AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2290120235
Éditeur : J'ai Lu (06/01/2016)

Note moyenne : 3.41/5 (sur 70 notes)
Résumé :
Stockholm, fin de l'été 2013. Une jeune droguée, Rebecca Salomonsson, est abattue dans un foyer pour femmes. Trois étages plus haut, dans son appartement, Leo Junker est réveillé par les lumières des voitures de police. Flic, il travaille aux affaires internes, la division la plus mal vue, celle des "rats" qui enquêtent sur leurs collègues. Suspendu depuis "L'affaire Gotland", au cours de laquelle il a commis une erreur qui a coûté la vie à un policier, rongé par la... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (47) Voir plus Ajouter une critique
carre
  14 avril 2015
Un grand merci à Babelio et aux éditions Ombres Noires pour la découverte de cet auteur suédois.
Et la découverte fut belle, car c'est sur canevas plutôt original que Christoffer Carlsson nous embarque dans les artères de Stockholm. Avec tout d'abord, un flic Léo Juncker, pas forcément sympathique de prime abord , qui se retrouve au coeur de l'enquête après la découverte d'une jeune junkie assassinée dans l'immeuble ou il habite. Par petites touches, l'intrigue s'installe avec un sentiment de malaise qui va crescendo, un jeu du chat et de la souris bien mené, tendu à souhait. Passé et présent s'entrecroisent avec une belle habilité. On pourra reprocher une fin un peu trop évidente, mais c'est suffisamment bien écrit pour y trouver un plaisir certain.
Commenter  J’apprécie          610
LePamplemousse
  29 mars 2015
Une plongée dans les quartiers difficiles de Stockholm, ça vous tente ?
Le personnage principal de ce roman noir est un jeune policier qui travaille aux affaires internes, c'est à dire le service qui enquête sur les pratiques des policiers, ce n'est donc pas le service qui fait le plus rêver ni celui dans lequel on a envie de se faire des amis.
Et ça tombe bien vu que Leo Junker, n'en a pas des masses des amis..
Il est d'ailleurs provisoirement suspendu de son poste suite à une grosse bavure, et il passe le plus clair de ses journées et surtout de ses nuits à boire de l'absinthe et à traîner sa dépression dans les rues.
Un meurtre va avoir lieu dans son immeuble et il va y fourrer son nez, au risque d'y perdre des plumes voire de s'y perdre tout entier.
Plus qu'un roman policier, il s'agit ici d'un roman noir, avec un ambiance très sombre duquel les souvenirs remontent peu à peu à la surface comme provenant d'un puits profond.
On a l'impression, tout comme Leo, de s'enfoncer à chaque page dans un bourbier épais, gluant, dont on n'est pas certain de pouvoir ressortir et donc les ramifications semblent dater de très très loin dans le passé.
L'écriture semble lente, il n'y a pas vraiment d'actions rapides ni de suspense insoutenable, on a la sensation d'avoir le cerveau embrumé, comme le héros qui passe son temps à consommer des cachets et à descendre des verres d'alcool.
La fin est assez prévisible, du moins pour les lecteurs habitués à lire du polar, mais cela n'a pas gâché mon plaisir.
Un grand merci à Babélio et aux Editions Ombres noires pour cette découverte assez originale et un peu dérangeante.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          490
mesrives
  20 mai 2016
"Je traîne devant la porte, comme je le faisais il y a un paquet d'années. Sauf que ce n'est pas ta porte, tu n'es pas ici. Tu n'es plus ici depuis longtemps. Je le sais parce que je te suis. Je suis seul ici. Et je ne suis même pas réellement ici. Tu ne me connais pas. Personne ne me connaît. Plus maintenant. Personne ne sais qui je suis."
Ce texte s'adresse à Léo Junker mais il ne le sait pas encore.
Léo Junker, inspecteur mis au rencard suite à une affaire qui a mal tourné. shooté depuis au Serax (oxazépam), va être obligé de sortir de sa torpeur pour affronter la réalité qui va le conduire vers son passé...vers un visage familier, un ami de jeunesse, surnommé Grim autrefois mais devenu à présent l'homme invisible de Salem.
L'élément déclencheur: la découverte d'un collier dans la main d'un cadavre sur la scène du crime... qui a eu lieu deux étages plus bas que chez Léo, dans le foyer pour femmes en détresse.
Etrange, notre inspecteur aux tendances paranoïaques s'interroge, sa sensation d'être suivi se confirme. Et ce collier, tel un talisman le ramène au temps de son adolescence, à la saison de son premier amour partagé avec Julia Grimberg, la soeur de son ami Grim.
