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Maurice-Bernard Endrèbe (Traducteur)
EAN : 9782702420195
254 pages
Éditeur : Le Masque (17/01/1990)
3.86/5   91 notes
Résumé :
À 56 ans, Miles Despard décède d'une gastroentérite mal soignée. Son corps est placé dans le caveau familial où reposent déjà neuf générations, au milieu du parc de sa propriété, à Crispen. Mais une rumeur laisse entendre que sa mort n'est pas naturelle. Mark, son neveu, propose à un intime de la famille, le docteur Partington, d'effectuer une autopsie.

Une nuit, accompagné du gardien de la propriété et d'un ami écrivain, Edward Stevens, il procède à... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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scarlett12
  23 avril 2018

Semi policier, semi fantastique, ce roman présente à mes yeux beaucoup de similitudes avec les énigmes d'Agatha Christie ( pour l'ambiance, pas pour le côté fantastique). D'une part, l'assassin se trouve dans un cercle clos parmi l'entourage proche de la victime, d'autre part la réunion finale ( à la manière d'Hercule Poirot) pour résoudre l'énigme et désigner le coupable.
Miles Despard, célibataire de 56 ans décède,vraisemblablement d'une gastro-entérite alors que toute sa famille est partie à un bal costumé, il est donc seul chez lui et la porte de sa chambre est fermée à clé de l'intérieur. La chambre communicante avec celle de l'infirmière qui le soigne est elle aussi fermée à clé par l'infirmière à laquelle on a subtilisé quelques jours auparavant des comprimés de morphine.
La seule personne qui rentre tôt ce soir là est la cuisinière qui vient écouter la radio dans la veranda à côté de la chambre du malade. Elle voit par quelques déchirures dans le rideau une femme de dos, déguisée en Marquise de Brinvilliers mais ne peut apercevoir son visage. Or la seule femme de l'entourage de Miles Despard déguisée en "la Brinvilliers" est l'épouse d'un des neveux du défunt ... qui pourtant à ce moment est bien au bal masqué, tout le monde y compris son mari peut en attester ...
Le neveu, Mark Despard vient donc trouver son ami Ted Stevens, attaché à une maison d'édition pour qu'avec son aide et celle de deux autres hommes, ils s'en aillent ouvrir le caveau afin d'y pratiquer l'autopsie du cadavre (un médecin est parmi eux) car les rumeurs commencent à courir sur le fait que Miles aurait été empoisonné et Mark veut prouver que sa femme est innocente car c'est sur elle que les soupçons se portent vu qu'elle était la seule à être déguisée en "Brinvilliers". Une tasse ayant contenu un liquide se retrouve cachée dans un placard et un chat empoisonné gît, mort, à ses côtés.
Les 4 compères ouvrent donc le caveau (en pleine nuit, cela va de soi, brrr) et découvrent avec stupéfaction que le cercueil est vide ! Ils fouillent les cercueils avoisinants mais aucune trace du cadavre de Miles qui semble s'être volatilisé.
Une bonne histoire de chambre close comme je les aime ! Avec en prime des personnages qui ressemblent trait pour traits aux tableaux accrochés au mur et notamment, devinez quoi ? le portait de "la Brinvilliers" qui ressemble trait pour trait à l'épouse de Ted ... le tout assaisonné d'une disparition de la fameuse Marquise par un mur qui contenait autrefois une porte condamnée il y a bien longtemps et une théorie sur les "non-morts" ...
Un bon suspense assez original par l'alliance du polar et du fantastique.
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Woland
  31 mai 2008
Pour les amateurs de romans policiers, Dickson Carr demeure le maître incontesté de l'énigme dite "de la chambre close." Et, à ma connaissance du moins, il n'a jamais oeuvré dans le genre "épouvante." Pourquoi, dans ces conditions, mets-je alors "La Chambre Ardente" dans cette section ? Parce que, de son début : "Il était une fois un homme qui habitait près d'un cimetiere ..." jusqu'à son épilogue, ce roman introduit bel et bien dans une classique histoire policière les notes subtilement discordantes d'un surnaturel sur lequel le lecteur, arrivé en bout d'énigme, s'interroge encore.
