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Critique de Pois0n


Pois0n
  03 juillet 2019
Problématique : s'il fallait décrire ce dixième tome de Calendar Girl en un seul mot, ce serait celui-ci. C'est bien simple, absolument rien ne va, tout est à gerber, il n'y a rien à sauver.

Pourtant, consacrer presque entièrement ce volume au traumatisme de Wes était a priori une bonne idée. Bref, le fond, ça va, mais là où ça devient n'importe quoi, c'est dans la forme, les crises de panique du jeune homme le... métamorphosant en bête décérébrée assoiffée de sexe. Qu'à cela ne tienne, Mia décide donc d'entièrement se soumettre à la volonté de son homme, dans l'espoir de le « réparer ». « L'aider à se reconstruire » ou « l'aider à reprendre pied » aurait été plus judicieux, mais non, tout le tome est tourné de telle façon que la responsabilité de l'état mental de Wes repose toute entière sur les épaules de Mia, qui se transforme de son plein gré en objet sexuel en espérant que ça suffise. Vous le sentez le malaise ?
Jusqu'à présent, Wes avait toujours été le plus toxique des hommes de la série et il aurait été illusoire d'espérer que ça passe comme par magie après ce qu'il a vécu. Néanmoins, là où c'est nouveau, c'est que Mia, au lieu de se rebiffer comme elle l'avait toujours fait, se coule dans le rôle de la femme-esclave entièrement dévouée à son mâle. Elle est paumée, certes, ne sait pas comment gérer et tente juste de se débrouiller, mais... ce n'est pas censé être son rôle. Qu'elle soit là pour Wes et le soutenir, c'est normal, mais là, ça va bien au delà.

Donc on a du sexe, du sexe et encore du sexe, et pas forcément du sexe joyeux et récréatif comme on en a l'habitude avec la série. D'un côté, ce n'est pas si mal que Calendar Girl prenne une tournure plus sombre, à des années-lumière de l'aspect décérébré du début, de l'autre, c'est tellement mal géré qu'on en vient à regretter une lecture légère.

A côté de ça, on parle tout de même un peu de l'émission de télé dont Mia est censée s'occuper. Là encore, à première vue, une bonne idée : centrer le sujet sur les mères au foyer, ces héroïnes du quotidien. Sauf qu'à nouveau, le traitement de l'idée en question se révèle nauséabond au possible, glorifiant les mères au foyer... dans leur aspect corvéable à merci, s'occupant toutes seules de la maison, des enfants, du mari, du jardin, sans avoir la moindre minute à elles mais avec le sourire, parce que, quel bonheur d'être l'esclave des gens qu'on aime !

Mais quel message au juste Audrey Carlan a-t-elle essayé de faire passer avec ce tome ? « Subissez tout avec le sourire, c'est pour le bonheur des autres et vous verrez, c'est l'accomplissement ultime en tant que fâaaame ? » Je ne suis pas vraiment féministe mais là, j'ai juste eu envie de balancer le bouquin par la fenêtre d'un bout à l'autre.
Bref, Calendar Girl, c'était sympa au début, voire même très très bon par moments, mais là, ça devient franchement de pire en pire et je n'ai plus qu'une envie, expédier les deux derniers tomes et passer à autre chose. A moins que ceux-ci ne parviennent à redresser la série, mais à ce stade, j'en doute.
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