Un roman noir, sombre qui se déroule en partie dans un des quartiers défavorisés de Stockholm, Salem, et une autre dans un quartier underground de la capitale.
Un roman d'ambiance où le lecteur traverse des zones embrumées en partageant les doutes et les malaises de Léo grâce à une écriture qui permet le floutage des deux voix narratives et des deux temps du récit.
L'intérêt de ce livre réside, à mes yeux, aux thématiques évoquées.
Pour moi, ce roman est un récit sur les conséquences de la perte, du deuil, de la béance, de la douleur qu'entraîne la disparition d'un être cher qu'elle soit celle d'un enfant à naître, d'une soeur partie trop tôt... sur les blessures, les fêlures, les séquelles qu'elle crée.
Les deux protagonistes,Léo et Grim, les ont subi, traversé chacun à leurs manières avec leurs propres armes.
Un récit sur l'amitié, et le désamour.
Un récit sur l'égalité des chances ou plutôt l'inégalité de celles-ci.
Un récit sur l'identité, notamment sa construction et sa reconnaissance. En quoi sommes nous uniques?
Une empreinte digitale? Un tatouage? Une histoire?
Bref, j'ai bien aimé le syndrome du pire qui ne tient pas seulement à la résolution de l'intrigue, qui va au delà du suivi de l'enquête (celle-ci paraît presque secondaire) et mets en avant le mal être de l'inspecteur et l'évolution de la psychologie des protagonistes.
Je regrette seulement que la quatrième de couverture nous indique qu'il s'agisse d'une première enquête de Léo
Junker, le dénouement en est moins surprenant. Par contre, nous savons donc que nous retrouverons Léo dans un autre opus (et ça c'est une bonne nouvelle) car si j'ai bien été informée il s'agit d'une trilogie composée par ce jeune auteur suédois Christoffer Carlsson.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          370
Ellane92
  07 avril 2015
Leo Junker est un policier, en arrêt après une bavure. Sa mission d'infiltration aux affaires internes s'est soldée par un fiasco, et il a été lâché par sa hiérarchie. Rongé par la culpabilité, attendant une possible réintégration, il se traine entre son appartement et le BAR, un endroit où l'absinthe coule à flot au milieu de nulle part.Il se remémore son adolescence à Salem, dans la banlieue de Stockholm, et son étrange rencontre avec le non moins étrange Grim.
Une nuit, Léo est réveillé par les lumières des gyrophares de la police. Une jeune prostituée toxicomane qui fréquentait le foyer situé dans son immeuble est retrouvée morte dans un lit, abattue d'une balle dans la tête. C'est un meurtre étrange au vu du profil de la morte. Perdu entre les médicaments qu'il prend et l'absinthe qu'il boit, Léo sent bien que quelque chose le turlupine dans ce meurtre. D'ailleurs, quel était cet objet qui brillait dans les mains de la morte ?
Bien plus qu'un roman policier ou un thriller, le syndrome du pire est avant tout un roman noir au rythme hypnotique, construit avec beaucoup de maitrise par Cristoffer Carlsson. La Suède que l'on cite régulièrement en exemple aux informations (pays démocratique, prix de l'excellence, etc) en prend pour son grade, entre ses quartiers peu reluisants et sa misère sociale.
Le récit alterne entre l'enquête menée par Leo concernant le meurtre de la prostituée et son adolescence à Salem, banlieue pauvre et "difficile". La grande force de ce livre, de mon point de vue, consiste à nous immerger dans le quotidien d'un jeune garçon, ni pire ni meilleur que les autres au vu des conditions pas simples dans lesquels il vit, et de nous montrer, par son regard, comment un autre jeune homme, un type étrange mais sympathique, va petit à petit commencer la dégringolade qui va le faire déraper à moment donné de l'autre côté de la raison, et ce de façon franchement crédible (Carlsson n'est pas diplômé en criminologie pour rien). Sans effet sanguinolents, sans trash, avec une histoire racontée au présent de l'indicatif et au je narratif, le syndrome du pire nous invite à patauger en même temps que Leo dans une histoire sombre et boueuse, à tatonner, à comprendre petit à petit de quoi cette histoire retourne, avec un suspense qui augmente graduellement.
Ce livre, qui prend son temps et tire son originalité non de l'histoire en elle-même (on voit bien où l'auteur nous emmène) mais de la façon dont on construit des criminels, est une vraie belle découverte, pour laquelle je remercie les éditions Ombres Noires et Babelio.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          370
Crossroads
  10 avril 2015
Leo Junker, flic aux affaires internes, doit avoir Jupiter dans le trigone de Neptune.
