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Odile Rousseau (Traducteur)
ISBN : 274361918X
Éditeur : Payot et Rivages (01/04/2009)

Note moyenne : 3.24/5 (sur 25 notes)
Résumé :

Un jour, Giorgio rencontre une femme dans un bar. Au premier abord, il ne la reconnaît pas. Puis les souvenirs affluent et il se retrouve plongé des années en arrière, en 1989 à Bari.C'est l'année du massacre de la place Tian'anmen et de la chute du mur de Berlin. A vingt-deux ans, Giorgio achève son droit. II vient de la petite bourgeoisie et s'est fiancé à une étudiante en médecine issue d'un milieu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
mireille.lefustec
  27 janvier 2018
Il passato è una terra straniera.
Comment un jeune homme de bonne famille bourgeoise, étudiant modèle, se laisse entraîner , en mauvaise compagnie, à jouer des parties de cartes truquées et à ne pas pouvoir arrêter.
S'ensuivra une lente mais inexorable descente aux enfers.
Une histoire émouvante sur l'amitié et la trahison.
En parallèle, les carabiniers enquêtent sur une série de violences mystérieuses.
Le style est sec, la prose sobre et rigoureuse pour rendre l'ambiance, les situations et les sensations éprouvées.
C'est un histoire intéressante avec des personnages convaincants.
Commenter  J’apprécie          170
Godefroid
  02 octobre 2015
Une histoire de domination, de manipulation. le jeune et charismatique Francesco embarque dans sa dérive un étudiant en droit à qui tout souriait. Giorgio Cipriani est pourtant un garçon intelligent et sensible, mais la fascination que le brillant Francesco exerce sur lui inhibe complètement tous les réflexes vitaux qui pourraient l'extraire de cette emprise malsaine. C'est la descente infernale, marche après marche.
Une autre histoire, une histoire de viols, en série. le salaud prend garde à ne laisser aucune de ses victimes voir son visage. Et les carabiniers sèchent complètement. La haute hiérarchie policière met une pression terrible sur le jeune lieutenant chargé de l'enquête, Giogio Chiti. Il faut très rapidement trouver un coupable...
Ce troisième roman de Gianrico Carofiglio traduit en français chez Rivages, sans le sympathique avocat Guido Guerrieri qui a tenu l'affiche dans les deux premiers, est, cette fois-ci, une réussite presque totale. L'auteur affirme ici les grandes qualités que l'on trouvait déjà dans "Témoin involontaire" et "Les yeux fermés" : un style direct, sans emphase, mais néanmoins empreint d'une grande sensibilité.
Le récit alterne de façon irrégulière des chapitres à la première personne (c'est Giorgio Cipriani qui raconte), et d'autres à la 3e personne consacrés aux progrès de l'enquête policière. Les parties consacrées à Giorgio et Francesco sont les plus remarquables. La faiblesse du caractère de Giorgio le précipite dans des actions de plus en plus mauvaises ; cette vulnérabilité permet au mécanisme d'inhibition de son sens moral, pourtant bien présent, de fonctionner à plein. L'écriture à la première personne donne au lecteur toute l'intensité des émotions contradictoires qui animent le jeune Giorgio à chaque fois qu'il franchit un nouveau cap.
Forcément, la partie "procedural" de l'ouvrage est plus distante. L'auteur nous fait tout de même pénétrer l'intimité du Lieutenant Giorgio Chiti, sorte d'alter ego de l'autre Giorgio, en dévoilant notamment certains aspects très déterminants de son caractère et de sa vie privée. Là réside le seul bémol qui m'empêche de voir dans ce roman le chef d'oeuvre qu'il aurait pu être : concernant Chiti, Carofiglio en dit trop ou pas assez. le personnage n'est qu'à moitié creusé, et il le laisse ainsi à la fin de l'ouvrage. Un "défaut" tout de même mineur : ce roman splendide et captivant de bout en bout laisse finalement une profonde empreinte.
Et puis, cerise sur le gâteau, ce titre, vraiment superbe. Illustration de la terrible perspective que le court chapitre final construit en réponse aux deux pages énigmatiques du début.
Traduction parfaite d'Odile Rousseau, à peine entachée par les quelques coquilles que Rivages laisse encore traîner dans l'ouvrage.
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sylvaine
  06 décembre 2014
il est des polars qu'une fois terminé vous vous dépêchez d'oublier !! le passé est une terre étrangère de Gianrico Carofiglio fait partie de ceux là
Giorgio fait du droit, c'est un étudiant brillant , en avance dans ses études. Quand il rencontre Francesco sa vie bascule .A défaut de fréquenter les bancs de la fac , il révise intensément les règles du poker jeux de cartes , triche , sexe, trafics en tout genre...
En face, au commissariat , Giorgio Chiti , lieutenant des carabiniers, est en poste à Bari depuis peu .Lui et ses hommes piétinent sur une enquête , une série de viols a eu lieu et toujours pas d'indices.
que vous dire d'autre ? rien...
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Charybde2
  19 mars 2013
Un roman raté, par l'excellent auteur de "Témoin involontaire"...
Une vraie déception, et heureusement que je n'ai pas commencé à lire Carofiglio (que j'apprécie) par ce roman de 2004, mais par son premier Guido Guerrieri ("Témoin involontaire", 2005), plutôt bon, voire très bon. Ce premier roman, on dira que c'était un coup d'essai... Quelques très bons passages (sur l'initiation au jeu, au poker, à la triche, notamment...), mais une intrigue ultra-téléphonée, des digressions vraiment inutiles (le trafic de cocaïne comme un gros cheveu sur la soupe), et un narrateur qui devient totalement inconsistant au bout de 100 pages...
À éviter. Guido Guerrieri, l'avocat à états d'âmes de Bari, vaut BEAUCOUP mieux que ce roman raté.
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miriam
  01 octobre 2016
Le mois Italien est l'occasion d'un voyage en Italie. Ici, nous partons pour Bari , une ville que je connais mal, contournée à l'occasion de vacances dans les Pouilles, traversée à deux reprises avant d'embarquer pour le Ferry vers la Grèce.
Ce n'est pas tant la ville que je vais explorer que les milieux très exotiques des tables de poker. Poker snob chez les riches, poker miteux des salles clandestines. Fièvre des jeux, addiction et triche. Quand le jeu ne suffira plus pour déclencher l'adrénaline, le héros basculera dans des contrées encore plus interlopes.
Polar? oui, il y a une enquête : on cherche le violeur en série qui sévit dans la ville.
Comment les deux histoires, celle de l'étudiant qui se laisse entraîner par un ami manipulateur (à tous les sens du terme, puisqu'il est un peu prestidigitateur) et celle de l'enquête, comment vont elles converger? Il faudra attendre les dernières pages pour le savoir - même si on s'en doute un peu.
Polar très noir, sordide, même. Mais c'est la loi du genre. Chapitres courts, personnages attachants, ce livre se lit bien, même si il est loin d'être inoubliable.


