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ISBN : 2370551933
Éditeur : Le Tripode (04/04/2019)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 25 notes)
Résumé :
Baptiste, écrivain, a connu des jours meilleurs. Son dernier roman a fait un flop, sa compagne l’a quitté pour un dentiste et, à bientôt quarante ans, il est redevenu proche de sa mère. Il passe ses journées à déprimer chez lui en culotte de survêtement molletonné… Jusqu’à ce que Madame Halberstadt, sa voisine de palier, lui demande de garder son chien quelques jours.
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Bazart
  10 mai 2019
Baptiste pourrait aisément être le héros d'un film de Woody Allen. Quadragénaire plaqué par sa fiancée qui lui a préféré un fringant dentiste, il traine son spleen en vérifiant la non-vente de son troisième roman sur Amazone. « Entrée dans l'hiver » caracole à la 475 758ème places.
Le mot Worst-Seller pourrait-être inventé pour lui. Baptiste occupe aussi quelques soirée à surveiller son ex-moitié qui vit le parfaite amour dans la villa d'une banlieue cossue puis retrouve le lit glacé de son studio de Colombes.
Dans cette vie minuscule et cotonneuse, Baptiste sombre lentement dans la dépression.
Et puis un matin sa voisine, madame Halberstadt lui confie son chien Croquette pour quelques jours. Rien de tel qu'un bon gros Carlin pour retrouver goût à la vie.
Roman drôle et sympa mais pas que...
Vrai « buddy dog novel ». Roman de notre époque qui réinvente avec fantaisie le héros velléitaire attachiant. Roman du quotidien qui sans en avoir l'air capte l'air du temps.
Une écriture douce et acide comme une chanson de Vincent Delerm et ce n'est pas Fanny Ardant qui me contredira.


Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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lucia-lilas
  30 avril 2019
Seul, invisible aux yeux des autres et profondément déprimé : voilà comment se sent le bien mélancolique Baptiste Roy, un pauvre et misérable écrivain dont personne ne lit le tout dernier roman : Entrée dans l'hiver. Trente fois par jour, il consulte avec un peu d'espoir le classement des ventes sur Amazone : mais son texte occupe la 475 758e place, ce qui signifie que 475 757 livres autres que son roman ont été commandés avant le sien. « Un demi-million pratiquement. Les gens avaient préféré se procurer « Enseigner l'éducation physique à nos enfants », un manuel écrit en 1907 par l'abbé François Calot, classé 475 612e, ou « Je suis gugusse, voilà ma gloire », les souvenirs de Micheline Dax, publiés en 1989, classés 474 909e »
Seule sa mère a eu l'extrême gentillesse de lui laisser un commentaire client... sans même penser à s'inventer un pseudo, il est vrai ! Pas plus enthousiaste que ça, Nicole n'a mis que 3 étoiles. « C'est très bien, 3 étoiles ! 5, c'est pour les grands chefs-d'oeuvre. Pour Joyce, Virginia Woolf... »
Ben oui, évidemment…
Baptiste aurait dû écouter les conseils de son éditrice : « Un feel good, voilà ce que tu devrais écrire. Tu le ponds en un mois, tu prends un pseudo, on lui donne un titre à la con, du genre « Il ne faut jamais perdre espoir »- plus c'est gros, plus ça passe- on le sort pour l'été et on en vend 30 000. Ça fera du bien à tout le monde. »
Son histoire d'appartement vide et de famille déportée… ça plombe...
Ah oui, encore une chose : la femme de Baptiste s'est barrée avec Gérard Habib, son dentiste. « Elle partageait la vie d'un romancier sur le point de publier son troisième opus et s'était entichée d'un type qui faisait des détartrages, arrachait des chicots pourris et, à longueur de journée, disait des choses comme « Essayez de manger du côté gauche à midi » ou « Les implants, c'est mal remboursé en général. » » Il vit dorénavant en survêt molletonné Domyos, ne se brosse plus les dents ni le reste…. Quant aux cinq fruits et légumes par jour….