Tout commence dans un train de la banlieue de Philadelphie où Tod Stevens, lecteur d'une grande maison d'édition, a la stupeur de découvrir, glissée dans un manuscrit original, la photo d'une femme qui, bien que datée des années 1850, lui restitue les traits, le port, l'allure exacts de sa propre épouse, Marie d'Aubray, une Québéquoise. le manuscrit, signé d'un spécialiste au nom étrange, Gaudan Cross, traite des meurtres célèbres par empoisonnement. La photo est celle d'une autre Marie d'Aubray, française celle-là, qui empoisonna son amant, Louis Picard, en usant de l'arsenic.
Arrivé chez lui, Stevens - et on le comprend - ne peut s'empêcher d'aborder le sujet avec sa femme. Mais un coup de sonnette l'interrompt : un vieil ami à lui, Mark Despard, qui avait déjà cherché à le joindre par téléphone, s'annonce et lui conte à son tour une incroyable histoire.
A la suite du décès de son oncle Miles, mort d'une gastro-entérite, des rumeurs n'ont pas tardé à courir le village voisin, comme quoi le vieil homme aurait été empoisonné à l'arsenic. Qui pis est, la propre gouvernante de Despard Park - où Mark, son épouse Lucy, sa soeur Edith et leur frère Ogden vivaient auprès du défunt - lui a rapporté que, le soir de la mort du vieux monsieur, alors qu'elle écoutait une émission radiophonique dans la véranda attenant à la chambre de son employeur, elle avait été étonnée d'entendre des bruits de voix. Il était onze heures du soir et, à l'exception d'elle même et de Miles Despard, la maison était vide puisque les quatre jeunes gens s'étaient absentés, les trois premiers pour se rendre à un bal costumé, le quatrième pour rejoindre des amis.
Intriguée, Mrs Henderson - la gouvernante - s'était alors levée et avait cherché à voir qui se trouvait avec Mr Despard dans sa chambre. Par la fente d'un rideau qui protégeait une porte vitrée donnant dans la pièce, elle avait eu la surprise d'apercevoir, debout face au lit du malade, une femme de petite taille et revêtue d'une robe similaire à celle que portait Lucy Despard pour se rendre au bal, une robe de soie rouge et bleu, copiée sur un modèle du XVIIème siècle lui-même porté par une femme au visage méconnaissable sur l'un des portraits situé dans la galerie du manoir.
Autre fait qui avait intrigué et même effrayé la gouvernante : il semblait que la tête de la femme flottât au-dessus de son cou. Face à elle, Mr Despard semblait littéralement terrifié. Enfin, last but not least, la femme s'était éclipsée en passant par une porte dérobée creusée dans l'un des murs de la chambre.

A partir de là, tout s'emballe : dans la crypte familial, où Stevens accompagne son ami, le cercueil et son contenu se sont volatilisés ; de mystérieux télégrammes parlant d'empoisonnement et d'enquête policière sont adressés à droite et à gauche, ramenant au manoir Lucy et Edith, qui s'étaient absentées pour la quinzaine et l'infirmière qui avait soigné Miles Despard. Mais il y a pis : un lieutenant de police, Brennan, est dépêché à Despard Park par ses supérieurs, lesquels ont également reçu un télégramme où un mystérieux Amor Justitiae dénonce l'assassinat de Miles Despard ...
Je ne vous dirai rien de la fin de ce curieux roman, hormis que, à une première conclusion des plus rationnelles, elle fait succéder un épilogue pour le moins ambigu. Ce dernier, ainsi que l'ambiance étrange dans laquelle baigne l'ensemble, justifie d'ailleurs la place que je fais à "La Chambre Ardente" sur le forum "Terreur." Mais comme il s'agit là d'un roman d'avant-guerre - l'action se situe l'année du grand krach - ne vous attendez pas à y trouver les outrances sanglantes des romans noirs ou terrifiants d'aujourd'hui. Tout y est subtil, insidieux et étouffant.
Un véritable empoisonnement.