Lien : http://miriampanigel.blog.le..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
andreas50andreas50   21 décembre 2019
Je le giflai par méchanceté. Par colère. Cette colère qui te prend quand tu es face à la faiblesse, à la lâcheté de quelqu'un et que tu y reconnais - ou tu crains d'y reconnaître - ta propre faiblesse ou ta propre lâcheté. Quand tu te trouves face à l'échec de quelqu'un et que tu cherches à effacer la crainte de subir, tôt ou tard, le même échec.
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andreas50andreas50   20 décembre 2019
« Manipuler les cartes, manipuler les objets, c'est bien plus qu'un simple exercice d'adresse. La véritable habileté du prestidigitateur tient dans le pouvoir d'influencer les esprits. Et réussir un tour de prestidigitation veut dire créer une réalité. Une réalité alternative dans laquelle c'est à toi d'établir les règles.»
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lilianelafondlilianelafond   25 janvier 2020
Les gens manipulent et se font manipuler, trompent et se font tromper continuellement, sans s’en rendre compte. Ils font du mal et en reçoivent, sans s’en rendre compte. Ils refusent de s’en rendre compte parce qu’ils ne pourraient pas le supporter. La prestidigitation est une chose honnête parce qu’il est clair dès le départ que la réalité n’est pas dans ce qui se voit.
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lilianelafondlilianelafond   25 janvier 2020
J’ai fait un signe de la tête que j’étais d’accord. Comme quelqu’un qui maîtrise bien la situation.
En réalité je ne comprenais rien à ce qu’il racontait. J’en avais une vague intuition, comme je percevais vaguement que cette nuit-là, j’étais sur le point de franchir un cap. Peut-être même que le cap était déjà franchi.
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lilianelafondlilianelafond   25 janvier 2020
Si quelqu’un dit que la vie n’est pas une continuelle succession de manipulations, c’est qu’on a affaire soit à un menteur, soit à un crétin. La vraie différence n’est pas entre manipuler ou ne pas manipuler. La différence est entre manipuler volontairement et manipuler involontairement.
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Videos de Gianrico Carofiglio (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gianrico Carofiglio
La raison du doute - Gianrico Carofiglio Margue Page 05-10-2010
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