Sur ce , « Mme Halberstadt a sonné à la porte. » Mme Halberstadt et... son chien, un carlin…
Vous voyez ce que c'est, un carlin ? Des « yeux sortant légèrement de leur orbite, un bout de langue à l'air libre, des pattes ridicules, une absence de cou. Il n'y avait rien de normal chez cet animal, tout en lui était trop gros ou trop petit. Sa respiration, courte et très sonore, était celle d'un être chétif, modifié, qui manquait d'oxygène. Même sa couleur semblait hésiter entre le sable, la farine et la cendre. » Ah, ça y est, vous voyez…. Et comme sa chère voisine doit se faire opérer de la cataracte, elle lui propose de garder la bestiole qui ne fait que des « crottes toutes petites et très dures. » 
Il ne manquait plus que ça : une tuile de plus ! Un chien ! Que faire de ce fardeau ? L'abandonner ? le laisser crever de faim ? le donner à sa mère ? En attendant, Croquette/Courgette va devoir partager la vie bien sombre de notre quadra qui s'enfonce dans la plus noire des déprimes….
Et... si Croquette/Courgette allait lui changer la vie ? Parfois, il ne faut pas grand-chose pour que tout aille soudain un peu mieux…
Allez, disons-le, je ne suis pas une fanatique des feel good, ça me déprime… Mais quand c'est écrit par Stéphane Carlier, c'est franchement très drôle ! Quel sens de la formule, quel regard juste et décapant sur notre société, quel humour… Je me suis régalée avec ce petit livre piquant, décapant, désespéré, tendre et beau à la fois qui m'a beaucoup, beaucoup fait rire…
Ir-ré-sis-ti-ble…
Une vraie sucrerie… Et c'est pas Croquette/Courgette qui me contredira...
Moi je dis que vous auriez tort de vous en priver !
Lien : http://lireaulit.blogspot.fr/
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SagnesSy
  07 mai 2019
« J'aurais pu intenter un procès à mon enfance, porter plainte contre les années 80. Pour m'avoir induit en erreur, m'avoir fait croire que tout ne basculerait pas, qu'on se méfierait de la technologie, qu'on lirait toujours Aragon, Bukowski, Carson McCullers, que quelqu'un comme Richard Russo serait un peu connu, que l'humanité ne deviendrait pas complètement débile, obsédée par l'argent, le foot, les marques, que nos pires cauchemars resteraient de l'ordre du phantasme. J'aurais dû, je suis sûr que j'aurais touché des dommages et intérêts. »
C'est vrai ça, comment expliquer que Richard Russo ne soit pas plus connu, disons célèbre, que ça ? Baptiste a comme ça de jolies références, enfin je les trouve jolies parce qu'elles sont les miennes aussi, souvent, même si (comme l'auteur) j'ai quelques années de plus que lui. Plus tout jeune non plus de toute façon, le Baptiste, il vient de tourner le 4, et il ne va pas fort. Son troisième roman est un flop, son amoureuse l'a quitté pour leur dentiste, sa mère est pratiquement son seul contact humain. Il perd la notion des jours, de l'hygiène, est obsédé par son classement sur Amazon (catastrophique) et ne sort de chez lui que pour aller espionner son ex. Bref, gros down, remise en question, est-il vraiment un écrivain, tout ça. Et puis sa voisine lui confie son chien, un vieux carlin obèse, pour quelques jours. Et tout change…
Je ne l'ai pas vue passer, cette novella. Engloutie d'une traite, amusée, charmée même par le ton toujours juste de Stéphane Carlier, par sa bonne humeur même dans la panade, par le petit côté fantastique (léger) des plus sympathiques.
Je recommande !
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Zabouille
  01 mai 2019
Un écrivain, il s'appelle Baptiste. Il a écrit un livre qui ne se vend pas. Il surveille très, même trop, régulièrement ses ventes qui sont toujours au plus bas. Décourageant. Et pour couronner le tout, sa femme le quitte pour refaire sa vie avec un dentiste.
« J'avais écrit un livre que personne ne lisait. »
« La femme avec qui j'avais passé six ans de ma vie avait eu l'idée de me quitter quelques mois plus tôt, alors que je mettais la dernière main à mon livre. »
Ce sentiment d'avoir tout perdu le dévore, il s'enfonce et s'enferme dans son studio, bordélique et peu aéré. Il n'a même plus le courage de s'habiller dignement. Plus rien n'a d'importance. Comme démuni, il se rapproche de sa mère. Jusqu'au jour où sa voisine, Mme Halberstadt sonne à sa porte et lui demande un service : garder son chien, Croquette, pendant son hospitalisation.