Après avoir royalement fait foirer l'enquête Gotland et accessoirement occasionné la perte de l'un de ses collègues, vl'à t'y pas qu'au sein même de son immeuble, une junkie vient fraîchement d'être étendue pour le compte. A priori, rien d'extravagant, n'était un méchant détail titillant furieusement notre aimant à scoumoune.
Elu roman policier de l'année en Suède.
La jaquette est prometteuse, trop, peut-être...
Le syndrome du pire m'a fait l'effet d'un polar Kiss Cool.
Premier effet, un démarrage placide, limite poussif.
Les polars suédois sont rarement comparables à la franchise Fast and Furious mais accrochent généralement un lecteur qui ne demande qu'à se laisser mener par le bout de son petit nez mutin. En cela, Mankell et son taciturne inspecteur Wallander, sont pour moi incomparables.
Ici l'enquête débute piano piano, on est pas loin du tête-à-queue. Pour un piano, rien d'anormal en soi me direz-vous.
Puis survient le double effet Kiss Cool.
Un tournant véritablement passionnant lorsque notre chat noir de héros se met à évoquer son enfance et notamment ces délicieux moments passés en la compagnie de son unique pote, John Grimberg, et de sa sublime frangine, Julia.
Inutile de préciser qu'une jeunesse passée à Salem tient bien plus de l'enfer que du paradis.
La mécanique devient dès lors parfaitement huilée. Carlsson légitimise enfin ce faux rythme précédemment honni en effectuant des ponts réguliers entre passé et présent et permet ainsi à son puzzle diabolique de parfaitement s'assembler sous nos yeux ébaubis.
Le syndrome du pire, passé le premier moment de stupeur, possède finalement toutes les qualités requises pour s'affirmer comme un très bon polar !
Un grand merci à Babelio et aux éditions Ombres Noires pour la découverte de ce nouvel auteur à suivre.
3.5/5
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          396
Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
mesrivesmesrives   11 mai 2016
Je ne suis pas très observateur, mais il est rare que des hommes fréquentent le centre d'hébergement. Ils ont d'autres endroits où aller. Les femmes, en revanche, n'ont pas beaucoup de choix en matière d'hébergement, puisque la plupart des centres refoulent les toxicomanes et les prostituées. Les femmes ont généralement le droit d'être l'une ou l'autre, mais pas les deux. Le problème, c'est que la plupart des femmes sont les deux. Chapmansgarden fait exception, ce qui signifie que beaucoup de femmes s'y réfugient. Il n'y a qu'une seule règle pour être autorisé à y entrer : ne pas porter d'arme. C'est une attitude généreuse.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          91
namelessnameless   13 avril 2015
Parfois, je vois des gens, des couples qui se tiennent par la main. Ils ont l'air heureux, rient comme si aucun problème ne troublait leur vie, comme s'ils n'avaient jamais rien perdu et ne se perdraient jamais. Si seulement, ils savaient à quelle vitesse cela peut se produire. Moi, je le sais. Et toi aussi, n'est-ce pas ?

Page 273 - Ombres noires
Commenter  J’apprécie          140
mesrivesmesrives   15 mai 2016
Je suis dehors, sous un ciel nuageux, et je prends plusieurs inspirations profondes. Ma tête tourne et j'ai la nausée. J'ai du mal à respirer. Il y a tellement longtemps que je n'ai pas pensé à elle. Elle m'a parfois rendu visite, tel un fantôme. Certaines nuits.
Commenter  J’apprécie          170
namelessnameless   10 avril 2015
Cette ville a quelque chose de particulier. Quelque chose dans la manière dont la serveuse d'espresso sourit au client bien habillé, mais à personne d'autre ; quelque chose dans les coups de coude qu'on encaisse dans le métro. Quelque chose dans notre habitude de toujours éviter de croiser les regards, histoire de ne pas nous voir les uns les autres.

Page 111 - Ombres noires
Commenter  J’apprécie          80
mesrivesmesrives   13 mai 2016
L'artiste tatoueur est l'équivalent du coiffeur du quartier de monsieur Tout-le-monde: sa profession l'amène à en savoir beaucoup sur les habitudes de ses clients.
Commenter  J’apprécie          150
Videos de Christoffer Carlsson (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christoffer Carlsson
Christoffer Carlsson, criminologiste et auteur suédois de romans policiers nous présente son prochain roman à paraître aux Editions Ombres noires, le syndrome du pire. Élu meilleur roman policier en Suède en 2013 et finaliste du prestigieux Glass Key Award 2014, c'est un véritable chef d'oeuvre qui s'apprête à envahir les tables de librairie!
autres livres classés : littérature suédoiseVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
1797 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre
.. ..