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ISBN : 2266237853
Éditeur : Pocket (02/01/2014)

Note moyenne : 3.22/5 (sur 126 notes)
Résumé :
« J’éprouvais pour Elena une tendre reconnaissance. J’avais toujours voulu tuer quelqu’un. Pour y parvenir, il me manquait simplement de l’avoir rencontrée » songe Craig, fraîchement débarqué des États-Unis comme Elena d’Italie. Tous deux se trouvent pour une semaine au Paradise : un palace, vrai monde en soi, où l’on croise parfois au bar d’étranges clients. Par exemple cet homme de Parme, mari volage et volubile, découvert assassiné au lendemain de leur arrivée. E... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (58) Voir plus Ajouter une critique
latina
  23 octobre 2012
Un superbe petit bijou ! Ciselé, élégant, cynique, original !
Une histoire de meurtre et d'amour dans un bel hôtel parisien voisin du Louvres. L'italienne et le britannique vivant aux USA, l'experte en stylisme et le philologue...Tout concourt à les rapprocher, en particulier cet individu grossier et vantard qui les exaspère...Et voilà, le meurtre est en route, l'amour aussi.
J'ai vraiment apprécié le style fin et "pointu" de l'auteur, c'était vraiment très agréable à lire, ainsi que la multiplicité des points de vue : celui de l'italienne, du britannique, du réceptionniste, de la femme de chambre...et d'une autre personne dont je tairai le nom car elle apparait à la fin de l'histoire. Et quelle fin ! Surprenante et à effet rétroactif ! Superbe, je vais finir par me répéter !
"L'assassin à la pomme verte" de Christophe Carlier, ''L'homme à la pomme" de Magritte : ces 2 oeuvres, l'une littéraire, l'autre picturale, ont plusieurs points communs, notamment le côté légèrement déjanté. Et je profite du tableau de Magritte pour emprunter le chapeau de l'homme et le tirer devant l'auteur, enchantée !
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Annette55
  10 novembre 2017
Voici un petit roman élégant à l'écriture fluide et plaisante, trés riche en émotions aux multiples points de vue qui brosse de fins portraits psychologiques , où l'amour côtoie le meurtre , dans un palace parisien au charme désuet, qui semble hors du temps......l'un des plus prestigieux de la capitale.
Trois personnages, Craig, l'américain , blasé , un brin cynique, professeur de littérature française, en France pour ses travaux universitaires.
Elena, une belle italienne , à l'autorité pleine de charme, travaillant dans la mode,.
Sébastien, un observateur attentif et futé , à qui rien n'échappe, le réceptionniste .
Une quatrième personne dont je ne parlerai pas, au risque de trop révéler....
Qui a tué le mari volage ?, en mal de confidences, cet industriel vivant à Parme, menant une double vie pendant trois ans , volubile ,séducteur trop heureux, à la tête ronde et au début d'embonpoint ?
Ah, ah! Ce petit ouvrage est un concentré de plaisir et d'élégance, oú les personnages jouent quand même une drôle de partition , à la fois , jeu de séduction et de distance, mêlant le meurtre et l'amour, oú l'amour et le hasard se côtoient comme dans Marivaux.
Une courte chronique sociale à la fin surprenante....pétrie d'originalité et d'humour, mêlant romance et meurtre , drôle, émouvante, cynique, fantaisiste et féroce , extrêmement bien écrite !
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cicou45
  29 décembre 2012
Un roman qui se construit sur la vision de trois personnages (essentiellement), celle de Craig, un brillant professeur enseignant la littérature française aux Etats-Unis et venu en France afin de poursuivre ses recherches à la Bibliothèque Nationale, d'Elena, une belle italienne, mariée et mère de deux enfants, en voyage d'affaires elle aussi à Paris et enfin Sébastien, un modeste groom dans l'un des plus prestigieux hôtels de Paris. C'est donc en quelque sorte un roman à trois voix car celles-ci, qui ne se connaissaient pas jusqu'alors, sont toutes les témoins de l'assassinat d'un italien d'un certain âge dans cet hôtel qui est leur seul lien en commun.
Mais pour quel motif cet homme a-t-il été tué ? Et ces personnes, qui ne devaient probablement jamais se croiser, que vont-elle avoir à faire dans cette triste affaire ? D'ailleurs, s'agit-il réellement d'un meurtre et si oui, était-il prémédité ? L'auteur nous conduit volontairement sur de fausses pistes et laisse planer un voile quant à la véritable clé de l'affaire et sur ce qui s'ensuivra mais sans pour autant nous frustrer. Il fait cela avec tact et j'avoue que c'est prodigieusement manigancé de sa part.
Une magnifique découverte pour cette fin d'année 2012. Un roman très bien écrit, avec des chapitres courts et très vite lu. Une merveille ! A découvrir !
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Herve-Lionel
  31 juillet 2016
La Feuille Volante n°1058– Juillet 2016
L'ASSASSIN À LA POMME VERTE – Christophe Carlier – Serge Safran éditeur.