PS : si vous avez aimé "La Chambre Ardente", ainsi nommée en référence à la cour de justice qui oeuvra à huis-clos dès 1680 pour traiter le scandale des Poisons à la cour de Louis XIV, je vous conseille notamment, du même auteur, "Celui qui murmure ...", autre meurtre étrange, au haut d'une tour. L'ambiance y est aussi glaçante mais la solution de l'énigme ne fait pas par contre appel au surnaturel. J'ajouterai que, comme tout auteur, Dickson Carr, qui créa entre autre le personnage du Dr Gedeon Fell, eut des hauts et des bas : sa "Main de Marbre" par exemple est fort mal écrit.
Une petite biographie de l'auteur :
http://www.polars.org/article17.html
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Eroblin
  14 janvier 2018
John Dickson Carr est passé maître dans l'art de raconter des histoires de meurtre se déroulant exclusivement ou presque dans des pièces closes. Cette chambre ardente propose au lecteur non seulement un cas mystérieux d'assassinat mais aussi une touche fantastique. L'action se déroule en 1929 et Edward Stevens rentre chez lui rejoindre sa femme bien aimée. Cet homme qui travaille dans l'édition a dans sa sacoche un manuscrit rédigé par un certain Gaudan Cross, écrivain prolixe mais que personne ne connaît, sur des procès criminels célèbres. En feuilletant le manuscrit, Stevens tombe sur le cas de Marie d'Aubray, guillotinée pour meurtre en 1861, qui ressemble comme deux gouttes d'eau à sa femme. Il n'a pas le temps de s'interroger sur cette ressemblance troublante qu'il arrive enfin chez lui. Mais il est dérangé par son voisin –Mark Despard- qui vient le voir car il est persuadé que son oncle, récemment enterré, a été assassiné. Empoisonné par une femme mystérieuse, aperçue seulement quelques instants par la gouvernante qui se trouvait sur le palier, femme qui se serait volatilisée soudainement. Stevens n'est pas au bout de ses peines car, après la mystérieuse visiteuse, il y a le corps de Miles Despard qui disparaît, des télégrammes envoyés par un inconnu, des témoignages qui tous, malheureusement, semblent poindre du doigt sa propre femme, Marie.
La construction de ce roman est très classique et ressemble à ce que l'on trouve chez Agatha Christie : un meurtre, des coupables potentiels et un détective qui en trois coups de cuiller à pot, nous dit qui est coupable et pourquoi il/elle a commis ce meurtre. Certes mais cette lecture réserve des lots de surprise et le récit, très fluide, est agréable à lire. J'ai bien aimé l'intervention de Gaudan Cross, le fameux écrivain dont Stevens lit le manuscrit au début du roman, qui surgit à la demande de Marie. C'est lui qui, après avoir rassemblé tout le monde dans une pièce, débroussaille l'affaire et livre le coupable. Mais ce que j'ai aimé par-dessus tout, c'est l'ambiance fantastique qui plane dans cette histoire. L'ombre de la Brinvilliers –vous savez, cette célèbre empoisonneuse du 17ème siècle- se faufile dans le manoir des Despard et dans l'esprit du lecteur. Surtout quand on lit dans les dernières pages. Assurément La Chambre ardente est une réussite.

Lien : https://labibliothequedeneko..
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beauscoop
  04 août 2019
Roman policier dont le scénario est construit sur le thème de l'énigme de chambre close. La piste de l'empoisonneuse marquise de Brinvilliers ajoute du suspense à la recherche de coupable. L'interaction des personnages est bien montée, tout comme le dénouement, bien qu'un peu tiré par les cheveux. Bonne lecture dans l'ensemble.
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Boblinux
  09 juillet 2020
Je me suis un peu perdu dans les personnages (Edith et Lucie en particulier), j'ai probablement lu un peu vite, ce roman se lit d'ailleurs vite (bon rythme), le style est agréable, c'est un huit clos avec beaucoup de dialogues .
Si on compare au mystère de la chambre jaune (énigmes en chambre close aussi), c'est beaucoup plus digeste, moins de descriptions précises et de répétitions, mais une intrigue moins puissante.
je n'avais pas vu venir le dénouement.... Et l'épilogue se veut "piquant" je ne spolierai pas les dernières pages...
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
scarlett12scarlett12   23 avril 2018
Mark demeura silencieux, mais parut encore plus troublé qu'il ne l'avait été tout au long de la soirée. Le cercueil, fait de chêne poli, n'était pas très grand. Sur le dessus, il y avait une plaque d'argent où l'on pouvait lire le nom du défunt avec ses deux dates extrêmes. Ils le déposèrent sur le sol.
