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Critiques sur L'assassin à la pomme verte (58)
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latina
  23 octobre 2012
Un superbe petit bijou ! Ciselé, élégant, cynique, original !

Une histoire de meurtre et d'amour dans un bel hôtel parisien voisin du Louvres. L'italienne et le britannique vivant aux USA, l'experte en stylisme et le philologue...Tout concourt à les rapprocher, en particulier cet individu grossier et vantard qui les exaspère...Et voilà, le meurtre est en route, l'amour aussi.

J'ai vraiment apprécié le style fin et "pointu" de l'auteur, c'était vraiment très agréable à lire, ainsi que la multiplicité des points de vue : celui de l'italienne, du britannique, du réceptionniste, de la femme de chambre...et d'une autre personne dont je tairai le nom car elle apparait à la fin de l'histoire. Et quelle fin ! Surprenante et à effet rétroactif ! Superbe, je vais finir par me répéter !

"L'assassin à la pomme verte" de Christophe Carlier, ''L'homme à la pomme" de Magritte : ces 2 oeuvres, l'une littéraire, l'autre picturale, ont plusieurs points communs, notamment le côté légèrement déjanté. Et je profite du tableau de Magritte pour emprunter le chapeau de l'homme et le tirer devant l'auteur, enchantée !
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Annette55
  10 novembre 2017
Voici un petit roman élégant à l'écriture fluide et plaisante, trés riche en émotions aux multiples points de vue qui brosse de fins portraits psychologiques , où l'amour côtoie le meurtre , dans un palace parisien au charme désuet, qui semble hors du temps......l'un des plus prestigieux de la capitale.
Trois personnages, Craig, l'américain , blasé , un brin cynique, professeur de littérature française, en France pour ses travaux universitaires.
Elena, une belle italienne , à l'autorité pleine de charme, travaillant dans la mode,.
Sébastien, un observateur attentif et futé , à qui rien n'échappe, le réceptionniste .
Une quatrième personne dont je ne parlerai pas, au risque de trop révéler....
Qui a tué le mari volage ?, en mal de confidences, cet industriel vivant à Parme, menant une double vie pendant trois ans , volubile ,séducteur trop heureux, à la tête ronde et au début d'embonpoint ?
Ah, ah! Ce petit ouvrage est un concentré de plaisir et d'élégance, oú les personnages jouent quand même une drôle de partition , à la fois , jeu de séduction et de distance, mêlant le meurtre et l'amour, oú l'amour et le hasard se côtoient comme dans Marivaux.

Une courte chronique sociale à la fin surprenante....pétrie d'originalité et d'humour, mêlant romance et meurtre , drôle, émouvante, cynique, fantaisiste et féroce , extrêmement bien écrite !
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cicou45
  29 décembre 2012
Un roman qui se construit sur la vision de trois personnages (essentiellement), celle de Craig, un brillant professeur enseignant la littérature française aux Etats-Unis et venu en France afin de poursuivre ses recherches à la Bibliothèque Nationale, d'Elena, une belle italienne, mariée et mère de deux enfants, en voyage d'affaires elle aussi à Paris et enfin Sébastien, un modeste groom dans l'un des plus prestigieux hôtels de Paris. C'est donc en quelque sorte un roman à trois voix car celles-ci, qui ne se connaissaient pas jusqu'alors, sont toutes les témoins de l'assassinat d'un italien d'un certain âge dans cet hôtel qui est leur seul lien en commun.

Mais pour quel motif cet homme a-t-il été tué ? Et ces personnes, qui ne devaient probablement jamais se croiser, que vont-elle avoir à faire dans cette triste affaire ? D'ailleurs, s'agit-il réellement d'un meurtre et si oui, était-il prémédité ? L'auteur nous conduit volontairement sur de fausses pistes et laisse planer un voile quant à la véritable clé de l'affaire et sur ce qui s'ensuivra mais sans pour autant nous frustrer. Il fait cela avec tact et j'avoue que c'est prodigieusement manigancé de sa part.
Une magnifique découverte pour cette fin d'année 2012. Un roman très bien écrit, avec des chapitres courts et très vite lu. Une merveille ! A découvrir !
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torpedo
  28 décembre 2017
CECI N'EST PAS UN MAGRITTE

L'Assassin à la Pomme Verte nous emmène dans un huis clos au sein d'un palace parisien, le Paradise. Grâce au jeu des portraits croisés, nous faisons la connaissance de Sébastien, le réceptionniste de l'hôtel, et de deux clients Craig et Elena qui sont descendus au Paradise pour une semaine. Le meurtre d'un client va soudain agir comme le révélateur de la nature humaine. Car qui sont Craig et Elena, cachés derrière un masque et qui se révèlent progressivement tout autre que ce qu'ils veulent bien nous montrer.

