AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

René Baldy (Traducteur)Jacques Martinache (Traducteur)
ISBN : 2266072242
Éditeur : Pocket (15/01/2004)

Note moyenne : 4/5 (sur 948 notes)
Résumé :
New York, le 3 mars 1896. Un adolescent prostitué homosexuel est retrouvé égorgé, le corps lacéré, les yeux arrachés, la main droite tranchée, les organes génitaux découpés et enfoncés dans la bouche. Devant l'indifférence générale face au meurtre d'un marginal, Theodore Roosevelt, alors préfet de police, fait appel à ses amis Laszlo Kreizler, aliéniste, et John Schuyler Moore, chroniqueur criminel, pour traquer le meurtrier. Peu à peu, Kreizler commence à cerner la... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (93) Voir plus Ajouter une critique
Lolokili
  15 avril 2016
Laszlo Kreizler. L'aliéniste, c'est lui. Spécialiste des affections mentales (et non des petits hommes verts, ne pas confondre). Le gars capable de déduire que si un beau jour t'as pété un câble et trucidé père et mère à l'aide d'une fourchette à escargot c'est sans doute parce qu'on t'obligeait à finir tes endives-béchamel au stade crucial de la prime enfance.
Donc forcément quand un fâcheux sème la terreur à New York, massacrant méthodiquement de jeunes péripatéticiens des quartiers chauds, ben il est là Kreizler, et le cas bien sûr le fascine au plus haut point.
Sauf qu'on est en 1896 et que Les Experts Manhattan ce sera pas avant un siècle et des brouettes. En attendant l'ami Laszlo fait office de précurseur, aussi controversé que fascinant quant à son approche novatrice des troubles psychiques et perversions afférentes. C'est ainsi qu'en catimini et sous sa houlette se forme une fine équipe de petits futés chargée de résoudre cette aimable affaire de meurtres en série dans les bas-fonds nouillorkais.
Plus proche de l'enquête psychologique que du polar à proprement parler, L'Aliéniste séduit par son évocation très réaliste de cette fin de siècle dans la cité qui déjà semble ne jamais dormir. Mais il se distingue surtout, à mon sens, par une immersion captivante dans l'historique de nos techniques d'investigation contemporaines. Peu de rebondissements ébouriffants donc, ou d'hémoglobine au-delà du nécessaire (oui bon un peu quand même), mais une fiction néanmoins prenante et instructive.