- Il est bien trop léger ! répéta Stevens comme malgré lui. Nous n'aurons pas besoin de tournevis. Ca ferme par deux verrous.
Partington déposa ses bocaux à terre avec un linge dans lequel il avait sans doute l'intention d'envelopper quelque chose.
Mark et Stevens tirèrent les verrous et soulevèrent le couvercle ...
Le cercueil était vide.
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BoblinuxBoblinux   22 novembre 2020
Ce dernier point avait toujours intrigué Stevens. Il se demandait pourquoi il y avait une telle boutique en un tel endroit et qui pouvait bien y tenir ses assises. Un nom, « J. Atkinson », était peint sur la vitrine, mais en caractères minuscules. Stevens n’avait jamais vu quiconque à travers la vitrine, cernée à mi-hauteur par des rideaux de velours noir et qui n’offrait aux regards que deux de ces petites auges de marbre où l’on dispose des fleurs sur les tombes. Bien entendu, on ne s’attend pas à ce qu’il y ait, où que ce soit, un va-et-vient continuel de chalands dans un magasin de pompes funèbres. Mais, par tradition, les croque-morts mènent joyeuse vie ; or, Stevens n’avait jamais vu J. Atkinson. Cela lui avait même donné l’idée d’un roman policier où sévirait un assassin qui tiendrait une entreprise de pompes funèbres, ce qui lui permettrait d’expliquer la présence de certains cadavres dans sa boutique.
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domdu84domdu84   12 octobre 2011
"Vous devez également penser que mes droits d'auteurs, pour aussi substantiels qu'ils puissent être, sont insuffisants pour me permettre une voiture comme celle-ci, dit-il avec un geste vers la rue. Vous avez parfaitement raison. Quand je partis pour la prison, je possédais une somme assez rondelette et comme je n'eus pas la possibilité d'en dépenser la moindre parcelle, les intérêts composés en firent une véritable fortune à laquelle s'ajoutèrent mes droits d'auteur, car j'eus le loisir d'écrire durant que j'étais en prison. "
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chichecaponchichecapon   30 juillet 2020
Tout à déjà été écrit sur ce formidable auteur ! ! Amateurs d'égnimes, de meurtres en chambres closes...Voici le ROI du genre.
Peut importe celui que vous choisirez (il n'aurait pas tué Patience, la chambre ardente, le spectre au masque de soie, capitaine coupe-gorge, le squelette dans l'horloge...) vous ne vous ennuyerez pas, à chercher comment, qui, avec quelle arme, pourquoi ; toujours d'une grande complexité pour tromper le lecteur dans sa quête, on est emporté dans le tourbillon John Dickson Carr !!!!
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domdu84domdu84   09 octobre 2011
"Dans le bas du placard, juste devant les nombreuses chaussures soigneusement alignées, se trouvait le plateau qu'on lui avait monté plus tôt dans la soirée. Le verre était vide qui avait contenu le lait , mais il y avait autre chose qu'on n'avait pas monté sur le plateau. Une grosse tasse d'argent d'environ dix centimètres de diamètre, curieusement travaillée en bosses, mais sans grande valeur pour autant que j'en puisse juger. Elle se trouve ordinairement au rez de chaussée sur le vaisselier. J’ignore si tu l'y a remarqué Edward? Bref, au fond de cette tasse, il était resté une sorte de lie gluante et près de la tasse gisait Joachim, le chat d'Edith. Je le touchai et constatai qu'il était mort.
"C'est alors que j'ai su."
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Vidéo de John Dickson Carr
Chronique animée par Fabien Delorme, consacrée aux grands noms de la littérature policière, dans le cadre de l'émission La Vie des Livres (Radio Plus - Douvrin). Pour sa sixième chronique, le 19 octobre 2016, Fabien aborde l??uvre de John Dickson Carr. Fabien Delorme est aussi conteur. N'hésitez pas à vous rendre sur son site : http://www.fabiendelorme.fr/ La page Facebook de l'émission La Vie des Livres : https://www.facebook.com/laviedeslivres62/
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