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ISBN : 2081383764
Éditeur : Flammarion (22/11/2017)

Note moyenne : 4.23/5 (sur 22 notes)
Résumé :
« Ceci n est pas un livre. C est un voyage au centre d'une terre nouvelle, ce sont des pas sur une route à inventer, c'est un rêve pour affronter la réalité. »

Il y a cinq cents ans, en 1517, l'Europe découvrait Utopia de Thomas More, publié à la fin de l'année précédente. Dans cet ouvrage visionnaire, More dénonçait les dérives des pouvoirs monarchique et religieux en vigueur et proposait un modèle de société radicalement nouveau, reposant sur la sol... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
zabeth55
  07 mai 2018
Un livre que l'on m'a prêté. Très rapidement j'ai eu envie de cocher des passages. Et plus j'avançais, plus il y en avait. Si bien qu'à un moment, je n'ai pas pu résister, j'ai coché, encore et encore. Et du coup, j'ai acheté le livre pour en rendre un intact à la personne qui me l'avait prêté.
Bravo monsieur Caron !
Une mine d'informations, de références, de Montesquieu à Marx, jusqu'à des économistes, des philosophes contemporains.
Aymeric Caron aborde tous les sujets politiques, sociaux et économiques, d'une manière si limpide que, malgré des sujets aussi complexes, on comprend tout.
C'est bourré d'évidences, de solutions simples et justes. Utopiques, pas tant que ça, mais difficilement réalisables dans le sens où les puissances financières ne sont pas prêtes à lâcher le morceau, si lucratif.
Pratiquement tous les sujets d'actualité sont abordés et traités d'une manière très objective et pertinente.
512 pages, sans que ce soit lassant ou hermétique.
L'auteur a mis en mots pratiquement tous mes ressentis et mes impressions sur la société actuelle.
Mais le plus, c'est qu'il propose des solutions qui, dans l'absolu, sont réalisables.
Je rêve d'un monde comme il le propose.
Le plus rageant, c'est que c'est possible, c'est faisable.
C'est un ouvrage extrêmement complet qui représente un travail colossal.
CA… RON ….PRE…SI…DENT…..
Et la France, et le monde, seraient tellement plus justes
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Nicolas9
  06 juillet 2018
Cet essai est une mine dans les deux sens du terme. D'une part il renferme des idées et des concepts explosifs et inflammables, d'autre part il est un puits d'information sans fond et une source de discussions intarissable. le lire c'est l'assurance de faire émerger des débats passionnants avec son entourage au cours des six prochains mois ! Voici un essai qui va vous secouer, vous agacer parfois, mais qui va surtout élargir les champs du possible.
Toutefois, ce qui m'étonne, c'est qu'on n'en recense que cinq critiques (toutes positives) sur Babelio. Franchement, ce livre mérite davantage d'intérêt et d'égards. Pourquoi me direz-vous ? Eh bien simplement parce que chacun peut y trouver des réponses originales aux questions qu'il se pose un jour ou l'autre : vivons-nous bien dans une démocratie ? Travailler dur est-ce la garantie d'une vie réussie et pleine de satisfactions ? La manière dont nous gérons notre temps permet-elle un vrai épanouissement ? Etc.
Incontestablement, le questionnement le plus éclairant de cet ouvrage est : existe-t-il une alternative positive et réaliste à notre monde actuel ? Et là, à mon grand soulagement, la réponse est OUI !
A ce stade, je vois venir l'objection de certains fatalistes qui se prennent pour des réalistes : « Ça y est, encore un essai naïf qui promet le paradis sur terre au gogo de service... »
Détrompez-vous, vous n'y êtes pas du tout ! En s'appuyant sur un important travail de recherche documentaire, Aymeric Caron commence par mettre le doigt sur toutes les « petites choses » qui devraient nous surprendre par leur iniquité, mais auxquelles on a tous appris à s'habituer faute de mieux. Ces bénignes avaries de nos démocraties parlementaires, lorsqu'on les place bout à bout, débouchent en réalité sur d'énormes problèmes sociaux, une perte d'espoir profonde par rapport au sens de la vie et un sabotage programmé de notre environnement naturel, humain et finalement économique.