Lien : http://minimalyks.tumblr.com/
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          502
Crossroads
  20 octobre 2012
L'Alieniste m'a deçu et pis c'est tout !! Le probleme des livres encensés par la critique , c'est qu'ils suscitent forcément une incroyable attente ! Ça y est , je l'ai entre les mains , je l'ouvre fébrilement ne voulant pas gacher cette entrée en matiere qui s'annonce exceptionnelle puis je me rends tres vite compte qu'il va falloir batailler ferme pour en venir a bout !
L'histoire se situe a New-York , en 1896 . Periode ou il ne fait pas bon etre un adolescent à la vie dissolue car vous possédez , dès lors , le potentiel type pour devenir la cible privilégiée d'un tueur en série implacable . Bon , archi-classique jusqu'ici ! L'interêt de ce bouquin réside en la résolution de cette affaire et les moyens novateurs , a l'époque , pour y parvenir . Ici , on pratique le profiling m'sieurs-dames , yes it is not because i do !
Dis-moi qui tu tues et je te dirais si tu fais de la danse...
Les personnages sont aussi eclectiques qu'interessants : Lazlo Kreizler , chef de projet et alieniste avant l'heure associé a son ami John Schuyler Moore , chroniqueur criminel de son état . A cette colonne vertébrale besogneuse viennent se greffer deux frangins policiers , sortes de Dupont et Dupond , le QI en plus , puis la petite touche fraicheur féminine incarnée par Sara , végétant dans son emploi à la brigade et se voyant dejà résoudre l'énigme du siècle...
L'histoire est prenante , bien amenée . L'analyse est ultra pertinente et permet fort logiquement d'appréhender l'épilogue tout en ayant retracé la vie du tueur et le pourquoi du comment du parce que de ses agissements mais que c'est long , beaucoup trop long et pas bon du tout pour le coup ! Il a manqué un zeste de folie , une pincée d'humour qui auraient pu en faire un très grand livre ! Au lieu de cela , je l'ai lu au rythme des investigations menées : très , très lentement ...Trop de details tuent le détail si ce n'est pas contrebalancé par un rythme soutenu ou a défaut , des retournements de situation qui auraient eu le mérite de titiller ma curiosité à défaut de bercer mes p'tits yeux d'une longueur monotone...
Bonne histoire plutôt originale gachée par un faux rythme s'avérant très vite lassant , dommage...
J'estime , paradoxalement , que le 7e art serait à même de tirer la quintescence d'un tel sujet sur grand écran . Max Pécas , si tu me lis...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          400
carre
  29 novembre 2012
Je me suis fais avoir, « L'aliéniste » et ces critiques dithyrambiques en veux tu en voilà, il fallait que je lise le Caleb Carr. Et bien, comment dire pour ne pas froisser, c'est quand même un poil mou du genou. le thème de la chasse d'un sérial killer et les prémices du profilage sont intéressants mais cette lenteur certainement voulu par Carr, m'a fait regretter ces bons polars qui vous scotchent de la première à la dernière page. Ici, les enquêteurs ne sont pas franchement charismatiques, leurs interrogations, leurs tâtonnements franchement soporifiques et même si par moment l'intérêt ressurgit, j'ai eu souvent le sentiment que ce faux rythme desservait l'histoire. Car au final , L'aliéniste », s'il s'avère un polar historique classique, est avant tout un roman prodigieusement long, long, long, long … Désolé je crois que je pique du nez!!!
Commenter  J’apprécie          380
marina53
  15 juillet 2012
Non sans rappeler Jack L'Éventreur, Caleb Carr faisait ici une entrée inoubliable dans le monde du polar.
Fin du 19e siècle, à New York, une série de meurtres d'enfants ensanglante les bas-fonds de l'île de Manhattan. La police demande conseil à Lazslo Kreisler, éminent aliéniste. En étudiant les crimes, l'équipe policière pense pouvoir brosser le portrait psychologique de l'assassin, l'identifier et l'arrêter, grâce à ce profiler.
L'enquête est minutieuse, haletante, elle aime ménager ses effets de surprise et ses conclusions. L'auteur s''est beaucoup arrêté sur tous les aspects psychologiques du tueur mais également sur une description détaillée de New York, à cette époque.
Une intrigue haletante, psychologique, sociale et parfois inquiétante.
Un polar précurseur qui m'a donné envie d'en lire d'autres.
Commenter  J’apprécie          360
Arakasi
  06 septembre 2012
Estomacs fragiles, gare à vos tripes ! En 1896 dans une ville de New York en pleine expansion, un nouveau Jack l'Eventreur sévit, mais ce gentleman a des goûts très spécifiques : il ne s'attaque qu'aux jeunes garçons prostitués et travestis. Dans une cité rongée par la corruption et les injustices sociales, ces meurtres passeraient inaperçus, si le préfet de police, Théodore Roosevelt (le seul, le vrai, l'unique !), ne prenait pas l'affaire tant à coeur. Conscient que cette sanglante affaire ne pourra pas être résolue par les méthodes habituelles de la police, il confie sa résolution à Lazslo Kreisler, brillant aliéniste dont les théories sur le comportement criminel provoquent l'indignation de ses pairs car jugées « amorales » et « contraires aux valeurs familiales américaines ».
En effet, Kreisler soutient – Scandale ! – que les comportements déviants des psychopathes n'ont rien d'inné et sont provoqués par des événements qu'ils ont dû subir durant leur vie passée et notamment pendant leur enfance. Aidé du chroniqueur criminel John Schuyler Moore et de la brillante Sara Howard, secrétaire à la préfecture de police, Kreisler va tenter de cerner la psychologie du tueur, de recréer un « homme imaginaire » qui lui permettra de remonter jusqu'au meurtrier, devenant ainsi le premier profileur de l'histoire des Etats-Unis.
Sans être un coup de coeur absolu, « L'Aliéniste » est un roman qui m'a énormément intéressé, à la fois pour son intrigue principale, mais aussi pour l'époque qu'il restitue et sur laquelle je n'avais que très peu de connaissances. L'auteur nous entraîne avec un réalisme cru dans les bas-fonds les plus ignobles de New York (qui n'ont rien à envier à ceux de Londres à la réjouissante époque de Jack l'Eventreur) : prostitution enfantine, esclavage (ou presque), drogue… Tout y passe avec un luxe de détails à faire frémir. Âmes trop sensibles s'abstenir donc, mais les autres ne regretteront pas la balade aussi poignante qu'instructive.
