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ISBN : 2867465990
Éditeur : Liana Lévi (15/05/2012)

Note moyenne : 3.34/5 (sur 75 notes)
Résumé :
Une piscine tranquille, au coeur d'une sage résidence romaine. Une piscine vers laquelle convergent tous les regards, parfois indiscrets. Une piscine où Filippo consent à descendre de temps à autre sur son fauteuil roulant, accompagné de "l'Indispensable", le fidèle Péruvien au service de sa famille depuis des lustres.
Villa Magnolia est semblable à un petit bourg, tout le monde s'y connaît... Mais lors d'une chaude matinée d'été, survient un inconnu, un nou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
Malaura
  18 novembre 2012
Que diriez-vous de prolonger l'été sur les hauteurs boisées de Rome, confortablement installés au bord de la piscine d'une résidence des plus sélects ? « Villa Magnolia » : allées calmes, pelouses impeccables, « jardins obséquieux », fontaines jaillissantes, bancs ombragés, armée de gardiens égyptiens entièrement dévolue à votre tranquillité. Là tout n'est ordre et beauté, luxe, calme et volupté …dirait le poète.
Sans compter qu'au mois d'Août, la douzaine de petits immeubles de standing aux noms de fleurs se vident en bonne partie de ses riches occupants ; vous pourrez ainsi vous adonner pleinement aux joies du farniente, agrémentées de quelques ragots et commérages pour faire couleur locale…La Villa Magnolia est un peu comme un village, tout se sait et tout se voit.
En ce jeudi ensoleillé où les jeunes employées, profitant de leur repos hebdomadaire, viennent, telles de jolies nymphettes, s'ébrouer en bikini autour du bassin d'eau claire, voyons donc qui seront vos autres compagnons de bain :
Professeur Filippo Ermini ; ce fils de grand général a vu sa vie basculer le jour où un chauffard a percuté sa moto, le laissant à demi paralysé. Depuis, quadra désabusé, il traîne ses idées noires en fauteuil roulant sous l'oeil vigilant de l'« Indispensable » Isidro, un impassible majordome péruvien au service de la famille depuis de longues années.
Rosario, maître-nageur. Plus enclin à partager les derniers potins qu'à nettoyer la piscine, ne soyez pas étonnés de le trouver en plein conciliabule avec Lele et Lorena Mortella, commerçants prospères à « la vitalité belliqueuse», ou avec maître Laporta, dont le quintal bronzé et les lunettes noires le feraient davantage passer pour un membre de la Cosa Nostra que pour un avocat du barreau.
Enfin, celui qui alimente toutes les discussions depuis son arrivée à la Villa Magnolia, celui qui nourrit soupçons et suppositions, des hypothèses les plus inquiétantes aux conjectures les plus farfelues, Rodolpho Raschiani, le nouveau résident.
Il se dit ingénieur mais son dos barré d'épouvantables cicatrices, son comportement entre charme viril et assurance menaçante, l'impression qu'il donne de tout connaître des habitants de la résidence, la ténacité avec laquelle il a entrepris de nouer des liens (notamment avec Filippo), ne lassent pas de susciter l'intérêt et les interrogations. Combatif, intelligent, brillant…sous son élégance conquérante et sa ténébreuse séduction, que cache cet homme qui semble posséder un lourd passif et ne sort jamais de la propriété? Qui est-il réellement ? Ami ou manipulateur ? Inoffensif ou prédateur ?
Non, ce n'est pas à une tranquille partie de scopa que nous invite l'écrivain italien Luigi Carletti, mais à jeu de dupes astucieux et machiavélique dans lequel l'on plonge avec la satisfaction d'un bain à remous, ballotté entre une intrigue finement maîtrisée et le plaisir d'une comédie noire à l'italienne, racée, vive, spirituelle.
Le romancier, traduit pour la première fois en français, met en scène une sorte de délicieux huis-clos hitchcockien saupoudré d'espièglerie à l'italienne, une subtile arlequinade pleine de soleil, d'humour, de gravité parfois et de suspense.
Les échanges, empreints d'une ironie fine, sont savoureux. Les personnages - du narrateur déprimé Filippo au mutique Isidro en passant par l'insolent Raschiani ou les gentils ridicules des autres protagonistes – empruntent à la caricature juste ce qu'il faut pour en imposer et s'incarner aussi aisément que des acteurs de cinéma dans l'esprit du lecteur. La construction de l'histoire, enfermée dans le cadre quasi-unique de la luxueuse résidence, possède l'entrain d'une pièce de théâtre sans l'affectation ni la démesure.