La couverture du livre est une référence au Fils de L'Homme, une toile de Magritte. Dans une interview donnée à Jean Neyens, Magritte disait : "Chaque chose que nous voyons en cache une autre, nous désirons toujours voir ce qui est caché par ce que nous voyons." Si une grosse pomme verte remplace ici encore le visage de l'homme, celui-ci a perdu son chapeau melon et son costume austère cède la place à un uniforme en tout point sembable à celui d'un réceptioniste. Car le personnage clef de ce roman est bien évidemment Sébastien, l'observateur attentif que personne ne voit, dissimulé derrière son comptoir. Ce fameux Sébastien dont nous apprenons d'ailleurs qu'il est étudiant aux Beaux-Arts.

Nous découvrons également que ce Paradise n'est probablement pas un Paradis sur terre. Les personnages commettent successivement les sept péchés capitaux. Le dernier est le péché de chair, qui nous ramène une nouvelle fois à la pomme du Jardin d'Eden et à la condition vaine de l'être humain. Malgré les apparences, nous n'avons donc pas affaire à des enfants de choeur...
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brigittelascombe
  26 octobre 2012
"Un industriel de 48 ans, gisait,le crane fracassé,dans une mare de sang". Ce riche Italien,un brin vulgaire, trop bavard quant à ses trois femmes et enfants de lits différents, venu à Paris pour ses affaires et logeant au Paradise, "un Palace de la Rive Droite" fait la une des journaux et attise les rumeurs dans l'hôtel.
Nous apprenons très vite qui l'a tué, Craig, sans mobile apparent.
L'assassin à la pomme verte, qui cache son visage (et les vraies raisons de son crime) sous un masque, comme un personnage de Magritte, donne le titre à ce premier roman de Christophe Carlier (qui a par ailleurs publié Lettres à l'Académie française). Ce roman policier n'a rien d'un banal polar. Doté d'un riche registre émotionnel, il brosse des portraits psychologiques forts.Hautement littéraire, il met en scène trois voix: celle de Craig, un Américain impulsif, élitiste,blasé, brillant, cynique professeur de littérature française, venu à Paris pour son travail universitaire; celle d'Elena, une belle Italienne, femme de tête "raisonnable","à l'autorité pleine de charme" qui travaille dans la mode et celle de Sébastien, le réceptionniste observateur futé du spectacle ambiant.
Christophe Carlier étudie finement "la réussite sociale" dans un milieu dit bourgeois de différents protagonistes (l'industriel italien, Elena et Craig), ses clefs et ses déboires, la rencontre de ces trois personnalités hors normes et les étincelles enclenchées pas toujours amoureuses. le luxe servant d'écrin à ce vaudeville est fort bien décrit.
On découvre petit à petit les raisons du pourquoi de voix en voix, comme on effeuillerait une marguerite. le hasard s'en mêle pour relancer l'intrigue et nous étonner par une fin imprévue.
Le style de Christophe Carlier est élégant: "Elle tombait d'un livre", elle est "une porte ouverte"....et les imaginations s'emballent dans et hors roman...pour mieux charmer le lecteur!
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pilyen
  20 décembre 2012

Voici un petit roman par son format qui est un concentré de plaisir pour le lecteur. Dès le titre, on sent qu'il y a dans ce texte quelque chose de particulier. Au premier abord, c'est un polar, mais l'évocation d'un tableau de Magritte le place dans une zone plus précieuse. Effectivement, l'intrigue nous propose bien le meurtre d'un italien volage dans sa chambre d'un hôtel de luxe parisien, meurtre étrange provoqué par le hasard d'une rencontre. Et il est beaucoup question de hasard ici et d'amour également comme chez Marivaux. Craig, professeur de littérature, américain vieillissant et Elena, italienne quarantenaire travaillant dans la mode vont se livrer à un jeu fait de séduction et de distance, profitant de ce séjour hors de chez eux pour lâcher prise, éprouver des sensations qu'ils ne pensaient peut être plus permises, se créer un frisson passager pour se prouver qu'ils sont encore vivants. Sous les yeux d'un réceptionniste qui pense jouer de façon infime avec le destin de certains clients trop policés, ils vont interpréter subtilement une drôle de partition, mêlant l'amour et la mort sur fond d'enquête policière où l'arme du crime, un couteau à la lame particulièrement effilée, se baladera avec ironie.
Cela peut paraître un peu intello raconté ainsi, mais ça ne l'est pas du tout à lecture. L'écriture de Christophe Carlier est alerte, moqueuse, profonde mais avec grâce et légèreté. On déguste ce livre comme un bon vin, avec gourmandise car il file vite sans jamais s'appesantir et se permet le luxe d'une fin assez étonnante, donnant une ampleur inattendue à cette histoire.
La suite sur le blog
Lien : http://sansconnivence.blogsp..
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Jangelis
  24 juin 2018
Surprenant, un polar très atypique et original.

