AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782749166483
256 pages
Éditeur : Le Cherche midi (14/10/2021)
4.03/5   16 notes
Résumé :
Dans une petite église de Saône-et-Loire, on enterre Serge Blondeau et ils ne sont pas nombreux à avoir fait le déplacement. Il y a Gilberte, sa mère, qui s’apprête à faire une annonce importante, Brigitte, sa sœur, qui compte les heures avant son retour en région parisienne, Bernard, son beau-frère, qui aimerait récupérer les quatre cents francs qu’il a prêtés au défunt en 1998, et une poignée d’autres. Il faut dire que Serge n’avait rien d’inspirant. Un homme qui ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
4,03

sur 16 notes
5
3 avis
4
6 avis
3
1 avis
2
1 avis
1
0 avis

Ladybirdy
  24 octobre 2021
Qui ne s'est pas demandé un jour qui serait là à notre enterrement ? Peut-on mesurer notre importance sur la paire d'yeux humides se posant sur notre caveau ?
Serge, le jour de son enterrement, ils ne seront qu'une demi douzaine. On ne peut même pas cracher ici sur ce fichu virus empêchant les gens de se retrouver une dernière fois. Pour Serge, pas de chance, c'est la grève de la poste qui est en cause. Sa mort est restée sous silence. Alors il faudra faire avec le minimum syndical, sa femme Arlette avec son yorkshire Elvis, sa mère Gilberte , sa soeur Brigitte et son mari Bernard et ma foi, les préposés des pompes funèbres. Ça ne fait pas grand monde. Et pourtant ce maigre butin de l'au-revoir vont nous en faire voir de toutes les couleurs. T'en as pensé quoi Serge de ton enterrement ?
Stéphane Carlier nous emmène dans les coulisses funéraires, la où certains s'endorment à l'église, d'autres se demandent comment récupérer quelques euros avancés au défunt, on repense à Serge. L'un le trouvait minable, d'autres pourtant l'aimait. Surtout ceux qui ont pris le temps pour lui. Serge c'était l'homme qui aimait La tendresse de Guichard, souvent incompris et pourtant si attachant.
« La Tendresse est probablement la chanson la plus triste du répertoire français. L'écouter dans un corbillard garé devant le cimetière, un lundi après-midi, sous un ciel menaçant, relève de l'exploit. Ça pourrait faire l'objet d'une épreuve olympique. »
On rit du misérabilisme de cette famille tantôt matérialiste, tantôt nombrilliste, on s'émeut de ceux qui veulent défendre la mémoire d'un mort. Puis on se rassure aussi de vivre une petite vie tranquille même dans une roulotte, même chauffeur pour vieillards parce que tant qu'il y a du bonheur, c'est sur ces petites gens que la lumière se pose.
Stéphane Carlier réussit très bien à dépeindre la médiocrité humaine dans un caveau rempli de fleurs. Avec humour, légèreté et beaucoup d'intelligence.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          852
Bookycooky
  23 octobre 2021
Aaah Gilberte, quelle perte ! Son fils Serge est dans son cercueil, elle dans ses pensées. Sa fille Brigitte et son gendre Bernard débarquent aux obsèques. Ces deux là grande voiture, grand pavillon , grand sourire, mais à l'intérieur ça ne parle et pense qu'à l'argent, la preuve le gendre est venue récupérer de la veuve la petite somme qu'il a autrefois prêté à Serge.....
Au total douze personnes aux funérailles de celui que sa soeur considère un raté. Domicile, un mobile home, compagne, une femme de ménage et boulot, chauffeur de minibus d'un Ehpad, une honte pour la soeur qui se rêve en Diane von Fürstenberg, DVF pour les intimes, mais doit se contenter d'être Brigitte Couchoux, pouah ce nom qui ressemble à un éternuement 😁!
Le temps des obsèques qui vont s'étirer dû aux imprévus , à travers un roman choral Carlier nous plonge dans les coulisses du théâtre de la vie et de ses personnages. La mère, la soeur, la compagne, le personnel des pompes funèbres, l'ami, la nièce......chacun va nous dévoiler son intime en public ou en privé.
Malheureusement je suis déçue par ce livre, du déjà vu et déjà lu à l'humour fade et par moment grossier, pas vraiment à mon goût. Les formules de la vraie richesse dans la vie, les déclarations de Gilberte, la nièce et les réseaux sociaux , les confessions de la compagne....trop de clichés , les connotations érotiques frisant le vulgaire, la métamorphose et le revirement de la fin, même si j'adore les Happy End, ici peu convaincantes, et pour finir les personnages le Serge compris, peu attachants. Bref rien de passionnant pour moi dans ce livre.« Il faut reconnaître que la vie a un sacré sens de l'humour»nous dit Carlier,malheureusement je ne peux affirmer de même pour lui 😊!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          762
Ptitgateau
  20 octobre 2021