C'est donc bien agréablement que l'on se coule dans cette petite communauté bouleversée par un élément perturbateur, s'amusant à jouer les voyeurs tout le long de cette sympathique comédie populaire, orchestrée de main de maître par un Luigi Carletti qui réussit à combiner avec aisance, élégance et brio, divertissement, bouffonnerie douce et fin cynisme.
« Prison avec piscine »…à siroter au frais, à l'ombre…d'un parasol.
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Ziliz
  17 juillet 2013
Qui est en "prison" dans cette somptueuse résidence romaine avec piscine ? Filippo, déjà, paraplégique depuis un accident de moto survenu près de trois ans plus tôt. A la mort de ses parents, il a hérité d'un petite fortune, et a conservé leur fidèle domestique péruvien, véritable nounou de Filippo depuis son enfance.
Autre reclus en ces lieux : un inconnu qui semble se planquer au milieu de cette petite communauté. Sa présence va faire parler et cogiter Filippo, ses proches et leurs amis.
Agréable à lire sans être captivant, ce polar réunit des ingrédients que je fuis généralement. Mafia, règlements de compte, espionnage, politique - j'espère ne pas en dire trop ? Les rebondissements ne manquent pas, je ne suis pas sûre d'avoir démêlé tous les noeuds de l'intrigue. Mais qu'importe : j'ai déjà oublié une partie de l'histoire, une semaine seulement après lecture.
(avis : 2,5)
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letitbe
  25 juillet 2012
Le narrateur, Filippo Ermini, universitaire, paraplégique, vit dans la Villa Magnolia. Dans cette enclave résidentielle et protégée au coeur de Rome, il mène une vie routinière en compagnie d'Isidro, son "homme de compagnie" péruvien surnommé à juste titre "l'Indispensable";
L'ennui est pesant. le désespoir latent. le petit plaisir de Filippo c'est de "mater" les employées de maison lors leur baignade hebomadaire dans la piscine de la résidence.
La vie de la résidence et celle de Filippo vont être bousculées par la venue d'un mystérieux résident. Lors d'une baignade, on découvre que ce dernier a le dos traversé d'horribles cicatrices. Plus tard, il prend la défense d'une résidente et on découvre après coup les corps calcinés des agresseurs.
Inutile d'en dire plus au risque de lever le voile sur cette intrigue bien troussée, au style concis et efficace. Luigi Carletti sait instaurer une atmosphère et offre une belle galerie de personnages.
Le roman est plaisant à lire et entraînant. Toutefois, il manque un petit quelque chose (une intensité? une profondeur?) qui en aurait fait peut-être pas un chef d'oeuvre mais un incontournable à coup sûr.

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mireille.lefustec
  07 avril 2013
Dans ce huis clos paradisiaque pour Romains fortunés, la vie s'écoule tranquille jusqu'à l'arrivée d'un locataire différent, mystérieux et secret qui éveille la curiosité et bouleversera la belle ordonnance de la routine.
Les résidents découvrent que la vie réserve des surprises de part son ambiguïté et que bien mince est la frontière entre le bien et le mal.
Au fil des pages,les descriptions,les dialogues,révèlent les secrets de plusieurs habitants et principalement ceux de Filippo,le narrateur paraplégique et ceux de Rudy,le locataire mystère.
Le voisin séduisant n'est peut-être pas ce qu'il paraît car son dos est marqué par trois horribles cicatrices ,bien visibles lors des séances à la piscine.
Les deux protagonistes ont des blessures qui racontent leur vie, mais aussi des blessures de l'âme.
L'indifférence de Filippo est proche parente du désintérêt de la vie.
L'écriture sèche des dialogues évoque plus qu'elle ne dit.
" Rome est le miroir du pays. Les personnages sont la fresque très italienne et ethnique. C'est la photo du pays en train de changer,avec beaucoup de difficultés.
L'Italie veut rejeter les émigrants, mais, en même temps, ne peut se passer d'eux.