L'essai débute par un état des lieux cinglant de la société dans laquelle nous vivons : « En France, la liberté est toute relative, l'égalité n'existe pas, et la fraternité deviendra bientôt un gros mot, tant elle est attaquée et discréditée par nos représentants politiques. On pourrait en dire autant de la justice, de l'empathie, de la compassion, de la générosité, de la non-violence (...)
Le tour de force des dictateurs aux petits pieds qui nous dirigent est d'avoir instauré un régime à leur service sans que nous, citoyens anonymes et tranquilles, nous nous soyons aperçus du coup d'État : nous avons doucement basculé vers un totalitarisme soft, bon teint, une tyrannie 2.0 où le costume-cravate remplace l'uniforme militaire. L'oligarchie au pouvoir a réussi avec brio son hold-up sur nos vies, en imposant son modèle politique et économique unique et en persuadant une grande partie d'entre nous qu'aucun autre n'est possible. »
Une fois ce décor peu reluisant (mais assez réaliste) campé, l'essayiste entame un dialogue à bâtons rompus avec un habitant actuel d'Utopia, une île isolée au milieu de l'Atlantique dont l'existence avait été « révélée » par Thomas More au XVIe siècle. Installés dans une confortable brasserie parisienne, les deux protagonistes vont échanger durant des heures sur des sujets aussi variés que l'argent et la propriété privée, le travail et le salariat, le temps libre, la justice, la démographie et l'écologie. A chaque fois, il s'agit de comparer la vie dans les pays dits « développés » avec celle sur Utopia.
Et, rapidement, on s'aperçoit que les différences sont importantes et rarement en notre faveur ! Alors, fort de ces pistes de réflexion, l'auteur nous présente une série de situations emblématiques du monde dans lequel nous vivons pour les questionner sans craindre de se mettre certains lecteurs à dos. En voici un exemple. « Le peuple des classes modestes et moyennes constate et subit l'évident échec des politiques néolibérales à l'oeuvre depuis trente ans. Il voit le droit du travail qui rétrécit, les libertés individuelles qui sont grignotées, les difficultés grandissantes pour se loger, la pollution qui empoisonne, les salaires qui sont bloqués et l'emploi qui ne revient pas. Et en parallèle, il observe, médusé, les cadeaux consentis à ceux qui sont déjà plus riches que les autres. »
Fort heureusement, Caron ne s'arrête pas à ce type de discours qu'on pourrait qualifier de démagogique. A travers la bouche de son interlocuteur utopiste, il propose aussi des solutions parfois très innovantes. Un exemple parmi les dizaines dont ce livre regorge : la gestion du temps libre qui serait dégagé par une diminution conséquente de l'horaire de travail.
« Nous nous occuperons de nous, de nos proches et des inconnus qui ont besoin d'aide. Nous essaierons d'être heureux en choisissant enfin les activités dont nous souhaitons remplir notre existence. En multipliant les occasions de sociabilité, nous briserons la solitude qui s'abat sur des millions de personnes isolées. Nous ferons du sport ce qui nous permettra de réduire les coûts de la santé. Nous lirons ces livres laissés fermés sur la table de nuit. Nous apprendrons. Sans cesse. Et surtout, nous nous informerons afin de faire de la politique en lieu et place des professionnels qui nous gouvernent depuis des décennies en toute incompétence.
Ne voyez-vous pas qu'un emploi à plein temps nous empêche d'être de véritables citoyens ? Épuisés à la tâche, nous préférons déléguer la prise de décision à d'autres personnes qui, elles, bizarrement, ne travaillent pas. Certes, elles nous dirigent, mais elles ne produisent rien... »
Le grand mérite de cet essai c'est ainsi de mettre en relief les dysfonctionnements de la société dans laquelle nous vivons, puis de proposer des solutions parfois radicales pour en venir à bout. On peut y adhérer ou pas, là n'est pas l'essentiel. Par contre, ce qui est sûr c'est que cet ouvrage est « bon pour la tête », car il stimule notre capacité de réflexion et favorise le débat en couple, en famille ou en société de thèmes qui nous touchent tous, quel que soit notre obédience politique ou notre niveau social.
