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EAN : 9782370551931
Éditeur : Le Tripode (04/04/2019)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 104 notes)
Résumé :
Baptiste, écrivain, a connu des jours meilleurs. Son dernier roman a fait un flop, sa compagne l’a quitté pour un dentiste et, à bientôt quarante ans, il est redevenu proche de sa mère. Il passe ses journées à déprimer chez lui en culotte de survêtement molletonné… Jusqu’à ce que Madame Halberstadt, sa voisine de palier, lui demande de garder son chien quelques jours.
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Critiques, Analyses et Avis (55) Voir plus Ajouter une critique
Ladybirdy
  31 mai 2019
Baptiste est un écrivain pour ainsi dire raté, surtout si on se fie au classement des ventes sur Amazon de son troisième roman « Entrée dans l'hiver ». Baptiste écume à la loupe chaque jour et chaque heure ce classement qui lui donne des hauts le coeur. 475 758e, ce n'est pas fameux. Horrible et désespérant pour l'auteur d'Entrée dans l'hiver. Il sombre peu à peu dans une mélancolie et une déprime car à l'insuccès de son roman succède la fin de son histoire avec Maxine, plaqué pour son dentiste. Pauvre Baptiste, seul dans son petit studio de 6 mètres carrés. Sa vie s'apprête néanmoins à changer quand sa voisine, Madame Halberstadt lui demande de garder son chien pour se faire opérer de la cataracte. Mais les chiens pour Baptiste ce n'est pas sa tasse de thé. Il a toujours préféré les chats, plus propres, plus discrets et plus silencieux.
Mais cette idée fixe, c'était avant que Courgette de son vrai nom Croquette ne lui apporte la chance qu'il attend depuis des millésimes.
J'aime beaucoup Stéphane Carlier depuis Les gens sont les gens et ce roman ne déroge pas à la règle. J'ai dégusté un sympathique roman bien écrit où le sourire illumine les pages dans ce délicieux portrait d'écrivain déchu à la recherche d'un peu de chance, d'un peu de bonheur. J'ai beaucoup aimé sa liste de belles choses où il revisite les plaisirs simples et gratuits (un tilleul dans la ville, l'odeur de la baguette grillée, les cartes postales, la neige en ouvrant ses volets, la correspondance de Flauber, les mains des bébés, les mouchoirs à l'eucalyptus, le vent dans les arbres,...)
C'est frais, c'est une belle histoire à hauteur d'homme, une belle histoire canine, une histoire qui donne le sourire et fait du bien.
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Commenter  J’apprécie          826
Bazart
  10 mai 2019
Baptiste pourrait aisément être le héros d'un film de Woody Allen. Quadragénaire plaqué par sa fiancée qui lui a préféré un fringant dentiste, il traine son spleen en vérifiant la non-vente de son troisième roman sur Amazone. « Entrée dans l'hiver » caracole à la 475 758ème places.
Le mot Worst-Seller pourrait-être inventé pour lui. Baptiste occupe aussi quelques soirée à surveiller son ex-moitié qui vit le parfaite amour dans la villa d'une banlieue cossue puis retrouve le lit glacé de son studio de Colombes.
Dans cette vie minuscule et cotonneuse, Baptiste sombre lentement dans la dépression.
Et puis un matin sa voisine, madame Halberstadt lui confie son chien Croquette pour quelques jours. Rien de tel qu'un bon gros Carlin pour retrouver goût à la vie.
Roman drôle et sympa mais pas que...
Vrai « buddy dog novel ». Roman de notre époque qui réinvente avec fantaisie le héros velléitaire attachiant. Roman du quotidien qui sans en avoir l'air capte l'air du temps.
Une écriture douce et acide comme une chanson de Vincent Delerm et ce n'est pas Fanny Ardant qui me contredira.


Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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lucia-lilas
  30 avril 2019
Seul, invisible aux yeux des autres et profondément déprimé : voilà comment se sent le bien mélancolique Baptiste Roy, un pauvre et misérable écrivain dont personne ne lit le tout dernier roman : Entrée dans l'hiver. Trente fois par jour, il consulte avec un peu d'espoir le classement des ventes sur Amazone : mais son texte occupe la 475 758e place, ce qui signifie que 475 757 livres autres que son roman ont été commandés avant le sien. « Un demi-million pratiquement. Les gens avaient préféré se procurer « Enseigner l'éducation physique à nos enfants », un manuel écrit en 1907 par l'abbé François Calot, classé 475 612e, ou « Je suis gugusse, voilà ma gloire », les souvenirs de Micheline Dax, publiés en 1989, classés 474 909e »
Seule sa mère a eu l'extrême gentillesse de lui laisser un commentaire client... sans même penser à s'inventer un pseudo, il est vrai ! Pas plus enthousiaste que ça, Nicole n'a mis que 3 étoiles. « C'est très bien, 3 étoiles ! 5, c'est pour les grands chefs-d'oeuvre. Pour Joyce, Virginia Woolf... »
Ben oui, évidemment…
Baptiste aurait dû écouter les conseils de son éditrice : « Un feel good, voilà ce que tu devrais écrire. Tu le ponds en un mois, tu prends un pseudo, on lui donne un titre à la con, du genre « Il ne faut jamais perdre espoir »- plus c'est gros, plus ça passe- on le sort pour l'été et on en vend 30 000. Ça fera du bien à tout le monde. »
Son histoire d'appartement vide et de famille déportée… ça plombe...
Ah oui, encore une chose : la femme de Baptiste s'est barrée avec Gérard Habib, son dentiste. « Elle partageait la vie d'un romancier sur le point de publier son troisième opus et s'était entichée d'un type qui faisait des détartrages, arrachait des chicots pourris et, à longueur de journée, disait des choses comme « Essayez de manger du côté gauche à midi » ou « Les implants, c'est mal remboursé en général. » » Il vit dorénavant en survêt molletonné Domyos, ne se brosse plus les dents ni le reste…. Quant aux cinq fruits et légumes par jour….
Sur ce , « Mme Halberstadt a sonné à la porte. » Mme Halberstadt et... son chien, un carlin…
Vous voyez ce que c'est, un carlin ? Des « yeux sortant légèrement de leur orbite, un bout de langue à l'air libre, des pattes ridicules, une absence de cou. Il n'y avait rien de normal chez cet animal, tout en lui était trop gros ou trop petit. Sa respiration, courte et très sonore, était celle d'un être chétif, modifié, qui manquait d'oxygène. Même sa couleur semblait hésiter entre le sable, la farine et la cendre. » Ah, ça y est, vous voyez…. Et comme sa chère voisine doit se faire opérer de la cataracte, elle lui propose de garder la bestiole qui ne fait que des « crottes toutes petites et très dures. » 
Il ne manquait plus que ça : une tuile de plus ! Un chien ! Que faire de ce fardeau ? L'abandonner ? le laisser crever de faim ? le donner à sa mère ? En attendant, Croquette/Courgette va devoir partager la vie bien sombre de notre quadra qui s'enfonce dans la plus noire des déprimes….
Et... si Croquette/Courgette allait lui changer la vie ? Parfois, il ne faut pas grand-chose pour que tout aille soudain un peu mieux…
Allez, disons-le, je ne suis pas une fanatique des feel good, ça me déprime… Mais quand c'est écrit par Stéphane Carlier, c'est franchement très drôle ! Quel sens de la formule, quel regard juste et décapant sur notre société, quel humour… Je me suis régalée avec ce petit livre piquant, décapant, désespéré, tendre et beau à la fois qui m'a beaucoup, beaucoup fait rire…
Ir-ré-sis-ti-ble…
Une vraie sucrerie… Et c'est pas Croquette/Courgette qui me contredira...
Moi je dis que vous auriez tort de vous en priver !
Lien : http://lireaulit.blogspot.fr/
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fertiti65
  21 décembre 2019
Très joli roman que j'ai lu avec plaisir. Drôle et inventif surtout sur la fin.