Ce livre est une façon de raconter l'Italie de manière comique mais dramatique. "
(propos de l'auteur. recueillis à Morlaix)
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Bellonzo
  12 janvier 2014
Rome n'est plus dans Rome

Toujours très attiré par l'Italie je me suis régalé avec Prison avec piscine,premier roman traduit en France de Luigi Carletti.J'ai titré Rome n'est plus dans Rome pour deux raisons.Un,pour frimer et faire croire que j'ai lu la pièce de théâtre de Gabriel Marcel intitulée ainsi.Deux,plus sérieusement, parce que ce roman se déroule en fait en vase clos,dans une luxueuse résidence bunkerisée où un petit monde de privilégiés vit à l'aise,et rythmé à la belle saison par la piscine,principale distraction,très sécurisée comme il se doit.Bien qu'il y ait dans ce roman un hommage manifeste à la comédie italienne de ce cher cinéma on ne verra pas du tout les Gente di Roma,pour citer le beau document d'Ettore Scola.Aucune trattoria,pas de scooter,ni de soutane,mais une délicieuse intrigue,vaguement policière qui redistribue les cartes classiques,mafia,intellos,services secrets,gens de maison.Tout cela version 2012,Internet et tutti quanti.

Filippo,universitaire en fauteuil roulant,et son factotum Isidro,Péruvien stylé,voient arriver dans la Villa Magnolia,un nouveau résident,le dos couturé de trois cicatrices horribles.Qui est cet homme?Et comment en si peu de temps prend-il une telle importance dans le quotidien bien huilé des habitants? Ange exterminateur? Théorème pasolinien? Deus ex machina? Toujours est-il que l'avocat sicilien,le maître-nageur, les vieilles dames très dignes,chacun tombe sous le charme de l'Ingeniore.Enjôleur,son passé apparait vite trouble,trouble mais délicieusement dangereux pour pimenter l'existence morne et chlorée de cet espace aseptisé comme le bassin.Non,on ne trouvera pas de cadavre dans la piscine.Mais rassurez-vous,cadavres il y aura.Et plaisir aussi,de lire 250 pages très rapidement, entre la farce romaine et le dossier secret défense.Et puis côté cuisine,vous vous régalerez de brodetto de l'Adriatique car l'homme,s'il a ses mystères,est ouvertement cordon bleu.Buon appetito!
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critiques presse (2)
Actualitte   13 mai 2013
Une histoire renversante, jamais tragique alors que tout s'y prête [...], surprenante et sympathique au final même si, comme le héros, le lecteur a le sentiment d'avoir été gentiment manipulé.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Lexpress   06 juillet 2012
Bien servi par des dialogues percutants et un scénario digne de Tonino Benacquista, ce huis clos brûlant marie avec bonheur l'élégance au machiavélisme.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   17 juillet 2013
[Filippo, paraplégique]
- Les femmes sont sorties de ma vie depuis plus de deux ans.
- Ce n'est pas mon impression.
- C'est moi qui l'ai décidé. Je n'avais pas d'autre possibilité.
- Ça, c'est ce que vous faites croire aux autres. Mais personne ne décide de faire entrer ou sortir les femmes de son univers. Les femmes sont une idée, une présence constante. Ou bien un vide irrémédiable. Une condamnation.
(p. 97)
+ Lire la suite
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ZilizZiliz   13 juillet 2013
"A quoi sert la culture ?" m'avait demandé le Général mon père le jour de ma rentrée au lycée. "A se poser des questions", avais-je répondu, récitant la sempiternelle petite leçon. "Et à trouver les bonnes réponses, avait-il ajouté. Surtout les malcommodes. Celles qui nous déplaisent."
(p. 46-47)
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litolfflitolff   11 juin 2013
J'avais depuis longtemps traversé le désert du désespoir au-delà duquel ne reste que la foi. Mais ceux qui ne savent pas tourner leurs yeux vers le ciel peuvent seulement regarder en eux-mêmes.
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mireille.lefustecmireille.lefustec   05 avril 2013
Devenir pour autrui une présence mélancolique et familière, un fétiche faisant office de rappel ,d'avertissement . Apaiser l'angoisse quotidienne qui naît de la conscience que la vie ,dans sa féroce absurdité, pourrait être bien pire que ce qu'elle est. Tel était mon rôle,au sein de la Villa Magnolia,et partout où j'allais.
Mais ce rôle ne me convenait pas, je ne l'avais pas choisi.
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blanchenoirblanchenoir   23 mai 2013
Chaque fois, invariablement, je me dis qu'après tout les événements comme les humains vont là où ils doivent aller, quoi qui les attende à l'arrivée.
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