Pour conclure, je vais citer encore une fois Aymeric Caron : « L'histoire nous enseigne que les rêveurs sont ceux qui ont permis à l'espèce humaine de tendre vers le meilleur d'elle-même, en gommant certaines de ses laideurs. Et, contrairement à l'idée reçue, celui que l'on désigne comme un utopiste appréhende très souvent la société avec plus de clairvoyance que ses contemporains. Il identifie avant les autres un dysfonctionnement profond et s'évertue ensuite à le faire comprendre à la majorité. L'utopiste s'autorise à voir le monde tel qu'il est vraiment, afin de pouvoir le changer (...) A quoi servent nos pas sur Terre, si nous passons pour nous taire ? Réveillez-vous, rêvez. »
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gepefun
  16 mars 2018
Utopia XXI, livre que je qualifie avec l'oxymore d'utopie-réaliste !
L'ouvrage d'Aymeric Caron est une référence pour la France et les Français qui veulent se réveiller, comprendre notre France actuelle, entrevoir un soupçon d'espoir et se réaliser, rêver !
Dans sa première partie, "Songes"
Un dialogue entre lui et un habitant d'utopia se forme et tourne autour d'une question, que serait la vie d'un Utopien, si un tel endroit existait sur terre.
Un poil mièvre, la partie suivant est beaucoup plus pêchu.
Sous forme de questions-réponses, un réel échange s'installe au point d'y croire vraiment, au travers de questions sur les origines, l'argent, les droits animaux, la ville, la nature, la liberté l'écologie, religion, logement et plus encore, c'est une mise en bouche, un idéal, une utopie ?!
Une partie intéressante, un peu longue car je voulais en venir au fait, rentrée dans le sujet et je n'ai pas été déçu.
la deuxième partie nous remets dans la réalité "les Mensonges."
Les mensonges de la démocratie, du travail, de l'argent, du terrorisme, de la nation, de la liberté, de l'égalité et de la fraternité, beaucoup de choses que je connaissais déjà et des découvertes aussi, pour ceux qui ont lu l'excellent « Sapiens » de Harari trouveront ici un complément mais en ayant l'avantage et c'est en cela qu'il est meilleur quoique différents, ici au delà de la planète, on parle de notre nation, écrit par un Français, des points de vue parfois bien tranchés de la part d'Aymeric Caron et c'est ce que j'aime chez lui, il n'a pas la langue de bois, il argumente, il démontre, il analyse et surtout fait des propositions, ce n'est pas pour rien s'il vient juste de créer sa formation politique le REV ( rassemblement écologique pour le vivant ) même si dans l'ensemble, il a souvent raison, je n'ai pas toujours été d'accord avec certains sujets, mais c'est bien normal, nous sommes tous différents, cependant nous sommes beaucoup à souhaiter le meilleur pour notre pays, nos enfants et notre civilisation.
Les propositions utopiques sont toujours argumentées, que ce soit la semaine de travail à 15 heures, le permis de vote, la limitation des naissances ( un sujet très peu abordé et pourtant crucial, la démographie )la propriété privée restreinte, la coopération au lieu de l'exploitation, refuser plutôt que vouloir; bref des propositions, de la matière à reflexion, des idées qui vaillent que l'on s'y attarde comme il le dit si bien, ensemble faisons un voyage vers une nouvelle terre, inventons de nouvelles routes, rêvons pour affronter la réalité !
La troisième partie, " Rêves"
un partie que j'ai trouvé plus personnel de l'auteur, ses sentiments, ses émotions, ses souvenirs, au travers d'auteurs, de chanteurs, je me suis mis à redécouvrir Brel, Renaud et toutes ces chansons engagées, pas inintéressant.

C'est de loin, l'un des meilleurs essais que j'ai pu lire ces dernières années et j'en ai lu beaucoup sur des sujets du même genre de près ou de loin ( Sapiens, 6 ème extinctions, effondrement, effondrement des sociètés complexes, comment tout peut s'effondrer, la sobriété heureuse, nous sommes ce que nous mangeons, les pieds sur terre, plus haut que mes rêves etc, etc … ) du tout bon, il faut le lire et se forger sa propre opinion et voir comment nous pouvons pierre par pierre améliorer ce monde.
essai facile à lire.
