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Critique de torpedo


torpedo
  28 décembre 2017
CECI N'EST PAS UN MAGRITTE

L'Assassin à la Pomme Verte nous emmène dans un huis clos au sein d'un palace parisien, le Paradise. Grâce au jeu des portraits croisés, nous faisons la connaissance de Sébastien, le réceptionniste de l'hôtel, et de deux clients Craig et Elena qui sont descendus au Paradise pour une semaine. Le meurtre d'un client va soudain agir comme le révélateur de la nature humaine. Car qui sont Craig et Elena, cachés derrière un masque et qui se révèlent progressivement tout autre que ce qu'ils veulent bien nous montrer.

La couverture du livre est une référence au Fils de L'Homme, une toile de Magritte. Dans une interview donnée à Jean Neyens, Magritte disait : "Chaque chose que nous voyons en cache une autre, nous désirons toujours voir ce qui est caché par ce que nous voyons." Si une grosse pomme verte remplace ici encore le visage de l'homme, celui-ci a perdu son chapeau melon et son costume austère cède la place à un uniforme en tout point sembable à celui d'un réceptioniste. Car le personnage clef de ce roman est bien évidemment Sébastien, l'observateur attentif que personne ne voit, dissimulé derrière son comptoir. Ce fameux Sébastien dont nous apprenons d'ailleurs qu'il est étudiant aux Beaux-Arts.

Nous découvrons également que ce Paradise n'est probablement pas un Paradis sur terre. Les personnages commettent successivement les sept péchés capitaux. Le dernier est le péché de chair, qui nous ramène une nouvelle fois à la pomme du Jardin d'Eden et à la condition vaine de l'être humain. Malgré les apparences, nous n'avons donc pas affaire à des enfants de choeur...
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