D'abord il y a Serge, celui qui rassemble, celui dont on découvre la vie passée, par petites touches, celui que l'auteur dévoile au fil du livre, celui autour duquel se forme cette « communauté » d'un jour, peut-être plus, celui qu'on a aimé, ou pas...
Et puis il y a Gilberte, celle qui apitoie, qui a perdu son fils, qui a des choses à dire, des choses bien intéressantes pour une partie de la famille qui arrive, qui l'entoure, certainement pas par compassion, Gilberte, proche d'Arlette, le grand amour du défunt, elle qui ressent un grand vide à présent, qui ne demandait pas la richesse, et puis il y a la soeur de Serge, son époux et leur fille Garance, dont on découvrira les préoccupations et les travers, et pour finir, on fera connaissance de Romain et Jean-Pierre, employés des pompes funèbres, membres actifs de cette communauté, et de Dédé, ami de Serge, observateur de ces gens-là, qui avec Brigitte, livrera d'intéressantes précisions sur la vie du disparu.
On s'apitoiera sur le sort de cet homme bien peu entouré à l'occasion de son dernier voyage, le journal n'ayant pas publié d'avis de décès pour cause de grève, on s'amusera du comportement des participants, on appréciera les pensées vagabondes de chacun durant la cérémonie, on sourira en vivant avec l'assemblée, quelques péripéties qui pimentent une réunion de personnes sensées montrer un certain recueillement et oublier pour quelques heures, ce qui fait leur vie et leurs soucis du moment, on abordera la phase finale de l'événement et l'après avec non pas un, mais plusieurs dénouements liés à quelques protagonistes qui prendront des chemins différents.
L'auteur, tel un photographe, nous offre une photo de groupe, et ne se contente pas de prendre une masse d'individus, il exerce son art en zoomant sur chacun, en s'arrêtant sur des comportements, en constituant un état des lieux de notre société bien représentée par ce groupe d'humains qui se côtoient et que les circonstances rassemblent, amènent à communiquer, à se tolérer, à s'entraider. Il nous offre un bel album de photos, à bien regarder si l'on souhaite observer l'évolution de chacun entre le début et la fin de ce roman capable de happer le lecteur.
Lien : https://1001ptitgateau.blogs..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          726
LePamplemousse
  10 octobre 2021
Je n'aurais jamais cru que lire un roman qui se déroule pendant un enterrement puisse être aussi gai, drôle et émouvant !
Bien que le Serge en question soit sagement allongé dans son cercueil, l'auteur nous le rend vivant, et on à l'impression qu'il veille sur chacun des protagonistes.
Car Serge est vraiment un drôle de gars : un pauvre gars qui a tout raté dans la vie selon sa soeur, un loser pas fichu de rembourser ses dettes pour son beau-frère, un oncle original pour sa nièce, un bon pote pour son vieux copain, ex-taulard, le gentil conducteur du bus de l'EHPAD, un voisin sympa, un fils attentionné pour sa vieille mère, un amoureux maladroit mais aimant pour sa compagne….
En somme que sait-on vraiment des gens ?
Serge était un homme avec une vie très chaotique, remplie de bonnes et moins bonnes choses, mais surtout des errances et des emmerdes.
On va suivre les péripéties liées à cet enterrement pas comme les autres, et chaque personnage va apporter un élément pour mieux comprendre ce qu'était la vie de Serge, ce gars anonyme mais qui fait désormais partie de ma vie.
J'ai adoré ce roman qui m'a fait rire, qui ma émue, qui m'a étonné et qui m'a remué le coeur.
Je n'avais jamais lu de roman de cet auteur, mais je crois que je vais rattraper cette lacune rapidement.
Je remercie chaleureusement Babelio et les éditions Le Cherche-Midi pour cet envoi.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          441
sabine59
  12 octobre 2021
J'ai dit oui tout de suite quand Babelio m'a proposé un nouveau livre de Stéphane Carlier, ceux que j'ai déjà lus m'ont tellement réjouie! Ils ne sont pas très fréquents, les romans qui déclenchent des fous-rires...Mais pas que...
Un enterrement qui est source de situations drolatiques et rocambolesques, ce n'est pas courant non plus.Cela m'a rappelé quand même un passage hilarant de " Dans les prairies étoilées" de Marie-Sabine Roger, auteure à l'humour corrosif aussi.
Donc, comme le titre l'indique , Serge est mort. Son entourage est là, et les points de vue de chacun divergent à son propos. Vu comme un bon à rien qui a raté sa vie par sa soeur, son beau-frère, aimé sincèrement par sa compagne perdue sans lui, admiré par une dame chez qui il jardinait, bref, tout un kaléidoscope de sentiments contradictoires se déversent en l'évoquant.
Vous ne voyez rien d'amusant à cela et vous demandez pourquoi j'ai tant ri? C'est que Stéphane Carlier nous raconte les événements et nous livre les pensées des personnages avec un humour ravageur, un sens du comique admirable. Quelques exemples, juste pour vous mettre en appétit, si l'on peut dire : le corbillard se retrouve à un moment donné à moitié dans l'eau, avec bien sûr le cercueil dedans... le portable de la veuve se déclenche brutalement sur une chanson de Sardou" Les lacs du Connemara" à l'église...
Mais ne pensez-pas que le roman se résume juste à une succession de gags, si réussis soient-ils. L'intérêt serait moindre et s'émousserait au fil de la lecture. Non, le rire est proche aussi des larmes, l'émotion est fort présente, la fin particulièrement nous touche. L'auteur porte un regard tendre, empli d'humanité sur ses personnages et leurs faiblesses. On en vient même à presque apprécier ceux qui nous énervaient le plus...
Alors, prêts pour une histoire déjantée, chaleureuse, pétillante ? Je l'espère, car ce livre vous apportera un beau moment de joie!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          375

Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
LadybirdyLadybirdy   21 octobre 2021
La profession de croque-mort est à recommander aux personnes déprimées parce qu’être confronté chaque jour au malheur d’autrui est un moyen efficace d’échapper au sien.
Commenter  J’apprécie          350
PtitgateauPtitgateau   18 octobre 2021
Pourquoi les riches en veulent toujours plus ? Ça ne les rendra pas immortels. Surtout qu’on le sait bien, tous les anciens braqueurs vous le diront - et ce sont des gars qui ont brassé des millions d’Euros : le blé, c’est un mensonge qu’on se raconte à soi même. La vrai richesse, on l’a en se promenant en bord de Saône au début de l’automne, en sentant le parfum du forsythia dans l’air du soir, en faisant rire ou frémir un gamin à qui on lit une histoire. C’est dans ces moments là qu’on est vraiment puissant.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          292
luocineluocine   19 octobre 2021
« La tendresse » est probablement la chanson la plus triste du répertoire français. L’écouter dans un corbillard garé devant un cimetière, un lundi après-midi, sous un ciel menaçant, relève de l’exploit. Ça pourrait faire l’objet d’une épreuve olympique.
Commenter  J’apprécie          60
luocineluocine   19 octobre 2021
Je falsifiais . Des fiches de paie, des diplômes, des reçus. C’est mon côté artiste. j’avais fait les beaux-arts à bordeaux. Sauf qu’au lieu de copier Vélasquez ou Rembrandt, je faisais des faux bulletins de salaire. Des bouteilles de vin, aussi. J’en ai fait un paquet. Des fausses étiquettes de grands crus, des faux cachets de cire. Les types mettaient de la piquette dedans, personne faisait la différence, les caisses partaient à des prix que vous n’imaginez pas.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
luocineluocine   19 octobre 2021
Ses parents s’apprêtent à lui payer une école de dessin en plein cœur de Paris à neuf mille balles de frais de scolarité mais c’est Arlette qui est « trop cool » avec son clafoutis. franchement, y a des baffes qui se perdent.
Commenter  J’apprécie          31

Videos de Stéphane Carlier (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Stéphane Carlier
Deuxième partie de notre rencontre avec Stéphane Carlier pour la sortie de "Les perles noires de Jackie O."
Notre sélection Littérature française Voir plus
Livres les plus populaires de la semaine Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Compléter les titres

Orgueil et ..., de Jane Austen ?

Modestie
Vantardise
Innocence
Préjugé

10 questions
17220 lecteurs ont répondu
Thèmes : humourCréer un quiz sur ce livre

.. ..