Ouvrir un roman, ici une première oeuvre, d'un auteur qui m'est inconnu est pour moi soit une découverte soit une déconvenue. Il y a l'histoire , ici un peu banale au départ : Craig, vaguement anglais, qui enseigne la littérature française aux États-Unis, arrive à Paris, invité par plusieurs institutions. Cette marque de notoriété le fait descendre dans un hôtel de luxe sur la rive droite, « Le Paradise » où exerce aussi Sébastien, modérément étudiant aux Beaux-Arts, en qualité de réceptionniste de nuit de l'établissement où est également de passage Elena, une jolie italienne travaillant dans la mode. C'est autour de ces trois personnages principaux, complétés à la fin par Vicky, l'épouse de Craig, que va se nouer l'intrigue. On devine facilement que dans ce microcosme hôtelier, où il se passe toujours quelque chose, où s'agitent des clients aussi fortunés que fantasques, ces trois-là qui n'ont à priori aucun atome crochu vont se rencontrer et vivre une tranche d'histoire. Il ne faut pas être grand clerc pour supposer qu'une passade va exister entre l'Italienne et le Britannique tous les deux momentanément solitaires. Tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes s'il n'y avait un meurtre, comme le titre le laisse entendre, un client de l'hôtel ; un Italien, genre « donnaiolo », suffisant et enrichi par la vie est retrouvé mort dans sa suite, avec, à ses côtés une carte postale énigmatique, une sorte d'exécution rituelle et mystérieuse sans véritable mobile.
Dès lors que le meurtre est accompli nous avons le choix entre l'acte gratuit, façon Lafcadio dans « Les caves du Vatican », l'action inconsciente d'un meurtrier refoulé et que le hasard aurait suscitée, une volonté de se venger des injustices de la vie sur la personne d'un inconnu plus favorisé que soi, une banale habitude américaine de tuer, un crime passionnel qui n'ose dire son nom, l'envie de compromettre un innocent…L'auteur se plaît à prêter à ses personnages les intentions les plus tordues et les fait s'échanger des confidences auxquelles on ne s'adonne que loin de chez soi, de préférence en compagnie d'inconnus, avec en arrière-pensées des amours de contrebande. Tous peuvent avoir commis ce crime mais on s'aperçoit assez vite que ce n'en est pas un, ce qui laisse le lecteur, abusé peut-être par le titre, sur sa faim. Je ne suis pas familier de ce genre de lecture mais j'ai lu ce roman comme j'aurais lu une bande dessinée où chacun des protagonistes prononce des paroles intérieures, se construit des fantasmes qui pourraient parfaitement trouver leur place dans des bulles. J'ai aussi goûté le contraste étonnant dans le style où se côtoient, dans la plus grande partie, un style léger, primesautier, parfois poétique et humoristique où l'auteur explore ce qui se passe dans la tête de ses personnages, leurs exubérances, leurs craintes, leurs chimères, avec, au passage des remarques pertinentes sur l'espèce humaine et, dans la partie la plus courte de l'épilogue, le monologue dramatique de Vicky devenue veuve, une sorte de réflexion sur la vie commune, sur l'usure du couple, sur la légèreté ou la pesanteur du temps qui passe et son incontournable action dévastatrice sur les corps et les âmes, une méditation sur ce mari qu'elle admirait mais dont elle découvre « le misérable petit tas de secrets » dont parle Malraux d'où, bien entendu , elle est absente. Chacun de nous les garde jalousement et parfois ils nous font peur parce qu'ils nous révèlent à nous-mêmes. Il y a cette comédie qu'est la vie, que nous jouons tous avec plus ou moins de talent et qui s'achève toujours en tragédie puisque, même si nous choisissons de l'oublier en permanence, nous ne sommes que les usufruitiers de notre propre existence. Elle est bien souvent faite de compromis, de compromissions, de trahisons, d'impostures, de cuisantes désillusions et le bilan qu'on peut faire, dans l'intimité de son for intérieur, de ces années de vie commune, est rarement positif.
Reste le titre, avec sa référence à Magritte, la symbolique dont les surréalistes (surtout lui) étaient friands : ce tableau représentant un homme coiffé d'un chapeau melon dont le visage est caché par une pomme verte. Il y a certes le mystère que nous représentons tous, y compris pour nous-mêmes, la symbolique de la pomme, de la faute qui vaut à Adam et Eve d'être chassés du paradis (l'hôtel parisien s'appelle « le Paradise »), l'opposition entre ces deux mots italiens simples mais porteurs d'amour de la carte postale du mort à l'hôtel et cette lettre rédigée par Vicky, une façon de faire ressurgir son mari du néant, comme une vengeance posthume d'une femme trahie qui prend soudain conscience du mensonge avec lequel elle vivait sans le savoir.