L'autre grand bon point est, bien entendu, l'intrigue policière extrêmement bien ficelée. Je ne suis pas particulièrement fan des romans policiers – overdose après en avoir trop lu à l'adolescence probablement – mais je dois reconnaître que Caleb Carr mène efficacement sa barque. L'enquête est prenante de bout en bout, l'auteur mettant en scène avec beaucoup de talent les premiers essais de la criminologie moderne telle qu'on la conçoit de nos jours. En conclusion, « L'Aliéniste » est un thriller très bien construit, doublé d'un roman historique fort bien renseigné. Les amateurs de psychanalyse y trouveront aussi probablement leur compte. A essayer donc !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          210
Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
Mounou12Mounou12   14 mars 2013
A l'époque, en effet, non seulement hydrate de chloral mais aussi morphine, opium, cannabis indica et autres substances similaires étaient en vente libre dans toutes les pharmacies.
C'est ainsi que des milliers de personnes avaient détruit leur vie en se fiant au chloral pour, comme l'affirmait un fabricant, "effacer les soucis et apporter un sommeil réparateur".
Les morts par surdose étaient monnaie courante...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
athena1athena1   24 septembre 2010
- C'est une méthode encore théorique, docteur, elle n'est pas reconnue partout dans le monde mais ... (Il se tourna vers Marcus, qui semblait craindre que son frère ne vînt de les priver de dessert.) Bon, vas-y.
- Cela s'appelle la dactyloscopie, murmura Marcus sur un ton de confidence.
- Oh, vous voulez parler des empreintes digitales, fis-je.
- C'est l'appellation courante, oui, confirma-t-il.
- Sans vouloir vous offenser, sergent, la dactyloscopie a été rejetée par toutes les polices du monde, rappela Sara. On n'a pas établi son caractère scientifique, et elle n'a permis d'élucider aucune affaire.
- Je ne me sens pas offensé Miss Howard, et j'espère que vous ne le serez pas si je vous réponds que vous vous trompez. son caractère scientifique a été prouvé, et plusieurs cas ont été résolus grâce à elle - mais pas dans une partie du monde dont vous avez beaucoup entendu parler.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
PenelopePenelope   11 juin 2009
Pendant toute son enfance, il a été harcelé et ces vingt dernières années, il n'a eu de contacts qu'avec des gens comme Lasky. Son expérience le conduit à penser que les rapports avec les membres de sa propre espèce ne peuvent être qu'agressifs et violents - il se compare lui-même à un animal de ménagerie. Telle est la réalité pour lui. Il sait qu'il sera injurié, battu; tout ce qu'il peut faire, c'est fixer lui-même les conditions de ses mauvais traitements, manipuler les gens pour les amener à cette violence, comme il manipulait autrefois les enfants qu'il torturait et tuait.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
Mounou12Mounou12   13 mars 2013
Malgré l'heure tardive, le carrefour était grouillant d'ivrognes, de joueurs de pharaon ou de bonneteau, de drogués, cocaïnomanes et héroïnomanes, de prostitués autour desquelles bourdonnaient des essaims de matelots, et de simples clochards.
Ici, disait une maxime populaire, l'on pouvait dégainer et faire feu dans n'importe quelle direction en étant certain de ne jamais atteindre un honnête homme.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
LolokiliLolokili   15 avril 2016
L'idée prévalait d'ailleurs chez les autres matrones de la ville que les tics de Japheth étaient dus aux remontrances perpétuelles de sa mère, ce qui prouve que la sagesse populaire se hisse parfois au niveau de l'analyse psychologique la plus fine.
Commenter  J’apprécie          140
Video de Caleb Carr (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Caleb Carr
Le blogueur Frédéric Fontes (www.4decouv.com) recevait en juin 2017 sur la scène des Déglogueurs dans le cadre du 9ème salon du livre Saint-Maur en Poche deux auteurs : Dominique Maisons et Michaël Mention
On se souvient du nom des assassins de Dominique Maisons aux éditions De La Martinière
Un thriller d'atmosphère envoûtant et sanglant. L'Aliéniste de Caleb Carr a trouvé son successeur.
Max Rochefort, dandy parisien et feuilletoniste à succès, croise le chemin de Giovanni Riva, jeune employé du journal le Matin. L'excentrique Rochefort prend le jeune homme à son service dans son atelier d'écriture. Mais la réalité rattrape les meilleurs scénarios issus de l'imagination de Max: lors d'une soirée mondaine, un cardinal est retrouvé mort, atrocement mutilé dans sa chambre d'hôtel. Sous pression politique, la Sûreté doit désigner un coupable rapidement. Pour sauver une jeune innocente accusée du crime, Max et Giovanni se lancent dans l'enquête... Entourés d'une ligue de gentlemen extraordinaires ? l'écrivain Gaston Leroux, l'aéronaute Louis Paulhan, le psychologue Alfred Binet et bien d'autres ?, ils seront conduits des splendeurs aux bas-fonds du Paris bouillonnant et amoral de 1909.
https://www.lagriffenoire.com/57628-divers-polar-on-se-souvient-du-nom-des-assassins.html
La Voix secrète de Michaël Mention aux éditions 10-18
Une enquête criminelle dans les bas-fonds de Paris en 1835, retraçant les derniers jours du célèbre dandy, assassin et poète Pierre-François Lacenaire
Durant l'hiver 1835, sous le règne de Louis-Philippe, alors que Paris est rongé par la misère et les attentats, la police enquête sur un tueur d'enfants. Tous les indices orientent Allard, chef de la Sûreté, vers le célèbre poète et assassin Pierre-François Lacenaire. Incarcéré à la Conciergerie, celui-ci passe ses journées à recevoir des visiteurs et à rédiger ses Mémoires en attendant de passer sous la guillotine. Un autre crime se produit, révélant davantage de similitudes avec ceux commis jadis par Lacenaire. Allard décide alors de le solliciter dans l'espoir de résoudre au plus vite cette enquête tortueuse. Entre le policier et l'assassin s'instaure une relation ambiguë, faite de respect et de manipulation, qui les entraînera tous deux dans les coulisses d'un Paris mystérieux et violent.
https://www.lagriffenoire.com/65647-divers-polar-la-voix-secrete.html
Vous pouvez commander cette sélection sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com
+ Lire la suite
autres livres classés : new yorkVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle


Lecteurs (2111) Voir plus




Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
1200 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre
. .