10/10

je citerai une phrase d'Aymeric Caron qui m'a fait mouche: « A quoi servent nos pas sur terre, si nous passons pour nous taire ? Réveillez-vous, rêvez ! »


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JPB
  21 avril 2018
Alors, là, c'est du très lourd, il n'est que de lire les critiques ou regarder les émission de télé sur le sujet. Ce livre, qui n'en est pas un, dixit Caron, déchaine les passions et c'est bien compréhensif tant il provoque sur tous les sujets. Mais c'est justement ce que j'ai adoré, c'est que rien n'est tabou, tout est analysé et amène à la réflexion, même si on n'adhère évidemment pas à toutes les propositions
, ni même à tous les constats. le livre commence par une interview, fausse, on le découvre au fur et à mesure, celle d'un habitant d'UTOPIA interrogé par l'auteur. Les réponses et la description de la vie en Utopie font rêver parce que tout est fait pour le bonheur de ses habitants. Et ensuite tout y passe : la liberté, le travail, la justice, la religion, le terrorisme, l'argent, les animaux, etc., etc... Et les "Propositions utopiques" fusent : le permis de voter, le choix de l'utilisation de ses impôts, la semaine de 15 heures, la richesse plafonnée, le quotient de bonheur à la place du PIB, et tant d'autres ! C'est un livre qui fourmille d'idée, utopistes pour la plupart, mais parfois pas tant que ça. Quel déferlement d'incitations à réfléchir sur ce qui nous parait, dans bien des cas, la normalité. J'ai adoré.
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Charmaine
  31 janvier 2018
Un livre providentiel, en avance sur son temps. Très en avance sur ses contemporains. Un livre courageux, solide et ambitieux, qui se penche sur notre humanité et respire la sincérité.
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
HevalHeval   22 septembre 2018
Vous n'aimez pas le travail?

Nous n'avons pas à l'aimer ou à le détester. Le travail est nécessaire, dans une certaine mesure. Et il peut être source de plaisir s'il est choisi, modéré et agréable. Autant d'impératifs que le communisme a oubliés, tout comme le capitalisme, ce qui leur fait un point commun essentiel. Ces deux idéologies ont pareillement exalté la valeur travail comme une expression de la dignité humaine. Les classes dirigeantes de votre monde, à l'ouest ou à l'est, apparemment opposées, ont paradoxalement toujours partagé ce discours sans comprendre en quoi il est erroné. (…) En fait, ce qui vous a perdus dans votre monde, c'est que vos deux modèles de pensée officiellement antinomiques, capitalisme et anticapitalisme, ou libéralisme et antilibéralisme, ne s'opposent finalement pas sur grand chose. Ils diffèrent sur la façon de distribuer les richesses, et c'est à peu près tout. En revanche, ces deux ennemis officiels se rejoignent sur l'essentiel, à savoir le modèle productiviste qui fait du vivant une matière à exploiter sans restrictions et où chacun n'acquiert son identité que par le travail. L'erreur que vous avez commise depuis des siècles, si vous m'autorisez ce jugement, a été de définir chaque individu comme un producteur-consommateur. Comme vous avez par ailleurs privilégié la logique de l'égoïsme et de l'argent, vous avez multiplié les besoins artificiels et inutiles, et donc tout misé sur un accroissement de production.
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HevalHeval   22 septembre 2018
Voyez-vous, nous parlons ici de l'un des énormes mensonges du libéralisme économique, qui se fonde sur les concepts de liberté et de nature. Les libéraux expliquent que l'Etat devrait laisser les hommes sans entraves afin que leurs différences naturelles, de talent et d'aptitudes, puissent s'exprimer. Mais le système économique libéral a au contraire donné le pouvoir à des malingres et à des types sans envergure intellectuelle particulière qui, laissés seuls dans la nature, se seraient fait dévorer ou assassiner en moins de deux. Ces types ont au contraire eu besoin de la société pour être protégés. Ils ont bénéficié de ce cadre protecteur pour commettre leurs méfaits en toute impunité. (…) A l'état de nature, aucun individu, disais-je, ne pourrait réunir à lui seul cent fois plus de gibier qu'un autre. Aucun individu ne pourrait s'octroyer seul un territoire cent fois plus grand que celui de ses congénères. C'est la vie en groupe et l'utilisation de la force d'hommes associés qui ont permis à quelques-uns de s'octroyer un pouvoir et un patrimoine démesurés, sans relation avec les différences "naturelles". Aussi, lorsqu'une société organise la prise en charge des pauvres, des chômeurs ou des travailleurs à la retraite, elle ne fait pas preuve de charité. Elle se contente de réparer à minima les dégâts qu'elle a causés sur certains ou de récompenser, comme ils le méritent, ceux qui ont contribué pendant qu'ils le pouvaient au bien-être général. Et elle redistribue aux mal-lotis une très faible partie de ce qui leur a été dérobé, à eux ou à leurs ancêtres.