Un roman pas si banal que cela cependant, un peu énigmatique, fort bien écrit, plein d'aphorismes bien sentis et, alors qu'on s'attend à la relation d'une passade ordinaire, même si elle est un peu laborieuse, toute en retenues et en bons sentiments mêlés, au point qu'on finit par douter de sa conclusion survenue in extremis, avec en prime un cadavre qui n'est pas vraiment celui qu'on imagine, une enquête un peu bâclée, des policiers fantomatiques, une affaire vite classée, des coupables potentiels qui laissent l'amateur de roman policier dans l'expectative, une morale sauve et juste, une variation sur le temps, l'éloignement, la mémoire, le hasard d'une rencontre, l'attirance de deux êtres, avec cette volonté qu'on ne maîtrise pas face au temps qui passe et aux certitudes qu'on se construit.
© Hervé GAUTIER – Juillet 2016. [http://hervegautier.e-monsite.com
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torpedo
  28 décembre 2017
CECI N'EST PAS UN MAGRITTE
L'Assassin à la Pomme Verte nous emmène dans un huis clos au sein d'un palace parisien, le Paradise. Grâce au jeu des portraits croisés, nous faisons la connaissance de Sébastien, le réceptionniste de l'hôtel, et de deux clients Craig et Elena qui sont descendus au Paradise pour une semaine. Le meurtre d'un client va soudain agir comme le révélateur de la nature humaine. Car qui sont Craig et Elena, cachés derrière un masque et qui se révèlent progressivement tout autre que ce qu'ils veulent bien nous montrer.
La couverture du livre est une référence au Fils de L'Homme, une toile de Magritte. Dans une interview donnée à Jean Neyens, Magritte disait : "Chaque chose que nous voyons en cache une autre, nous désirons toujours voir ce qui est caché par ce que nous voyons." Si une grosse pomme verte remplace ici encore le visage de l'homme, celui-ci a perdu son chapeau melon et son costume austère cède la place à un uniforme en tout point sembable à celui d'un réceptioniste. Car le personnage clef de ce roman est bien évidemment Sébastien, l'observateur attentif que personne ne voit, dissimulé derrière son comptoir. Ce fameux Sébastien dont nous apprenons d'ailleurs qu'il est étudiant aux Beaux-Arts.
Nous découvrons également que ce Paradise n'est probablement pas un Paradis sur terre. Les personnages commettent successivement les sept péchés capitaux. Le dernier est le péché de chair, qui nous ramène une nouvelle fois à la pomme du Jardin d'Eden et à la condition vaine de l'être humain. Malgré les apparences, nous n'avons donc pas affaire à des enfants de choeur...
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critiques presse (1)
Bibliobs   15 novembre 2012
Si l'on en croit ceux qui l'ont lu, ce premier roman n'a pas seulement un joli titre rafraîchissant: il est aussi très réussi.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (46) Voir plus Ajouter une citation
miladomilado   08 décembre 2012
Il n'a pas pu s'empêcher de m'expliquer qu'il se déplaçait dans le monde entier. Je me suis demandé s'il allait m'infliger quelques-unes de ses anecdotes bien rodées de grand voyageur. Ceux qui parcourent le monde restent partout à sa lisière et leurs récits n'amusent qu'eux-mêmes. Par bonheur, il a su tenir sa langue. Seuls me dépaysent les voyages imaginaires que je lis à mes enfants ou que j'invente avec eux.
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latinalatina   23 octobre 2012
Je me méfie de l'humanité des hôtels, de même que les lieux de passage m'inspirent un certain malaise.
A l'hôtel, je me lève plus tôt que chez moi. Il faut dire que tout vise à vous confisquer cette maigre part de confort que l'on vous vend si cher. Je suis toujours frappé par l'insistance avec laquelle on vous annonce, avant même de vous avoir montré votre chambre, l'heure à laquelle il faudra la quitter.
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miladomilado   10 décembre 2012
Nous avions le temps de prendre un café avant que nos taxis ne viennent nous chercher. Nous savions que nous n'aurions pas d'autre rendez-vous. C'est parfois doux de ne rien espérer. Passé quarante ans, le hasard bouscule la vie au lieu de la construire.
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Annette55Annette55   10 novembre 2017
"C'est parfois trés doux de ne rien espérer .
Passé quarante ans, le hasard bouscule la vie au lieu de la construire.
Il n'est pas désagréable de savoir qu'il va prendre fin."
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Herve-LionelHerve-Lionel   31 juillet 2016
Il avait expliqué que les lettres nous informent moins sur la psychologie de leur auteur que sur leur destinataire. C'est toujours en fonction de celui-ci qu'elles sont composées, le rédacteur jouant simplement le rôle de miroir déformant. Ainsi, la lettre exprime non les sentiments de son auteur mais ceux qu'il se sent tenu d'éprouver pour qu'elle soit lue de manière passionnée... Qu'est-ce donc qu'un échange de correspondance, avait-il conclu, sinon un vaste jeu de société dont la règle est que chacun doit tricher.
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