagnent le récit : cartes et portraits à l'identité très marquée.
La fin nous offre plein de promesses : Clod saura-t-il surmonter sa couardise pour venir en aide aux objets et à Lucy ? comment va s'organiser la lutte entre les Ferrayor et les Londoniens ? quid des êtres humains changés en objet ?
A bientôt pour de nouvelles aventures !
*"Des chapeaux et des manteaux étaient accrochés à la porte, dégoulinant de pluie, formant sur le sol des mares souillées de suie dans lesquelles marinaient des tessons de bouteille, des vieux clous rouillés, des os, des lambeaux de tissus et de vieux papiers (journaux, lettres d'amour), le tout charrié par les vents de la décharge.
C'était comme à la maison. Ce spectacle me réchauffa le coeur."
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Walden-88
  09 avril 2017
James Henry Hayward (ce nom vous dit sans doute quelque chose) vit dans le faubourg londonien de Filching, qui jouxte le Grand Dépotoir. Il habite à Bayleaf House, une sorte d'usine, avec sa gouvernante Ada Cruickshanks et un vieil homme qui lui demande à longueur de journée de lui montrer son demi-souverain en or mais surtout de ne jamais le dépenser. Alors qu'Ada Cruickshanks redevient une boîte d'alumette, James Henry s'enfuit et dépense son demi-souverain dans une tourterie. Cette pièce, qui n'est autre que Clod Ferrayor, passe de main en main à travers tout Fetidborough, avant de retrouver forme humaine et de rencontrer cet homme sinistre que l'on appelle le Tailleur.
Lucy Pennant, quant à elle, a été changé en bouton après la tempête et le Rassemblement au Château. Elle est trouvée dans la décharge par une créature couverte de déchets du nom de Benordur. Une fois son apparence normale retrouvée, Lucy décide avec son ami de sortir de la décharge pour se rendre à Filching, lieu où elle a passé son enfance. Mais de nombreux phénomènes étranges se produisent : le mur qui sépare la décharge du faubourg semble sur le point de céder, le Château et ses habitants ne sont pas au mieux sans compter les objets qui prennent vie et s'animent.
Clod et Lucy vont devoir se retrouver s'ils veulent arrêter les plans d'asservissement du faubourg mis en place par Grand-Père Umbitt. le jeune Clod Ferrayor se rend compte qu'il possède un pouvoir bien plus grand qu'il ne l'imaginait...
Dans ce second volume des Ferrailleurs, l'action ne se déroule plus au Château, mais dans le faubourg gris et dangereux que l'on surnomme Fetidborough. Il y a certes plus d'action que dans le premier tome, mais je trouve le Faubourg est peu brouillon et l'ambiance du Château m'a un peu manqué avec sa clique de Ferrayor. Néanmoins, ce roman reste passionnant et l'on comprend un peu plus l'étendue du pouvoir d'Umbitt sur les environs et les machinations qu'il met en place pour asseoir son emprise sur son royaume de déchets.
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PrunellaLit
  07 octobre 2017
Après avoir adoré le tome 1, j'attendais avec impatience la sortie du tome 2 en poche ! Je me suis donc précipitée pour l'acheter dès qu'il est sorti et l'ai lu assez vite après cela.
Le tome 1 ayant été un coup de coeur, j'attendais évidemment beaucoup du deuxième. Était-ce parce que j'avais laissé s'écouler trop de temps entre la lecture des deux livres ou parce que ce deuxième tome est un peu en-dessous du premier, toujours est-il que je n'ai pas eu le coup de coeur espéré.
L'ambiance de cette saga est toujours très particulière, mais excellente. Elle est caractéristique de cet univers original ingénieusement mis en place par l'auteur, cet univers qui fait penser à celui de Tim Burton (je ne suis apparemment pas la seule à le penser), mais auquel l'auteur a évidemment mis sa patte. Ce Londres revisité ne semble pas très accueillant dans ce deuxième tome. On a quitté le côté réconfortant du château pour suivre les protagonistes dans les rues malfamées de la capitale anglaise.
Ce deuxième tome est peut-être plus rythmé que le premier, mais j'ai trouvé qu'il avait le défaut de beaucoup de second tome d'une saga : c'est un tome de transition. Cela ne m'a pas empêché de l'apprécier, de le trouver très abouti. Mais beaucoup de choses sont en suspens, qui je pense s'expliqueront dans le dernier tome.