Plusieurs narrateurs, mais sur de courts chapitres, voire des paragraphes, alors qu'habituellement, si on change de narrateur, c'est sur des parties bine plus longues.

Mais est-ce dû aux changements de narrateurs, au vocabulaire parfois recherché et un peu verbeux, je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages, je suis restée un peu à l'extérieur.

Dommage car cette aventure dans un hôtel de luxe avait pas mal de choses pour me plaire.
Je n'en dirai pas plus pour ne pas dévoiler ce qui fait le sel de l'histoire.

Le changement de lieu et de rythme pour la fin de l'histoire est plutôt amusant.
Lien : https://livresjeunessejangel..
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PinkCatReading
  19 février 2016
Un palace pour décor de fond, une narration multiple, essentiellement selon le point de vue de trois personnages, un meurtre, un assassin, une passion naissante... tout était réuni pour me plaire mais j'ai cependant trouvé ce livre très léger et presque ennuyeux.
Malgré la construction originale et le huis-clos qui nous fait nous concentrer sur les personnages, malgré le regard cynique de l'auteur sur les clients d'un palace (et les employés) dont il gratte le vernis pour nous montrer la fadeur, la banalité, l'ennui de leur vie, malgré une fin, en forme d'épilogue qui offre un dénouement auquel je ne m'attendais pas, je me suis plutôt retrouvée dans une ambiance assez froide, comme le marbre de ce palace avec des personnages dont la vie glisse le long des couloirs et que je n'ai pas trouvé attachants du tout.
Un peu déçue aussi car le bandeau et la quatrième de couverture annonçaient un livre très drôle...attention, pas d'humour ici!
En conclusion, un petit livre dont l'histoire présentée me plaisait bien mais qui ne m'a pas convaincue, dommage!

Lu dans le cadre des Challenges Multi-défis et Petits Plaisirs Babelio 2016
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TRIEB
  02 août 2012

Ce pourrait être un pastiche facile des romans d'Agatha Christie, combiné à une réminiscence volontaire du style épistolaire qui a fait la gloire de certains littérateurs français .C'est en fait un roman très plaisant, à l'écriture élégante, subtile, d'un style léger et efficace, précis.
Le titre fait allusion bien sûr au tableau de Magritte représentant un visage d'homme largement dissimulé par une pomme.

Dans un hôtel de grand luxe situé près de la place de la Concorde, nommé le Paradise, descendent Craig, universitaire américano-britannique, Elena, occupant un poste important dans une grande maison de couture italienne. Au milieu du récit, un client de l'hôtel est retrouvé mort dans sa chambre, a priori assassiné. On apprendra à la fin du roman qu'il s'agit en fait d'une mort naturelle, l'enquête policière ayant disculpé les suspects. Cet homme, dont Craig et Elena raillent la superficialité et le caractère ordinaire provoque un débat parmi les clients de l'hôtel, et excite également la curiosité de Sébastien, réceptionniste, à qui rien n'échappe.

C'est un festival de descriptions des comportements et fantasmes auxquels peuvent, ou doivent, se livrer les clients haut de gamme d'un hôtel intercontinental de classe internationale : la tentation de vivre une aventure sans laisser de trace, de prendre congé de son quotidien pour quelques instants. Et aussi de refaire sa vie, l'espace d'un égarement, dans une suite d'hôtel.

« Nous avions le temps de prendre un café avant que nos taxis ne viennent nous chercher. C'est parfois très doux de ne rien espérer .Passé quarante ans, le hasard bouscule la vie au lieu de la construire. Il n'est pas désagréable de savoir qu'il va prendre fin. »
C'est une description à plusieurs voix, chaque personnage prenant à tour de rôle la parole pour restituer sa vision des événements, du crime, et des autres. L'écriture du roman est fine, elle est à la hauteur de l'élégance prêtée à la langue française par le style épistolaire des classiques pour classer ce roman parmi les très bonnes surprises de la rentrée littéraire.
Retenez ce nom : Christophe Carlier. C'est son premier roman, il est très prometteur et vaut un détour sans réserves.


Lien : http://www.bretstephan.com
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moussk12
  12 janvier 2016
Petit roman de 157 pages qui se lit d'une traite. Mais attention ! Mieux vaut ne pas aller trop vite quand même, pour bien savourer les mots, à leur juste valeur.

Ce livre raconte une semaine dans la vie de 4 personnages. Vous y trouverez un meurtre, une histoire d'amour, une sorte de journal intime. C'est tout. C'est déjà beaucoup pour un si petit roman ! Et c'est là l'intérêt et l'amusement que l'on peut ressentir à sa lecture, car tout est très condensé, schématisé. Pas besoin d'en dire plus. Tout est dit dans une écriture fine.

La couverture : petit clin d'oeil à Magritte et à son fameux personnage sans visage au chapeau melon.

C'est drôle et original. Belle découverte.
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