Baptiste est sonné, il ne manquait plus que ça ! Ayant du mal à refuser, il accepte. Sans jamais se douter de ce qui l'attend…
« Un écrivain à la ramasse récupère un chien magique et sa vie change du tout au tout. »
Dès que l'animal pénètre dans la vie et le monde de l'écrivain, il chamboule tout. Quel est donc ce pouvoir mystérieux qui agit de la sorte et provoque de tels revirements de situation ? Incrédule, Baptiste assiste, ébahi, à ces changements soudains : son livre remonte dans son classement, il fait des rencontres inopinées. Tout lui sourit et il revient à la vie. Emporté par cette frénésie, il reprend sa plume et se remet à écrire… mais l'inspiration ne revient que par à-coups.
« Je n'étais pas un écrivain. Je m'étais trompé. J'avais pris mon amour des livres pour un talent, confondu lecture et écriture, passe-temps et prédisposition. »
Cependant, il ne lâche rien, sentant bien l'envie le regagner et souhaitant profiter de ce regain de positivité prodigué par Croquette.
« Au moins, j'avais un titre. Il m'était venu dès que je m'étais mis au travail. Tomber sept fois, se relever huit. »
Et puis les liens se tissent entre lui et l'animal. Il s'y attache, ces quelques jours passés ensemble ont été magiques. Mais Mme Halberstadt finit par revenir et récupère son compagnon… mais l'aventure ne s'arrête pas là… Cet animal devient l'objet de bon nombre de convoitises…
« Je crois que je vais demander à ma voisine de me donner son chien. »
Un moment de lecture extraordinaire. Rocambolesque. Touchant et très drôle. Ce duo totalement improbable m'a séduite. Difficile de les quitter en fin de lecture. Baptiste qu'on veut serrer fort dans nos bras, et Croquette à qui on veut faire des papouilles sans modération. Voilà dans quel état m'a laissé ce livre. Beaucoup de tendresse et d'humour, un doux cocktail, le temps d'un instant trop court à mon goût, tant j'ai aimé les accompagner.
https://littelecture.wordpress.com/2019/05/05/le-chien-de-madame-halberstadt-de-stephane-carlier/
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LauraLesmotsdesautres
  13 avril 2019
Cette couverture ! Je crois qu'une couverture ne m'a jamais autant donner envie de lire un livre. Un carlin patachon trônant tout simplement sur un fond blanc avec le titre du livre et son auteur en pastille. Simple mais terriblement efficace. J'ai souri. J'ai eu ce petit haussement de lèvres, très léger, mais suffisant pour m'inciter à lire le chien de Madame Halberstadt, le sixième roman de Stéphane Carlier (éditions le Tripode) en librairie dès aujourd'hui. D'ailleurs, je n'ai pas encore réussi à retenir le titre alors quand je dois en parler je m'avance avec cette description : « Mais tu sais le livre avec le carlin sur la couverture ! ». Et la connexion se fait immédiatement dans le regard de mon interlocuteur.
Un récit autobiographique
Stéphane Carlier est-il entrain de nous conter sa propre histoire ? Est-ce un récit autobiographique ? C'est la première question que je me suis posée en abordant ce roman à la première personne. Il y est question d'un écrivain, qui a déjà publié plusieurs manuscrits et qui passe ses journées à consulter le classement de sa dernière parution Entrée dans l'hiver sur le site Amazon. Il fait des listes de choses qui le rendent heureux – Stéphane Carlier aime faire des listes- qui plus est, il adore Billie Holiday tout comme l'auteur. Une succession de petits indices que je vais m'empresser de mettre sous le nez de Stéphane Carlier lors d'une prochaine interview que nous avons programmé cette semaine.
Toujours est-il que le personnage principal, Baptiste Roy, nous est introduit avec un certain nombre de casseroles à son actif : son livre est classé 475 758e dans les ventes Amazon, sa femme Maxine vient de le quitter pour un dentiste poilu, et comble du pathétique, il espionne dès que possible la nouvelle vie de son ex dans la grande et belle maison ultra design du soigneur de caries. Autour de lui, son entourage n'est que réussite. Gilles, son meilleur ami, semble épanoui dans sa vie en compagnie de Chacha une influenceuse bien-être et de ses enfants, son père a refait sa vie avec un autre homme et file le parfait amour. Depuis son jogging Domyos, un cachet de Xanas à la main, Baptiste est clairement en mauvaise posture.