Quel bonheur de retrouver ces personnages si atypiques ! Clod, le petit-fils de cette famille bizarre, perdu hors du château dans lequel il a vécu tout sa vie et n'étant pas sous sa meilleure posture… Et Lucy, qui se retrouve dans les ordures et tente tant bien que mal de sauver sa peau, avec ses ingénieuses idées. C'est une protagoniste féminine comme je les aime : débrouillarde, n'ayant besoin de personne pour se tirer hors d'affaire. Et bien sûr de nouveaux personnages, certains inattendus, que j'ai pris plaisir à découvrir et apprécier pour la plupart.
Malgré une petite déception (même si j'ai quand même beaucoup aimé ce livre), j'attends avec impatience la sortie du tome 3 en poche, surtout vu la fin de ce tome-ci. Je ne suis pas sûre d'avoir envie de terminer cette saga tant je l'apprécie, mais j'ai hâte de lire la suite quand même !
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o0Vespertine0o
  04 août 2016
Ceux qui n'ont pas lu le tome 1, passez votre chemin. Spoiler alert !
Le tome 1 pose les bases de la famille Ferrayor, le tome 2 s'impose et confirme une trilogie des plus palpitantes. Ici, on passe le mur qui sépare le château et son océan de détritus du faubourg. On quitte l'ambiance oppressante et angoissante de la demeure pour se perdre dans un dédale de ruelles marqué par la pauvreté, où s'élève dans son coeur une usine à la production macabre. Grâce à un rythme enlevé, l'action défile dans le faubourg. C'est toujours dans un monde obscur que nous retrouvons Clod et Lucy, transformés en objets à la fin du tome précédent, mais séparés loin de l'autre. Une fois leur enveloppe de chair et de sang récupérée, leur but est de se retrouver. Des êtres malveillants se dresseront sur leur chemin mais c'est sans oublier la ténacité de nos héros. Clod s'élève contre sa famille et ses sombres desseins. Lucy tente de rejoindre par tous les moyens son prétendant avec l'aide d'une créature étrange mais touchante. J'ai aimé ce contraste dans le roman, l'amour de ces jeunes gens qui se détache du cadre sinistre, poisseux et nauséabond qui les entoure. Une fois de plus, je les ai trouvé très attachants et c'est un réel plaisir de les suivre dans leurs aventures. Les objets qui sont eux aussi des personnages, acquièrent plus de profondeur et d'humanité par rapport au tome 1.
Si l'intrigue se présente tel que « les gentils contre les méchants », elle repose malgré tout sur un univers complexe, original et riche. Pour nous imprégner un peu plus dans cet univers, la trilogie est illustrée par l'auteur. A l'encre noir, il nous présente les portrait des personnages, aux airs lugubres, mais aussi une cartographie du lieu de l'action.
Un autre mur est franchi dans les dernières pages et nous emmènera à Londres dans le tome 3, vivement !
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
StelphiqueStelphique   13 février 2018
Les hommes dans les guerres perdent leur âme, elle est foulée aux pieds, je l'ai vu, il n'y a plus d'individus, rien qu'une masse, une grande masse qui court à son anéantissement.
Commenter  J’apprécie          130
l-ourse-bibliophilel-ourse-bibliophile   20 janvier 2017
Les hommes dans les guerres perdent leur âme, elle est foulée aux pieds, je l’ai vu, il n’y a plus d’individus, rien qu’une masse, une grande masse qui court à son anéantissement.
Commenter  J’apprécie          60
Alias-RosielAlias-Rosiel   19 mai 2016
Chaque journée ressemble à celle de la veille, comme à celle du lendemain ; les nuits et les jours dégringolent, s'écroulent les uns sur les autres, rien ne les distingue.
Commenter  J’apprécie          40
StelphiqueStelphique   07 février 2018
Vivace est la beauté, elle ne se laissera jamais enterrer.
Commenter  J’apprécie          120
MissonlyMissonly   10 septembre 2017
J'ai toujours pensé que pas mal de gens pourraient avoir du coton dans la tête à la place du cerveau ou le corps bourré de sciure, et que d'autres, durs et cruels, sourds à toute négociation et à toute prière, pouvaient n'être faits que de métal.
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Videos de Edward Carey (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Edward Carey
Edward Carey, author and illustrator of the Iremonger series talks about what inspired him.
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