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EAN : 9782264062185
144 pages
Éditeur : 10-18 (04/09/2014)

Note moyenne : 3.43/5 (sur 46 notes)
Résumé :
Don Carpenter revisite, dans ce portrait de groupe, cet album de l'année 1949, les lieux communs de l'adolescence : les triomphes et les peines de l'amour-propre, l'ivresse collective et les faillites individuelles d'une poignée de lycéens américains. Avec une douloureuse sagesse et un humour plein d'optimisme.

"Don pénètre sa propre expérience et c'est la notre qu'il découvre". (Thomas McGuane).
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
JIEMDE
  22 octobre 2020
Un dernier verre avant l'âge adulte…
À Portland, Oregon, la promo 49 du lycée vit ses dernières semaines ensemble. Passé l'été, Tommy, Jud, Toby, Mike, Sissy, Ruth ou Cassie s'éparpilleront : dans l'armée, à l'université, pour un premier boulot, un mariage arrangé ou une carrière prometteuse... En attendant, que jeunesse se passe !
En une vingtaine de courts chapitres - qui pourraient s'apparenter à autant de nouvelles si les protagonistes ne les reliaient entre elles – Don Carpenter, traduit par Céline Leroy, nous conte avec douceur et nostalgie ces tranches de vie qui marquent le passage d'un âge à un autre. Les soirées, les virées à Seaside, les joies des banquettes arrière, l'alcool, les bagarres… Mais aussi l'amitié, l'insouciance, l'angoisse face au mur de l'avenir qu'il va bien falloir affronter.
Faut-il encore redire combien l'écriture de Don Carpenter est simple et belle à en pleurer tellement c'est simple et beau ? Combien il sait dépeindre et rendre le moindre de ses personnages attachant en quelques lignes ? Combien ces saynètes forment un portrait juste de l'Amérique du milieu du siècle dernier ? Combien sous l'écrivain perce le scénariste qui nous fait si bien visualiser ce portrait de groupe avec jeunes ?
Autant de qualités qui sont l'apanage des grands, des très grands !
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Sando
  21 mai 2013
Oregon, 1949. C'est la dernière année de lycée pour la plupart des élèves de la promo 49, le moment où les routes se séparent, où l'avenir se décide. Certains rêvent de l'université, tandis que d'autres se voient déjà avec l'uniforme, engagés dans l'armée. Il y a ceux qui sont déjà prêts à travailler, pressés de gagner leur indépendance. Mais avant ça, avant de devenir adulte pour de bon, l'heure est aux festivités, au flirt, aux soirées arrosées, aux cigarettes fumées en cachette, à l'insouciance et au bal de fin d'année !
Dans ce roman construit à la manière d'un trombinoscope, Don Carpenter dresse le portrait incisif d'une vingtaine d'étudiants d'une même promo, saisis dans leur dernière année de lycée. A travers eux, c'est toute la jeunesse américaine des années 50 qui est dépeinte, une jeunesse engagée, pleine de rêves, d'espoir et de principes. Une jeunesse prête à conquérir le monde et à croquer la vie à pleines dents ! Mais l'avenir réserve bien des déceptions et des désillusions et certains le découvriront plus tôt que d'autres… le ton, parfois doux-amer, est empreint de mélancolie. Don Carpenter décrit les moeurs de son époque avec une clairvoyance et une justesse surprenantes. Les portraits se recoupent, s'enrichissent et donnent finalement une peinture très réaliste et très fraîche de l'adolescence. Un excellent moment de lecture !
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Bellonzo
  26 octobre 2014
Avec ce petit livre La Promo 49 (publié aux Etats-Unis en 1985, traduit maintenant), Don Carpenter (1931-1995), très méconnu, brosse en 24 instantanés de quelques pages les 18 ans d'une génération dont il fut. Portland, Oregon, fin du lycée et troubles divers, cuites, bals et jalousies, tout cela à l'américaine, pom pom girls et bagarres. Et en 49, attention, y avait pas encore Elvis pour se défouler Moi, j'étais bien jeune en 49, zéro ans, mais comme j'ai aimé ces délicieuses vignettes à propos d'une jeunesse pas si éloignée de la mienne vingt ans après. Everything was alright ou presque pour cette miiddleclass de l'Ouest. Même pas l'ébauche d'un Vietnam bien que la Corée, répétition générale, ne soit pas très loin. Est-ce pour autant un prequel du feuilleton sur les fifties Happy days?
Justement non. Si La promo 49 peut faire penser à certaines teenage comedies dont le cinéma récent nous a abreuvé outrageusement j'ai pour ma part retrouvé l'ambiance des excellent films fin eighties Breakfast Club, Ferris Bueller, où l'on sentait fort bien poindre la gravité au delà de la gaudriole. C'est que, très habilement et très discrètement, tout est présent dans ce livre. le sexe, les questions sur l'avenir de chacun, l'argent et l'american way of life, très important le dollar pour d'éventuelles universités, la place de la femme, souvent vue au mieux comme la Reine de la Fête, une jolie Peggy Sue en quelque sorte, gentiment écervelée. Une virée sur une plage du Pacifique, les sirènes d'Hollywood (Carpenter aurait été scénariste même si je ne trouve guère de films le citant), un examen raté, un accident de voiture, autant d'éléments précis et finement semés par l'auteur comme des pépites traçant la sortie envisagée des jeunes années. Voilà tout ce qui fait que l'on y croit, car nos adolescences et leur obsolescence programmée ressemblent à s'y méprendre à celles de Lew, Clyde, Sissy, Alice et les autres.
