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Critique de tamara29


tamara29
  09 février 2014
Je tiens tout d'abord à remercier Babelio et les Presses de la Cité pour « Les coiffes rouges » de Daniel Cario reçu lors d'une opération Masse Critique.
J'étais impatiente de commencer ce roman car la Bretagne, la lutte sociale, les conditions de la femme pouvaient suffire à me captiver. (Attention à ne pas confondre « les coiffes rouges » avec « les bonnets rouges »…:) )
Par le biais de l'héroïne, Dolorès, jeune fille (née d'un père marin espagnol et d'une mère couturière bretonne) qui va faire son apprentissage de la vie et du monde du travail, on pénètre dans l'histoire bretonne et sociale des années 20.
On découvre la vie de ces ouvrières de conserveries de sardines de Douarnenez (appelées « Penn-sardin » -tête de sardine en breton-). Elles ont un travail pénible, harassant, travaillant de jour et de nuit selon l'arrivage des sardines, pour un salaire de misère, ce qui les amènera à demander une amélioration de leurs conditions de travail qui mènera à la grève de 1924.

Si j'ai, effectivement, eu beaucoup d'intérêt à mieux connaître ce pan historique à la fois breton mais aussi à portée nationale (puisque la grève a permis une augmentation de salaires des ouvriers, les heures supplémentaires, etc.), j'ai eu un peu plus de mal avec la surabondance des genres : amour et premiers émois de la jeune fille, drames familiaux (accident de travail, pauvreté, alcoolisme, mort), harcèlement moral et/ou sexuel au travail (aussi bien de la part de la contremaîtresse que du patron), etc. Ces différents thèmes sont d'ailleurs poussés un peu trop à l'extrême, à mon goût, avec une multiplication de scènes tragiques et dramatiques…
Cette impression-là ajoutée à la crédulité de la jeune fille m'ont un peu gênée. J'ai même éprouvée de l'agacement durant la période où elle est dame de compagnie de son ex-patron de la conserverie. Ce n'est pas tant que je trouve qu'elle retourne sa veste facilement mais plutôt le fait qu'elle retrousse sa jupe presque sans problème (j'ai eu un peu de mal à croire aux scènes « voyeur impuissant vs exhibitionniste néophyte ») au point où je ne me suis pas laissée embarquer par l'héroïne, alors que d'autres personnages auraient pu être plus approfondis.
Bien entendu, cela n'enlève en rien aux qualités de l'écrivain D. Cario pour tout son travail historique et documentaire. Et il est bon de se rappeler ce que d'autres ont subi et quelles luttes ils ont dû mener pour rendre nos conditions de travail actuels un peu plus acceptables.
Mais, vous l'aurez compris, je n'ai malheureusement pas réussi à m'imprégner totalement de l'atmosphère bretonne de l'époque, à y sentir la mer, le sel (et la sardine…). Et j'espère que ma grand-mère ne m'en voudra pas.
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