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HevalHeval   22 septembre 2018
Savez-vous que des études ont montré qu'au-delà d'un certain niveau d'enrichissement, un individu ne ressent plus de plaisir proportionné aux revenus accumulés? C'est logique puisque, au-delà d'un certain seuil, l'argent accumulé ne change plus le quotidien de son propriétaire. Imaginez que vous ayez un petit creux et qu'on pose devant vous un excellent gâteau. Si l'on vous sert une trop petit part, vous ne serez pas rassasié. On vous sert alors une deuxième part, et cette fois vous n'avez plus faim. En revanche, la gourmandise vous pousse à vous resservir. Vous en reprenez une part, puis une deuxième et enfin une troisième. A chaque nouvelle part engloutie, votre plaisir diminue. Les économistes appellent cela "l'utilité marginale décroissante". Arrive un point où vous n'éprouverez plus aucune satisfaction du tout. Peut-être serez-vous écoeuré. Eh bien l'argent fait le même effet, sauf aux boulimiques. Mais dans ce cas, pourquoi autoriser une minorité à s'empiffrer pour n'en retirer qu'un plaisir même minime, tandis qu'en conséquence une majorité doit se serrer la ceinture, ce qui lui cause une souffrance essentielle?
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rkhettaouirkhettaoui   26 décembre 2017
Il sera une fois un monde nommé Utopie qui aura pour priorités le bonheur de chacun et la progression morale de l’humanité. Sur cette terre, plus aucun être humain ne manquera de l’essentiel pour vivre décemment, car chacun recevra, de la naissance à la mort, l’assurance de sa subsistance, c’est-à-dire de quoi se loger, se nourrir et se vêtir. Grâce aux révolutions technologique et numérique, le travail sera limité à quelques heures par semaine, le reste du temps étant consacré à l’apprentissage, aux loisirs, aux amis et à la famille. Chacun occupera un emploi qu’il apprécie et dont il pourra changer plusieurs fois dans sa vie, en optant pour une activité entièrement nouvelle. Les travailleurs seront ainsi libérés des chaînes du labeur et de la tyrannie de l’employeur. L’argent ne régnera plus en despote : il sera privé de son pouvoir destructeur en étant distribué équitablement à tous. La spéculation sera interdite.
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PerleDulacPerleDulac   26 décembre 2017
Les considérations à géométrie variable sur l'abstention, le vote blanc, le vote utile ou le vote de conviction sont une preuve supplémentaire de la nécessité de remettre à plat le mode de désignation de nos représentants, qui génère frustrations et antagonismes parmi les électeurs déçus. Ceux qui voient leur candidat éliminé ont par ailleurs tendance à ne pas accepter le verdict des urnes, en ruminant les causes de l'échec de leur favori : manque de visibilité dans les médias, désinformation de la part de ces mêmes médias, soutiens financiers plus importants pour les adversaires... Et s'ils se sentent autorisés à remettre en cause la légitimité du scrutin, c'est précisément parce que nos modes de représentation sont effectivement mauvais et injustes. Une démocratie apaisée est celle où chacun peut exprimer un choix réfléchi, où il a le droit de rendre ce choix public et de l'argumenter sans qu'on l'agresse, et où il accepte ensuite le verdict des urnes sans se répandre lui-même en insultes et en accusations. Une démocratie efficace est celle où tout porte-parole du peuple est élu par conviction, et non par dépit. Or notre démocratie n'est ni apaisée ni efficace. Il est donc temps de prononcer l'oraison funèbre de notre système politique et d'en enfanter un autre.
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Vidéo de Aymeric Caron
Aymeric Caron - On n'est pas couché 18 novembre 2017 #ONPC
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