Mais commençons par le début en vous racontant l'histoire : Baptiste, la quarantaine, un écrivain raté se lamente, en regardant chaque jour son classement des ventes sur Amazon, il est très très loin des premières ventes. de plus, Maxine, sa petite amie, lui déclare qu'elle le quitte pour vivre avec leur dentiste. C'est sûr, il y a de quoi être en dessous de tout. Mais sa voisine Mme Halberstadt, lui demande de garder son chien, un carlin ou bouledogue français, car elle va se faire opérer et restera à l'hôpital une semaine. Baptiste n'est pas vraiment enchanté mais cède à la vieille dame.
Je vous laisse découvrir la suite rocambolesque et fantaisiste de ce roman.
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alexb27
  01 juin 2019
J'ai passé un agréable moment avec ce roman qui raconte comment un chien change la vie d'un écrivain légèrement dépressif tout en dénonçant mine de rien notre société hyper connectée. Un récit allègre et drôle.
Commenter  J’apprécie          252


critiques presse (2)
LeMonde   17 juin 2019
Tendre et désopilant, ce roman burlesque s’amuse de tout sans jamais se moquer de rien.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Lexpress   29 avril 2019
S'il saupoudre cette comédie d'un soupçon de merveilleux, Stéphane Carlier tient bon la barre du réalisme et de l'ironie pour épingler l'époque en général et le milieu de l'édition en particulier.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
MontanaMontana   15 octobre 2020
Dans mon esprit, la célébrité arrivait après avoir peint Guernica ou découvert la pénicilline, pas après la mise en ligne d'une vidéo vantant les mérites d'un gloss à paillettes.
Commenter  J’apprécie          40
AifelleAifelle   09 octobre 2020
J'aurais pu intenter un procès à mon enfance, porter plainte contre les années 80. Pour m'avoir induit en erreur, m'avoir fait croire que tout ne basculerait pas, qu'on se méfierait de la technologie, qu'on lirait toujours Aragon, Bukowski, Carson McCullers, que quelqu'un comme Richard Russo serait un peu connu, que l'humanité ne deviendrait pas complètement débile, obsédée par l'argent, le foot, les marques, que nos pires cauchemars resteraient de l'ordre du phantasme. J'aurais dû, je suis sûr que j'aurais touché des dommages et intérêts.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
LadybirdyLadybirdy   31 mai 2019
–Il a l’air en forme pour douze ans… Comment il s’appelle ?
Trou. Black-out. Hiver islandais. Impossible de me rappeler le nom de ce chien que j’avais dû entendre deux fois dans la bouche de Mme Halberstadt. Je me souvenais qu’il commençait par C et ressemblait à courgette, mais rien de plus. Un maître hésite rarement quand on lui demande le nom de son chien et comme je voulais qu’elle pense qu’il m’appartenait, j’ai répondu :
–Courgette.
–Courgette ?
–Oui.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          232
BazartBazart   10 mai 2019
J’aurais pu intenter un procès à mon enfance, porter plainte contre les années 80. Pour m’avoir induit en erreur, m’avoir fait croire que tout ne basculerait pas, qu’on se méfierait de la technologie, qu’on lirait toujours Aragon, Bukowski, Carson Mc Cullers, que quelqu’un comme Richard Russo serait un peu connu, que l’humanité ne deviendrait pas complètement débile, obsédée par l’argent, le foot, les marques, que nos pires cauchemars resteraient de l’ordre du phantasme. J’aurais dû, je suis sûr j’aurais touché des dommages et intérêts.
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emily90026emily90026   02 mars 2019
Les règles ont complètement changé. Aujourd’hui, une nana qui ne sait pas qui est Colette, qui est Gide, qui est Genet, peut écrire un livre dans sa cuisine, le publier sur internet et en vendre 100 000. Avant, on respectait la grande intelli-gence. Même ceux qui ne lisaient pas Hugo ou Balzac les admiraient. Aujourd’hui, on ne se donne même plus cette peine. On n’a pas d’autre aspiration que de prendre des selfies en faisant des duck faces et on le revendique. L’époque valide l’ignorance, légitime la stupidité.
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