Une véritable comédie théâtrale
Jusqu'à l'arrivée de Croquette – et non Courgette – le carlin de Madame Halberstadt une petite vieille avec les jambes de Gru dans Moi, Moche et Méchant. Cette dernière doit se faire opérer et a besoin que son « petit Baptiste » le lui garde quelques jours. le roman entier tourne autour de l'arrivée de ce chien et de la magie qu'il met sur la route de l'écrivain. Depuis son arrivée, sa vie va mieux et de belles choses arrivent. C'est alors une véritable comédie qui se joue sous nos yeux un peu à la Francis Veber (Le dîner de cons, L'Emmerdeur, La Chèvre). L'auteur joue sur le capitale caricatural de chacun de ses personnages n'hésitant pas à forcer le trait pour nous mener à l'amusement et à la surprise.
La suite de la chronique sur www.lesmotsdesautres.com
Lien : https://lesmotsdesautres.com..
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critiques presse (1)
Lexpress   29 avril 2019
S'il saupoudre cette comédie d'un soupçon de merveilleux, Stéphane Carlier tient bon la barre du réalisme et de l'ironie pour épingler l'époque en général et le milieu de l'édition en particulier.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
claraetlesmotsclaraetlesmots   17 mai 2019
Elle m’a fait comprendre que j’avais de la chance et a continué :
- Les règles ont complètement changé. Aujourd’hui, une nana qui ne sait pas qui est Colette, qui est Gide, qui est Gnest, peut écrire un livre dans sa cuisine, le publier sur Internet et en vendre 100 000. Avant, on respectait la grande intelligence. Même ceux qui ne lisaient pas Hugo ou Balzac les admiraient. Aujourd’hui, on ne se donne même plus cette peine. On a pas d’autres aspiration que de prendre des selfies en faisant des duck faces et on le revendique. L’époque valide l'ignorance, légitime la stupidité. Le monde n’a jamais autant ressemblé un tableau de Jérôme Bosch.
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BazartBazart   10 mai 2019
J’aurais pu intenter un procès à mon enfance, porter plainte contre les années 80. Pour m’avoir induit en erreur, m’avoir fait croire que tout ne basculerait pas, qu’on se méfierait de la technologie, qu’on lirait toujours Aragon, Bukowski, Carson Mc Cullers, que quelqu’un comme Richard Russo serait un peu connu, que l’humanité ne deviendrait pas complètement débile, obsédée par l’argent, le foot, les marques, que nos pires cauchemars resteraient de l’ordre du phantasme. J’aurais dû, je suis sûr j’aurais touché des dommages et intérêts.
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SagnesSySagnesSy   07 mai 2019
J’aurais pu intenter un procès à mon enfance, porter plainte contre les années 80. Pour m’avoir induit en erreur, m’avoir fait croire que tout ne basculerait pas, qu’on se méfierait de la technologie, qu’on lirait toujours Aragon, Bukowski, Carson McCullers, que quelqu’un comme Richard Russo serait un peu connu, que l’humanité ne deviendrait pas complètement débile, obsédée par l’argent, le foot, les marques, que nos pires cauchemars resteraient de l’ordre du phantasme. J’aurais dû, je suis sûr que j’aurais touché des dommages et intérêts.
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SagnesSySagnesSy   07 mai 2019
L’île Marrante n’est ni une île, ni marrante.
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emily90026emily90026   03 mars 2019
Pressée par l’Union européenne, Amazon s’est enfin décidé à dire la vérité. Depuis ce matin, huit heures GMT, le site a mis en place un système extrêmement perfectionné, basé sur les algorithmes et les avis d’experts les plus autorisés, permettant d’évaluer au plus juste les produits qu’il propose. En livres, sans surprise, Marcel Proust tient la corde, avec plus de 20 000 notations, toutes à 5 étoiles. Cervantes et Dostoïevski arrivent derrière, avec respectivement 4,98 et 4,95 étoiles. Certain que cette nouvelle formule ne peut qu’avantager des livres aussi peu commerciaux que les miens, je clique en toute confiance sur la page d’Entrée dans l’hiver. Le roman obtient une note moyenne de 0,001 étoile. Un chiffre si faible qu’il est retiré de la vente, et disparaît de l’écran sous mes yeux. Je hurle, me réveille...
Cauchemar de benzodiazépine.
Les pires.
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Vidéo de Stéphane Carlier
Deuxième partie de notre rencontre avec Stéphane Carlier pour la sortie de "Les perles noires de Jackie O."
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