Portés par la plume désenchantée d'un écrivain de l'âge de ses personnages, ces portraits, ces esquisses sont comme les derniers jalons avant la bascule des années cinquante où ces jeunes vieux de vingt-cinq ans auraient rendez-vous, même s'ils ne le savaient pas, avec Presley, James Dean, voire Kerouac et la Beat Generation. Ceci est une autre histoire, un autre apprentissage. Don Carpenter devait se suicider en 1995. The Class of '49 est une splendide découverte. Saluons 10/18 comme ils le méritent.
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MadameTapioca
  18 juin 2020
Don Carpenter nous offre un portrait de groupe d'une trentaine de camarades en fin de lycée durant l'année 1949, année cruciale de leur vie. C'est l'année de la perte de l'innocence, des espoirs, des peurs et des frustrations face à la nouvelle vie qu'ils entreprennent. le mariage, le collège ou l'armée sont à l'horizon pour eux. Un portrait mélancolique d'une génération dans ce moment de jeunesse où tout semble possible, ce moment où l'on bascule vers l'âge adulte.
Ce court roman est structuré en 24 chapitres qui sont autant de tranches de vies, autant d'histoires différentes qui, bien qu'elles aient un fil conducteur, pourraient presque fonctionner comme des nouvelles. Pourtant une fois regroupées, ces histoires permettent une vue d'ensemble et forment un tout remarquable.
Un texte que l'on pourrait qualifier de « simple » s'il n'était pas aussi élégant, aussi précis. Écrit dans le plus pur style des très bons écrivains américains, direct, sans fioritures, avec une remarquable économie de moyens, « La promo 49 » marque ma première rencontre avec Don Carpenter mais sûrement pas la dernière.
Traduit par Céline Leroy
Lien : https://www.instagram.com/p/..
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SBys
  24 janvier 2015
Ce livre n'a pas l'envergure de «Sale temps pour les braves», ni l'ambition, mais on y trouve quand même plusieurs pépites. La structure du livre est plus légère. Ce n'est pas tellement une histoire continue qui constitue le récit, mais une série de portraits, d'individualités qui, un à la suite de l'autre, donne forme au court roman, proche de la nouvelle. Un personnage, puis un autre, et encore un : on se dit que ça en fait du monde. Mais en même temps, c'est bien ça le high school.
Ce parti pris littéraire construit autour de personnages cache en creux une réalité de cette période. Ce moment de la promo est celui où les personnalités se détachent, où chacun se découvre, où chacun trouve/cherche sa place. C'est le moment où l'on s'aperçoit du vase clos dans lequel on se trouvait. On pense qu'en y sortant tout va changer, que la vie va subitement s'ouvrir, mais en fin de compte, on retrouve pas mal la même chose. Les décisions prises, même celles qui semblent les plus absurdes (deux des personnages s'engagent sur un coup de tête dans l'armée), ne font que redonner une nouvelle lecture du parcours accomplit jusque là : ah ben oui, ça peu paraître bizarre, mais en même temps, ce choix trouve des explications et puis devient même évident.
Ce n'est pas tellement un livre sur les illusions perdues que sur le rééquilibrage constant entre ses aspirations et ce que nous offre la réalité.
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critiques presse (1)
Telerama   24 septembre 2014
Dans ce roman – son septième livre, écrit en 1985 –, Don Carpenter (1931-1995) pose un regard tendre sur les petits riens de la vie. Ses chapitres sont comme des photos glissées dans un album, qu'on regarde longtemps après avec une certaine nostalgie et, parfois, une terrible amertume.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
JIEMDEJIEMDE   21 octobre 2020
Ils passèrent ensemble une longue soirée de beuverie, longue et triste, Lew, Colby, Jud Baker, Tommy German et la fête se termina à l'aube, les quatre amis au sommet du Rocky Butte à regarder le soleil se lever sur Mount Hood.
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calisson73calisson73   13 septembre 2015
Marietta ne comprenait pas pourquoi elle l'aimait, mais elle ne pouvait pas s'en empêcher. Elle se dit que si elle était sortie avec lui, son amour se serait envolé, mais l'opportunité be se présenta jamais si bien qu'elle passa l'été à aimer sans être aimée en retour.
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bookworm23bookworm23   07 janvier 2014
La plupart du temps, il s'ennuyait et avait faim, mais à l'occasion, il était baigné d'une espèce d'aura, l'impression de ne faire qu'un avec tout et tout le monde, une élévation, comme si ses pieds ne touchaient plus le trottoir et qu'il flottait, en extase, sur le point de devenir infini.Puis ce sentiment disparaissait et de nouveau, il était tenaillé par la faim. (p76)
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Vidéo de Don Carpenter
Payot - Marque Page - Don Carpenter - Un dernier verre au bar sans nom
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